L'histoire de l'autodrome de Linas-Montlhéry

Sur Youtube (Livre voitures Anciennes françaises): Marc Lévy. ET SI C’ ETAIT VRAI. Partie 2

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Les bénéfices d’un livre sur les voitures anciennes

Leslivres concernant les voitures anciennesne se limitent pas à fournir des informations, ils représentent également de véritablesobjets de collection. Certains de ces livres présentent des photographies rares, des dessins techniques, et des essais qui ne se trouvent nulle part ailleurs. Avoir unlivre sur son modèle favoriou sur une période précise devient alors unplaisirqui dépasse la simple lecture.

À l’ère du numérique, chercher des informations sur lesvoitures anciennesen ligne peut sembler plus simple. Néanmoins, lesouvragesrestent un choix essentiel pour les fans. Un ouvragebien illustréet documenté permet d’explorer l’histoire voiturede manière détaillée, grâce à une qualité d’édition qui procure uneexpérience de lectureunique. Contrairement aux ressources en ligne, souventfragmentéesouincomplètes, les livres de collection offrent desanalyses approfondies, souvent rédigées par desspécialistesou des journalistes du secteur.

Rétrospectives ou livres spécialisés : Quels types de livres existent ?

Avant d’envisager unacquisition, il est judicieux de se renseigner sur les divers types d’livresque vous pouvez trouver. Selon ce que vous recherchez ou les goûts de la personne à qui vous destinez uncadeau, certains livres se révéleront plus intéressants.

Les livres se concentrant sur une marque ou un modèle

Pour les passionnés d’automobiles anciennes qui s’intéressent de près à une marque ou un modèle précis, un livre spécialisé peut être un choix idéal. De nombreux livres analysent en profondeur des marques réputées comme Ferrari, Bugatti, Harley-Davidson ou la Citroën 2CV. Cependant, ces livres peuvent poser un problème pour un collectionneur averti : il est possible que la personne ait déjà ce livre, ou qu’il ne traite pas des éléments qui lui tiennent à cœur. Si le destinataire préfère une période ou un type de véhicule plus vaste, une rétrospective pourrait s’avérer plus appropriée.

Les rétrospectives généralistes dans le monde de l’automobile

Ces livres proposent souvent une couverture de plusieurs décennies de l’histoire voiture, rassemblant des modèles issus de diverses marques, styles et périodes. Ils sont pleins d’informations et constituent un bon point de départ pour les nouveaux passionnés ou ceux qui s’intéressent à l’histoire voiture dans son ensemble. Les rétrospectives bien documentées offrent un panorama captivant et mettent en avant l’évolution du design, de la technologie et des tendances. Ce type de livre est idéal pour offrir encadeau, car il s’adresse à un large public sans se concentrer sur un aspect particulier.

Les beaux ouvrages

Les splendides ouvrages sur les voitures anciennes sont souvent publiés en grand format et sont particulièrement appréciés pour leur qualité visuelle. Dotés de photographies en haute définition et d’images d’archives uniques, ces livres sont idéaux pour être affichés et consultés. Ce type de publication est très recherché tant pour son attrait esthétique que pour son contenu informatif.

Une FAQ informative sur l’acquisition de livres traitant des voitures anciennes a été développéeici. Vous pouvez consulter ce guide pour obtenir des conseils pratiques et des recommandations.

Les lieux pour trouver des livres de collection voiture

La recherche du bon livre est également influencée par le point de vente. Voici quelques alternatives pour dénicher des livres de qualité :

  • Librairies Spécialisées et Salons de l’Automobile: Quelques librairies se concentrent sur les livres d’automobiles, offrant des éditions rares ou anciennes. Les salons d’automobiles et les événements pour collectionneurs présentent souvent des stands où des ouvrages spécifiques sont disponibles.
  • Sites de Collection et Plateformes en Ligne: Des sites tels qu’AbeBooks, eBay, Amazon et Le Bon Coin offrent un large éventail de livres, y compris des éditions d’occasion. Pour les ouvrages rares, les sites spécialisés en livres d’occasion ou les catalogues de bibliophilie constituent de bonnes solutions.
  • Bourses aux Livres et Bibliothèques: Certaines bibliothèques permettent d’emprunter des livres rares, et les bourses aux livres peuvent offrir des articles intéressants à des prix attractifs.

Pourquoi les prix de certains ouvrages peuvent-ils être si élevés ?

Si vous voulez économiser, privilégiez l’acquisition de livres d’occasion. Les sites comme Rakuten, eBay ou les librairies de seconde main sont d’excellentes options pour trouver des ouvrages en bon état à des prix réduits. Les forums de passionnés et les groupes de collectionneurs peuvent également être de bonnes ressources.

Les voitures anciennes, véritables joyaux de l’histoire voiture, fascinent par leur design, leur ingénierie, et l’impact culturel qu’elles incarnent. De nombreux fans cherchent à enrichir leurs connaissances en se tournant vers des livres de collection, mais l’offre sur le marché est vaste et variée. Comment alors choisir le bon livre, que ce soit pour soi-même ou pour offrir ? Ce guide vous aidera à naviguer entre les types d’livres disponibles, les points de vente et les gammes de prix afin de sélectionner un ouvrage de qualité adapté à vos attentes.

Choisir un livre bien conçu

Pour sélectionner un livre de qualité sur les voitures anciennes, il est important de prendre en compte plusieurs critères clés :

  1. L’Expertise des Auteurs: Recherchez des livres rédigés par des experts reconnus, tels que des historiens de l’automobile ou des journalistes dédiés. Cela garantit des recherches approfondies et des informations crédibles.
  2. Les Illustrations et la Qualité d’Édition: Un ouvrage sur les voitures anciennes prend de la valeur avec de belles illustrations. Optez pour des livres riches en images, avec des photos qui mettent en valeur les véhicules et leur caractère. Une édition de qualité, avec une bonne reliure et du papier haut de gamme, est un gage de durabilité.
  3. Les Avis et les Critiques: Avant d’acheter, il peut être bénéfique de lire les avis des lecteurs et les critiques. Les passionnés d’automobile partagent souvent leurs impressions sur les livres en ligne, ce qui peut vous aider à évaluer leur pertinence.

Prix à prévoir pour un ouvrage sur les voitures anciennes

Le tarif d’un livre sur les voitures anciennes varie largement selon la qualité et le type d’édition :

  • Livres Généralistes: Pour un bon livre d’introduction, comptez généralement entre 30 et 60 euros.
  • Ouvrages Spécialisés et Beaux Livres: Les éditions illustrées peuvent aller de 80 à 200 €, selon la qualité.
  • Livres de Collection et Éditions Limitées: Les ouvrages signés ou en édition limitée peuvent coûter plus de 200 euros, selon leur rareté.

Le Livre Suprême pour Tous les Passionnés

Opter pour un livre sur les voitures anciennes est un plaisir qui permet d’ajouter de la valeur à votre collection ou de faire un cadeau mémorable. Que vous soyez attiré par une rétrospective ou un ouvrage spécialisé, il est important de prendre le temps de découvrir les divers types d’ouvrages afin de trouver celui qui répondra le mieux à votre passion ou à celle de la personne à qui vous l’offrez. Les livres de qualité, riches en récits et en images, sont des trésors pour les amateurs d’automobiles anciennes et des souvenirs précieux à conserver.

Pourquoi certains ouvrages ont-ils des prix si élevés ?

Les tarifs des ouvrages de collection voiture peuvent sembler élevés, en raison de leur qualité de fabrication et de leur valeur ajoutée. Les éditions limitées, ainsi que les livres anciens ou signés, sont très recherchés pour leur rareté. De plus, les ouvrages de luxe contiennent souvent des photographies et des documents uniques, ainsi que des reliures en cuir ou des étuis de protection, augmentant leur valeur pour les collectionneurs.

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Retranscription des paroles de la vidéo: [Musique] la gravitation ne peut quand même pas être tenue responsable du fait que les gens tombent amoureux Albert [Musique] Einstein Arthur régla sa note au comptoir de l’hôtel il avait encore le temps de faire quelques pas dans le quartier le bagagiste lui remit un ticket de consigne qui l’ enfouit dans la poche de sa veste il traversa la cour et remonta la rue des beauards les pavés lavés à grand jet d’eau séchai sous les premiers rayons de soleil dans la rue Bonaparte quelques deventure s’animaient déjà Arthur hésita devant la vitrine d’une pâtisserie et poursuivit son chemin un peu plus haut le clocher blanc de l’église de Saint-Germain des pré se découpait dans les couleurs de cette journée naissante il marcha jusqu’à la place de fchtenberg encore déserte un rideau de fer se levait Arthur salua la jeune fleuriste vêtue d’une blouse blanche qui lui donnait une ravissante allure de chimiste les bouquets anarchiques qu’elle composait souvent avec lui fleurissaient les trois pièces du petit appartement qu’Arthur occupé il y a de jours encore la fleuriste lui rendit son salut sans savoir qu’elle ne le reverrait pas en rendant les clés à la gardienne la veille du weekend il avait refermé la porte sur plusieurs mois de vie à l’étranger et le plus extravagant projet d’architecture qu’il avait réalisé un centre culturel franco-américain peut-être reviendrait-il un jour en compagnie de la femme qui occupait ses pensées il lui ferait découvrir les rues étroites de ce quartier qu’il aimait tant ils marcheraient ensemble le long des berges de la scne où il avait pris goût à se promener même les jours de pluie fréquents dans la capitale il s’installa sur un banc pour rédiger la lettre qui lui tenait à cœur quand elle fut presque achevée il referma l’enveloppe en feuille de rive sans encoller le rabat et la rangea dans sa poche il regarda sa montre et reprit le chemin de l’hôtel le taxi ne terdrait pas son avion décoller dans 3h ce soir au terme de la longue absence qu’il s’était imposée il serait de retour dans sa [Musique] ville chapitre 1 le ciel de la baie de San Francisco était rouge flamboyant au travers du hublot le Golden Gate émergeit d’un nuage de brume l’appareil s’inclina à la verticale de Tiburon il perdit lentement de l’altitude cap au sud et vira à nouveau en survolant le sanmateo bridge depuis l’intérieur de la cabine on avait l’impression qu’il allait se laisser glisser ainsi vers les Maré salant qui luisaient demi l’éclat [Musique] le cabriolet SAB se faufila entre deux camions coupa trois fils en diagonale ignorant les appels de phare de quelques conducteurs mécontent il abandonna la Highway 101 et réussit à emprunter de justesse la bretelle qui menait à l’aéroport international de San Francisco au bas de la rampe Paul ralentit pour vérifier son chemin sur les panneaux indicateurs il râa après s’être trompé d’ branchement et fit une marche arrière sur plus de 100 m afin de retrouver l’entrée du parking [Musique] dans le cockpit l’ordinateur de bord annonça l’altitude de 700 m le paysage changeait encore une multitude de Tours plus modernes les unes que les autres se découpaient dans la lumière du couchant les volets d’ell se déployèrent augmentant la voilure de l’appareil et l’autorisant à réduire encore sa vitesse le bruit sourd des trains d’atterrissage ne tarda pas à se faire entendre [Musique] à l’intérieur du terminal le panneau d’affichage indiquait déjà que le vol af007 venait de se poser Paul déboula hors d’Aline de l’escalator et se précipita dans l’allée le marbre était glissant il dérapa dans le virage se rattrapa de justesse à la manche d’un commandant de bord qui marchait en sens inverse eut à peine le temps de s’excuser et repris sa course [Musique] folle l’erbus A340 d’Air France avançait lentement sur le tarmac son drôle de museau se rapprochait de façon impressionnante de la vitre du terminal le bruit des turbines s’étouffa dans un long sifflement et la passerelle de ca se déploya jusqu’au [Musique] fuselage derrière la cloison des arrivées internationales Paul se courba main en appui sur les genoux à la recherche d’un second souffle les portes coulissantes s’effacèrent et le flot des premiers passagers commença de se déverser dans le hall au loin une main s’agitait dans la foule Paul se frayit un chemin à la rencontre de son meilleur ami tu me sers un peu fort dit Arthur à Paul qui lui donnerit la collade une kiosquère les regardait attendrie arrête ça devient très gênant insista Arthur tu m’as manqué tu sais dit Paul en l’entraînant vers les ascenseurs qui menaient au parking son ami le regarda moqueur qu’est-ce que c’est que cette chemise hawenne tu t’es pris pour Magnum Paul se regarda dans le mer de la cabine et fit une moue en refermant un bouton de sa chemise je suis allé ouvrir la porte de ton nouveau chez toi à DEL moving reprit Paul les déménageurs ont livré tes cartons avanthier j’ai mis un peu d’ordre comme je pouvais tu as acheté tout Paris ou tu as laissé quand même deux ou trois choses dans leur magasin merci de t’être occupé de ça l’appartement est bien tu verras je pense que tu vas aimer et puis tu n’es pas loin du bureau depuis qu’Arthur avait achevé l’imposante construction du centre culturel Paul avait tout fait pour le le convaincre de revenir vivre à San Francisco rien n’avait compensé le vide qu’avait creusé dans sa vie le départ de celui qu’ilaimait comme un frère la ville n’a pas tant changé dit Arthur nous avons construit deux tours entre la 14e et la 17e rue un hôtel et des bureaux et tu trouves que la ville n’a pas changé comment se porte le cabinet d’architecture si l’on met de côté les problèmes que nous avons avec tes clients parisiens tout va à peu près bien Maine rentre de vacances dans 2 semaines elle t’a laissé un mot au bureau elle boue d’impatience à l’idée de te retrouver pendant la durée du chantier à Paris Arthur et son assistante se parlaient plusieurs fois par jour elle avait géré pour lui toutes les affaires courantes Paul failli manquer la sortie de l’autoroute et traça une nouvelle diagonale pour rejoindre la bretelle qui dcervait la troisè rue un concert de klaxon salua sa manœuvre périlleuse je suis désolé dit-il en regardant dans son rétroviseur oh ne t’inquiète pas une fois que tu as connu la place de l’Étoile tu n’as plus peur de rien c’est quoi le plus grand circuit d’autotamponneuse au monde et c’est gratuit Arthur avait profité d’un arrêt au croisement de Vanes avenue pour ouvrir la capote électrique la toile se replia dans un grincement terrible je n’arrive pas à m’en séparer dit Paul elle a quelques rhumatisme mais elle tient le coup cette voiture Arthur baissa la vitre et eu Malair qui venait de la mer alors Paris demanda Paul plein d’enthousiasme beaucoup de Parisiens et les Parisiens toujours élégante et toi et les Parisiennes tu as eu des aventures Arthur marqua un temps avant de répondre je ne suis pas entré dans les ordres si c’est le sens de ta question je te parle d’histoire sérieuse tu es amoureux et toi demanda Arthur célibataire la sabe bifurca dans Pacific Street remontant vers le nord de la ville au croisement de Filem Paul se rangea le long du trottoir nous voilà devant ton nouveau home sweite home j’espère qu’il te plaira si tu ne te sens pas bien ici on pourra toujours s’arranger avec l’agence immobilière ce n’est pas évident de choisir pour les autres Arthur interrompit son ami il aimerait cet endroit il en était déjà sûr il traversèrent le hall du petit immeuble chargé de bagage l’ascenseur les hissa au 3è étage en passant dans le couloir devant l’appartement 3B Paul informa Arthur qu’il avait rencontré sa voisine une beauté chuchota-t-il en faisant ont tourné la clé dans la serrure de la porte d’en face depuis le salon la vue plongeait sur les toits de Pacific AIDS la nuit étoilée entrait dans la pièce Les Déménageurs avaient disposé ici et là les meubles arrivés de France et remonté la table d’architecte qui faisait face à la fenêtre les cartons de livre avaient été vidés et leur contenus garnissaient déjà les étagères de la bibliothèque Arthur déplaça aussitôt le mobilier réorientant le canapé face à la baie vitrée repoussant l’un des de deux fauteuils vers la petite cheminée tu ne t’es pas débarrassé de ta maniaquerie à ce que je vois c’est mieux comme ça non c’est parfait répondit Paul maintenant tu aimes je me sens chez moi te voilà de retour dans ta ville dans ton quartier et avec un peu de chance dans ta vie paul lui fit visiter les autres pièces la chambre à coucher était de bonnes dimension un grand lit deux tables de nuit et une console laameublait déjà un rayon de lune filtré par la petite fenêtre de la salle de bain att tenante Arthur l’ouvrit aussitôt la perspective y était belle Paul enrageait de devoir l’abandonner le soir même de son arrivée mais il avait ce dîner de travail le cabinet concourait pour un important projet j’aurais voulu t’accompagner dit Arthur avec ta tête de décalage horaire j’aime mieux que tu restes chez toi je passe te prendre demain et je t’emmène déjeuner Paul sera Arthur dans ses bras et lui redit à quel point il était heureux qu’il soit revenu en quittant la salle de bain il se retourna et pointa du doigt les murs de la pièce ah il y a une chose formidable que tu n’as pas encore remarqué dans cet appartement quoi demanda Arthur aucun placard au cœur de San Francisco une triomphe verte rutilante s’engageait à vivealure dans potero avenue John mckeny gardien chef du parking du San Francisco memmorial hospital reposa son journal il avait avait reconnu le bruit du moteur si particulier de la voiture de la jeune docteoress dès qu’elle avait franchi l’intersection de la 22e rue les pneus du cabriolet crissèrent devant sa guérite Mackenzie descendit de son tabouret et regarda le capot engagé sous la barrière presque jusqu’au niveau du pare-brise vous devez opérer le doyen de toute urgence ou vous ne faites ça que pour m’énerver demanda le gardien en secouant de la tête une petite décharge d’adrénaline ne peut pas faire de mal à votre cœur vous devriez me remercier John vous me laissez entrer maintenant s’il vous plaît vous n’êtes pas de garde ce soir je n’ai pas de place réservée pour vous j’ai oublié un manuel de neurochirurgie dans mon casier j’en ai pour une minute entre votre boulot et ce bolide vous finirez par vous tuer docteur la 27 au fond à droite est libre Lorine remercia le gardien d’un sourir la barrière se leva et elle appuya aussitôt sur l’accélérateur nouveau crissement de pneus le vent souleva quelques mèches de ses cheveux découvrant sur le front la cicatrice d’une ancienne blessure [Musique] seul au milieu de son salon Arthur a privoisit les lieux Paul avait installé une petite chaîne stéréo sur l’une des étagères de la bibliothèque il alluma la radio et s’affra à déballer les derniers carton empilé dans un coin la sonnerie de la porte retentit Arthur traversa la pièce une ravissante vieille dame lui tendait la main rose Morrison je suis votre voisine posa d’entrere elle déclina l’invitation j’aurais adoré papoter avec vous dit-elle mais j’ai une soirée très chargée bon alors mettons-nous d’accord pas de rap pas de techno éventuellement du RNB mais uniquement du bon et pour le hiph hop c’est à voir si vous avez besoin de quoi que ce soit sonnez à ma porte insistez un peu je suis sourde comme un poau Miss maisson retraversa aussitôt le couloir amusé Arthur resta quelques instants sur le palier avant de remettre à la tâche une heure plus tard quelques crampes à l’estomac lui rappelèrent qu’il n’avait rien mangé depuis le repas servi dans l’avion il ouvrit le réfrigérateur sans grand espoir et découvrit avec surprise une bouteille de lait une plaquette de beurre un paquet de toast un sachet de pâte fraîche et un petit mux de Paul qui lui souhaitait bon [Musique] appétit le hall des urgences était plein à craquer civière chaise roulante fauteuil banquette le moindre espace y était occupé derrière la vitre de l’accueil Lorine consultait la liste des admissions les noms des patients déjà traités avaient à peine le temps d’être effacés du grand tableau blanc qu’ils étaient déjà remplacés par d’autres j’ai raté un tremblement de terre demanda-t-elle à la standardiste d’un TS ironique votre arrivée est providentielle nous sommes débordés je vois ça que s’est-il passé dit leurine une remorque s’est détachée d’un camion elle a terminé sa course dans la vitrine d’un supermarché 23 blessés dont 10 graves se sont dans les boxes derrière moi trois au scanner j’ai bipé lestaches de réanimation pour qu’il nous envoie du renfort poursuivit Betty en lui tendant une pile de dossier c’est une belle soirée qui commence conclut Lorine en enfilant une blouse elle entra dans la première salle d’examen la jeune femme endormie sur le lit devait avoir 30 ans Lorine consulta rapidement sa fiche d’admission un trait de sang filait de l’oreille gauche l’interne AG guéri s’empara du petit stylo lampe accroché à la poche de sa blouse et souleva les paupières de sa patiente mais les pupilles ne réagissaient pas au faisceau de lumière elle examina les extrémités bleuté des doigts et reposa doucement la main de la jeune femme parquite conscience elle plaça son stéthoscope à la base du cou avant de remonter le drap jusqu’à la tête Lorine regarda l’horloge accroché au mur Anota la couverture de son dossier et sortit de la pièce pour se rendre dans le box voisin sur la feuille de service qu’elle avait laissée sur le lit elle avait établi l’heure du décès à 20h21 l’heure d’une mort se doit d’être aussi précise que celle d’une [Musique] naissance Arthur inspectait tous les recoins de la cuisine il ouvrit chaque tiroir et finit par couper le feu sous l’eau frémissante il sortit de chez lui et traversa le palier pour sonner chez sa voisine n’obtenant aucune réponse il s’apprêtait à faire demi-tour quand la porte s’ouvrit vous appelez cela sonner fort dit Miss Morrison je ne voulais pas vous déranger auriez-vous du sel Miss Morrison le regarda consternée j’ai du mal à croire que les hommes utilisent encore des ficelles aussi grosses pour draguer l’inquiétude se lisait dans les yeux d’Arthur la vieille dame éclata d’un rire franc vous devriez voir votre tête entrez les épices sont dans la panière près de l’évier dit-elle en désignant la kitchenette att tenante au salon prenez tout ce dont vous avez besoin je vous laisse je suis très occupé et elle se dépêcha d’aller retrouver sa place dans le gros fauteuil face à la télévision Arthur passa derrière le comptoir et regarda intrigué la chevelure blanche de Miss Morrison qui s’agitait derrière le dosseret du fauteuil bon mon petit vous restez vous partez vous faites ce que vous voulez mais sans bruit dans une minute Bru Lee va faire un kata incroyable et mettre une bonne raclé à ce petit chef de triade qui commence à me taper sur les nerfs la vieille dame lui fait signe de s’installer dans le fauteuil voisin en silence à la fin de cette scène prenez l’assiette de viande froide dans le frigo et venez regarder la fin du film avec moi vous n’allez pas le regretter et puis un dîner à deux c’est toujours meilleur que tout [Musique] seul l’homme sanglé à la table d’intervention souffrait de multiples fractures aux jambes à observver les traits blemes de son visage souffrir était le mot juste la ren ouvrit l’armoire à pharmacie pour s’emparer d’une petite ampoule en verre et d’une seringue je ne supporte pas les piqûes j’ai mis son patient vous avez les deux jambes cassées et une aiguille vous fait peur les hommes me surprendront toujours qu’est-ce que vous m’injectez le plus vieux remède du monde pour lutter contre la douleur c’est toxique la douleur provoque stress tachicardie hypertension et des tracesnésiques irréversible croyez-moi elle est plus nocive que quelques milligrammes de morphine nésique est votre métier monsieur Kovak garagiste alors je vous propose un marché faites-moi confiance pour votre santé et le jour où je vous amènerai ma triomphe je vous laisserai lui faire tout ce que vous voudrez Lorine enfonça l’aiguille dans le cathéire et appuya sur le piston de la seringue en libérant l’alcaloïde dans son sang elle allait délivrer Francis Kovac de son supplice le liquide opiacé pénétra la veine basilique dès qu’il atteignit le Tron cérébral il iniba aussitôt le message neurologique de la douleur Loren s’assit sur un petit tabouret à roulette et épongea le front de son patient surveillant sa respiration il s’apaisait on appelle ce produit morphine en référence à Morphée alors reposez-vous maintenant vous avez eu beaucoup de chance Kovak leva les yeux au ciel je faisais mes courses tranquillement marmonna l’homme j’ai été renversé par un camion au rayon des surgelés mes jambes sont en morceaux quelle est exactement la définition de la chance dans votre profession que vous ne soyez pas dans le box juste à côté le rideau de la salle d’examen glissa sur son rail le professeur Fernstein avait son air des mauvais jours je croyais que vous étiez de repos ce weekend dit Fernstein la croyance est une affaire de religion répondit Lorine du tacotac je ne faisais que passer mais comme vous pouvez le constater ce n’est pas le travail qui manque ajouta-t-elle en poursuivant son examen le travail manque rarement dans un service d’urgence en joint avec votre santé vous aussi avec celle de vos patients combien d’heures de garde avez-vous effectué cette semaine je ne vois pas pourquoi je vous pose cette question vous allez encore me rétorquer que quand on aim on ne compte pas dit Fernstein en sortant du box furieux c’est le cas gromel Lorine en apposant son stéthoscope sur la poitrine du garagiste qui la regardait terrorisé rassurez-vous je suis toujours en pleine forme et lui toujours bougon comme ça Betty entra à son tour je m’occupe de lui dit-elle à Lorine on a besoin de toi à côté on est vraiment débordé Lorine se leva et demanda à l’infirmière de téléphoner à sa mère elle allait rester là toute la nuit et il faudrait que quelqu’un prenne soin de sa chienne [Musique] caliie Miss Morrison était en train de laver les assiettes Arthur s’était assoupi dans le canapé je crois qu’il est grand temps d’aller vous coucher je le crois aussi dit Arthur en s’étirant merci pour cette soirée bienvenue au 212 Pacific Street je suis d’une nature souvent trop discrète mais si vous avez besoin de quoi que ce soit vous pouvez toujours sonner à ma porte alors qu’il quittait les lieux Arthur remarqua un petit chien blanc et noir allongé sous la table c’est Pablo dit Miss Morrison quand on le regarde comme ça on croirait qu’il est mort mais il se contente de dormir c’est son activité préféré d’ailleurs il est temps que je le réveille pour aller le promener vous voulez que je m’en occupe allez plutôt vous coucher dans l’état dans lequel vous êtes j’ai peur de vous retrouver tous les deux demain matin en train de ronfler au pied d’un arbre Arthur la salua et rentra chez lui il aurait voulu faire encore un peu de rangement mais la fatigue raison de son élan allongé sur le lit main sous la tête il regarda par la porte entrebaillée de la chambre les cartons empilés dans le salon ravivaient le souvenir d’une nuit où en d’autres temps il s’installait au dernier étage d’une maison victorienne non loin d’ici [Musique] il était 2h du matin passée et l’infirmière en chef cherchait leor reine le hall des urgences avait enfin fini par se vider profitant de cette acalmie Betty décida d’aller réapprovisionner les armoires à pharmacie des salles d’examen elle remonta le couloir et tira le rideau du dernier box recroqueevillé sur le lit le reine dormait du sommeil du juste Betti referma le voile et s’éloigna en haochant la tête chapitre [Musique] 2 Arthur s’éveilla vers midi la douceur d’un soleil au Zénit entré par la fenêtre du salon il se prépara un petit déjeuner sommaire et appela Paul sur son portable salut Bou dit son ami en décrochant tu as fait le tour du cadran à ce que je vois Paul lui proposa d’aller déjeuner mais Arthur avait un autre projet en tête en résumé dit Paul j’ai le choix entre te laisser partir à pied à Carmel ou t’y conduire même pas je voudrais passer récupérer la for au garage de ton beau-père et que nous allions là-bas ensemble elle n’a pas roulé depuis la nuit des temps ta voiture tu veux passer le weekend sur l’autoroute à attendre une dépanneuse mais Arthur lui fait remarquer que le break avait connu de plus longs sommeil et puis il connaissait la passion du beau-père de Paul pour les voitures anciennes il avait dû la ma vieille forte des années 1960 est en meilleure santé que ton cabriolet de la préhistoire Paul regarda sa montre il lui restait quelques minutes pour appeler le garage sauf controverse Arthur n’aurait qu’à le rejoindre là-bas à 15h les deux amis se retrouvèrent devant la porte de l’établissement Paul fit tourner la clé dans la serrure et entra dans l’atelier au milieu des véhicules de police en réparation Arthur crut reconnaître une vieille ambulance qui dormait sous sa bâche il s’en approcha pour soulever un pan de la toile la calandre avait un air de nostalgie Arthur contourna le fourgon hésita et finit par ouvrir le haillon à l’intérieur de la cabine arrière sous une épaisse couche de poussière une civière ravivait tant de souvenir qu’il fallut que Paul haosse le ton pour sortir Arthur de sa rêverie oublie la citrouille et viens par ici Cendrillon il faut déplacer trois voitures pour sortir ta Ford quitte à aller à Carmel n’ura-t-on pas le coucher du soleil arur remit le drap en place il caressa le capot et murmura au revoir DESY quatre pressions sur la d’accélérateur à peine trois tous sautements et le moteur de la Ford se mit à renronner après quelques manœuvres d’Arthur et autant d’invectif de Paul le break quittait le garage et remontait vers le nord de la ville pour emprunter la route numéro 1 qui longeait le Pacifique tu pense encore à elle demanda Paul pour toute réponse Arthur ouvrit la fenêtre un vent tiède entra dans l’habitacle Paul tapota sur le rétroviseur comme s’il allait tester un micro 1 2 1 2 3 ah si ça marche attends je refais un essai tu penses encore à elle cela m’arrive répondit Arthur souvent un peu le matin un peu à midi un peu le soir un peu la nuit tu as bien fait de partir en France pour l’oublier tu as l’air tout à fait guéri et les weekends aussi tu y penses je ne t’ai pas dit que je m’interdisais de vivre tu voulais savoir si je pensais à elle je t’ai répondu c’est tout j’ai eu des aventures si cela peut te rassurer et puis change de sujet je n’ai pas envie de parler de ça la voiture roulait vers la baie de monteré Paul regardait les plages du Pacifique défilé derrière la vitre les kilomètres suivant se déroulèrent dans le plus grand silence j’espère que tu ne comptes pas essayer de la revoir demanda Paul Arthur ne dit mot et un nouveau silence s’installa à bord le paysage entre plages et Mara que la route bordée d’un trait d’asphalte Paul coupa la radio qui grisillait chaque fois qu’il passait entre deux collines accélère on va rater le coucher de soleil nous avons 2 heures d’avance et puis depuis quand as-tu l’â bucolique mais je m’en fiche du crépuscule ce qui m’intéresse ce sont les filles sur la [Musique] plage le soleil déclinait déjà et ses rayons filtré entre les étagères d’une petite bibliothèque qui occultait la fenêtre à l’angle du salon Lorine avait dormi une bonne partie de l’après-midi elle regarda sa montre et se rendit dans la salle de bain elle se rafraîchit le visage sous l’eau ouvrit le placard et hésita devant un pantalon de jogging elle avait à peine le temps d’aller courir à la marina si elle voulait reprendre son service de nuit à l’heure mais elle avait besoin de ser elle enfila sa tenue tant pis pour son dîner ses horaires était absurde elle grignoterait quelque chose en route elle appuya sur la touche du répondeur téléphonique un message de son petit ami lui rappelait qu’il devait tous deux assister ce soir à une projection du dernier documentaire qu’il avait réalisé elle effaça le message avant même que la voix de Robert n eu le temps de préciser l’heure du [Musique] rendez-vous la Ford avait quitté la route numéro 1 depuis un bon quart d’heure les barrières de la propriété se découpaient au loin sur la colline Arthur bifurqua dans le virage et prit la direction de Carmel nous avons tout le temps dépose no sacs d’abord dit Paul mais Arthur refusa de faire demi-tour il avait autre chose en tête j’aurais dû acheter des pinces à linge reprit Paul en imaginant que nous arrivions à nous frayer un chemin au milieu des toiles d’araignées ça va sentir un tout petit peu le renfermé dans la maison non il y a des moments où je me demande si tu grandiras jamais elle est entretenue régulièrement et il y a même des draps propres dans les lits ils ont le téléphone en France tu sais et puis des ordinateurs Internet et la télévision aussi il n’y a qu’à la Cafétéria de la Maison blanche que l’on croit encore que les Français n’ont pas l’eau courante il s’engagea dans un chemin qui grimpait vers le haut d’une colline devant eux se dessinait la grille en faer forgé du cimetière dès qu’Arthur descendit de la voiture Paul se glissa derrière le volant dis-moi dans cette maison magique qui s’entretient pendant que tu n’es pas là le four et le frigo ne se sont quand même pas mis d’accord pour nous faire à dîner non pour ça rien n prévu bon alors il faut faire quelques courses avant que tout ne soit fermé je te rejoins dit d’une voix en joué et puis je préfère te laisser un petit moment d’intimité avec ta maman il y avait une épicerie à 2 km Paul promit de revenir très vite Arthur regarda la voiture s’éloigner un voile de poussière s’élevait derrière les roues il se retourna et marcha vers le portail la lumière était douce l’âme de Lili semblait planer autour de lui comme si souvent depuis sa mort au bout de l’allée il retrouva la pierre tombale blanchie par le soleil Arthur ferma les yeux le jardin sentait la mante sauvage il se mit à parler à voix basse je me souviens d’un jour au Jardin des Roses je jouais assis par terre j’avais 6 ans peut-être 7 c’était l’aube de notre dernière année tu es sorti de la cuisine pour t’installer sous la véranda je ne t’avais pas vu Antoine était descendu vers la mer alors je profitais de son absence pour jouer à l’interdit je taillais les rosiers avec son sécateur bien trop grand pour ma main tu as abandonné la balancelle et tu as descendu les marches du perron pour me g d’une blessure à venir quand j’ai entendu tes pas j’ai cru que tu allais crier parce que j’avais trahi la confiance que tu me donnais bien volontiers m’enlever l’outil comme mon h une médaille à celui qui n’en est plus digne mais rien de cela tu t’es assise près de moi et tu m’as regardé puis tu as pris ma main dans la tienne pour la guider le long de la tige de ta voix adoucie de sourire tu m’as dit qu’il faudrait toujours couper au-dessus des yeux au risque de blesser la rose et un homme ne doit jamais blesser une rose n’est-ce pas mais qui pense pense à ce qui blesse les hommes nos regards se sont croisés Tu as passé ton doigt sous mon menton et tu m’as demandé si je me sentais seul j’ai balancé ma tête pour dire NON avec toute la force qu’il fallait pour mieux chasser un mensonge tu ne pouvais pas toujours me rejoindre dans l’écart de nos âges que je peux PL à ma manière maman crois-tu à une fatalité qui nous pousse à reproduire les mêmes comportements que nos parents je me souviens de tes mots dans la dernière lettre que tu m’as laissé moi aussi j’ai renoncé maman je n’imaginais pas pouvoir aimer comme je l’ai aimé j’ai cru à elle comme on croit à un rêve quand il s’est évanoui j’ai disparu avec lui je pensais agir par courage par abnégation mais j’aurais pu refuser d’entendre tout ce qui m’ordonnait de ne pas la revoir sortir du coma et comme une renaissance Lorine avait besoin de sa famille auprès d’elle et sa seule famille c’était sa mère et un petit ami avec lequel elle a renoué qui suis-je pour elle d’autre qu’un inconnu en tout cas pas celui qui lui fera découvrir que tous ceux qui l’entourent ont accepté qu’on la laisse mourir je n’avais pas le droit de briser les équilibres incertains dont elle avait tant besoin sa mère me suppliait de ne pas lui dire qu’elle aussi avait renoncé le neurochirurgien me jurait que cela provoquerait un choc dont elle pouvait ne pas se remettre son petit ami qui est revenu dans sa vie a été la dernière barrière qui se dressait entre elle et moi je sais ce que tu penses la vérité est ailleurs la peur est plurielle il m’a fallu du temps pour m’avouer que j’ai eu peur de ne pas savoir l’entraîner au bout de mes rêves peur de ne pas être à leur hauteur peur de ne pas pouvoir les réaliser peur de ne pas être finalement l’homme qu’elle attendait peur de m’avouer qu’elle m’avait oublié j’ai pensé 1LE fois à la retrouver mais là aussi j’ai eu peur qu’elle ne me croit pas peur de ne pas savoir riinventer le rire à deux peur qu’elle ne soit plus celle que j’avais aimé et surtout peur de la perdre à nouveau ça je n’en aurais pas eu la force je suis parti vivre à l’étranger pour m’éloigner d’elle mais il n’y a pas de distance assez lointaine quand on il suffisait qu’une femme dans la rue lui ressemble pour que je la vois marcher que ma main griffonne son nom sur une feuille de papier pour la faire apparaître que je ferme les yeux pour voir les siens que je m’enferme dans le silence pour entendre sa voix et pendant ce temps j’ai raté le plus beau projet de ma carrière j’ai construit un centre culturel dans la façade est tout en carrelage on dirait un hôpital en partant là-bas c’est aussi malcheté que je fuyais j’ai renoncé maman et si tu savais comme je m’en veux je vis dans la contradiction de cet espoir où la vie nous remettrait en présence l’un de l’autre sans savoir si j’oserai lui parler maintenant il faut que j’avance je sais que tu comprendras ce que je suis en train de faire avec ta maison et que tu ne m’en voudras pas mais ne t’inquiète pas maman je n’ai pas oublié que la solitude est un jardin où rien ne pousse même si aujourd’hui je vis sans elle je ne suis plus jamais seule puisqu’elle existe quelque part Arthur caressa le marbre blanc et s’assit sur la pierre encore empreinte de la tiédeur du jour j le long du mur qui borde la tombe de Lili pousse une vigne elle donne chaque été quelques grappes d’un raisin que piicore les oiseaux de Carmel Arthur entendit crisser des pas sur le gravier il se retourna pour voir Paul qui s’asseyait devant une stellele à quelques mètres de lui son ami se mettait lui aussi à parler sur le ton de la confidence ça ne va pas très fort hein madame tarmakov votre sépulture est dans un état c’est une honte ça fait si longtemps mais je n’y suis pour rien vous savez à cause d’une femme dont il voyait le fantôme l’abuti là-bas avait décidé d’abandonner son meilleur ami bon enfin voilà il n’est jamais trop tard et j’ai apporté tout ce qu’il fallait d’un sac d’épicerie Paul sortit une brosse du savon liquide une bouteille d’eau et commença à frotter énergiquement la pierre je peux savoir ce que tu es en train de faire demanda Arthur tu la connais cette madame termakov elle est morte en 1906 Paul tu ne veux pas arrêter tes idiocies 2 secondes c’est un lieu de recueillement ici quand même et bien je me recueille en nettoyant sur la tombe d’une inconnue mais ce n’est pas une inconnue mon vieux dit Paul en se relevant avec le nombre de fois où tu m’as forcé à t’accompagner au cimetière pour rendre visite à ta mère tu ne vas quand même pas me faire une scène de jalousie parce que je sympathise un peu avec sa voisine Paul rinça la pierre qui avait retrouvé de sa blancheur et quand on PL son travail satisfait de lui Arthur le regarda conster et se leva à son tour donne-moi les clés de la voiture au revoir madame tarmakov dit Paul ne vous inquiétez pas parti comme il est on se reverra au moins deux fois d’ici à Noël de toute façon là vous êtes propre jusqu’à l’automne Arthur prit son ami par le bras j’avais des choses importantes à lui dire Paul l’entraîna sur le chemin qui menait à la grande porte en fer forger du cimetière allez viens maintenant j’ai acheté une côte de bœuf dont tu vas me dire des nouvelles dans l’allée où Lili reposait face à l’océan l’ombre d’un vieux jardinier ratissait le gravier Arthur et Paul marchèrent jusqu’à la voiture garé en contrebas Paul regarda sa montre le soleil ne tarderait pas à décliner derrière la ligne d’horizon tu conduis ou je conduis demanda Paul la vieille forte de maman tu rigoles tout à l’heure c’était une exception la voiture s’éloignait sur la route qui descend le long de la colline je m’en moque de la conduire ta vieille Ford alors pourquoi tu me le demandes à à chaque fois tu m’emmerdes tu veux la faire dans la cheminée ta côte de bœuf ce soir non je pensais plutôt la cuire dans la bibliothèque et si après la plage nous allions plutôt déguster des langoustes sur le port proposa Arthur l’horizon s’étoffait déjà d’une soie rose pâle tressé en long ruban qui semblait joindre le ciel à [Musique] l’océan Lorine avait couru à perdre haline elle reprenait son souffle le temps de manger un sandwich assis sur un banc face au petit port de plaisance l’ Mas des voilier se balançaient sous la brise légère Robert apparut dans l’allée mains dans les poches je savais que je te trouverais là tu es extraalucide oou tu me fais suivre pas besoin d’être un devin dit Robert en s’asseyant sur le banc je te connais tu sais quand tu n’es pas à l’hôpital ou dans ton lit tu es en train de courir j’ai vacacu moi aussi tu m’es vacu tu n’as pas répondu à mes appels Robert je n’ai aucune envie de reprendre cette conversation mon internat se termine à la rentrée et j’ai encore beaucoup de travail à accomplir si je veux avoir une chance d’être titularisé tu n’as d’ambition que pour ton métier depuis ton accident les choses ont changé Lorine lança le reste de son sandwich dans une corbeille à papier elle se leva pour renouer les lacés de ses chaussures de sport j’ai besoin de me défouler tu ne m’en veux pas si je continu à courir viens dit Robert en retenant sa main où pour une fois si tu te laissais faire ce serait bien non il abandonna le banc pour l’entraîner sous un bras protecteur vers le parking quelques instants plus tard la voiture s’éloignait vers Pacific [Musique] AIDS les deux compères avaient pris place au bout de la jetée les vagues avaient des reflets d’huile le ciel était maintenant couleur de feu je me mêle de ce qui ne me regarde pas mais au cas où tu ne l’aurais pas remarqué le soleil se couche exactement de l’autre côté dit Arthur à Paul qui était tourné en direction de la plage tu ferais bien de te mêler justement ton soleil a toutes les chances d’être là demain matin alors que les deux filles là-bas c’est beaucoup moins sûr Arthur étudia les deux jeunes femmes assises sur le sable elle riait un coup de vent souleva la chevelure de l’une l’autre chassait le sable qui entrait dans ses yeux c’est une bonne idée c’est l’angouste s’exclama Paul en tapotant sur le genou d’Arthur de toute façon je mange trop viande un peu de poisson me fera le plus grand bien les premières étoiles sélevaient dans le ciel de la baie de monterré sur la plage quelques couples profitaent encore de l’instant calme ce sont des crustacés reprit Arthur en abandonnant la jetée quel frimeuse c’est l’angouste ce n’est pas du tout ce qu’elle m’avait dit bon la fille de gauche c’est tout à fait tongent elle ressemble un peu à Lady Casper moi j’aborde celle de droite ajouta Paul en s’éloignant [Musique] tu as ta clé demanda Robert en fouillant ses poches j’ai laissé la mienne au bureau elle entra la première dans l’appartement elle avait envie de se rafraîchir et abandonna Robert au salon assis sur le canapé il entendit aussitôt couler l’eau dans la douche Robert poussa doucement la porte de la chambre il jeta un à un ses vêtements sur le lit et avança à pas de loup jusqu’à la salle de bain le miroir était recouvert de Buet il repoussa le rideau et en entra dans la cabine tu veux que je te frotte le dos Lorine ne répondit pas elle se plaqua à la paroi Carlé la sensation sur son ventre était douce Robert posa ses mains sur sa nuque et Massa ses épaules avant de l’enlacer beaucoup plus tendrement elle baissa la tête et s’abandonna à ses [Musique] caresses le maître d’hôtel les avait installé devant la baie vitrée onga riait du récit de Paul l’adolescence partagait avec Arthur au pensionnat les années de faculté les premières heures du cabinet d’architecture qu’ils avaient fondé ensemble l’histoire lui permettrait de divertir ses hôtes jusqu’à la fin du repas Arthur silencieux avait le regard perdu vers l’océan lorsque le chef de rang présenta les gigantesques langoustes paul lui administra un coup de pied sous la table vous avez l’air ailleurs chuchota Mathilde sa voisine pour ne pas interrompre Paul vous pouvez parler plus fort il ne nous entendra pas je suis désolé c’est vrai j’étais un peu absent mais je viens de faire un long voyage et je connais cette histoire par cœur j’y étais et votre ami la raconte chaque fois que vous invitez des femmes à dîner s’amusa Mathilde à quelques variantes prês et en enjolivant souvent mon rôle oui répondit Arthur Mathilde le détailla longuement quelqu’un vous manque n’est-ce pas c’est écrit en gros caractère dans vos yeux dit-elle ce sont juste ces lieux un peu hantés qui font ressurgir quelques souvenirs il m’aura fallu si longues semaines pour me remettre de ma dernière séparation on dit que guérir d’une histoire prend la moitié du temps qu’elle a duré et puis on se réveille un matin le poids du passé a disparu comme par enchantement vous n’imaginez pas à quel point on se sent alors léger en ce qui me concerne je suis libre comme l’air Arthur retourna la main de Mathilde comme pour en lire les lignes de la paume vous avez beaucoup de chance dit-il et vous depuis combien de temps dure cette Conval quelques années vous étiez restés si longtemps ensemble demanda la jeune femme d’une voix attendrie 4 mois Mathilde berkan baissa les yeux et coupa sauvagement sa [Musique] langoue Robert était allongé sur le lit il s’étira pour prendre son jean qu’est-ce que tu cherches interrogea Lorine en se séchant les cheveux avec une serviette mon paquet tu n’as pas l’intention fumer ici chewinghom dit Robert en montrant fement la petite boîte extraite de la poche de son pantalon tu veux bien les mettre dans du papier avant de les jeter c’est vraiment dégoûtant pour les autres elle enfila un pantalon et une chemise bleue au sigles du San Francisco mémorial hospital c’est drôle quand même reprit Robert les mains derrière la tête tu ne vois que des trucs horribles dans ton hôpital et mes chewing-gums te dégoûtent Lorine enfila sa blouse et ajusta le col devant le miroir à l’idée de retrouver son travail et l’atmosphère des urgences sa bonne humeur revenait elle attrapa ses clés sur la desserte et quitta la chambre elle s’arrêta au milieu du salon et revint sur ses pas elle regarda Robert allongé nu sur son lit ne fais pas ta tête des pagnoles dans le fond tu as juste besoin d’une femme à ton bras pour ton avant-première ce soir tu es vraiment centré sur toi et moi je suis de garde elle referma la porte de l’appartement et descendit vers le parquing quelques minutes plus tard elle repartait dans la nuit tiède au volant de sa triomphe les réverbères s’allumaient un à un sur Green Street comme s’il voulait saluer son passage l’idée la fit sourire chapitre [Musique] 3 La vieille Ford grimpait la côte sous une lune rousse qui illumina et toute la baie de m’enterrait Paul n’avait dit mot depuis qu’ils avaient raccompagné les deux jeunes femmes à leur petit hôtel Arthur éteignit la radio et se rangea sur l’air de stationnement qui bordait la falaise il coupa le moteur et appuya son monton sur ses mains accroché au volant en bacélite l’ombre de la maison se détaillait en contrebas il baissa la vitre laissant entrer dans l’habitacle le parfum de la manth sauvage qui tapissait les collines pourquoi fais-tu cette tête demanda Arthur tu me prends pour un imbesscile Paul frappa le tableau de bord et cette voiture tu comptes aussi t’en débarrasser tu vas te délester de tous tes souvenir de quoi tu parles je viens de comprendre ton manège passons d’abord par le cimetière et puis la plage et allons plutôt manger des langou tu croyais que la nuit je ne verrai pas le panneau à vendre sur la clôture depuis quand as-tu pris cette décision depuis quelques semaines mais je n’ai pas encore eu d’offre sérieuse je t’ai dit de tourner la page sur une femme pas de brûler la bibliothèque de ton passé si tu te sépares de la demeure de Lili tu le regretteras un jour tu reviendras marcher le long de cette clôture tu sonneras au portail des inconnus te feront visiter ta propre maison et quand ils te raccompagneront à la porte de ce qui a été ton enfance tu te sentiras seul très seul Arthur mit la Forde en route le moteur ronronna aussitôt le portail vert de la propriété était ouvert et le break s’arrêta bientôt sous les canisses qui remplacer la toiture du parking tu es plus têtu qu’un anâne ranchonna Paul en sortant de la voiture tu en as fréquenté beaucoup le ciel était sans nuage à la clarté de la lune Arthur devinait le paysage qui l’entourait ils empruntèrent le petit escalier de pierre qui bordait le chemin à mi-course Arthur devina les restes de la roseray sur sa droite le parc était à l’abandon mais une multitude de parfums mêlés réveillaiit à chaque pas une phendole de souvenir olfactif la maison endormie était telle qu’il l’avait laissée au dernier matin partagé ici avec Lorine la façade au volet clos avait encore vieilli mais sur le toit les tuiles étaient intactes Paul avança jusqu’au perron grimpa les marches et appela Arthur depuis la véranda tu as les clés elle sont à l’agence attends-moi là j’ai un double à l’intérieur tu comptes passer à travers les murs pour aller les récupérer Arthur ne répondit pas il se dirigea vers la fenêtre d’angle et retira sans hésitation une petite cale coincée sous le volet qui pivota sur ses gond puis il souleva le châssis à bayonnette de la fenêtre en le déboîant légèrement et le fit coulisser sur ses cordeaux plus rien ne l’empêchait de se glisser à l’intérieur de la maison le petit bureau était plongé dans l’obscurité Arthur n’avait aucun besoin de lumière pour s’y diriger sa mémoire d’enfant était intacte et il en connaissait chaque recoin évitant de se retourner de peur de voir le lit il s’approcha du placard ouvrit la porte et s’agenouilla il lui suffisait de tendre le bras pour sentir sous sa main le cuir de la petite valise noire qui renfermait toujours les secrets de Lili il fit riper les deux loquets et repoussa lentement le rabat l’essence de deux parfums que Lili mélangeait dans un grand carafon de cristal jaune au cabochon en argent despis s’en échappait encore mais ce n’était plus le seul souvenir de sa mère qui venait de submerger son cœur Arthur prit la longue clé qui se trouvait là où il l’avait laissée le jour où il avait refermé cette demeure pour la dernière fois c’était juste après le départ d’un inspecteur de police qui avait ramené Lorine vers la chambre d’hôpital d’où Arthur et Paul l’avaient enlevé pour la sauver d’une mort programmée Arthur sortit du petit bureau une fois dans le couloir il alluma la lumière le parquet craquait sous ses pas il introduisit la clé dans la serrure et la fit tourner à l’envers Paul entra dans la maison tu te rends compte Magnum et McGiver dans la même maison dès qu’ils furent dans la cuisine Arthur ouvrit le robinet de la bouteille de gaz sous l’évier et alla s’asseoir à la grande table en bois penché sur la gazinière Paul surveillait la cafetière italienne qui frémissait sur le brûleur l’arôme suave se dispersait déjà dans la pièce Paul attrapa de bols sur l’étagère en bois brun et vint s’asseoir en face de son ami garde ses murs et sors cette femme de ton crâne elle y a fait suffisamment de dégâts comme ça on ne va pas recommencer cette conversation ce n’est pas moi qui fait une tête d’enterrement quand on dine avec deux créatures rêve reprit Paul en servant le liquide brûlant tes rêves pas les miens Paul s’insurgea il est temps de remettre un peu d’ordre dans ta vie tu as un nouvel appartement un métier qui te passionne un associé génial et les filles que je drague me regardent en croisant les doigts pour que ce soit toi qui les rappelle tu parles de celle qui te dévorait des yeux je ne parle pas d’onega mais de l’autre il est temps que tu t’amuse mais je m’amuse Paul peut-être pas comme toi mais je m’amuse laorine n’est plus dans ma vie mais elle fait partie de moi et puis je te l’ai déjà dit je ne m’interdis pas de vivre c’était notre première soirée depuis mon retour et nous n’avons pas dîner seul à ce que je sache Paul faisait tourner sans fin sa petite cuillère dans sa tasse tu ne prends pas de sucre dans ton café souffla Arthur en posant sa main sur celle de son ami au milieu de la nuit claire dans l’intimité de la cuisine d’une vieille maison au bord de l’océan deux complices se regardai en silence dès que je repense à cette histoire absurde que nous avons vécu j’ai envie de te mettre des gifles pour te réveiller une bonne fois pour toutes dit Paul et si tu avais la folie d’essayer de la revoir qu’est-ce que tu lui dirais quand tu m’as raconté ce que tu vivais je t’ai fait passer un scanner et je suis ton meilleur ami elle elle est médecin si tu lui avais dit la vérité tu crois qu’elle t’aurait passé la camisole avec ou sans la cagoule d’Hannibal lecteur tu as fait ce que tu devais faire et je t’admire pour ça tu as eu le courage de la protéger jusqu’au bout je crois qu’il vaut mieux que j’aille me coucher je suis fatigué dit Arthur en se levant il s’éloignait déjà dans le couloir quand Paul le rappela Arthur repassa la tête par la porte je suis ton ami tu le sais dit Paul ouais Arthur sortit par la porte arrière et contourna la maison il effleura l’armature rouillée de la baloncelle et regarda tout autour de lui les lattes du plancher de la véranda étaient disjointes celle de la façade écaillé par les brûlures d’été et les embrins salés d’hiver et le jardin en friche avait triste mine Arthur frissonna au vent qui venait de se lever il il prit dans son veston l’enveloppe d’une lettre qu’il avait commencé à Paris sur un banc place de fürchtenberg il en écrivit la dernière page et la rangea dans sa [Musique] poche les brumes du Pacifique et tirait leur voile de nuit jusqu’à la ville au comptoir désert du Parisian coffee qui faisait face à l’entrée des urgences Lorine lisait le menu du jour qu’est-ce que vous pouvez encore bien faire à cette heure de la nuit seul à Mont bar demanda le patron en lui servant un sodat une pause par exemple la soirée a été chargée à en croire le balai des ambulances reprit-il en essuyant ses verres c’est bien de sauver la terre entière mais vous avez déjà pensé à avoir une vie Lorine se pencha vers lui comme pour lui faire une confidence rassurez-moi je suis l’objet de toutes les conversations ou est-ce que Fernstein est venu dîner ici ce soir il est assis là-bas avoie le restaurateur en désignant le fond de la salle Lorine abandonna son tabouret et alla rejoindre le professeur dans le box qu’il occupait si vous continuez à faire cette tête je retourne dîner seul au comptoir dit Lorine en posant son verre sur la table asseyez-vous au lieu de dire des bêtises vos remontrances devant mon patient hier n’était pas indispensable par moment vous me traitez comme si j’étais votre petite fille vous êtes plus que ça vous êtes ma créature après votre accident j’ai tout recousu merci de m’avoir enlevé les boulons de chaque côté du crâne professeur j’ai mieux réussi mon coup que Frankenstein sauf pour le caractère peut-être partageriez-vous une assiette de crêpe avec un vieux tobib et beaucoup de sirop d’érabl dans cet ordre oui combien avons-nous traité de patient cette nuit demanda Fernstein en poussant son assiette vers elle une petite centaine répondit-elle en se servant une portion généreuse de pancake et vous qu’est-ce que vous faites encore ici vous n’avez quand même pas besoin de cumuler les gardes pour arrondir vos fins de mois joli score pour un samedi consentit Fernstein la bouche pleine derrière la vitrine d’un bistr sans âge un vieux professeur de médecine et son élève dînent complice goûtant tous deux l’instant de répis que leur offrait la fin de la nuit sur le trottoir d’en face le service des urgences ignorerait leur absence pour quelques heures encore la lumière d’un lampadair qui vacillait dans la rue déserte s’éteignit le petit matin au ciel pâle venait de se [Musique] lever Arthur sétait à pu sur la baloncelle le jour naissant enveloppait les lieux de douceur il ouvrit les yeux et regarda la maison qui semblait dormir paisible en contrebas l’océan lécha le sable achevant son ouvrage de la nuit la plage avait retrouvé son habit lisse immaculé il se releva et inspira profondément l’odeur du matin frais il se précipita vers le perron traversa le couloir pour gravir à toute hâte l’escalier à l’étage Arthur tambourina à la porte et entra essouffl dans la chambre de Paul tu dors Paul sursauta et se redressa d’un bon dans son lit il chercha tout autour de lui et aperçut Arthur dans l’entrebaillement de la porte tu vas allre recoucher maintenant tu vas oublier que j’existe jusqu’à ce que la petite aiguille de ce réveil atteigne un chiffre descend disons 11h alors et seulement alors tu me reposeras ta question stupide Paul se retourna et sa tête disparut sous le gros oreiller Arthur quitta la chambre il fit demi-tour au milieu du couloir et revint sur ses pas tu veux que j’aille chercher une baguette pour le petit- dééjeuner dehors hurla Paul Lorine actionna la télécommande de la porte de son garage et coupa le contact aussitôt la voiture garée Khali détesta la triomphe et aboyait aux premières pétarad du moteur passant par le corridor intérieur elle gravit 4 à qu les marches de l’escalier principal et entra dans son appartement le chiffres de la pendulette posé sur la cheminée marquaient la demi de 6h du matin Cali abandonna le canapé pour venir fêter sa maîtresse le reine la pris dans ses bras après ce câlin la chienne s’en alla reprendre le cours de sa nuit sur le tapis de coco au milieu du salon et leorine se rendit derrière le comptoir pour infuser une tisane un petit mot de sa mère fixé à la porte du réfrigérateur par une grenouille aimantée l’informait que Cali avait dîné et fait sa promenade elle enfila une chemise de pyjama bien trop grande pour elle et alla se blottir sous sa couette elle s’endormit aussitôt chapitre 4 Paul descendit l’escaler son bagage à la main il prit celui d’Arthur dans le couloir et l’informa qu’il l’attendait dehors il alla s’installer dans la Forde à la place du passager regarda autour de lui et se mit à siiflotter il enjamba discrètement le levier de vitesse et se faufila derrière le volant Arthur referma la porte d’entrée depuis l’intérieur il entra dans le bureau de liliit ouvrit le placard et regarda la valise en cuir noir qui reposait sur l’étagère il effleura du doigt les fermetures en cuivre et déposa l’enveloppe cachée dans sa poche avant de remettre la clé en place il sortit par la fenêtre en remettant la cale qui coinçait la persienne il entendit sa mère qui pester chaque fois qu’ils partait tous deux faire des courses en ville parce qu’Antoine n’avait toujours pas réparé ce fichu vololet et il revit Lili dans le jardin haussant les épaules et disant qu’après tout les maisons avaient aussi le droit d’avoir des rides ce petit bout de bois contre la pierre témoignait d’un temps qui ne serait jamais tout à fait révolu pousse-toi dit-il à Paul en ouvrant la portière il entra dans la la voiture et fronça le nez il y a une odeur bizarre non Arthur démarra un peu plus haut dans le chemin la vitre de Paul se baissa sa main apparut tenant du bout des doigts un sac en plastique au sigles d’une boucherie qu’il abandonna dans une poubelle à la sortie du domaine ils étaient partis bien avant l’heure du déjeuner et éviteraient ainsi les embouteillages des retours de weekend en début d’après-midi il serait à San Francisco [Musique] Lorine étira ses bras vers le plafond elle abandonna son lit et sa chambre à regret comme à l’accoutumé elle commença par préparer le repas de sa chienne dans la lourde gamelle en terre cuite et composa ensuite son propre plateau elle alla s’asseoir dans l’alcauve du salon où le soleil du matin entrait par la fenêtre de là elle pouvait admirer le Golden Gate tendu comme un trait d’union entre les deux rives de la baie les petite maison accroché sur les collines de sosalito et même Tiburon et son petit port de pêche seul les cornes de brume des grands cargots en partance mêlé au cri des mouettes venaient rythmer la longueur de ce dimanche matin après avoir dévoré une bonne partie de son copieux petit-déjeuner elle déposa le plateau dans l’évier et se rendit dans sa salle de bain le puissant j d’eau de la douche qui n’effacerait jamais les cicatrices sur sa peau acheva de la réveiller Kali arrête de tourner en rond comme ça je vais t’emmener te promener Lorine enroula une serviette autour de sa taille laissant libre ses seins nus elle renonça à tout maquillage ouvrit le placard enfila un jean et un polo enleva le polo passa une chemise enleva la chemise et remit le polo elle regarda sa montre sa mère ne la rejoindrait à la marina que dans une heure et C sétait rendormie sur le canapé écru alors Lorine s’assit à côté de sa chienne attrapa un épé manuel de neurochirurgie au milieu des dossiers éparpillés sur la table basse et plongea dans sa lecture en mchonnant son crayon [Musique] la Ford se rangea devant le 27 servantes boulevard Paul prit son sac sur la banquette arrière et descendit de la voiture tu veux aller au cinéma ce soir dit-il en se penchant à la portière d’Arthur impossible j’ai promis ma soirée à quelqu’un quelqu’un ou quelqu’une s’exclama Paul radieux plateau télé en tête à-tête mais en voilà une bonne nouvelle et avec qui sans être indiscret tu l’ai quoi indiscret la voiture s’éloigna dans filmore Street à l’intersection d’union Street Arthur marqua l’arrêt pour laisser passer un camion qui avait atteint le stop avant lui un cabriolet triomphe caché derrière la remorque en profita pour se faufiler sans marquer l’arrêt la voiture verte descendait vers la marina un chien ceinturé sur la place du passager aboyaé à tu tête le camion traversa le carrefour et la forte grimpa la colline de Pacific a [Musique] les mouvements saccadés de sa queue témoignaient que Cali était heureuse elle reniflait le gazon avec beaucoup de sérieux cherchant quel animal avait bien pu fouler l’herbe avant elle de temps à autre elle relevait la tête et courait rejoindre sa famille après avoir tracé quelques lacet entre les jambes de Lorine et de Madame Klein elle s’en allait ouvrir la route et inspecter un autre lopin de terre lorsqu’elle témoignait d’un peu trop d’affection à des couples de promeneurs ou à leurs enfants la mère de Lorine la rappelé à l’ordre tu as vu comme ces anches lui font mal dit Lorine en regardant Cali s’éloigné elle vieillit nous aussi d’ailleurs si tu t’en rends pas compte tu es de merveilleuse humeur tu as perdu ton tournoi de bridge tu plaisantes j’ai battu toutes ces vieilles filles je me fais juste du souci pour toi et bien c’est inutile je vais bien je fais un métier que j’aime je n’ai presque plus de migraine et je suis heureuse oui tu as raison je devrais voir les choses du bon côté c’est une belle semaine tu as réussi à prendre de heures pour t’occuper de toi c’est bien Lorine désigna un homme et une femme qui marchaiit devant elle sur la jetée du petit port il était un peu comme ça demanda-t-elle à sa mère qui je ne sais pas pourquoi mais je repense à nouveau à lui depuis hier et arrête d’esquiver cette conversation chaque fois que j’aborde ce sujet madame Klein soupira je n’ai rien à te dire ma chérie je ne sais pas qui était ce type qui venait te voir à l’hôpital il était gentil très poli sans doute un patient qui s’ennuyait heureux d’être là les patients ne se promènent pas dans les couloirs de l’hôpital habillé d’une veste en tide et puis j’ai contrôlé la liste de tous les gens hospitalisés dans cette aile du bâtiment à cette période aucun ne lui correspondait tu es allé vérifier une chose pareille que tu peux être têtu qu’est-ce que tu cherches exactement ce que tu me caches en me prenant pour une idiote je veux savoir qui il était pourquoi il était là tous les jours à quoi bon c’est du passé tout ça Lorine appela Cali qui s’éloignait un peu trop la chienne fit demi-tour et regarda sa maîtresse avant de revenir en courant vers elle quand je suis sorti du coma il était là la première fois que j’ai pu faire bouger ma main il l’a prise dans la sienne pour me rassurer au moindre sursaut au milieu de la nuit il était encore là un matin il m’a promis de me raconter une histoire incroyable et il a disparu cet homme est un prétexte pour ignorer ta vie de femme et ne penser qu’à ton travail tu as fait de lui une sorte de Prince Charmant c’est facile d’aimer quelqu’un que l’on ne peut pas atteindre on ne prend aucun risque c’est pourtant bien ce que tu as à faire pendant 20 ans de vie à côté de papa si tu n’étais pas ma fille je t’aurais donné une gifle et tu ne l’aurais pas volé tu es étrange maman jamais tu n’as douté que je trouve la force de me sortir toute seule de mon coma alors pourquoi me fais-tu aussi peu confiance maintenant que je suis en vie et si pour une fois je saiser d’écouter mon bon sens et ma logique pour entendre cette petite voix qui me parle au fond de moi pourquoi mon cœur s’emporte-t-il chaque fois que je crois le reconnaître ça ne vaut pas la peine de se poser la question je suis désolé que papa ait disparu désolé qu’il t’ai trompé mais ce n’est pas une maladie héréditaire tous les hommes ne sont pas mon père madame Klein rit aux éclats elle posa la main sur l’épaule de sa fille et la toisa tu veux me donner des leçons toi qui n’as jamais fréquenté que de braves garçons qui te regardent comme la Vierge Marie un miracle dans leur propre vie c’est rassurant n’est-ce pas de savoir l’autre incapable de te quitter quoi que tu fasses moi au moins j’ai aimé si tu n’étais pas ma mère c’est moi qui te giflerai maintenant madame Klein poursuivit sa marche elle ouvrit son sac en sortit un paquet de bonbons et en offrit un à sa fille qui le refusa la seule chose qui me touche dans ce que tu dis c’est de constater qu’en dépit de la vie que tu mènes brille encore en toi une toute petite étincelle de romantisme ce qui me désole c’est que tu la gâches avec une telle naïveté attendre quoi si ce type était vraiment l’homme de ta vie il serait venu te chercher ma pauvre fille personne ne l’ chassé il a disparu tout seul alors arrête d’en vouloir à la terre entière et plus particulièrement à ta mère comme si c’était moi la fautive il avait peut-être ses raisons comme une autre femme ou des enfants par exemple reprit madame Klein d’une voix sournoise on aurait pu croire que Cali en avait assez de la tension qui régnait entre la mère et la fille elle ramassa un bâton le posa au pied de Lorine et aboya avec insistance Lorine saisit le jouet improvisé et le lança au loin tu n’as rien perdu de ton savoir faire pour rendre coup pour coup je ne vais pas m’attarder je dois relire un dossier pour demain dit Lorine tu as des devoirs le dimanche à ton âge je me demande quand tu seras lassé de ta course à la réussite peut-être t’ennuies-tu à mourir avec ton petit ami mais suis-je bête tu ne t’ennuies jamais puisque justement le dimanche tu dors oou tu fais tes devoirs Lorine se campa devant sa mère avec une irrésistible envie de l’étrangler l’homme de ma vie sera fier que j’aime mon métier et il ne comptera pas mes heures la colère froide faisait saillir de petites veines sous ses tempes demain matin nous allons essayer d’enlever une tumeur dans le cerveau d’une petite fille reprit Lorine dit comme ça ça a peut-être l’air d’un truc de rien du tout mais imagine-toi que cette tumeur la rend aveugle alors à la veille de l’intervention j’hésitais entre aller voir un bon film et rouler des pelles à Robert en bouffant du pop-corn ou bien réviser à fond la procédure pour demain Lorine siffla sa chienne elle quitta la promenade qui longeait le port de plaisance et se dirigea vers le parking la chienne prit sa place sur le siège avant drroit Lorine boucla la ceinture de sécurité à son harnaet et la quitta Marina boulevard dans un concert d’aboiement elle bifurqua dans servantes et remonta filmort au croisement de Greenwich Lorine ralentit hésitant à s’arrêter pour louer un film elle rêvait de revoir carégant et Débora Ker dans Elle et Lui et puis repensant à sa matinée du lendemain elle enclencha la seconde et accéléra en passant devant une vieille Ford 1961 qui était garée devant le vidéo club [Musique] Arthur étudiait un à un les titres de la section arts martiaux je voudrais faire une surprise à une amie ce soir que pourriez-vous me conseiller demanda-t-il à l’employé le vendeur disparut derrière son comptoir pour en ressortir triomphant avec un petit carton dans les bras il ouvrit l’emballage d’un trait de cuteur et présenta un film à Arthur la fureur du dragon en édition collector il y a trois scènes de combat inédites il est arrivé hier avec celui-là vous allez la rendre dingue vous croyez Bruley est une valeur sûre elle est forcément groupie le visage d’Arthur s’éclaira je le prends votre ami n’aurait pas une sœur par hasard il quitta le vidéo club ravi la soirée s’annonçait bien en chemin il fit une courte halte chez le traiteur choisit entré et plat plus appétissant les uns que les autres et rentra chez lui le cœur léger il gara la forte devant le petit immeuble croisement de Pacifique et de filemort aussi la porte de son appartement refermée il posa le paquet de ses courses sur le comptoir de la cuisine alluma la chaîne stéréo inséra un disque de Frank sininatra et se frotta les mains la pièce baignait dans la lumière rouge de ce soir d’été chantant à tuête l’aair de stranger in the night Arthur dressait un élégant couvert pour deux sur la table basse du salon il déboucha une bouteille de merlot 1999 réchauffa le gratin de lasagne et disposa les assortiments d’entrée italienne dans deux assiettes en por ine blanche enfin prêt il traversa le living room sortit sur le palier en laissant la porte de son appartement entrouverte et traversa le couloir il tambourina à la porte et entendit se rapprocher les pas légers de sa voisine je suis sourde mais pas à ce pointlà dit la vieille dame en l’accueillant avec un grand sourire vous n’aviez pas oublié notre soirée demanda Arthur tu plaisantes vous n’emmenez pas votre chien Pablo d’or à point fermé il est aussi si vieux que moi tu sais vous n’êtes pas si vieille Miss Morrison si si crois-moi dit-elle en l’entraînant par le bras dans le couloir Arthur installa confortablement Miss Morrison et lui servit un verre de vin j’ai une surprise pour vous dit-il en présentant la pochette du film le délicieux visage de Miss Morrison s’illumina la scène de combat sur le P est un morceau d’anologie vous l’avez déjà vu un certain nombre de fois et vous n’en êtes pas lassé tu as déjà vu Bruce le [Musique] torsceu kaliie se leva d’un bon elle attrapa sa laisse dans la gueule et commença à tourner en rond dans le salon en remuant la queue Lorine était levée sur le canapé en peignoir et grosses chaussettes de laine elle abandonna sa lecture pour suivre d’un regard amusé C qui faisait les S pattes referma le traité de neurochirurgie et embrassa tendrement la tête de sa chienne je m’habille et on y va quelques minutes plus tard Ky gambadait dans Green Street un peu plus loin sur le trottoir de filmort un jeune peuplier avait l’air de sentir drôlement bon Cali y entraîna sa maîtresse Lorine était sangeeuse le vent du soir la fit frissonner l’intervention du lendemain l’inquiétait elle pressentait que Fernstein la mettrait au commande depuis qu’il avait décidé de prendre sa retraite à la fin de l’année le vieux professeur l’a sollicité de plus en plus comme s’il cherchait à accélérer sa formation tout à l’heure en rentrant à la lumière de sa lampe de chevet elle relirait ses notes encore et [Musique] encore Miss Morrison était ravi de sa soirée dans la cuisine elle essuyait les assiettes qu’Arthur lavait je peux te poser une question toute celle que vous voulez tu n’aimes pas le karaté et ne me dis pas qu’un jeune homme comme toi n’a trouvé unee vieille femme de 80 ans pour partager son dimanche soir il n’y avait pas de question dans ce que vous venez de dire Miss Morrison la vieille dame posa sa main sur celle d’Arthur et fit laamou aussi il y avait une question elle était induite et tu l’as très bien comprise et puis arrête avec ton Miss Morrison appelle-moi rose j’aime passer ce dimanche soir en votre compagnie pour répondre à votre question induite toi mon grand tu as la tête de quelqu’un qui se cache à l’abri de la solitude Arthur dévisagea Miss Morrison voulez-vous que je promène votre chien c’est une menace ou une question reprit rose les deux miss Morrison alla réveiller Pablo et lui passa son collier pourquoi l’avez-vous appelé ainsi demanda Arthur sur le pas de la porte la vieille dame se pencha à son oreille pour lui confier que c’était le prénom du plus mémorable de ses amants j’avais 38 ans lui 5 de moins ou 10 peut-être à mon âge la mémoire fait défaut quand ça nous arrange l’original était un sublime cubain il dansait comme un Dieu et il était bien plus éveillé que ce Jack Russell croismoi sur parole je vous crois volontiers dit Arthur en tirant sur la laisse du petit chien qui freinait de toutes ses pattes dans le couloir ah la Havane soupira Miss Morrison en refermant sa porte Arthur et Pablo descendaient filmore Street le chien s’arrêta au pied d’un peuplier pour une raison qui échappait totalement à Arthur l’arbre éveillait soudain chez l’animal un vif intérêt Arthur mit ses mains dans ses poches et s’adossa au muret laissant Pablo profitait de ce rare moment d’éveil son téléphone portable vibra dans sa poche il décrocha tu passes une bonne soirée demanda Paul excellente et là qu’est-ce que tu fais à ton avis Paul combien de temps un chien peut-il rester à renifler le pied d’un arbre je vais raccrocher dit Paul perplexe je vais vite aller me coucher avant que tu me poses une autre [Musique] question à deux blocs de là au deuxè étage d’une petite maison victorienne perchée sur Green Street la lumière de la chambre d’une jeune neurochirurgienne s’éteignit chapitre [Musique] 5 le réveil posé sur la table de nuit tirait le reène d’un sommeil si profond qu’ lui était douloureux d’ouvrir les yeux la fatigue accumulée au long de l’année la plongée certains matins dans l’humeur grise des premières heures du jour il n’était pas encore 7h quand elle gara sa triomphe sur le parking de l’hôpital 10 minutes plus tard vêue de sa blouse elle abandonnait le rez-de-chaussée des urgences et se rendit chambre 307 le petit singe reposait sous le coup protecteur d’une girafe un peu plus loin un ours blanc veillait sur eux les animaux de Marti dormaient encore sur le rebord de la fenêtre Lorine regarda les dessins accrochés au mur habile pour une enfant qui depuis quelques mois ne voyait que de M Moir Lorine s’assit sur le lit et caressa le front de Marti qui s’éveilla coucou dit Lorine c’est le grand jour pas encore répondit Martia en ouvrant les paupières pour l’instant c’est encore la nuit plus pour longtemps ma chérie plus pour longtemps on va venir te chercher très bientôt pour te préparer tu restes avec moi demanda Marti inquiète je dois aller me préparer aussi je te retrouverai à entré du bloc c’est toi qui va m’opérer j’assiste le professeur Fernstein celui qui a la voix très grave comme tu dis tu as peur questionna la petite fille tu m’as prise de vitesse c’est moi qui voulais te poser la question l’enfant dit qu’elle n’avait pas peur puisqu’elle avait confiance je monte et je te retrouve très bientôt ce soir j’auraai gagné mon Paris qu’as-tu parié j’ai deviné la couleur de tes yeux je l’ai écrite sur un papier il est plié dans tiroir de ma table de nuit nous l’ouvrirons toutes les deux après l’opération je te le promets dit Lorine en partant Marti se pencha ignorant totalement la présence de laorine qui s’était retournée sur le pas de la porte pour la regarder silencieuse l’enfant glissa sous son lit je sais bien que tu t’es caché quelque part mais tu n’as aucune raison d’avoir peur dit la petite fille sa main tâtait le sol à la recherche d’une peluche ses doigts effleurèrent la fourrure du bou elle l’installa face à elle tu dois sortir d’ici tu n’as aucune raison d’avoir peur de la lumière dit-elle si tu me fais confiance je te montrerai les couleurs tu as confiance en moi n’est-ce pas maintenant c’est chacun son tour tu crois que je n’avais pas peur du noir moi tu sais c’est difficile de te décrire le jour c’est juste beau je préfère le vert mais j’aime bien le rouge aussi les couleurs ont des odeurs c’est comme là qu’on les reconnaît attends ne bouge pas je vais te montrer la petite fille sortit de son abri et se dirigea du mieux qu’elle le pouvait vers sa table de nuit elle prit une coupelle et un verre qu’elle avait caché là une fois réinstallé sous le sommier elle présenta fièrement une fraise à son hibou et dit d’une voix déterminée voilà le rouge et puis ça c’est le vert dit-elle en avançant le verre de menthe tu vois comme les couleurs sentent bon si tu veux tu peux goûter moi n’ai pas le droit c’est à cause de l’opération je dois avoir le ventre vide Lorine avança vers le lit à qui parles-tu demanda-t-elle à Marti je savais que tu étais là je parle à un ami mais je ne peux pas te le montrer il se cache tout le temps parce qu’il a peur de la lumière et qu’il a peur des gens aussi comment s’appelle-t-il Émilio mais toi tu ne peux pas entendre ce qu’il dit pourquoi tu ne peux pas comprendre Lorine s’agenouilla je peux venir sous le lit avec toi si tu n’as pas peur du noir la petite fille s’écarta et laissa Lorine se faufiler sous le sommier je peux l’emmener avec moi là-haut non c’est un vieux règlement idiot les animaux ne sont pas admis dans les salle d’opération mais ne t’inquiète pas un jour tout cela [Musique] changera la journée s’annonçait radieuse Arthur avait préféré marcher jusqu’à son cabinet d’ sur Jackson Street Paul l’attendait dans la rue alors lui demanda Paul dont le visage hard venait d’apparaître dans l’entrebaillement de la porte alors quoi interrogea Arthur en appuyant sur le bouton de la machine à café combien de temps pour le chien 20 minutes j’ envie tes soirées mon vieux j’ai eu nos deux amis de Carmel au téléphone elles sont rentré et assez partante pour un dîner à 4 ce soir amène le toutou si tu as peur de t’ennuyer Paul tapota sur le Cadron de sa contre il était temps de partir tous deux avaient rendez-vous chez un important client de leur [Musique] étude Lorine entra dans le sas de stérilisation bras tendus elle enfila la blouse que lui présentait une infirmière une fois passé les manches elle noua les cordons dans son dos et avança vers la vasque en acier le trac au ventre la jeune neurochirurgienne commença le nettoyage minutieux de ses mains après les avoir séché l’infirmière lui saupoudra les paumes de Tal et ouvrit une paire de gants stériles que Laurine passa aussitôt le caleot bleu pâle posé sur sa tête le masque sur sa bouche elle inspira à fond et entra dans la salle d’opération assis derrière son pupitre Adam Peterson spécialiste en neuroimagerie fonctionnelle contrôlait le bon fonctionnement du système d’échographie préopératoire les clichés IRM du cerveau de Marti étaient déjà dans la machine en comparant ces images à celles qui seraient acquis en temps par l’échographe l’ordinateur pourrait établir avec précision la portion de la tumeur enlevée au cours de [Musique] l’opération au fil du processus le système d’imagerie renseigné par Adam délivrerait de nouvelles images révisées du cerveau de la petite fille le professeur Fernstein entra quelques minutes plus tard accompagné de son confrère le docteur Richard Lalonde qui avait fait le déplacement depuis Montréal le docteur Lalonde salua l’équipe s’installa derrière l’appareil de neuronavigation et en saisit les deux poignets manipulé savamment par le chirurgien les bras mécaniques couplés à l’ordinateur principal trancheraient au millimèt près la masse tumorale tout au long de l’intervention la précision de l’acte chirurgical serait critique une infime déviation de trajectoire pouvait priver Martia de la parole ou de la capacité de marcher et à l’inverse un excès de prudence rendrait l’opération vaine silencieuse et concentré Lorine revoyait dans sa tête chaque détail de la procédure qui ne tarderait pas à débuter et pour laquelle elle se préparait sans relâche depuis plusieurs semaines apprêté dans une salle voisine Marti arriva enfin au bloc allongé sur un lit civière les infirmières l’installèrent avec beaucoup d’attention sur la table d’opération la poche de perfusion reliée à son bras fut suspendue à la perche Norma la doyenne des infirmières de l’hôpital raconta à Marcia qu’elle venait d’adopter un bébé panda et vous l’avez ramené comment vous avez eu le droit demanda Martia non répondit Norma en riant il va rester chez lui en Chine mais c’est nous qui donnons de quoi le soigner jusqu’à ce qu’il puisse être ce vrai Norma ajouta qu’elle n’avait pas réussi à trouver un prénom à l’animal quel nom fallait-il donner à un panda pendant que la petite fille réfléchissait à la question Norma relia les pastilles collées sur son thoraxe à l’électrocardiographe et le médecin anesthésiste piqua une minute l’aiguille à son index cette sonde lui permettrait de contrôler en temps réel la saturation des gaz sanguins de sa patiente il fit une injection dans la poche de perfusion et assura à Marcia qu’elle pourrait réfléchir au nom du panda après l’opération il fallait maintenant compter avec lui jusqu’à 10 l’anesthésique descendit le long du cathétère et pénétra dans la veine Marcia s’endormit entre les chiffres 2 et 3 le réanimateur vérifia aussitôt les constantes vitales sur les différents moniteurs Norma referma le cerclage sur le front de Marti afin de prévenir tout mouvement de sa tête tel le chef d’un orchestre savant le professeur Fernstein fit un tour d’horizon de son équipe depuis son poste chaque intervenant répondit qu’il était prêt Fernstein donna le signal au docteur Lalonde et ce dernier appuya alors sur les poignées de l’appareil de neuronavigation sous le regard attentif de Lorine l’incision initiale fut pratiquée à 9h27 un voyage de 12h dans les R les plus profondes du cerveau d’une enfant venait de [Musique] débuter le projet présenté par Paul et Arthur semblait plaire à leurs clients les directeurs du consortium qui les faisaient concourir pour la réalisation d’un nouveau siège social était réuni autour de l’immense table en acajou de la salle du conseil après qu’Arthur e détaillé toute la matinée les perspectives du futur hall d’entrée celle des espaces de réunion et des parties communes Paul prit la relève à midi il commentait dessin et tableau projetés sur un écran derrière son dos lorsque la pendule accrochée au mur de la salle India 16h le président de séance remercia les deux architectes pour le travail qu’ils avaient accompli les membres du directoire se réuniraient d’ici à la fin de la semaine pour décider lequel des deux projets finaliste remporteraient le marché Arthur et Paul se levèrent et saluèrent leurs hôes avant de prendre congé dans l’ascenseur Paul bailla longuement je crois qu’on s’en est bien tiré non probable répondit Arthur à voix basse quelque chose te tracasse questionna son ami tu crois qu’il vendent des laiss extensibles chez Miss Paul leva bras et yeux au ciel la saê retenti et les portes de la cabine s’ouvrirent au troème sous-sol du parking avant de prendre place derrière le volant Paul fit quelques flexions je suis vidé dit-il des journées comme ça sont trop crevantes Arthur entra dans la voiture sans faire de commande [Musique] le rythme cardiaque de Marti était stable Fernstein demanda l’augmentation progressive de l’anesthésie une deuxième série d’échographie confirma que l’excérse suivait son cours normal millimètre par millimètre les bras électroniques manipulés par le docteur Lalonde taillaient la tumeur située dans le lobe occipital du cerveau de Marti et remonter les coupes vers la surface à la 4e heure leva la tête relève demanda le chirurgien dont les yeux avaient atteint le seuil limite de fatigue fstein fit signe à laorine de s’asseoir devant l’appareil elle eut un moment d’hésitation et trouva la force qui lui manquait dans le regard apaisant de son professeur 1000 fois elle avait répété ses gestes au cours de simulation mais aujourd’hui une vie dépendait de sa performance dès qu’elle fut au commande le trac disparut Lorine rayonnait du bout de deux pinces elle touche à un rêve son manimement était excellent son habileté probante toute l’équipe laa regardé à l’œuvre et Norma se lire dans les yeux du professeur la fierté qu’il ressentait pour son élève Lorine opéra sans relâche jusqu’à la 7e heure quand elle souhaita être remplacée à son tour l’ordinateur indiquait que l’excérse était accomplie à 76 %. la Londre reprit sa place d’un clin d’œil il congratula sa jeune collègue pour sa performance [Musique] je te dépose au bureau et je fis là à la maison dit Paul laisse-moi sur Union Square je dois faire une course je pourrais savoir pourquoi tu veux acheter une laisse alors que tu n’as pas de chien pour une amie rassure-moi elle a un chien au moins elle a 79 ans si cela peut te tranquilliser pas vraiment soupira Paul en se rangeant le long du trottoir devant le grand magasin m où se retrouve-t-on pour notre dîner demanda Arthur en descendant de la voiture au cliffhous à 20h et fais un effort on peut pas dire que tu es brillé par ta courtoisie la dernière fois tu as une deuxième chance de faire une première bonne impression essaie de ne pas la rater Arthur regarda le cabriolet s’éloigner il jeta un coup d’œil à la vitrine et entra dans la porte à tambourg du grand [Musique] magasin l’anesthésiste remarqua l’inflexion du tracé sur le moniteur il vérifia aussitôt la saturation sangine l’équipe nota le changement qui venait de s’opérer sur les traits du médecin son instinct venait de le mettre en alerte vous avez un saignement interrogea-t-il rien à l’image pour l’instant dit Fernstein en se penchant sur le moniteur du docteur Peterson quelque chose ne va pas affirma l’anesthésiste je refais une écho reprit le spécialiste en charge de l’imagerie l’atmosphère sereine qui régnait dans le bloc opératoire venait soudain de disparaître la petite plonge reprit sèchement le docteur cobbler en augmentant le débit d’oxygène Lorine se sentit impuissante elle fixa ferstein du regard et comprit dans les yeux du professeur que la situation était en pass de devenir critique prenez sa main lui murmura son patron que fait-on demanda laalonde à fstein on continue adame que nous dit l’échographie pas grand-chose pour l’instant répondit le médecin j’ai un début d’arythmie indica Norma en avisant l’ ardiographe qui clignotait Richard Lalonde tapa rageusement du plat de la main sur sa console dissection sur l’artère cérébrale postérieure énonça-t-il séchement tous les membres de l’équipe se regardèrent le reine retint son souffle et ferma les yeux il était 17h22 en une minute la paroi endommagée de l’artère qui érigait la partie postérieure du cerveau de Marti se déchira sur 2 cmè sous la pression du sang qui jaillit en trombe la déchirure s’allongea encore la vague qui déferlait par la plie béante envahit la cavité crânienne en dépit du drain que Fernstein implanta aussitôt le niveau ne cessa de monter à l’intérieur du crâne noyant le cerveau à une vitesse fulgurante à 17h27 sous les yeux impuissants de quatre médecins et infirmières Marti cessa de respirer pour toujours la main de la petite fille que le reine retenait dans la sienne s’ouvrit comme pour libérer un ultime souffle de vie qu’elle aurait caché au creux de sa paume silencieuse l’équipe sortit du bloc opératoire et se dispersa dans le couloir personne n’y pouvait rien la tumeur dans sa malignité avait caché aux appareils les plus sophistiqués de la médecine moderne l’anévrisme d’une petite artère dans le cerveau de Marti Lorine resta seule retenant quelqu temps encore les doigts inertes de la petite fille Norma s’approcha et desserra les doigts de la main de la jeune neurochirurgienne venez maintenant j’avais promis murmura Lorine c’est bien la seule erreur que vous aurez commise aujourd’hui où est Fernstein demanda-t-elle il a dû aller voir les parents de la petite j’aurais voulu le faire moi je crois que vous avez eu votre compte d’émotion pour aujourd’hui et si je peux me permettre un conseil avant de rentrer chez vous aller traîner dans un grand magasin pour quoi faire pour voir de la vie plein de vie Lorine caressa le front de Marti et recouvrit les yeux de l’enfant du Dra vert elle quitta la salle Norma la regardait s’éloigner dans le couloir elle hocha la tête et éteignit le bloc de lumière suspendu au-dessus de la table d’opération la pièce plongea dans la [Musique] pénombre Arthur avait trouvé son bonheur au trè étage du grand magasin la laisse à enrouleur qui ferait la joie de Miss Morrison les jours gris elle pourrait rester sous l’auovent de l’immeuble à l’abri de la pluie tandis que Pablo irait vaqué à son gré dans le canivau il quitta la Caisse centrale où il venait de régler son achat en chemin une femme qui choisissait des pyjamas pour hommes lui adressa un sourire Arthur le lui rendit et se dirigea vers l’escalator sur l’escalier mécanique une main délicate se posa sur son épaule Arthur se retourna et la femme descendit une marche pour se rapprocher de Lui de toutes ces liaisons amoureuses il n’y en avait qu’une qu’il regrettait d’avoir vécu ne me dis pas que tu ne m’as pas reconnu demanda pardonne-moi j’étais ailleurs je sais j’ai appris que tu vivais en France tu vas mieux demanda son ex d’un air compatissant oui pourquoi j’ai aussi appris que cette fille pour laquelle tu m’avais quitté enfin j’ai su que tu étais veuf quelle tristesse de quoi parles-tu répliqua Arthur perplexe j’ai croisé Paul dans un cocktail le mois dernier je suis vraiment désolé j’ai été ravi de te croiser mais je suis un peu en retard reprit Arthur il voulut descendre quelques marches mais Carol Hann agripa son bras et lui montra fièrement la bague qui brillait à son doigt nous célébrons la semaine prochaine notre première année de mariage tu te souviens de Martin pas très bien répondit Arthur en contournant la rambarde pour emprunter l’escalator qui descendait vers le premier étage tu n’as pas pu oublier Martin capitaine de l’équipe de hockey le réprimanda Carol Hanne avec beaucoup de fierté ah oui un grand type blond très brun brun mais grand très grand voilà dit Arthur en regardant le bout de ses chaussures alors tu n’as toujours pas refait ta vie demanda Carole Hann l’air compatissant si fait et puis défait la vie quoi dit Arthur de plus en plus exaspéré tu ne vas pas me dire qu’un garçon comme toi est toujours célibataire non je ne vais pas te le dire parce que tu l’auras probablement oublié dans 10 minutes et ça n’a pas grand importance marmona Arthur nouvelle rambarde nouvel espoir que Carole Hanne et d’autres courses à faire à cet étage mais elle le suivit vers le rez-de-chaussée j’ai plein d’amis célibataires si tu viens à notre fête d’anniversaire je te présenterai à la prochaine femme de ta vie je suis une extraordinaire marieuse j’ai un don pour savoir qui va avec qui tu aimes toujours les femmes j’en aime une je te remercie ce fut un plaisir de te revoir et mes amitiés à Martin Arthur salua Carole Hanne et s’échappa à vivealure il passait devant le rayon d’une marque française de cosmétique quand un souvenir ressurgit aussi doux que ce parfum évadé d’un flacon que manipulait la vendeuse devant sa cliente il ferma les yeux et se souvint d’un jour où il marchait dans cette allée fort d’un amour invisible et certain à ce moment il était heureux comme il ne l’avait jamais été de sa vie il s’engouffra dans la porte à tambourg le tourniquet l’abandonna sur le trottoir d’Union Square le mannequin dans la vitrine portait une robe du soir élégante et cintterée à la taille la fine main en bois po d’un doigt non chalant le passant de la rue dans les reflets orangés du soleil la chaussure semble légère Arthur est immobile absent il n’entend pas le sidecar qui arrive dans son dos le pilote en a perdu le contrôle dans le virage de Pak Street l’une des quatre rue qui borde la grande place la moto tente d’éviter la femme qui traverse se penche zigzague le moteur rugit dans la rue les gens paniquent un homme en complet se jette à terre pour esquiver l’engin un autre recule et très en arrière une femme crie et s’abrite derrière une cabine téléphonique le sidecar poursuit sa course folle la nacelle franchit le parapet arrachant un panneau mais le parcmtre qu’elle heurte est solidement ancré dans le sol et la sépare d’une section franche de la moto plus rien ne la retient elle a la forme d’un obus et presque sa vitesse elle file droit devant lorsqu’elle atteint les jambes d’Arthur elle le soulève et le projette en l’air le temps semble prendre son aise et s’étire tout à coup comme un long silence l’avant fus de la machine percute le verre l’immense vitrine explose en une myriade d’éclat Arthur roule au sol jusqu’au bras du mannequin désormais allongé sur le tapis de verre un voile s’est posé sur ses yeux la lumière est opaque sa bouche a pris le goût ferreux du sang dans la torpeur qu’il envahit il vaudrait dire aux gens que ce n’est qu’un bête accident les mots sont bloqués dans sa gorge il veut se lever mais c’est trop tôt encore ses genoux vassillent un peu et cette voix qui crie si fort de rester allongé les secours vont venir Paul sera furieux s’il est en retard il faut aller promener le chien de Miss Morrison nous sommes dimanche non peut-être lundi il doit repasser à l’agence signer les plans où est le ticket du parking sa poche est certainement déchirée il avait la main dedans elle est maintenant sous son dos et lui fait un peu mal ne pas se frotter la tête tous ces éclats de verre sont coupants la lumière est aveuglante mais les sons reviennent peu à peu l’éblouissement s’estompe ouvrir les yeux c’est le visage de Carole Anne elle ne va donc pas le lâcher il ne veut pas qu’on lui présente la femme de sa vie il la connaît déjà à bon sang il devrait porter une alliance pour qu’on lui foute la paix tout à l’heure il retournera en acheter une Paul détestera ça mais lui ça l’amusera beaucoup au loin une sirène il faut absolument se redresser avant que l’ambulance arrive il est inutile de les inquiéter il n’a mal nulle part peut-être un peu dans la bouche il s’est mordu la joue ce n’est pas grave la joue c’est désagré à cause des aftes mais ce n’est vraiment pas grave quelle bêtise sa veste doit être fichue Arthur adore cette veste en TDE Sarah trouvait que le Twed faisait vieux mais il se moquait de ce que pensait Sarah elle portait les escarpins les plus vulgaires de la Terre avec des Boubi trop pointu c’est bien d’avoir dit à Sarah que cette nuit passer ensemble était aussi un accident il n’était pas fait l’un pour l’autre ce n’était la faute de personne est-ce que le motard va bien c’est sûrement cet homme avec le casque il a l’air de s’en être bien tiré avec son contrit je vais tendre la main à Carole Hanne elle racontera à toutes ses amies qu’elle m’a sauvé la vie puisque c’est elle qui m’aura aidé à me relever Arthur Carol Hanne j’étais certaine que c’était toi au milieu de cette épouvantable catastrophe dit la jeune femme affolée il époua calmement les épaules de sa veste arracha le morceau de poche qui pendouillait tristement secoua la tête pour se débarrasser des éclats quelle peur tu as eu beaucoup de chance reprit Carole Hanne d’ voit perché Arthur la dévisagea l’air grave tout est relatif Carol Hanne ma veste est foutue j’ai des coupures partout et j’enchaîne les rencontres désastreuses même lorsque je vais juste acheter une laisse à ma voisine une laisse à ta voisine tu as eu beaucoup de chance de sortir presque indemne de cet accident s’indigna Carol Hanne Arthur la regarda il adopta un air pensif tantant du mieux qu’il le pouvait de rester civilisé ce n’était pas seulement la voix de Caro Hanne qui l’agaçait tout en elle lui était insupportable il essaya de retrouver un semblant d’équilibre et parla d’un temps volontaire et calme tu as raison je ne suis pas très juste j’ai eu la chance de te quitter puis de rencontrer la femme de ma vie mais elle était dans le coma sa propre mère voulait qu’on l’ethanasie mais j’ai une chance folle parce que mon meilleur ami a bien voulu me donner un coup de main pour aller la kidnapper à l’hôpital inquiète Carol Hanne fit un pas en arrière Arthur un pas en avant que tu veux dire par aller la kidnapper demanda-t-elle d’une voix timide en serrant son sac contre sa poitrine nous avons volé son corps c’est Paul qui a subtilisé l’ambulance c’est pour cela qu’il se sent obligé de raconter à tout le monde que je suis veuf mais en fait Carole Hann je ne suis que demi-veuf c’est un genre très particulier les jambes d’Arthur manquaient de force il chancela légèrement Carol han voulut le soutenir mais Arthur se redressa seul non la vraie chance c’est que Lorine pouvait m’aider à la main envie c’est quand même un avantage d’être médecin quand ton corps et ton esprit se dissocient tu peux t’occuper de toi-même la bouche de Carole Hann s’entreouvrit à la recherche d’un peu d’air Arthur n’avait nul besoin de reprendre son souffle juste de l’équilibre il s’accrocha à la manche de Carole Hanne qui sursauta et poussa aussitôt un cri et puis elle s’est réveillé et finalement ça aussi c’était une sacrée chance alors voilà Carol Hanne tu vois la vraie chance ce n’était pas notre rupture ce n’était pas ce musé à Paris ce n’était pas le SIDEC c’était elle la vraie chance dans ma vie dit-il épuisé en s’asseyant sur la carcasse de l’in le fourgon flamban neuf du centre hospitalier venait de se ranger le long du trottoir le chef d’équipe se précipita vers Artur que Carol Hann fixait béat ça va monsieur demanda le secouriste pas du tout affirma Caro Hanne le secouriste le prit par le bras et voulut l’accompagner vers l’ambulance tout va bien je vous assure dit Arthur en se dégageant il faut suturer cette plaie sur votre front insista l’ambulancier à qui Carol Hann faisait de grands signes pour qu’il embarque Arthur au plus vite je n’ai mal nulle part je me sens très bien soyez gentil laissez-moi rentrer chez moi avec tout ce verre éparpillé il est fort probable que vous ayez des micro éclats dans les yeux je dois vous emmener fatigué Arthur se laissa faire le secouriste l’allongea sur la civière il recouvrit ses yeux de deux gaz stériles tant qu’il ne serait pas nettoyé il fallait leur éviter un mouvement susceptible de déchirer la cornée le bandage qui entourait maintenant le visage d’Arthur le plonger dans une obscurité inconfortable l’ambulance remonta Suter Street sirène hurlante elle tourna dans Vanes Avenue et pris la direction du San Francisco mémorial hospital chapitre 6 [Musique] un teintement de clochette retentit les portes de l’ascenseur s’ouvraient sur le troisième palier l’inscription sur la plaque à posée au mur indiquait l’entrée du service de neurologie Lorine sortit de la cabine sans saluer ses collègues qui descendaient vers les étages inférieurs de l’hôpital les néons suspendus au plafond du long couloir se reflétaent dans les vernis colorés du sol ses chaussures crissaient sur le linoléum à chacun de ses pas elle leva la main pour gratter doucement à la porte 37 mais son bras retomba le long du corps lourd elle entra il n’y avait plus de drap ni de rayé à la tête du lit la perche à perfusion se tenait nue droite comme un squelette poussée dans un coin près du rideau immobile de la salle de bain la radio posée sur la table de nuit était muette les peluches qui souriaent encore se atint au rebord de la fenêtre étaient partis remplir leur office dans d’autres chambres des dessins d’enfants accrochés au mur il ne restait que quelques bout de scotch la petite Marti s’était évanouie dans l’après-midi diront certains d’autres diront simplement qu’elle était morte mais pour tous ceux qui travaillaient à l’étage cette chambre serait encore la sienne pour quelques heures Lorine s’assit sur le matelas elle caressa l’ laaise sa main fébrile avança jusqu’à la table de nuit et ouvrit le tiroir elle prit la feuille pliée en quatre et attendit un peu pour en lire le secret la petite fille qui s’était envolée aveugle avait vu juste la couleur des yeux de Lorine s’effaça sous les larmes elle se courba pour chasser un spasme la porte s’entrouvrit mais Lorine n’entendit pas le souffle de l’homme au tempes blanche qui la regardait pleurer aussi digne qu’élégant dans son costume noir la barbe grise taillée tout près des joues Santiago vint àfeutrer s’asseoir à côté d’elle il posa sa main sur son épaule vous n’y êtes pour rien murmura-t-il d’une voix teintée d’un accent argentin vous n’êtes que des médecins pas des dieux et vous qui êtes-vous murmura Lorine entre deux sanglots son père je suis venu chercher ces dernières affaires sa mère n’a plus la force il faut que vous vous ressaisissiez d’autres enfants ici ont besoin de vous ça devrait être le contraire dit Lorine dans un hoquet de larme le contraire interrogea l’homme perplexe c’est moi qui devrais vous consoler pleura-t-elle de plus belle l’homme prisonnier de sa pudeur hésita un instant il prit Lorine au creux de ses bras et la serra tout contre lui ses yeux ridés aux irisses azur s’embuèrent à leur tour alors pour accompagner le reine comme par courtoisie il accepta enfin de laisser libre sa peine [Musique] l’ambulance s’arrêta sous l’ovent des urgences le chauffeur et le secouriste guidèrent les pas d’Arthur jusqu’à la vitre du bureau des admissions vous êtes arrivés dit le brancardier vous ne voulez pas mter ce bandeau je vous assure que je n’ai rien je voudrais juste rentrer chez moi ça tombe bien reprit Betti d’une voix autoritaire en consultant la fiche d’intervention que venait de lui remettre le secouriste moi aussi je voudrais que vous rentriez chez vous poursuivit-elle je voudrais que tous les gens qui attendent dans ce hall rentrent chez eux et pour fini moi aussi je rentrerai bien chez moi mais en attendant que Dieu nous exauce on va devoir vous examiner et eux aussi on viendra vous chercher dans combien de temps demanda Arthur d’une voix presque timide Bety regarda le plafond elle leva les bras au ciel et s’exclama lui seul le sait installez-le dans la salle d’attente dit-elle au brancardier en [Musique] s’éloignant le père de Marti se leva et ouvrit la porte du placard il prit le petit carton qui contenait les affaires de sa petite fille elle vous aimer beaucoup dit-il sans se retourner Lorine baissa la tête en fait ce n’est pas ce que je voulais dire reprit l’homme et comme le rine restait silencieuse il lui posa une autre question quoi que je dise entre ces murs vous êtes tenu au secret médical n’est-ce pas Lorine répondit qu’il avait sa promesse alors Santiago avança jusqu colit il s’assit près d’elle et murmura je voulais vous remercier de m’avoir permis de pleurer et tous les deux restèrent là presque immobile vous racontiez parfois des histoires à Marti demanda lurine à voix basse je vivais loin de ma filleille je suis revenu pour l’opération mais chaque soir je lui téléphonais de buenoser elle posait le combiné sur son oreiller et je lui raconta l’histoire d’un peuple d’animaux et de végétaux qui vivaient au milieu d’une forêt dans une clairière jamais découverte par les hommes et ce compte durit plus de 3 ans entre le lapin au pouvoir magique les ces les arbres qui avaient chacun leur nom l’aigle qui tournait toujours en rond parce qu’il avait une aile plus courte que l’autre il m’arrivait parfois de me perdre dans mon récit mais Marti me reprenait à la moindre erreur pas question de retrouver la tomate savante ou le concombre au fourir impossible ailleurs que là où nous les avions quitté la veille il y a un hbou dans cette clairière Santiago sourit celui-là c’était un drôle de numéro milio était gardien de pendant que tous les autres animaux dormaient il restaiit veillé pour les protéger en fait ce boulot c’était un prétexte ce hibou est un sacré trouillard au lever du jour il volait à toute vitesse jusqu’à une grotte il se cachait là parce qu’il a peur de la lumière mais le lapin a toujours été un type bien il le savait et il n’a jamais trahi son secret Marti s’endormait souvent avant la fin de l’histoire moi j’écouter son souffle pendant quelques minutes avant que sa mère raccroche le combiné sa petite respiration c’est c’était comme de la belle musique j’emmenais ses notes dans ma nuit le père de la petite fille se tu il se leva et avança jusqu’à la porte vous savez là-bas en Argentine je construis des barrages ce sont de grands ouvrages mais ma fierté c’était elle attendez dit leorine d’une voix douce elle se pencha et regarda sous le lit à l’ombre du sommier un petit hibou blanc attendait les ailes croisées elle prit la peluche et attendit à Santiago l’homme revint vers elle il recueillit l’oiseau et caressa délicatement sa fourrure tenez dit-il à Lorine en lui rendant le hibou blanc réparez-lui les yeux vous êtes médecin vous devriez pouvoir faire ça rendez-lui la liberté faites qu’il n’it plus jamais peur il la salua et quitta la pièce lorsqu’il fut seul dans le couloir il sera contre lui le petit carton le biper de Lorine vibrait on la cherchait à l’accueil de des urgences elle se rendit dans la salle des infirmières d’étage et décrocha le téléphone Betty remercia le ciel qu’elle soit encore dans les murs le service ne désemplissait pas elle avait besoin de renfort immédiat je descends tout de suite dit lurine en raccrochant avant de sortir de la chambre elle enfouit dans la poche de sa blouse un drôle de hibou la petite bête avait bien besoin de chaleur humaine cet après-midi elle avait perdu sa meilleure amie [Musique] Arthur n’en pouvait plus d’attendre il chercha son téléphone portable dans la poche droite de sa veste mais il n’y avait plus de poche droite à sa veste les yeux bandés il essayait de deviner l’heure qu’il était Paul allait être furieux il se souvenait d’avoir déjà pensé aujourd’hui que Paul serait furieux mais il avait oublié pourquoi il se leva et avança à l’aveuglette vers la banque d’accueil Bety se précipita à sa rencontre vous êtes impossible j’ai horreur des hôpitaux bon puisque vous êtes là profitons-en pour remplir le questionnaire d’admission vous êtes déjà venu pourquoi répondit Arthur inquiet qui se tenait au comptoir parce que si vos coordonnées sont déjà dans l’ordinateur ça va plus vite Arthur répondit par la négative Betty avait la mémoire des visages et malgré le bandage qui recouvrait les yeux les traits de cet homme lui disaient quelqu chose peut-être l’avait-elle croisé ailleurs et finalement peu lui importer elle avait trop à faire pour réfléchir à cel main tenant Arthur voulait rentrer chez lui la tente n’avait que trop duré et il voulut se débarrasser de son pansement vous êtes débordé et moi je me sens vraiment bien dit-il je vais rentrer chez moi Betty lui immobilisa les mains sans ménagement essayez pour voir et qu’est-ce que je risque demanda Arthur presque amusé la moindre petite douleur qui surgirit dans les 6 à 12 mois et en cas de soin nécessaire vous pouvez faire une croix sur votre assurance si vous franchissiez la porte de ce sas ne serait-ce que pour aller allumer une cigarette dehors je renverrai votre questionnaire en mentionnant que vous avez refusé de faire un bilan médical même pour une petite rage deedent votre compagnie vous dira d’aller vous faire voir je ne fume pas dit Arthur en reposant ses bras sur le comptoir je sais que c’est angoissant d’être dans le noir mais soyez patient voilà le docteur elle vient de sortir de l’ascenseur derrière vous leorine s’approcha de l’accueil depuis qu’elle avait quitté la chambre de Martia elle n’avait pu prononcer aucun mot elle prit le dossier des mains de l’infirmière et se plongea dans la lecture du rapport de l’ambulancier tout en guidant Arthur par le bras vers la salle numéro 4 elle tira le rideau du box et l’aida à s’installer sur le lit dès qu’il fut allongé elle commença à dérouler le bandage gardez les yeux fermés pour l’instant dit-elle les quelques mots qu’elle avait prononcé d’une voix pourtant apaisante avaient suffit à élancer le cœur d’Arthur elle retira les deux morceaux de gaz et souleva les paupières inondant les yeux de sérum physiologique vous avez mal non vous avez eu l’impression de recevoir un éclat aucunement ce pansement c’était une idée de l’ambulancier je n’ai vraiment rien il a bien fait vous pouvez rouvrir les yeux maintenant quelques secondes furent nécessaires pour dissiper le liquide quand la vision d’Arthur redevint net son cœur se mit à battre plus fort encore le vœux qu’il avait formulé sur la tombe de Lili venait de se réaliser ça va demanda Lorine qui remarquait la paleur sur le visage de son patient oui dit-il la gorge serrée détendez-vous Lorine se pencha au-dessus de lui pour étudier les deux cornées à la loupe pendant qu’elle pratiquait cet examen leur visage était si proche que leurs lèvres se frelaient presque vous n’avez absolument rien aux yeux vous avez eu beaucoup de chance et Arthur ne fit aucun commentaire pas de perte de connaissance pas encore non c’était de l’humour une vague tentative graine non plus Lorine passa sa main sous le dos d’Arthur et palpa la colonne vertébrale aucune douleur absolument rien vous avez une belle équimose à la lèvre ouvrez la bouche c’est indispensable puisque je viens de vous le demander Arthur s’exécuta Lorine prit sa petite lampe oh là il y a au moins C point à faire pour recoudre ça tant que ça c’était de l’humour aussi un bain de bouche pendant 4 jours a amplement elle désinfecta la blessure au front et en Souda les bords avec un gel elle ouvrit ensuite un tiroir et déchira la pochette d’un pansement qu’elle colla sur la plie j’ai un peu mordu sur le sourcil vous aurez un moment difficile à passer quand vous enlèverez ce sparadr les autres coupures sont mineures elles cicatriseront toutes seules je vais vous prescrire quelques jours d’un antibiotique à spectre large juste en prévention Arthur boutonna le poignet de sa chemise et se redressa il remercia le reine pas si vite dit-elle en le repoussant contre la table d’examen je dois aussi prendre votre tension elle décrocha l’appareil de mesure de son support mural et le passa autour du bras d’Arthur le tensiomètre était automatique le brassard se gonflait et se dégonflé à intervalle régulier quelques secondes suffirent pour que les chiffres s’inscrivent sur le cadran fixé à la tête de la table d’examen vous êtes sujet à de la taachicardie demanda Lorine non répondit Arthur très embarrassé pourtant vous faites une belle crise votre cœur bat à plus de 120 pulsations par minute et votre tension est à 18 ce qui est beaucoup trop élevé pour un homme de votre âge Arthur regarda lurine il cherchait une excuse à son cœur je suis un peu hypocondriaque et l’hôpital me terrorise mon ex tournait de l’œil rien qu’en voyant ma blouse votre ex aucune importance et votre actuel il supporte le stéthoscope j’aimerais quand même mieux que vous consultiez un cardiologue je peux en biper un si vous souhaitz c’est inutile dit Arthur d’une voix chevrotante ce n’est pas la première fois que cela m’arrive enfin dans un hôpital c’est la première fois lorsque je présente des concours j’ai la poitrine qui s’emballe un peu je suis sujet au trac qu’est-ce que vous faites comme métier pour présenter encore des concours questionna Lorine amusée en rédigeant une ordonnance Arthur hésita avant de répondre il profitait de ce qu’elle était concentré sur sa feuille pour la regarder silencieux et attentif Lorine n’avait pas changé à part la coiffure peut-être la petite cicatrice qu’il avait tant aimé sur son front avait presque disparu et toujours ce même regard indescriptible et fier il reconnaissait chaque expression de son visage comme le mouvement de l’arc de Cupidon sous son nez quand elle parlait la beauté de son sourire le ramenait au souvenir heureux était-il possible que quelqu’un vous manque à ce point le brassard se regonfla aussitôt et de nouveaux chiffres s’affichèrent Lorine releva la tête pour les consulter je suis architecte et vous travaillez aussi le weekend parfois même la nuit nous sommes toujours charrette je sais de quoi vous parle Arthur se redressa sur la table vous avez connu un architecte demanda-t-il d’une voix fébrile pas que je m’en souvienne non mais je parlais de mon métier nous avons cela en commun travailler sans compter les heures et que fait votre ami cela fait deux fois que vous me demandez si je suis célibataire votre cœur bat beaucoup trop vite je préférerais vous faire examiner par un de mes collègues Arthur arracha le brassard du tensiomètre et se releva là c’est vous qui estes angoissé il voulait rentrer se reposer demain tout irait bien il promit de faire vérifier sa tension dans les prochains jours et s’il y avait quoi que ce soit d’anormal il consulterait aussitôt c’est une promesse insista Lorine Arthur supplie à le ciel qu’elle cesse de le regarder ainsi si son cœur n’explosait pas d’une minute à l’autre il la prendrait dans ses bras pour lui dire qu’il était fou d’elle qu’il était impossible de revivre dans la même ville et de ne pas se parler il lui raconterait tout en imaginant qu’il ait le temps de le faire avant qu’elle n’appelle la sécurité et le fasse interner pour de bon il prit sa veste ou plutôt ce qu’il en restait se refusa à la passer devant elle et la remercia il sortait du box quand il l’entendit l’appeler dans son dos Arthur cette fois il sentit pulser son cœur jusque dans sa tête il se retourna c’est bien votre prénom n’est-ce pas oui articula-t-il d’une bouche qui ne contenait plus de salive votre ordonnance dit Lorine en lui tendant la feuille rose merci répondit Arthur en prenant le papier vous m’avez déjà remercié mettez votre veste à 7h les soiréés sont fraîchees et votre organisme a eu sa dose d’agression pour aujourd’hui Arthur enfila une manche maladroitement juste avant de s’en aller il se retourna et regarda longuement Lorine qu’est-ce qu’il y a demanda-t-elle vous avez un hbou dans la poche dit-il avec un sourire triste aux lèvres et Arthur quitta le box alors qu’il traversait le hall bêtit la plat de derrière la vitre il revint vers elle et bêé signeé et vous êtes libre dit-elle en lui présentant un gros cahier noir Arthur parafa le registre des urgences vous êtes certain que vous allez bien sans qu’ l’inirmière en chef vous avez l’air sonné c’est bien possible répondit-il en s’éloignant Arthur guetttait un taxi devant le sas des urgences et depuis la guérite où Bti classait ses fiches d’admission Lorine le regardait sans qu’il s’en aperçoive tu ne trouves pas qu’il lui ressemble un peu je ne sais pas de qui tu parles répondit l’infirmière la tête plongée dans ses dossiers par moment je me demande si nous travaillons dans un hôpital ou dans une administration les deux je crois regarde-le vite et dis-moi comment tu le trouves il est plutôt pas mal non Betty souleva ses lunettes elle jeta un regard bref et replongea dans ses papiers un véhicule de la yellow cap compagnie venait de s’arrêter Arthur grimpa à bord et la voiture s’éloigna aucun rapport dit Betty tu l’as regardé 2 secondes oui mais c’est la cè fois que tu me demandes ça alors j’ai de l’entraînement et puis je t’ai déjà dit que j’avais un don pour la mémoire des visages si c’était ton type je l’aurais tout de suite reconnu je n’étais pas dans le Comat moi Lorine prit une pile de feuilles et aida l’infirmière dans son classement tout à l’heure pendant que je l’examinaé j’ai eu un vrai doute pourquoi ne lui as-tu pas posé la question je me vois bien dire à unatient pendant que je sortais du coma vous n’auriez pas passé 15 jours assis au pied de mon lit par le plus grand des hasards Betty rit de bonne grâce je crois que je l’ai encore rêvé cette nuit mais au réveil je n’arrive jamais à me souvenir de ces traits si c’était lui il t’aurait reconnu tu as 20 clients qui t’attendent tu devrais te sortir ses idées de la tête et aller travailler et puis tourne la page tu as quelqu’un dans ta vie non mais tu es certaine que ce n’était pas lui insista lurine à voix basse tout à fait parle-moi encore de lui Betty abandonna sa pile de document et pivota sur son tabouret qu’est-ce que tu veux que je te disent c’est quand même incroyable s’insurgea Lorine un service Antier a côtoyé cet homme pendant de semaines et je n’arrive pas à trouver une seule personne qui sache quoi que ce soit de lui il faut croire qu’il était d’un naturel discret gromela Bti en agrafant une liass de feuilles Ros et personne ne se demandait ce qu’il faisait là à partir du moment où ta mère tolérait sa présence nous n’avions pas à nous emmêlé tout le monde ici pensait que c’était un de tes amis ton petit ami même tu as fait des jalouses à l’étage il y en a plus d’une qui te l’aurait bien piqué maman pense que c’était impatient Fernstein que c’était un parent de la famille et toi qu’il était mon petit ami décidément personne n’arrive à se mettre d’accord Betty tout sauta et se leva pour prendre une ramette de papier elle laissa retomber ses lunettes sur son nez et regarda l reine d’un air grave toi aussi tu étais là qu’est-ce que vous cherchez à me cacher tous masquant son embarras l’infirmière replongea la tête dans sa paperasserie rien du tout je sais que ça paraît bizarre mais la seule chose incroyable c’est que tu t’en sois sorti sans séquelle et tu devrais remercier le ciel au lieu de t’entêter à t’inventer des mystères Betty assenna un coup à la petite cloche devant elle et appela le numéro 125 elle mit un dossier dans les bras de Lorine et lui fit signe de retourner à son poste mais merde c’est moi le médecin chef ici râa Lorine en entrant dans le box numéro 4 chapitre 7 le taxi déposa Arthur au pied de son immeuble il chercha ses clés sans pouvoir les trouver et hésita à sonner à l’interphone de Miss Morrison elle ne l’entendrait pas un filet d’eau coulait d’un balcon il leva la tête et aperçu sa voisine qui arrosait ses plantes il lui fit un signe de la main Miss Morrison s’inquiéta en le voyant en ce piteux état la gâche de la porte grésilla Miss Morrison l’attendait sur le palier elle avait posé ses mains sur ses hanches et le regardait circonspecte vous flirtez avec une boxeuse non c’est un sidecar qui est tombé amoureux de moi dit Arthur vous avez eu un accident de moto de piéton et pour couronner le tout je ne traversais même pas la rue je me suis fait renverser devant chez messis qu’est-ce que vous faisiez là-bas la laissétant ensevelie dans les décombres de la vitrine Arthur préféra ne rien dire à sa voisine miss regarda la veste déchirée d’une épaule à l’autre j’ai bien peur qu’on voit la reprise vous n’avez pas gardé la poche non dit Arthur en souriant mais la douleur sé lançait déjà sur sa lèvre gonflée la prochaine fois que vous faites un câlin à votre petit ami passez-lui des gants ou coupez-lui les ongles c’est quand même plus prudent ne me faites pas rire rose ça me fait un mal de chien si j’avais su qu’il suffisait qu’une moto vous renverse pour que vous m’appeliez enfin par mon prénom j’aurais appelé un de mes vieux copains el Angel à propos de chien Pablo a aboyé cet après-midi j’ai cru qu’il était en train de mourir mais non il aboyait tout simplement je vous laisse rose je vais me mettre au lit je vous apporterai une tisane et puis je dois avoir de l’arnica quelque part Arthur la remercia et pris congé mais il avait à peine fait quelques pas que sa voisine l’appelait à nouveau elle tenait un jeu de clés entre ses doigts j’imagine que vous n’avez pas dû retrouver les vôtres dans l’ascenseur c’est le double que vous m’avez confié vous allez en avoir besoin si vous voulez rentrer chez vous il ouvrit sa porte et rendit le trousseau à sa voisine il en avait un autre au bureau et préférait que celui-ci reste chez elle il entra dans son appartement alluma le lampadaire halogène dans le salon et l’éteignit aussitôt ébloui par une migraine d’une rare intensité il se rendit dans la salle de bain et prit deux sachets d’aspirine dans l’armoire à pharmacie une double dose était nécessaire pour calmer la tempête qui se levait sous son crâne il fit glisser la poudre sous la langue pour que le produit se diffuse direct dans son sang et agisse plus vite 4 mois d’une vie partagée avec une étudiante en médecine lui avait permis d’apprendre quelques petites astuces le goût amer le fit frissonner il se pencha au robinet pour boire tout se mit à tourner autour de lui et il dut prendre appui sur la vasque Arthur se sentait faible cela n’avait rien d’étonnant depuis ce matin il n’avait rien avalé en dépit de cette nausée naissante il fallait se forcer à manger quelque chose estomac VI et mal de cœur s’entendait à merveille il jeta sa veste sur le canapé et se rendit dans la cuisine en ouvrant la porte du réfrigérateur il frissonna de tout son corps Arthur prit la petite assiette où reposait un morceau de fromage et attrapa sur la clayette un paquet de toast il composa un vague sandwich mais dès la première bouchée il renonça à le manger il valait mieux cesser de lutter il était Chao il entra dans sa chambre avança jusqu’à la table de nuit suivit le cordon de la lampe de chevet et appuya sur l’interrupteur il tourna la tête vers la porte un fusible avait dû sauter le salon était plongé dans le noir Arthur ne comprit pas ce qui se passait sur sa gauche la lampe de chevet semblait être presque éteinte la lumière qu’elle diffusait était trouble et pâle presque orangangé mais dès qu’il la regardait de face tout redevenait normal la nausée redoublait il aurait voulu se précipiter vers la salle de bain mais ses jambes se dérobèrent sous lui et il tomba à terre allongé au pied du lit incapable de se relever il tenta de se traîner jusqu’au téléphone dans sa poitrine son cœur battait à rompre les amars chaque pulsation risonnait d’une douleur indicible il chercha l’air qui lui manquait et entendit la sonnerie de la porte juste avant de perdre [Musique] connaissance Paul consulta sa montre furieux il fit signe au maître d’hôtel et demanda l’addition quelques instants plus tard traversant le parking du restaurant il s’excusa encore auprès de ses hôtes ce n’était pas sa faute s’il était associé à un mufle ona pris la défense d’Arthur à une époque où l’engagement amoureux ressemblait à un vestige du passé quelqu’un qui avait voulu épouser sa petite amie au bout de 4 mois ne devait pas être fancièrement mauvais il n’était pas tout à fait marié bouon Paul en ouvrant la portière de la voiture à onga [Musique] Arthur devait être couché mais Miss Morrison n’était pas tranquille il avait une drôle de mine tout à l’heure elle referma la porte de son appartement posa le tube d’arnica sur la table de la cuisine et retourna dans son salon Pablo dormait paisible dans son panier elle le prit dans ses bras et se cala dans le gros fauteuil face à la télévision son nou n’était plus très bonne mais ses yeux n’avaient rien perdu de leur acuité et elle avait bien remarqué comme Arthur avait le teint pâle [Musique] tu fais la nuit demanda Betty je termine ma garde à 2h du matin répondit Lorine un lundi soir pas une goutte de pluie nous sommes encore loin de la pleine lune tu verras la nuit sera calme croisant les doigts dit Lorine en attachant ses cheveux Betty allait profiter de cette Acadmie pour ranger ses armoires à médicaments Lorine se proposa de l’aider mais son bip retentit dans la poche de sa blouse elle reconnut le numéro sur le cadran on avait besoin d’elle dans une chambre au second [Musique] étage Paul et Onega avaient raccompagné Mathilde avant d’aller faire une promenade nocturne au bout du PER 39 C onga qui avait choisi cet endroit au grand étonnement de Paul les commerces à touristes les restaurants bruillants et les attractions trop éclairées se succédaient le long de la grande jetée en bois sur plombant l’océan tout au bout du ponton sur l’Esplan battu par les emrins une batterie de jumelles sur pied offrait moyennant 25 cent une vue rapprochée de la prison d’Alcatraz perché sur son îot au milieu de la baie devant les optiques quelques plaques en cuivre rivaient à la balustrade rappelai aux visiteurs que les courants et les requin qui sillonnait la baie n’avait jamais permis à un prisonnier de s’évader à la nage sauf clintastwood précisé entre parenthèses l’inscription Paul prit onga par la taille elle se retourna pour le regarder droit dans les yeux pourquoi voulais-tu venir là demanda-t-il j’aime cet endroit les émigrants de mon pays racontent souvent leur arrivée à New York par bateau et le bonheur qui les envahit lorsque entassés sur le pont du navire ils ont enfin vu Manathan se dévoiler dans la brume moi je suis venu par l’Asie en avion la première chose que j’ai vu par le hublot quand nous avons traversé la couche de nuage c’est la prison d’Alcatraz je l’ai interprété comme un signe que la vie m’envoyait ceux qui à New York ont vu la liberté l’ont souvent compromise ou gâché moi j’aurais tout gagné tu arrivais de Russie demanda Paul ému duukraine malheureux dit Onega en roulant les air avec beaucoup de sensualité ne dis jamais à l’un de mes compatriotes qu’il est russe pour une telle ignorance tu mérites que je ne t’embrasse plus pendant quelques heures au moins ajouta-t-elle en adoucissant sa voix quel âge avais-tu quand tu es arrivé questionna Paul sous le charme onga s’éloigna vers le bout de la jetée elle rit aux éclats j’ai je suis né à salito idiot j’ai fait mes études à Berkeley et je suis juriste à l’hôtel de ville si tu m’avais posé un peu plus de questions au lieu de parler tout le temps tu le saurais déjà Paul se sentit ridicule il s’appuya à la balustrade et regarda vers le grand large onga s’approcha et se serra contre lui pardonne-moi mais tu étais tellement mignon que je n’ai pas pu m’empêcher de continuer à te faire marcher et puis ce n’était pas un gros mensonge à une génération près cette histoire est vraie c’est arrivé à ma mère tu me ramènes je travaille tôt demain dit-elle juste avant de poser ses lèvres sur cell de [Musique] Paul la télévision était éteinte Miss Morrison aurait dû regarder son film mais ce soir le cœur n’y était pas elle déposa Pablo à ses pieds et prit le double des clés de son voisin elle trouva Arthur inconscient allongé au pied du canapé elle se pencha sur lui et lui tapota les joues il ouvrit les yeux le visage calme de Morrison se voulait rassurant mais c’était tout le contraire il entendait sa voix dans le lointain et ne la voyait pas il essaya en vain de prononcer quelques paroles il lui était difficile d’articuler sa bouche était desséchée Miss Morrison alla remplir un verre d’eau et humecta ses lèvres restez tranquille je vais appeler les secours tout de suite lui dit-elle en caressant son front elle se dirigea vers le bureau à la recherche du téléphone Arthur réussit à tenir le verre de sa main droite la gauche n’obéissait à aucune commande le liquide glacé coula dans sa gorge il déglutit il voulut se relever mais sa jambe restait immobile la vieille dame se retourna pour le surveiller il avait repris quelques couleurs elle allait soulever le combiné quand la sonie du téléphone retentit tu te fous de ma gueule hurla Paul par qui ai-je l’honneur de me faire engueuler demanda Miss Morrison je ne suis pas chez Arthur [Musique] le répi avait été de courte durée Betti entra en trompe dans le box où le rine dormait dépêche-toi le dispatch vient de nous prévenir 10 ambulances arrivent une bagarre dans un bar les salles d’examen sont libre questionna le reine en se relevant d’un bon un seul patient rien de grave alors sors-moi ce type de là et appelle du renfort 10 unités Mobil peuvent nous amener jusqu’à 20 blessés [Musique] Paul entendit la sirène hurler dans le lointain il jeta un coup d’œil à son rétroviseur par instant il pouvait y voir scintiller les girophares des secours qui se rapprochaient de lui il accéléra tambourinant d’inquiétude sur son volant sa voiture s’immobilisa enfin devant le petit immeuble où vivait Arthur la porte du h était ouverte il se précipita vers la cage d’escalier grimpa les marches en courant et arriva halant dans l’appartement Arthur était allongé au pied du canapé Miss Morison lui tenait la main il nous a fait une sacrée peur dit-elle à Paul mais je crois que cela va mieux j’ai appelé une ambulance elle arrive dit Paul en s’approchant de lui comment te sens-tu demanda-t-il à son ami d’une voix qui masquait mal son inquiétude Arthur tourna la tête dans sa direction et Paul réalisa aussitôt que quelque chose clochait je ne te vois pas murmura Arthur chapitre 8 le secouriste s’assura que la civière était bien en place et referma la ceinture de sûreté il Cogia la vitre qui le séparait du conducteur l’ambulance se mit en route penché au balcon de l’appartement d’Arthur Miss Morrison regarda le véhicule de secours tourné au carrefour avant de disparaître toute sirène hurlante elle referma la fenêtre éteignit les lumières et rentra chez elle Paul avait promis de l’appeler dès qu’il en serait un peu plus elle s’assit dans son fauteuil attendant dans le silence que le téléphone sonne Paul avait pris place au côté du secouriste qui surveillait l’attention d’Arthur son ami lui fit signe de s’approcher il ne faut pas qu’il nous emmène au Mémorial murmura-t-il à son oreille j’y étais tout à l’heure raison de plus pour y retourner et leur faire un scandale d’avoir laissé sortir dans cet état-là relève de la faute professionnelle Paul s’interrompit le temps de regarder Arthur d’un air circonspect tu l’as vu c’est elle qui m’a examiné je ne te crois pas Arthur tourna la tête sans répondre c’est pour ça que tu as fait ce malaise mon vieux tu as le syndrome du cœur brisé tu souffres depuis trop longtemps Paul ouvrit la petite lucarne de séparation et demanda au chauffeur vers quel hôpital il se dirigeait mission S répondit le conducteur parfait mugré à Paul en refermant la vitre tu sais j’ai croisé Carole Hanne cet après-midi murmura Arthur Paul le regarda cette fois l’air compatissant ce n’est pas grave détends-toi tu délires un petit peu et tu crois revoir toutes tes expetites amis mais ça va passer l’ambulance arriva à destination 10 minutes plus tard dès que les brancardiers entrèrent dans le hall désert du mission San Pedro hospital Paul réalisa l’idiocie qu’il avait commis en les laissant venir ici l’infirmière cibile abandonna son livre et sa guérite pour conduire les ambulanciers vers une salle d’examen ils installèrent Arthur sur le lit et prirent congé pendant ce temps Paul complétait le rapport d’accident au comptoir de l’accueil il était plus de minuit quand syby revint vers lui elle avait déjà bipé l’interne de service et jura qu’il ne tarderait pas à venir le docteur Brisson achevait sa visite d’étage dans la salle d’examen Arthur ne souffrait plus il plongeait doucement dans les limbes d’un sommeil abysal la migraine avait enfin cessé comme par enchantement et depuis que la douleur s’était envolée Arthur heureux voyait à nouveau la roseray était splendide éclatante de Ros de mille couleurs une cardinale blanche d’une taille comme il n’en avait encore jamais vu s’ouvrait devant lui Miss Morrison arriva en fredonnant elle prit soin de couper la fleur bien au-dessus du nœud formé sur la tige et l’emporta sous la véranda elle s’installa confortablement sur la balancelle Pablo dormait à ses pieds elle préleva les pétales un à un et se mit à les coudre sur la veste en tide avec une infinie délicatesse c’était une belle idée de les utiliser ainsi pour remplacer la poche manquante la porte de la maison s’ouvrit sa mère descendit les marches du perron elle portait sur un plateau en osier une tasse de café et quelques biscuits pour le chien elle se pencha vers l’animal pour les lui donner c’est pour toi Cali dit-elle pourquoi Miss Morrison ne disait-elle pas la vérité à Lili ce petit chien répondait au nom de Pablo quelle idée étrange de l’appeler Cali mais Lili ne cessait de répéter de plus en plus fort Cali Cali Cali et Miss Morrison qui se balançait de plus en plus haut répétait à son tour en riant Cali Kali Kali les deux femmes se retournèrent vers Arthur et signifièrent d’un doigt autoritaire posé sur leurs lèvres qu’il fallait qu’ils se taisent Arthur était furieux cette complicité soudaine l’agaçait au plus haut point il se leva et le vent fit de même le rage arrivait de l’océan à grande vitesse de Lourdes gooutte ricochèrent sur la toiture les nuages gorgés d’eau qui s’étalaient dans le ciel de Carmel éclataient sans manière au-dessus de la roseray sous les impacts de la pluie des dizaines de petits cratères se formaient dans la terre tout autour de lui Miss Morrison abandonna la veste sur la balancelle et rentra pour se protéger à l’intérieur de la maison Pablo la suivit aussitôt la queue entre les jambes mais sur le pas de la porte l’animal fit volteface aboyant comme pour prévenir d’un danger Arthur appela sa mère il cria de toutes ses forces pour lutter contre le vent qui repoussait les mauxs dans sa gorge Lily se retourna elle regarda son fils son visage semblait si désolé et puis elle disparut avalée par l’ombre du couloir grinçant tous ses gonss le volet accroché à la fenêtre du bureau giflait la façade Pablo avança jusqu’à la première marche du perron il hurlait à la mort en contrebas de la demeure l’océan se déchaînait Arthur pensa qu’il serait impossible d’atteindre la grotte au pied de la falaise c’était pourtant l’endroit idéal pour se cacher il regarda au loin vers la baie la houle voluptueuse lui communiqu une violente nausée il eut un haut le cœur et se pencha en avant je ne suis pas sûr que je vais supporter ça longtemps dit Paul le bassiner à la main l’infirmière cbile retenait Arthur par les épaulle pour qu’il ne tombe pas de la table d’examen à chacun des spasmes qui le secouaient il va bientôt venir ce connard de médecin où il faut que j’aille le chercher avec une batte de baseball tempéta [Musique] Paul au dernier étage du mission saint Pedro hospital assis sur une chaise dans l’obscurité de la chambre d’un malade l’interne Brisson était en conversation téléphonique avec sa petite amie elle avait décidé de le quitter et l’appeler de chez lui détaillant la liste des incompatibilité qui ne leur laissait d’autre issu que de se séparer le jeune docteur Brisson refusait d’entendre qu’il était égoïste et arriviste et veras lier refusait elle de lui avouer que son ex-petit ami l’attendait en bas dans une voiture pendant qu’elle était en train de faire sa valise et puis cette conversation ne pouvait se poursuivre depuis une chambre d’hôpital même leur rupture aurait manqué d’intimité conclut-elle Brisson approcha son portable du moniteur cardiaque pour faire entendre à verra les bipes faibles et réguliers du cœur de son patient il précisa d’une voix pincée que dans son état celui-ci ne risquait pas de les déranger se demandant si le t-shirt qu’elle était en train de plier était bien à elle verra marqua une courte pause il lui était très difficile de se concentrer sur deux sujets en même temps Brisson crut qu’elle hésitait enfin mais verra demanda alors s’il n’était pas imprudent de continuer cette conversation on lui avait toujours dit que les téléphones portables perturber les appareils médicaux l’interne vocifera qu’à cette minute précise il s’en fichait pas mal et ordonna à sa déjà expeti amie d’avoir au moins la courtoisie d’attendre son retour de garde au matin exaspéré Brisson coupa le biper qui retentissait pour la troisième fois dans sa poche à l’autre bout de la ligne téléphonique verra venait de [Musique] raccrocher la vénule située à l’arrière du cerveau avait souffert au moment du choc dans la vitrine au cours des trois premières heures qui suivirent l’accident une quantité minime de sang filait du vaisseau endommagé mais en début de soirée l’hémorragie était suffisante pour provoquer les premiers troubles de l’équilibre et de la vision 1000 mg d’aspirine ingérée par voie sublingoile avait modifié la donne de façon significative 10 minutes suffirent aux molécules d’acide acétylsalicylique pour fluidifier le sang auquel elle se mélangeait au travers de la blessure le liquide s’épencha tout autour du cerveau comme un fleu déborde de son lit alors qu’Arthur était en route vers l’hôpital l’hémorragie ne trouva plus de territoire pour accueillir sa progression sous la voûte du crâne elle se mit alors à comprimer les méninges la première des trois membranes qui recouvrent l’encéphale réagit aussitôt croyant à une forme d’infection elle joua le rôle qui lui était attribué à 22h10 elle s’enflammait pour tenter de contenir l’agresseur dans quelques heures l’hématomes qui se formaient auraient suffisamment comprimé le cerveau pour entraîner l’arrêt des fonctions V Arthur sombrait dans l’inconscience Paul retourna chercher l’infirmière elle le pria de bien vouloir attendre sur un fauteuil l’interne de garde était très à cheval sans le respect du règlement paul n’avait pas le droit de se trouver de ce côté de la vitre Brisson appuya rageur sur le bouton du [Musique] rez-de-chaussée non loin de là les portes de l’ascenseur s’ouvraient sur le hall des urgences d’un autre hôpital Lorine avança jusqu’à la guérite de la accueil et pris un nouveau dossier des mains de Betty l’homme âgé de 45 ans était arrivé avec une plaie profonde à l’abdomen suite à un fcheux coup de couteau juste après son admission la saturation avait chuté en dessa du seuil critique signe d’une importante hémorragie son cœur montrait les signes d’une fibrillation imminente et Lorine s’était décidée à intervenir chirurgicalement avant qu’il ne soit trop tard elle avait pratiqué une franche incision pour aller clamper la veine qui saignait abondamment mais en se retirant l’arme blanc avait commis d’autres dégâts dès que la pression sanguine du blessé remonta plusieurs autres dissections se développèrent en aval de la première blessure Lorine avait dû plonger sa main dans le ventre de l’homme du pouce et de l’index elle avait pincé toute une partie de l’intestin grê pour stopper les principaux saignements la prise avait été habile et déjà la tension remontait Betty avait pu reposer les poignés du défibrillateur qu’elle tenait à bout de bras et augmenta le débit de la perfusion de molécules Lorine se trou dans une posture peu confortable il lui était désormais impossible de se libérer la pression qu’elle maintenait était vitale quand l’équipe de chirurgie arriva 5 minutes plus tard Lorine dut les accompagner jusqu’au bloc la main toujours dans l’abdomen de son patient 20 minutes après le chirurgien en charge lui signifia qu’elle pouvait retirer sa main et les laisser finir l’hémorragie était contenue le poignet engourdi Lorine était redescendue vers le hall des urgences où l’encombrement de blessé était lui loin de se [Musique] résorber Brisson entra dans le box il prit connaissance du dossier et releva les constantes vitales d’Arthur elles étaient stables dès lors seul l’état de somnolence pouvait être inquiétant n’obéissant pas aux consignes de l’infirmière Paul interpella l’interne dès qu’il sortit de la salle d’examen le médecin de garde le pria aussitôt d’aller attendre dans la zone réservée au public Paul rétorqua que dans cet hôpital désert les murs ne s’fusqueraient pas qu’il franchissent de quelques mètres une ligne jaune tracée sur un sol assez défraîchi d’ailleurs Brisson gonfla le torse et lui montra d’un doigt autoritaire que si conversation il devait y avoir elle se tiendrait de l’autre côté de la ligne en question hésitant entre étrangler l’interne tout de suite ou attendre d’avoir pris connaissance de son diagnostic Paul obtempéra satisfait le jeune médecin indica qu’il ne pouvait rien prédire pour l’instant il enverrait Arthur à la radiographie de possible Paul parla de scanner mais l’hôpital n’en disposait pas Brisson le rassura du mieux qu’il le pouvait si les clichés radiographiques laissait apparaître le moindre problème il ferait transférer Arthur dès le lendemain vers un centre d’imagerie médicale Paul demanda pourquoi on ne pouvait pas le transférer maintenant mais le jeune médecin opposa son véau depuis son admission au mission San Pedro hospital Arthur était sous sa seule responsabilité cette fois Paul réfléchit à l’endroit où il pourrait bien cacher le corps de l’interne après la strangulation Brisson fit demi-tour et remonta vers les étages il allait chercher un appareil de radiographie mobile dès qu’il e disparu Paul entra dans le box et secoua Arthur ne t’endors pas tu ne dois pas te laisser aller tu m’entends Arthur ouvrit les paupières il avait le regard vitreux et chercha à tâon la main de son ami Paul tu te souviens du jour précis de la fin de notre adolescence ce n’est pas très difficile c’était tout à l’heure tu as l’air d’aller mieux tu devrais te reposer maintenant quand nous sommes revenus de la pension les choses n’étaient plus à leur place tu as dit un jour on est plus chez soi là où on a grandi moi je voulais revenir en arrière mais pas toi garde tes forces nous aurons le temps de parler de tout cela plus tard Paul regarda Arthur il prit une serviette et fit couler l’eau au robinet de la vasque il serra le linge et le posa sur le front de son ami Arthur semblait soulagé je lui ai parlé aujourd’hui pendant tout ce temps quelque chose au fond de moi me disait que j’entretenais peut-être une illusion qu’elle était un refuge une façon de se rassurer parce qu’à vouloir atteindre l’inaccessible on ne court pas de risque c’est moi qui t’ai dit ça ce weekend crétin maintenant oublie mes anneries philosophiques j’étais juste en colère qu’est-ce qui te mettait en colère que nous n’arrivions plus à être heureux au même moment pour moi c’est ça vieillir c’est bien de vieillir tu sais c’est une drôle de chance il faut que je te confie un secret quand je regarde des personnes âgées souvent je les envie de leur vieillesse d’y être arrivé d’avoir vécu jusque-l Paul regarda le tensiomètre la pression sanguine avait encore baissé il ser à les point convaincu qu’il fallait agir ce tobib allait tuer ce qu’il avait de plus précieux au monde l’ami qui valait pour lui toute une famille même si je ne m’en sors pas ne dis rien à Lorine si c’est pour raconter des trucs aussi idiots économise tes mots et Arthur sombra à nouveau sa tête roula sur le côté de la siiviè il était 1h52 et à la pendule de la salle d’examen la trotteuse continuait son tic tac sournois Paul se leva et força Arthur à rouvrir les yeux tu vas vieillir encore longtemps mon crétin je vais m’en occuper et quand tu seras pétri de rhumatisme quand tu ne pourras même plus soulever ta canne pour me taper dessus je te dirai que c’est à cause de moi que tu souffres qu’un des pires soirs de ma vie j’aurais pu t’éviter tout ça mais tu n’avais qu’à pas commencer j’ai commencé quoi murmura Arthur à ne plus t’amuser des mêmes choses que moi à être heureux d’une façon que je ne comprenais pas à m’obliger à vieillir aussi Brisson entra dans la salle d’examen accompagné de l’infirmière qui poussait le chariot de radiographie vous sortez tout de suite cria-t-il à Paul d’un ton couroussé Paul le regarda de pied en cap jeta un œil à la machine que l’infirmière cibile mettait en place à la tête du lit et s’adressa à elle d’une voix posée ça pèse dans les combiens ce tru-à bien trop lourd pour mes reins quand je dois pousser ce satané appareil Paul se retourna brusquement et saisit Brisson par le col de sa blouse il lui détailla d’une façon un peu ferme les amendements au règlement du mission San Pedro hospital qui entreraiit en vigueur à la minute où il relâcherait son emprise et là vous avez bien compris ce que j’ai dit ajouta-t-il sous le regard amusé de l’infirmière cibile libéré Brisson exagéra une quinte de tout qui cessa au premier mouvement de sourcil de Paul rien qui m’inquiète dit l’interne 10 minutes plus tard en consultant les clichés accrochés au panneau lumineux mais est-ce que cela inquièterait un médecin demanda Paul tout cela peut attendre demain matin répondit Brisson d’un ton pincé votre ami est juste sonné Brisson ordonna à l’infirmière de ramener l’appareil en salle de radiologie mais Paul s’interposa l’hôpital n’est peut-être pas le dernier refuge de la galanterie mais on va faire un essai quand même dit-il dissimulant mal sa rage Brisson s’exécuta et reprit le chariot des mains de syby dès qu’il e disparu dans l’ascenseur l’infirmière tapota à la vitre de sa guérite et fit signne à Paul de venir la voir il est en danger n’est-ce pas demanda Paul de plus en plus anxieux je ne suis qu’infirmière mon avis compte vraiment plus que celui de certain tbib l’assura Paul alors écoutez-moi bien murmura CB j’ai besoin de ce job si un jour vous faites un procès à cet abruti je ne pourrai pas pas témoigner ils sont aussi corporatistes que les flics ceux qui parlent en cas de bavure peuvent ensuite chercher du boulot à vie plus aucun hôpital ne les engage il n’y a de place que pour ceux qui se serrent les coues quand il y a un pépin l’école blanc oublie que chez nous les pépins sont des êtres humains cela dit tirez-vous d’ici tous les deux avant que Brisson le tue je ne vois pas comment et où voulez-vous qu’on aille je serai tenté de vous dire que seul le résultat compte mais fiez-vous à mon instinct dans son cas le temps compte aussi Paul faisait les 100 pas furieux contre lui-même dès qu’ils étaient entrés dans cet hôpital il avait su que c’était une erreur il essaya de retrouver son calme la peur l’empêchait de trouver une solution Lorine Paul se précipita au chevet d’Arthur qui gémissait il avait les yeux grands ouvert et son regard semblait se fixer sur un autre monde désolé ce n’est que moi dit Paul en lui prenant la main la voix d’Arthur était saccadé jure-moi sur ma tête que tu ne lui diras jamais la vérité en ce moment je préfère jurer plutôt sur la mienne dit Paul du moment que tu tiens ta promesse ce furent là les dernières paroles d’Arthur l’hémorragie noyait maintenant toute la partie arrière de son cerveau pour protéger les centres vitaux encore intacte la formidable machine décida de mettre hors service tous ces terminaux périphériques les centres de la vue de la parole de Louis et de la motricité avaiit cessé d’être opérationnel il était 2h20 à la pendule de la salle d’examen Arthur était désormais dans le coma chapitre [Musique] 9 Paul arpentait le hall il prit son téléphone portable au fond de sa poche mais sibile lui fit aussitôt comprendre qu’il était interdit d’en faire usage dans l’enceinte de l’établissement et quel appareil scientifique pourrait bien être perturb ici à part le distributeur de boisson cria-t-il Siby réitéra l’interdiction d’un mouvement de tête et lui désigna le parking des urgences article 2 du nouveau règlement intérieur insista Paul mon téléphone est autorisé dans le hall ça ne marche qu’avec Brisson votre règlement allez donc téléphoner dehors si la sécurité passe je me fais virer Paul râa avant de franchir les pores coulissante pendant de longues minutes Paul continua à faire les 100 pas sur le parking des ambulances regardant défilé le répertoire téléphonique sur l’écran de son portable et merde gromela-t-il à voix basse c’est un cas de force majeur il appuya sur une touche et le portable composa aussitôt un numéro pré-enregistré memmorial hospital que puis-je faire pour vous interrogea la standardiste Paul insista pour qu’on lui passe les urgences il patienta quelques minutes Betty prit l’appel une ambulance lui expliqua-t-il avait conduit chez eux en début de soirée un jeun homme percuté par un side car sur Union Square Betty demanda aussitôt à son interlocuteur s’il était un membre de la famille de la victime Paul répondit qu’il était son frère il montait à peine l’infirmière se souvenait très bien de ce dossier le patient avait quitté l’hôpital par ses propres moyens vers 21h il était en bonne santé pas vraiment reprit Paul pouvez-vous me passer le médecin qui s’est occupé de lui je crois que c’est une femme c’est urgent ajouta-t-il Betty comprit qu’il y avait un problème ou plutôt que l’hôpital risquait d’avoir un problème 10 % des patients reçus aux urgences revenaient dans les 24 heures en raison d’une erreur ou d’une sous-estimation de diagnostic le jour où les procès coûteraient plus d’argent que d’en économiser les réductions d’effectifs les administrateurs prendraient enfin les mesures que le corps médical ne cessait de réclamer elle replongea dans ses fiches à la recherche du double de celle d’Arthur Betty ne décela aucun manquement au protocole d’examen rassurée elle tapota à la vite Lorine remontait le couloir elle lui fit signe de venir la voir il y avait un appel pour elle si c’est ma mère dis-lui que je n’ai pas le temps je devrais être parti depuis une demi-heure et j’ai encore deux patients à traiter si c’était ta mère qui appelait à 2h30 du matin je te la passerai même au bloc opératoire prends-moi ce téléphone ça semble important perplexe Lorine porta le combiné à son oreille vous avez examiné ce soir un homme qui a été renversé par un side car vous vous en souvenez dit la voix dans l’appareil oui très bien répondit Lorine vous êtes de la police non je suis son meilleur ami votre patient a fait un malaise en rentrant chez lui il est inconscient Lorine sentit son cœur accélérer dans sa poitrine appelez immédiatement le 911 et amenez- le moi ici tout de suite je l’attendrai il est déjà hospitalisé nous sommes au mission San Pedro Hospital et ça ne va pas bien du tout je ne peux rien faire pour votre ami s’il est déjà dans un autre hôpital répondit Lorine mes collègues s’occuperont très bien de lui j’en suis certaine je peux leur parler si vous le souhaitez mais à part signaler une légère taquicardie je n’ai rien de particulier à leur indiquer tout était normal quand il est parti d’ici Paul décrivit la condition dans laquelle Arthur se trouvait le docteur en charge prétendait qu’il n’y avait pas de danger à attendre jusqu’au matin mais il ne partageait pas du tout cette avis il fallait être un anâne pour ignorer que son meilleur ami n’allait pas bien du tout il m’est difficile de contredire un confrère sans avoir au moins pu consulter moi-même les radios que dit le scanner il n’y a pas de scanner dit Paul quel est le nom de l’interne de garde demanda Lorine un certain Docteur Brisson dit Paul Patrick Brisson il y avait écrit patte sur sa plaque ça doit être ça vous le connaissez je l’ai connu en 4e année de médecine c’est effectivement unan qu’est-ce que je dois faire supplia Paul je n’ai absolument pas le droit d’intervenir mais je peux essayer de lui parler au téléphone avec l’accord de Brisson nous pourrions organiser le transfert de votre ami et lui faire passer un scanner dès cette nuit le nôtre est ouvert 24h/ 24 pourquoi n’êtes-vous donc pas venu tout de suite ici c’est une longue histoire et nous avons peu de temps Paul aperçu l’interne qui entrait dans la guérite de sibyile il pria le reine de rester en ligne et traversa le H en courant il arriva halant devant brissant et lui colla son portable sous l’oreille c’est un appel pour vous dit-il Brisson le regarda étonné et prit l’appareil l’échange de point de vue entre les deux médecins fut bref Brisson écouta le reine et la remercia d’une aide qu’il n’avait pas fcité l’état de son patient était sous contrôle ce qui était loin d’être le cas de la personne qui l’accompagnait cet homme qui l’avait inutilement dérangé avait une certaine tendance à l’hystérie pour se débarrasser de lui il avait même failli appeler la police maintenant que Lorine était rassuré il allait raccrocher ravi d’avoir eu de ses nouvelles après toutes ses années et avec l’espoir de la revoir pour un café ou pourquoi pas un dîner il coupa la communication et rangea l’appareil dans sa poche alors demanda Paul les qui mordait la ligne jaune je vous rendrai votre téléphone quand vous partirez d’ici dit Brisson d’un air Autin leur usage est interdit dans l’enceinte de l’établissement Siby vous l’a probablement déjà signifié Paul se posta devant le médecin et lui barra la route bon d’accord je vous le restitue mais vous me jurez de sortir sur le parking si vous avez d’autres appels reprit Brisson beaucoup moins fier qu’a dit votre confrère demanda Paul en arrachant son portable des mains de l’interne qu’elle me faisait confiance ce quivid ce n’est pas le cas de tout le monde Brisson Poa du doigt l’inscription qui délimitait la zone réservée exclusivement au personnel médical si vous repassez encore une fois de l’autre côté de cette ligne ne serait-ce que pour parcourir 10 cm dans ce corridor sib appellera la police et je vous ferai évacuer j’espère que j’ai été assez clair et Brisson tourna les talons avant de s’éloigner dans le couloir l’infirmière en chef cibile haussa les épaules [Musique] Lorine venait de faire hospitaliser le dernier des blessés de la Rix du bar une infirmière stagiaire lui demanda d’examiner sa patiente il suffisait de regarder le tableau des horaires explosa Lorine pour vérifier que sa garde s’achevait à 2h du matin à presque 3h il était donc impossible que la personne à laquelle s’adressait la jeune infirmière soit encore le reine Milie Smith la regarda interdite bon d’accord dans quel Box est votre malade demanda-t-elle suivant résigné un petit garçon qui souffrait d’une forte fièvre se plaignait de douleur à l’oreille Lorine l’examina et diagnostica une tite carabinée elle prescrivit une ordonnance et prit à Béti d’aider la jeune stagiaire à administrer les soins appropriés fourbu elle quitta enfin les urgences sans même prendre le temps d’enlever sa blouse en traversant le parking désert Laurine rêvait d’un bain d’une couette et d’un gros oreiller elle consulta sa montre sa prochaine garde but dans moins de 16h il aurait fallu le double de sommeil pour tenir le coup jusqu’à la fin de la semaine elle prit place au volant et attacha sa ceinture la voiture s’engagea dans potero Avenue et bufurkaa dans la 23e rue Lorine aimit rouler dans San Francisco au milieu de la nuit quand la ville calme s’offrait à elle l’asphalte défilait sous les roues de son cabriolet elle alluma la radio et passa la troisème vitesse la triomphe filait sous la voûte étoilée d’un magnifique ciel d’été les services de la Ville réparaient des canalisations au croisement de MC hister Street la circulation était bloquée le chef de chantier se pencha à la portière de la triomphe son équipe n’en avait plus que pour quelques minutes la rue était à sens unique Loren songea à faire marche arrière mais la présence d’une voiture de police qui balisait la zone où les ouvriers intervenaient la fait renoncer la silhouette du mission s Pedro hospital se dessinait dans son rétroviseur l’établissement se situait à deux pâté de maison derrière elle le chauffeur referma la bâche du camion municipal avant de remonter dans sa cabine sur le côté du véhicule une publicité de la prévention routière mettait en garde le citoyen il suffit d’une seconde de négligence le policier fit signe à Lorine qu’elle pouvait enfin passer elle se faufila entre les engins de chantier qui abandonnaient le centre de la chaussée pour se regrouper le long du trottoir mais au feu elle changea d’itinéraire de mémoire d’interne elle n’avait jamais connu d’étudiants plus imbut de lui-même que Brisson appuyé à la vitre qui donnait sur le parking désert Paul réfléchissait jérophar éteint une ambulance au sigles de l’établissement hospitalier s’immobilisa sur un emplacement réservé au véhicule de secours le chauffeur descendit verrouilla les portières et entra dans le hall de l’hôpital après avoir salué l’infirmière de garde il accrocha son trousseau à un petit clou planté au mur de la guérite Siby lui remit la clé d’une salle d’examen il la remercia et alla se coucher dans un des boxes occupé par la baie vitrée Paul contemplait l’ambulance une triomphe verte vint se ranger juste à côté il reconnut aussitôt la jeune femme qui se dirigeait d’un pas décidé vers les portes automatiques du sas des urgences elle fit demi-tour au milieu du parking ôta sa blouse et la jeta en boule dans le coffre de sa voiture quelques instants plus tard elle entrait dans le hall Paul vint à sa rencontre docteur Klein je présume c’est vous qui m’avez appelé oui comment le savez-vous il n’y a que vous dans ce hall et vous comment avez-vous su qui j’étais gêné Paul fixa le bout de ses chaussures je prie tous les dieux de la Terre depuis 2 heures pour qu’on me vienne en aide vous êtes le premier Messie à se présenter je vous ai vu enlever votre blouse sur le parking Brisson est dans les parages interrogea Lorine pas loin dans les étages et votre ami Paul désigna le premier box derrière la guérite de l’infirmière allons-y dit Lorine en l’entraînant mais Paul hésita il avait eu une petite altercation avec Brisson et ce dernier lui avait interdit de franchir la ligne jaune à l’entrée du couloir sous peine de le faire expulser par la police il se demandait si en cas d’infraction Siby mettrait la sentence à exécution Lorine soupira cette attitude de Petit Caporal collait bien à l’interne qu’elle avait côtoyé en 4e année de faculté elle invite à Paul à ne pas compliquer la situation elle irait le trouver seule et se présenterait comme la petite amie du patient ils me laisseront passer le rassura elle essayez quand même de l’appeler plutôt par son prénom patient ça peut éveiller des soupçons Paul craignait que Brisson ne soit pas dupe de la supercherie nous ne nous sommes pas croisés depuis de nombreuses années et vu le temps qu’il passe à se regarder lui-même je doute qu’il reconnaisse le visage de sa propre mère Lorine alla se présenter à la guérde de cbyil l’infirmière de garde posa son livre et sortit de sa cage de verre la zone derrière elle n’était accessible qu’au personnel médical mais en 20 ans de carrière elle avait acquis un flair infaillible que la jeune femme qu’elle accompagnait vers le box soit ou non la petite amie du patient importait peu elle était avant tout médecin Brisson ne pourrait lui faire aucun reproche Lorine entra dans la pièce où Arthur reposait elle étudia les mouvements de la cage thoracique la respiration était lente et régulière la couleur de la peau normale sous prétexte de prendre la main de son petit ami elle étudia son pou le cœur semblait battre moins vite que lors du précédent examen bien que le rythme pulsatif est augmenté sous ses doigts si elle réussissait à le tirer de ce mauvais pas elle lui ferait passer un électrocardiogramme de contrôle et ce de gré ou de force elle s’approcha du panneau lumineux où étaient suspendu les radiographies du crâne elle demanda à syby si c’était des photos du cerveau de son fiancé qui était exposé sur ce mur Siby la regarda dubitative et leva les yeux au ciel je vais vous laisser avec votre fiancée vous devez avoir besoin d’intimité Lorine la remerci du fond du cœur sur le pas de la porte l’infirmière se retourna et regarda à nouveau Lorine vous pouvez étudier les clichés de plus près docteur la seule chose que je vous recommande c’est de finir votre bilan avant que Brisson redescende je ne veux pas avoir d’ennui et cela étant dit j’espère que vous êtes meilleur médecin que comédienne Lorine entendit les pas s’éloigner dans le couloir elle s’approcha du tableau pour étudier attentivement les radios Brisson était encore plus incapable qu’elle ne l’avait imaginé un bon interne aurait suspecté les penchements hémorragiques à l’arrière du crâne cet homme sur la table devait être opéré au plus vite elle redoutait déjà que le cerveau ne souffre du temps perdu pour confirmer son diagnostic il fallait lui faire passer un scanner de toute urgence les mains dans les poche de sa blouse Brisson entra dans la guérite de sibyile il est encore là celui-là s’étonna-t-il en désignant Paul assis sur une chaise à l’autre bout du hall oui et son ami est toujours dans le box docteur il s’est réveillé non mais il respir très bien et ses constantes sont stables je viens de les prendre vous croyez à un risque d’hématome intracranien vous sans qui Brisson d’une voix faible Siby fouilla dans ses papiers pour ne pas croiser le regard du médecin sa foi dans le genre humain approcha son seuil de tolérance je ne suis qu’une infirmière vous me l’avez suffisamment fait remarquer depuis que vous êtes chez nous docteur Brisson adopta aussitôt une attitude plus assurée ne soyez pas insolente je peux vous faire muter quand je veux ce type est juste sonné il va récupérer au matin nous lui ferons passer un scanner par précaution remplissez-moi une fiche de transfert et cherchez-moi un scan libre dans une clinique du quartier ou dans un centre d’imagerie dites bien que le docteur Brisson en personne souhaite que l’examen soit pratiqué dans la matinée je n’y manquerit pas gromela cbile en s’engageant dans le couloir il entendit l’infirmière lui crier qu’elle avait autorisé la compagne du patient à lui rendre visite dans la salle d’examen sa femme est là demanda Brisson en se retournant sa petite amie ne hurlez pas comme ça syby nous sommes dans un hôpital il n’y a que nous docteur dit syby et heureusement murmura-t-elle dès que Brisson s’éloigna l’infirmière retourna à sa guérite Paul l’a fixé du regard elle haussa les épauulle il entendit la porte de la salle d’examen se refermer sur les pas de l’interne hésita quelques secondes et se leva pour franchir d’un pas volontaire la fameuse ligne jaune Brisson se présenta à la jeune femme assise sur le tabouret à côté de son fiancé bonjour Lorine ça fait un sacré bail tu n’as pas changé répondit-elle toi non plus à quoi joues-tu avec ce patient qu’est-ce que cela peut bien te faire tu manques de client au Mémorial je suis là parce que cet homme était mon patient en début de soirée je sais que cela peut paraître déroutant mais certains d’entre nous font ce métier par amour de la médecine tu veux dire ont peur d’avoir des ennuis parce qu’ils ont peut-être sous-estimé la condition clinique d’un blessé avant de le laisser quitter leur service le ton de Lorine monta d’un cran et sa voix résonna dans le couloir tu te trompes mais apparemment ce ne sera pas la plus grave erreur d’appréciation que tu auras faite ce soir je suis ici parce que le copain de ce type m’a appelé au secours et même par téléphone j’ai pu me rendre compte que tu t’étais encore gouré de diagnostic tu as peut-être quelque chose à me demander pour être aussi aimable à te demander certainement pas à te conseiller je vais appeler le mémorial et les prier de m’envoyer une ambulance pour rapatrier cet homme à qui l’on doit probableement faire une ponction intracrânienne dans les plus brefs délais tu vas me laisser intervenir et en contrepartie je te laisserai modifier ton rapport d’examen tu auras prescrit le transfert toi-même et ton chef de service te congratulera pense-y un patient sauvé ça ne peut pas faire de tort à ta carrière Brisson accusa le coup il s’avança vers le reine et lui ôta des mains les clichés de radiographie c’est ce que j’aurais fait si j’avais pensé que son état de santé le justifia de telles dépenses mais ce n’est pas le cas il va bien et il se réveillera demain matin avec une sale migraine en attendant je t’autorise à sortir de mon hôpital et à retourner dans le tien cet endroit est au mieux un dispensaire reprit Lorine elle arracha une radio des mains de Brisson et l’accrocha au tableau lumineux le cliché était pris depuis la face elle délimita l’épiphy calcifié la petite glande aurait dû se trouver parfaitement à cheval de la ligne médiane qui délimite les deux hémisphères du cerveau mais sur cette image elle était décalée ce qui laissait présumer une compression anormale à l’arrière du cerveau tu n’es pas capable d’interpréter cette anomalie reprit-elle en criant ce n’est qu’un défaut sur le cliché l’appareil portable est de mauvaise qualité répondit Brisson avec la voix d’un petit garçon surpris la main dans un pot de confiture l’épiphy est décalé de la ligne médiane et la seule explication possible est la formation d’un hématome parietto occipital ton entêtement va tuer cet homme et je te jure que je te le ferai regretter Brisson se ressaisit gonflé d’orgueil il avança vers le reine l’obligeant à reculer vers la porte du box il faudra d’abord que tu justifies ton intrusion dans ces lieux ta présence dans une salle d’examen où tu n’as ni autorité ni légitimité dans 5 minutes je téléphone au flic pour te faire des guerres pire à moins que tu ne préfères que nous allions prendre un café quelque part c’est très calme ce soir je peux m’absenter quelques instants Lorine toisa le résident ses lèvres tremblaient de colère appuyé au mur le bras négligeemment posé au-dessus de son épaule Brisson approcha son visage elle le repoussa sans ménagement à la Faculté Patrick tu transpirais déjà la concupiscence et la jalousie la personne que tu as le plus déçu dans la vie c’est toi-même et tu as décidé de le faire payer aux autres si tu continues cet homme s’en sortira sur une chaise roulante dans le meilleur des cas d’un geste brutal Brisson la chassa vers la porte fou le C d’ici avant que je te fasse arrêter barre-toi et transmets mes amitiés à fstein dis-lui qu’en dépit de son jugement sévère je m’en sors très bien quant à lui dit-il en désignant Arthur il reste là c’est mon patient les veines de Brisson saillaient de rage Lorine avait retrouvé son calme elle posa une main compatissante sur l’épaule de l’interne Dieu que je plains ton entourage je t’en supplie Patrick s’il y a encore en toi un brin d’humanité reste célibataire Paul entra brusquement dans la pièce les yeux ivres d’émotion Brisson sur sauta est-ce que je viens de vous entendre dire qu’Arthur allait être paralysé regardait Brisson avec l’envie irrésistible de l’étrangler pour de bon quand l’infirmière cibile apparut à son tour elle s’excusa auprès du résident elle avait fait tout son possible pour retenir Paul elle n’avait pas eu la force physique nécessaire pour lui interdire l’accès au couloir cette fois vous êtes allé trop loin tous les deux Siby appelez les flics tout de suite je porte plainte Brisson jubilait l’infirmière s’approcha sortit la main de sa poche et glissa quelque chose dans celle de Lorine la jeune interne identifia aussitôt l’objet et comprit l’intention de l’infirmière elle la remercia d’un œil complice et sans aucune hésitation elle planta la seringue dans le coup de Brisson et appuya sur le piston le résident la regarda stupéfait il recula cherchant à ôter l’aiguille de sa nuque mais il était trop tard et déjà le sol se déroubait sous ses pieds Lorine fit un pas pour le retenir dans sa chute valium et hipnovel il va faire un très grand voyage annonça sib humblement aidé de Paul Lorine allongea Brisson à terre ce n’était plus un néon qui pendait au plafond mais un petit avion accroché au manège pourquoi son père ne voulait-il pas qu’il monte dans la ncelle dans sa cabine le Forin a déjà fait teinter la clochette le tour va commencer tous les enfants s’amusent et lui doit rester là à jouer dans le sable parce qu’un tas de sable ça ne coûte rien un tour à 30 cintes c’est beaucoup d’argent quel est le prix à payer pour aller jusqu’aux étoiles Lorine glissa sous la tête de Brisson la couverture que lui tendait sibile elle est belle cette femme devant moi avec sa queue de cheval ses pommettes et ses yeux qui pétillent elle me regarde à peine ce n’est pas un crime de désirer je voudrais qu’elle vienne dans l’avion avec moi je laisserai mes parents à cette médiocrité qui les rassure l’un l’autre je haie ces gens autour de moi qui rient de rien et s’amusent de tout il fait noir il dort chuchota Paul il en a tout l’air répondit le reinene qui vérifiait le pou de Brisson qu’est-ce qu’on fait maintenant il en a pour une petite demi-heure j’aimerais mieux avoir tout nettoyé à son réveil il sera de très mauvaise humeur partez d’ici tous les trois je vais chercher ma voiture nous installerons votre ami à l’arrière et nous filerons au Mémorial il n’y a pas une minute à perdre elle sortit de la pièce l’infirmière déverrouilla les freins du lit où reposait Arthur et Paul l’aida à le pousser hors de la salle d’examen en veillant à ne pas rouler sur les doigts de Brisson qui somnolaient par terre les roues cinaient sur le linoléum du hall Paul l’abandonna subitement Lorine referma le coffre de la triomphe et fut surprise de voir Paul qui traversait le parking en courant il passa à sa hauteur en criant j’arrive et continua son sprint elle enfilait sa blouse en le regardant s’éloigner perplexe Paul ce n’est vraiment pas le moment quelques minutes plus tard une ambulance s’arrêta devant elle la portière côté passager s’ouvrit et Paul assis à la place du conducteur l’accueillit tout sourire je vous emmène vous savez conduire ce genre d’engin demanda-t-elle en grimpant à bord je suis un spécialiste ils s’arrêtèrent sous l’ovent Siby et Paul transportèrent Arthur sur le brancard à l’arrière de l’ambulance je vous aurais bien accompagné soupira Siby penchée à la vitre de Paul merci pour tout dit-il de rien je vais perdre mon job mais je me suis rarement autant amusé si vos soirées sont toutes aussi drôles passez-moi un coup de fil je vais avoir du temps libre Paul sortit un trousseau de sa poche et le remit à l’infirmière j’ai fermé la porte de la salle d’examen juste au cas où il se réveillerait un peu plus tôt Siby récupéra les clés un sourire aux lèvres elle donna un petit coup sur la portière comme on claque la croupe d’un cheval pour lui ordonner de prendre la route seulle au milieu du parking désert devant le lit civière sibil vit l’ambulance tourn au coin de la rue elle s’arrêta devant les portes automatiques sous ses pieds une grille métallique permettait l’écoulement des eau de pluie elle prit les clés que Paul lui avait remises et les laissa glisser de sa main avec ma voiture dit Lorine nous aurions gagné en discrétion vous m’avez dit que nous n’avions pas une minute à perdre objecta Paul en allumant la rampe girophare de l’ambulance il filait à vive allure si tout allait bien il serait au Mémorial hospital dans un petit quart d’heure quelle nuit s’ex Lorine vous croyez qu’Arthur se souviendra de quelque chose quelques fragments de conscience se recolleront les uns aux autres je ne peux pas vous garantir que le tout forme une série cohérente est-il dangereux de réveiller les souvenirs de quelqu’un qui resta longtemps dans le coma pourquoi est-ce que ce serait dangereux demanda Lorine les comas sont consécutifs à des traumatismes crâniens soit le cerveau est endommagé soit il ne l’est pas il arrive aussi que certains patients restent comateux sans que l’on sache pourquoi la médecine est encore peu savante en ce qui concerne le cerveau vous parlez de ça comme d’un carburateur de voiture amusée Lorine pensa à sa triomphe qu’elle avait abandonné sur le parking et pria pour ne pas croiser Brisson quand elle irait la récupérer ce type était capable de dormir dans son cabriolet jusqu’à ce qu’elle revienne donc si on essaie de stimuler la mémoire d’un ancien comateux on ne lui fait courir aucun risque ne confondez pas amnésie et coma cela n’a rien à voir il est fréquent qu’un individu n’arrive pas à se souvenir des événements précédant le choc qu’ a plongé dans l’inconscience mais si la perte de mémoire s’étend à une période plus large elle relève d’un autre dommage que l’on appelle amnésie et qui a ses propres causes pendant que Paul réfléchissait Lorine se retourna pour observer Arthur votre ami n’est pas encore dans le coma il est juste inconscient vous croyez que l’on peut se souvenir de ce qui s’est passé pendant qu’on était dans le coma peut-être de certains bruits autour de vous c’est un peu comme quand on dort sauf que le sommeil est plus profond Paul réfléchit 1000 fois avant de se décider à poser cette question qui lui brûlait les lèvres et si vous êtes somnambule intrigué Lorine regarda Paul était superstitieux et une petite voix lui rappelait qu’il avait juré de garder un secret son meilleur ami était allongé sur une civière inconscient alors à contrecœur il mit un terme à ses questions Lorine se retourna à nouveau la respiration d’Arthur était ample et régulière si les radiographies de son crâne avaient été de si mauvaise augur on aurait pu croire qu’il dormait paisibleblement il a l’air plutôt bien dit-elle en reprenant sa place ah mais c’est un type très bien même s’il lui arrive de m’emmerder du matin au soir je parlais de son état de santé à vous voir ensemble vous avez l’air d’un vieux couple nous sommes comme frère bouon Paul vous n’avez pas souhaité prévenir sa petite amie enfin je veux dire la vraie il est célibataire et surtout ne me demandez pas pourquoi pourquoi il a un don pour se mettre dans des situations compliquées comme Paul regarda longuement Lorine c’est vrai que le sourire qu’elle portait dans ses yeux était unique laissez tomber dit-il en haochant la tête tournez à droite il y a des travaux par là reprit Lorine pourquoi me posez-vous toutes ces questions sur le coma comme ça qu’est-ce que vous faites dans la vie je suis architecte comme lui comment le savez-vous il me l’a dit cet après-midi nous avons fondé notre cabinet ensemble vous avez une bonne mémoire pour vous souvenir ainsi du métier de tous vos patients architecte c’est un joli métier murmura Lorine ça dépend des clients pour nous c’est un peu pareil dit-elle en riant l’ambulance approchait de l’hôpital Paul donna un petit coup de sirène et se présenta devant la rampe réservée au véhicules de secours l’officier de sécurité actionna la barrière j’adore les passes droit jubila-t-il arrêtez-vous sous le Porsche vous jouerez à nouveau avec votre ent et les brancardiers viendront chercher votre ami quel luxe c’est juste un hôpital il arrêta le fourgon à l’endroit désigné par Lorine deux brancardiers venaient déjà à leur rencontre je vais avec eux dit Lorine allez vous garer je vous retrouverai plus tard dans la salle d’attente merci pour tout ce que vous faites dit Paul elle ouvrit la portière et descendit du véhicule quelqu’un proche de vous a été dans le coma Paul la fixa du regard vraiment très proche répondit Paul Lorine accompagna le brancard et entra dans les urgences vous avez quand même une drôle de façon de vous fréquenter tous les deux vous étiez fait pour vous entendre murmura-t-il en la regardant s’éloigner dans le [Musique] haôle chapitre 10 [Musique] les roulettes du chariot tournaient si vite que leur moyeux tremblaient sur leur axe Laurine et Bettis se frayaient un chemin dans les couloirs encombrés des urgences elles évitèrent de justesse une armoire à pharmacie et la rencontre dans un virage d’une équipe de brancardi qui arrivait en face s’avéra des plus périlleuses plafond les néons s’étiraient en un trait continu de couleur laiteuse au loin le signal de l’ascenseur retentit le reine hurla qu’on l’attende elle accéléra encore sa course bêtit les dents du mieux qu’elle le pouvait à maintenir le chariot en ligne droite un interne en OL qui retenait les portes de la cabine les aida à se faufiler entre deux autres lits qui montaient vers les blocs de chirurgie scanner halta Lorine alors que la cabine s’élevait une infirmière appuya sur le bouton du 5 la course reprit sa folle allure de corridor en corridor où les portespalières virvoltaient à leur passage l’unité d’imagerie médical était enfin en vue à bout de souffle Lorine et Betty rassemblèrent leur dernière force je suis le docteur Klein j’ai prévenu l’appariteur de notre arrivée j’ai besoin d’un scan crâen tout de suite nous vous attendions répondit Lucy vous avez le dossier du patient la paperasserie attendrait Lorine poussa le chariot dans la salle d’examen de is sa cabine de contrôle isolée du scanner le docteur Bern se pencha sur le micro que cherchonsnous une hémorragie probable dans le lob occipital j’ai besoin d’une série de clichés préopératoir pour une ponction intracranienne vous comptez intervenir cette nuit demanda ber surpris dans moins d’une heure si j’arrive à monter l’équipe est prévenu pas encore murmura Lorine mais vous avez bien son aval pour SC en urgence évidemment line aidé de Betti elle installa Arthur sur la table de thérapie et le Sangla au support de tête Betty injecta la solution Yodé pendant que l’opérateur initiait les protocoles d’acquisition depuis son terminal dans un bruissement à peine audible la table avança jusqu’au centre de l’anou le statif effectua ses premières rotations tandis que la couronne de détecteur tournait autour de la tête d’Arthur les rayons X captés étaient transmis à une chaîne informatique qui recomposait l’image de son cerveau en coupe les premières planches apparaissaient déjà sur les deux écrans de l’opérateur elle confirmaient le diagnostic de leorine infirm celui de Brisson Arthur devait être opéré immédiatement il fallait suturer au plus vite la dissection de la veine endommager et réduire l’hématome à l’intérieur de la cavité crânienne à ton avis quel est le potentiel de récupération demanda le reine à son collègue en parlant dans le micro de la salle du scanner c’est toi l’interne en neurochirurgie mais si tu veux mon pronostic je dirais que si vous intervenez dans l’heure tout est encore possible je ne vois pas de lésion majeure il respire bien les centres neurofonctionnel semble intact il peut s’en sortir indemne le radiologue fit signe à laorine de le rejoindre dans la cabine il pointa du doigt sur l’écran une zone du cerveau je voudrais que tu regardes de plus près cette coupe dit-il je pense que nous avons ici une petite malformation étrange je vais compléter ces examens par un IRM j’enverrai les images par le DICOM tu les récupéreras directement sur le neuronavigateur tu pourrais presque laisser le robot opérer pour toi merci pour tout c’était calme cette nuit tes visites me font toujours plaisir un quart d’heure plus tard Lorine quittait le département d’imagerie médicale conduisant Arthur vers le dernier étage de l’hôpital Betty l’abandonna devant les ascenseurs il fallait qu’elle redescende aux urgences de là elle ferait tout ce qui lui était possible pour réunir une équipe chirurgicale dans les meilleurs délis le bloc opératoire baignait dans l’obscurité au mur la pendule luminescente indiquait 3h40 Lorine tenta d’installer Arthur sur la table d’opération mais sans aide l’exercice se révélait complexe elle en avait assez de cette vie de ses horaires d’être toujours à la disposition de tous alors que personne n’était jamais là pour elle son biper la rappela à l’ordre elle se précipita vers le combiné du téléphone mural Betty décrocha aussitôt j’ai réussi à joindre Norma elle a eu du mal à croire elle s’occupe de joindre fstein tu crois que ça va lui prendre du temps celui qu’il faut pour aller de la cuisine à la chambre si l’appartement de fstein est aussi grand qu’on le dit elle mettra 5 petites minutes tu veux dire que Norma et fstein tu m’as demandé de le joindre au milieu de la nuit c’estes choses faitti et moi j’ai demandé qu’il te rappelle directement j’ai les tympants fragiles je te laisse je cherche un anesthésiste tu crois qu’il viendra je pense qu’il est déjà en route tu es ça protégé on dirait que tu es la seule à ne pas vouloir t’en rendre compte Betty coupa la communication et chercha dans son carnet personnel un médecin réanimateur qui vivrait non loin de l’hôpital et dont elle sacrifierait la nuit Lorine reposa lentement le combiné elle regarda Arthur sur la civière qui dormait d’un sommeil trompeur elle entendit des pas derrière elle Paul s’approcha du lit et prit la main d’Arthur vous croyez qu’il va s’en sortir demanda-t-il d’une voix angoissée je fais de mon mieux mais seul je ne peux pas grand-chose j’attends la cavalerie et je suis fatigué je ne sais pas comment vous remercier murmura Paul il est la seule chose au-dessus de mes moyens que je me sois jamais accordé au silence de Lorine Paul ajouta qu’il ne pouvait se permettre de le perdre Lorine le regarda fixement venez m’aider chaque minute compte elle entraîna Paul vers la salle de préparation ouvrit l’armoire centrale et prit deux blouses verte tendez les bras dit-elle elle nooua les cordons de la tunique dans son dos et lui posa un calot sur la tête l’entraînant vers la vasque elle lui montra comment laver ses mains et l’aida à enfiler une paire de gants stérile pendant que Lorine s’habillait Paul se contemplait dans le miroir il se trouvait très élégant en tenue de chirurgien s’il n’avait pas une sainte horreur du sang la médecine lui aurait convenu à merveille lorsque vous aurez fini de vous regarder dans la glace vous me donnerez un petit coup de main demanda Lorine les bras tendus Paul l’aida à se préparer et dès qu’ils furent tous deux vêtus de leur combinaison il la suivit à l’intérieur du bloc lui qui s’en orgueillissait de la haute technicité des équipements de son cabinet d’architecture était émerveillé par la multitude d’appareils électroniques il s’approcha du neuronavigateur pour en caresser le clavier ne touchez pas à ça cria Lorine je ne faisais que regarder regardez avec vos yeux pas avec vos doigts vous n’avez pas le droit d’être là si Fernstein me voit dans cette salle avec vous je vais en prendre pour de bonnes heures de réprimande pour iv la voix du vieux professeur qui sortait d’un haut-parleur vous avez décidé de saboter votre carrière pour contrarier ma retraite ou vous agissez par pure inconscience Loren se retourna Fernstein laa dévisagé depuis le S de préparation de l’autre côté de la vitre c’est vous qui m’avez fait prêter le serment d’Hippocrate je respecte mes engagements voilà tout répondit Lorine dans l’intercom fstein se pencha sur la console il appuya sur le bouton du micro pour s’adresser à ce médecin qu’il ne connaissait pas je lui ai fait jurer de donner son corps à la médecine je pense que lorsque les générations futures étudieront son cerveau la science fera de grands progrès dans la compréhension du phénomène de l’entêement ne vous inquiétez pas depuis qu’il m’a sauvé sur la table d’opération il me prend pour sa créature reprit le reine à l’attention de Paul en ignorant totalement Fernstein elle s’empara d’un rasoir stérile dans un tiroir et d’une paire de ciseaux découpa la chemise d’Arthur et en jeta les lambeau dans une corbeille Paul ne put rérainer un sourire en la voyant débarrasser le torse d’Arthur de toute pilosité cette coupe va beaucoup lui plaire à son réveil dit-il Lorine apposa des électrodes au poignet aux chevilles et en SEP points autour du cœur d’Arthur elle relia les fils électriques à l’électrocardiographe et vérifia le bon fonctionnement de la machine un tracé lent et régulier s’afficha sur l’écran vert luminescent je suis devenu sans grand jouet je me fais engueuler si je fais trop d’erreur je me fais engueuler si je ne suis pas bon étage au bon moment je me fais engueuler si nous ne traitons pas assez de patients aux urgences je me fais engueuler parce que j’arrive trop vite sur le parking je me fais même engueuler parce que j’ai mauvaise mine le jour où j’étudierai son cerveau la médecine fera un grand pas dans la compréhension du matchisme chez Les tbib Paul tout sauta gêné Fernstein invita Lorine à le rejoindre je suis en milieu stérilisé protesta-t-elle je sais déjà ce que vous voulez me dire vous croyez que je me suis levé au milieu de la nuit pour le seul plaisir de vous passer un savon j’aimerais m’entretenir avec vous du protocole opératoire dépêchez-vous c’est un ordre Lorine fit claquer ses gants et sorti du bloc laissant Paul seul en compagnie d’Arthur qui est le réanimateur demanda-t-elle alors que la porte du sas coulissait sur ses glissièr je croyais que c’était ce médecin avec vous non ce n’est pas lui murmura Lorine en regardant le bout de ses chaussures normanain s’en occupe elle nous rejoindra dans quelques minutes bon vous avez réussi à former une équipe quiipe de pote au milieu de la nuit dites-moi qu’il ne s’agit pas d’une appendicite les traits de laorine se détendirent elle posa une main sur l’épaule de son vieux professeur ponction intracrânienne et réduction d’un hématome soudural à quand remontent les premiers saignements 19h avec une augmentation probable de l’intensité vers 21h suite à l’absorption d’une forte dose d’aspirine Fernstein regarda sa montre il était 4h du matin quel est votre pronostic de récupération l’opérateur du scan est optimiste je ne vous ai pas demandé son avis mais le vôtre je n’en sais rien pour tout vous dire mais mon instinct me dit que ça valait le coup de vous réveiller alors si nous ne le sortons pas de là je blâmerai votre instinct où sont les clichés déjà introduit dans le neuronavigateur les périmètres des champs opératoires sont établis nous les avons envoyés par le DICOM j’ai allumé l’échographe et initialisé les protocoles opératoires bien nous devrions pouvoir opérer dans le quart d’heure vous allez tenir le coup interrogea le professeur en enfilant sa blouse précisez votre question le narga Lorine en lui nouant les cordons dans le dos je parle de votre fatigue c’est une obsession chez vous râa-t-elle en prenant une nouvelle paire de gants stéril dans l’armoire si je dirigeais une compagnie aérienne je m’inquiéterai de la vigilance de mes pilotes ne vous inquiétez pas j’ai les pieds sur terre alors qui est ce chirurgien dans la salle d’opération je ne le reconnais pas sous son calot questionna fstein en se lavant les mains c’est une longue histoire dit-elle embarrassée il va s’en aller il est juste venu m’aider quelle est sa spécialité n ne saurons pas trop ce soir toute aide sera la bienvenue psychiatre Fernstein resta interloqué Norma entra dans la salle de préparation elle aida le professeur à enfiler ses gants et ajusta le reste de sa tenue l’infirmière regarda le vieux professeur fier de son élégance Fernstein se pencha à l’oreille de son élève et murmura elle qu’en vieillissant je ressemble à chunne connerie et Lorine pu voir le sourire qui s’étirait sous le masque du chirurgien le docteur Lorenzo granelli réanimateur réputé fit une entrée fracassante installé depuis 20 ans en Californie titulaire d’une chair au centre hospitalier universitaire il ne s’était jamais départi de cet accent élégant et ensoleillé qui soulignait ses origines vénitiennes alors s’exclama-t-il les bras grands ouverts qu’est-ce donc que cette urgence qui ne peut pas attendre l’équipe entra dans le bloc au grand étonnement de Paul chacun le salua en l’appelant docteur du regard Lorine lui suggéra fermement de sortir mais alors qu’il se dirigeait vers la porte du sas l’anesthésiste lui demanda de l’aider à installer la poche de perfusion granelly regarda perplexe les gouttes qui perlaient sous le calot de Paul mon petit doigt me dit que vous avez déjà chaud cher collègue Paul répondit d’un mouvement de tête et accrocha tremblotant le sac de plasma à la perche de son côté Lorine exposait rapidement la situation au reste de l’équipe elle fit défiler sur l’écran de l’ordinateur les différentes coupes du scanner je demanderai une nouvelle échographie lorsque nous aurons soulagé la pression intracranienne Fernstein se détourna de l’écran et s’approcha du patient en découvrant le visage d’Arthur il recula d’un pas et remercia le ciel que le masque chirurgical qu’il portait dissimule ses traits tout va bien lui demanda Norma qui ressentait le trouble du professeur Fernstein s’écarta de la table d’opération comment ce jeunehomme est-il arrivé chez nous c’est une histoire qui vous semblera difficile à croire répondit Lorine d’une voix à peine audible nous allons avoir tout le temps de l’entendre insista-t-il en prenant place derrière le neuronavigateur Lorine expliqua le parcours chaotique qui avait conduit Arthur pour la deuxième fois aux urgences du Mémorial Hospital et l’avait soustrait aux mains malheureuses de Brisson pourquoi ne pas avoir pratiqué un contrôle neurologique plus approfondi lorsque vous l’avez examiné la première fois demanda Fernstein en vérifiant le bon fonctionnement de son appareil il n’y avait pas de traumatisme crânien pas de perte de connaissance le bilan neuromoteur était satisfaisant nous avons pour consigne de limiter les examens inutilement coûteux vous n’avez jamais respecté les consignes ne me dites pas que vous avez subitement décidé de vous y plier aujourd’hui pour une première fois ce ne serait vraiment pas de chance je n’avais aucune raison d’être inquiète et Brisson fidèle à lui-même rétorqua Lorine il vous a laissé emmener son patient pas vraiment Paul simula une incroyable quinte de tout toute l’équipe chirurgicale le regarda granelli abandonna son poste et vint lui tapoter le dos vous êtes sûr que vous allez bien cher confrère Paul rassura l’anesthésiste d’un signe de la tête et s’éloigna de lui alors voilà une excellente nouvelle s’exclama Granell maintenant et tout à fait confidentiellement si vous pouviez éviter de badigeonner cette pièce de vos baciles le corps médical dont je fais partie vous en serez infiniment reconnaissant je parle au nom de ce cher patient qui souffre déjà à l’idée que vous vous approchiez de lui Paul qui avait l’impression qu’une colonie de fourmis avait élu domicile dans ses jambes se rapprocha de Lorine et murmura à son oreille suppliant sortez-moi d’ici avant que ça ne commence je ne supporte pas la vue du sang je fais de mon mieux chuchota la jeune interne ma vie se transforme calvaire quand vous êtes réunis tous les deux si un jour vous pouviez essayer de vous fréquenter un tout petit peu comme tout le monde ça m’arrangerait beaucoup de quoi parlez-vous demanda Lorine étonné je me comprends trouvez-moi un moyen de quitter cet endroit avant que je tourne de l’œil Lorine s’écarta de Paul vous êtes prêts demanda-t-elle à granelli plus près serait presque impossible ma chère j’attends le signal répondit l’anesthésiste encore quelques minutes annonça Fernstein Norma posa le champ opératoire sur la tête d’Arthur son visage disparut sous un linge vert Fernstein voulait vérifier une dernière fois les cliché il se retourna vers le panneau rétroéclairé mais ce dernier était vierge de toute image il fustigea laorine du regard elles sont restées de l’autre côté de la vitre je suis désolé Lorine ressortit de la pièce pour chercher les planches d’M la porte du bloc opératoire se referma pendant que Norma apaisait Fernstein d’un sourire complice tout cela est inadmissible dit-il en prenant les poignées du neuronavigateur elle nous réveille au milieu de la nuit personne n’est prévenu de cette intervention nous avons à peine eu le temps de nous préparer il y a quand même un minimum de procédures à respecter dans cet hôpital mais mon cher collègue s’exclama granelli le talent s’exprime souvent dans la spontanéité de la prévue tous les visages se tournèrent vers l’anesthésiste granelli tout sauta enfin quelque chose comme ça non les portes de la salle de préparation où Lorine recueillait les derniers compte-rendus d’analyse s’ouvrirent brusquement un policier en uniforme précédait un inspecteur de police Lorine reconnut aussitôt le médecin en blouse qui la pointait du doigt c’est elle arrêtez-la tout de suite comment êtes-vous arrivé jusquel demanda Lorine stupéfaite au policier il semblait y avoir urgence nous l’avons emmené avec nous pour qu’Il nous guide répondit l’inspecteur en désignant brissant je suis venu assister à votre interpellation pour tentative d’assassinat séquestration de médecin dans l’exercice de ses fonctions enlèvement d’un de ses patients et vol d’une ambulance si vous le permettez docteur je vais faire mon métier reprit l’inspecteur Eric Bram à l’attention de Brisson il demanda à Lorine si elle reconnaissait les faits elle inspira profondément et jura qu’elle n’avait agi que dans l’intérêt du blessé il s’agissait d’un cas de légitime défense l’inspecteur Bram était désolé il ne lui appartenait pas de juger de cela et il n’avait d’autre choix que de lui passer les menotes c’est vraiment nécessaire suppplia leorine c’est la loi jubila Brisson j’en ai une deuxième paire si vous parlez encore une fois à ma place dit l’inspecteur je vous embarque pour usurpation de la fonction d’agent de la force publique ça existe ce délit demanda l’interne vous voulez le vérifier répondit Bram d’un ton ferme Brisson recula d’un pas laissant le policier pour suivre son interrogatoire qu’avez-vous fait de l’ambulance elle est sur le parking je l’urai ramené au petit matin le haut-parleur crépita Lorine et le policier se retournèrent pour voir Fernstein qui s’adressait à eux depuis le bloc opératoire pouvez-vous me dire ce qui se passe les joues de la jeune neurologue avait viré au pourpre elle se pencha sur le pupitre les épaules lourdes et appuya sur la touche de l’interphone pardon murmura-t-elle je suis tellement désolé est-ce que cette intrusion policière a un rapport avec le patient qui se trouve sur cette table en quelque sorte à voie Lorine Granell s’approcha de la vitre s’agit-il d’un bandit demanda-t-il presque extatique non répondit Lorine tout est de ma faute je suis tellement confuse ne soyez pas confuse reprit l’anesthésiste moi-même lorsque j’avais votre âge j’ai fait deux ou trois plaisanteries qui m’ont valu quelques soirées en compagnie des carabini leurs costumes sont bien plus élégants que ceux de votre police d’ailleurs le réanimateur fut coupé dans élan par l’inspecteur Bram qui s’approcha du micro elle a volé une ambulance et enlevé ce patient dans un autre hôpital toute seule s’exclama l’anesthésiste au comble de l’excitation mais cette fille était patente elle avait un complice souffla Brisson je suis certain qu’il est dans le hall il faut l’embarquer lui aussi Fernstein et Norma se tournèrent vers le seul médecin qui ne s’était toujours pas présenté mais à leur grande surprise il avait disparu recroquevillé dans le comp qui se trouvait sous la table d’opération Paul ne comprenait pas comment sa soirée avait pu virer à un tel cauchemar il y a quelques heures il était un homme heureux et serein qui dîit en compagnie d’une femme ravissante Fernstein s’approcha de la vitre et demanda à Lorine pourquoi elle avait commis un acte aussi stupide son élève releva la tête et le regarda les yeux pleins de tristesse Brisson allait le tuer bonsoir professeur dit le jeune interne ravi je veux récupérer mon patient tout de suite je vous interdis de commencer cette intervention je le ramène avec moi j’en doute fort objecta Fernstein furieux monsieur le professeur je vous invite à laisser faire le docteur Brisson dit l’inspecteur de police embarrassé granelly recula à pas feutrer jusqu’à la table d’intervention il vérifia la condition d’Arthur et débrancha une électrode à son poignet aussitôt le signal d’alarme de l’électrocardiographe retentit granelli leva les bras au ciel et voilà on parle on parle et ce jeune homme va de plus en plus mal à moins que ce monsieur qui nous enquikine ne prenne la responsabilité de l’aggravation inévitable de la condition de notre malade je pense qu’il serait temps d’opérer de toute façon l’anesthésie a déjà commencé et il n’est plus transportable conclut-t-il triomphal le masque chirurgical de Norman pouvait cacher son sourire Brisson foudrage pointa un doigt rageur vers Fernstein vous me le prez tous Je je crois que nous n’avons pas fini de faire nos comptes jeune homme maintenant partez d’ici et laissez-nous travailler ordonna le professeur en se retournant sans adresser le moindre regard à Lorine l’inspecteur Bram rangea sa paire de menotte et prit la jeune neurologue par le bras Brisson leur emboî le pas le moins que l’on puisse dire reprit granelli en remettant l’électrode au poignet d’Arthur c’est que cette soirée est très original le renronnement des appareils recouvrit le silence qui s’installa dans la salle d’opération le liquide anesthésiant descendit le long du tube de perfusion et entra dans les veines d’Arthur granelli vérifia la saturation des gaz sanguins et fit signe à Fernstein que l’intervention pouvait enfin [Musique] commencer Loren avait pris place à bord de la voiture banalisée de l’inspecteur Eric Bram Brisson était monté dans celle du policier en uniforme au croisement de California Street les deux véhicules se séparèrent Brisson rentrait finir sa garde au San Pedro il viendrait signer sa plainte dans la matinée il était vraiment en danger demanda l’inspecteur il est toujours répondit Lorine depuis la banquette arrière et ce Brisson y est pour quelque chose ce n’est pas lui qui l’a projeté dans une vitrine mais disons que son incompétence a aggravé la situation alors vous lui avez sauvé la vie j’allais l’opérer quand vous m’avez arrêté et vous faites ce genre de chose pour tous vos patients oui et non enfin essayez de les sauver oui les enlever dans un autre hôpital non vous avez pris tous ces risques pour un inconnu poursuivit l’inspecteur là vous m paté ce n’est pas ce que vous faites tous les jours dans votre métier prendre des risques pour des Inconnus Si mais moi je suis policier moi médecin la voiture entra dans Chinatown Lorine pria l’officier d’ouvrir la fenêtre ce n’était pas vraiment réglementaire mais il accepta ce soir il en avait assez du règlement ce type était très antipathique mais je n’avais pas le choix vous comprenez Lorine ne répondit pas la tête penchée à la fenêtre elle respira l’air marin qui gagnait les quartiers Est de la ville j’aime cet endroit plus que tout dit-elle dans d’autres circonstances je vous auraiis emmené manger le meilleur Canar laqu du monde chez les Frères Tang vous connaissez l’endroit c’est ma cantine enfin c’était depuis 2 ans je n’ai plus eu le temps d’y mettre les pieds vous êtes inquiète je préférerais être avec eux dans la salle d’opération mais Fernstein est le meilleur neurochirurgien de cette ville alors non je ne devrais pas être soucieuse vous avez déjà réussi à répondre à une question seulement par oui ou par non elle sourit vous avez vraiment fait ce coupl toute seule reprit l’inspecteur oui la voiture se rangea sur le parking du 7e district l’inspecteur Bram aida Lorine à descendre du véhicule dès qu’ils entrèrent dans le commissariat il confia sa passagère à l’officier de permanence Natalia n’aimait pas passer la nuit loin de son compagnon mais les heures entre minuit et 6h du matin comptaient double plus que 3 mois et elle aussi prendrait sa retraite son vieux flic bourru lui avait promis de l’emmener faire ce grand voyage dont elle rêvait depuis tant d’années à la fin de l’automne il s’envolerait pour l’Europe elle l’embrasserait sous la tourfel il visiterait Paris et il partirait à Venise pour s’unir enfin devant Dieu en amour la patience à ses vertus il n’y aurait aucune cérémonie ils entreraient simplement tous les deux dans une petite chapelle la ville en comptait des dizaines Natalia entra dans la salle d’interrogatoire pour relever l’identité de Lauren Klein une interne en neurochirurgie qui avait dérobé une ambulance et enlevé un patient dans un hôpital chapitre [Musique] 11 Natalia posa son blocne sur la table j’ai vu des choses originales dans mon métier mais là vous battez un record dit-elle en prenant la cafetière sur le réchaud elle regarda longuement Lorine en 30 ans de carrière elle avait assisté à un grand nombre d’interrogatoires et pouvait juger de la sincérité d’un prévenu en moins de temps qu’il en avait fallu à ce dernier pour commettre son délit la jeune interne décida de coopérer hormis la complicité de Paul elle n’avait rien à cacher elle assumait ses actes si une situation identique se représentait elle adopterait la même attitude une demi-heure s’écoula Lorine racontait Natalia l’écoutait resservant du café de temps à autre vous n’avez pas noté un mot de ma déposition répondit Lorine je n’étais pas là pour ça un inspecteur viendra demain matin je vous recommande d’attendre un avocat avant de raconter à quiconque d’autre ce que vous venez de me dire votre patient a-t-il des chances de s’en sortir on ne le saura qu’à la fin de l’intervention pourquoi si Lorine lui avait vraiment sauvé la vie Natalia pensait que cela dissuaderait probablement les administrateurs du mission San Pedro de se porter partie civile il n’y a aucun moyen de me laisser sortir le temps de l’opération je jure de me représenter ici demain matin il faudra d’abord qu’un juge fixe le montant de votre caution dans le meilleur des cas il vous recevra dans le courant de l’après-midi sauf si votre collègue retirait sa plainte n’y comptez pas il n’a pas pu m’avoir quand nous étions à la Faculté vous pensez bien qu’il tient la sa revanche vous vous connaissiez j’ai eu à le supporter comme voisin de banc en 4e année et il prenait un peu trop de place le jour où il a posé ses mains sur mes cuisses je l’ a conduit assez brusquement mais encore je peux vous raconter ça sans la présence de mon avocat rétorqua lurine d’un ton amusé je l’ai giflé en plein cours de biologie moléculaire la claque a raisonné dans tout l’amphithéâtre à l’académie de police je me souviens d’avoir me noté un jeune inspecteur qui avait essayé de m’embrasser de façon un peu cavalière il a passé une très mauvaise nuit à à la portière de sa voiture et vous ne l’avez jamais recroisé nous allons bientôt nous marier Natalia s’excusa auprès de Lorine mais le règlement l’obligeait à l’enfermer Lorine regarda le réduit grillagé au fond de la salle d’interrogatoire c’est calme ce soir reprit Natalia je vais laisser la cellule ouverte si vous entendez des pas enfermez-vous toute seule sinon c’est moi qui auraai des ennuis il y a du café dans le tiroir sous le réchaud et des tasses dans le petit placard ne faites pas de bêtises le la remercia Natalia quitta la pièce et retourna à son bureau elle prit le registre de nuit pour y reporter l’identité de la jeune femme interpellée et conduite au 7e district à [Musique] 4h35 quelle heure est-il demanda Fernstein vous êtes fatigué répondit Norma je ne vois pas pourquoi je le serai j’ai été réveillé au milieu de la nuit et j’opère depuis plus d’une heure bougonna le vieux chirurgien les ne font pas des chats n’est-ce pas ma chère Norma reprit l’anesthésiste quel est le sens de votre propos cher confrère interrogea Fernstein je me demandais où votre élève avait acquis ce phrasé si particulier faut-il en déduire que vos étudiants pratiqueront la médecine avec un léger accent italien Fernstein introduisit un drain par l’incision pratiquée dans le crâne d’Arthur déjà le sang s’épenchait dans le tube l’hématôes sdural commençaient enfin à se résorber une fois les MICR dissections côérisé il resterait à s’attaquer à la petite malformation vasculaire la sonde du neuronavigateur avançait millimètres par millimètre les vaisseaux sanguins apparaissaient sur le moniteur de contrôle sembla à des rivières souterraines l’extraordinaire voyage au centre de l’intelligence humaine se déroulait pour l’instant sans encombre pourtant de part et d’autre de la prou du navigateur s’étendait l’immensité grise de la matière cérébelleuse tel un amas nuageux par couru de millions d’éclairs minute après minute la sonde se frayait une voix vers son objectif final mais il faudrait encore beaucoup de temps avant qu’elle n’atteigne les veines cérébrales [Musique] internes Natalia reconnut les pas qui grimpaient l’escalier la tête de l’inspecteur pilgaise apparut dans l’entrebaillement de la porte les cheveux en bataille le visage grisé par la barbe naissante il posa un petit paquet blanc fermé d’un ruban marron qu’est-ce que c’est demanda Natalia curieuse un homme qui n’arrive pas à dormir quand tu n’es pas dans son lit je te manque à ce point-là pas toi mais ta respiration elle me berce tu vas y arriver un jour j’en suis certaine à quoi à me dire simplement que tu ne peux plus vivre sans moi le vieil inspecteur s’assit sur le bureau de Natalia il sortit son paquet de cigarette de sa poche pour en porter une à ses lèvres puisque tu es en service actif pour quelques mois encore je vais exceptionnellement te faire partager le fruit d’une expérience rudement acquise sur le terrain pour arriver à une conclusion tu dois regrouper tes indices dans le cas qui te préoccupe tu es en face d’un type à la soixantaine bien tassé qui a quitté New York pour partager ta vie le même bonhomme sort de son lit quit aussi le tien à 4h du matin il traverse la ville en voiture alors qu’il n’y voit rien la nuit s’arrête pour t’acheter des beigners alors que son taux de cholestérol lui interdit de fréquenter le trottoir d’une pâtisserie ce sont des beignets au sucre dans ce paquet et il vient te déposer sur ton bureau tu as besoin d’une déposition en plus j’aimerais quand même que tu passes aux aveux Natalia ôta la cigarette coincée entre les lèvres de pilgy et l’échangea contre un baiser c’est pas mal du tout ça tu progresses dans ton enquête reprit le policier à la retraite tu me rends ma cigarette tu es dans un établissement public c’est interdit à part toi et moi je vois pas grand monde détrompe-toi il y a une jeune femme dans la cellule 2 elle est allergique au tabac elle est toutbibe vous avez coffré un médecin qu’est-ce qu’elle a fait une histoire à dormir debout j’aurais décidément tout vu dans ce métier elle a piqué une ambulance et enlevé un patient dans le Comat Natalia n’avait pas eu le temps de terminer sa phrase pilgais s’était levé d’un bon et se dirigeait d’un pas décidé dans le couloir George cria-t-elle tu es à la retraite mais l’inspecteur ne se retourna pas et ouvrit la porte de la salle d’interrogatoire j’ai comme un pressentiment marmonna-t-il en refermant la porte derrière [Musique] lui je crois que nous ne sommes plus très loin dit Fernstein en faisant pivoter la poignée du robot l’anesthésiste se pencha sur son écran et augmenta aussitôt le débit d’oxygène vous avez un problème demanda le chirurgien la saturation baisse laissez-moi quelques minutes avant de continuer l’infirmière s’approcha de la pâre elle régla le débit de la perfusion et vérifia les tubes d’admission d’air qui entrait dans le nez d’Arthur tout est en place dit-elle cela semble se stabiliser reprit granelli d’une voix plus calme je peux continuer demanda fenstein oui mais je ne suis pas tranquille je ne sais pas si cet homme a des antécédent cardiaque je vais passer un second drain l’hématome est un peu encaloté la tension d’Arthur avait chuté les constantes affichées sur l’écran n’étaient pas alarmantes mais de nature à maintenir l’anesthésiste en état d’alerte la composition des gaz sanguins n’était pas des plus satisfaisantes plutôt nous le réveillerons et mieux ce sera il ne réagit pas bien au diprivant reprit granelli le tracé de l’électrocardiogramme marqua une nouvelle inflexion l’onde Q était anormal Norma retint son souffle en regardant le petit moniteur mais le tracé vert reprit ses ondulations régulières nous ne sommes pas passés loin dit l’infirmière en reposant les poignés du défibrillateur j’aurais souhaité une échographie de comparaison dit à son tour fstein hélas il nous manque un médecin ce soir mais qu’est-ce qu’elle fait bon sang ils vont quand même pas la garder toute la nuit et fstein se jura de s’occuper personnellement de ce crétin de [Musique] Brison Lorine alla s’asseoir sur la banquette au fond de la cage grillagée pilgais ouvrit la porte sourit en remarquant que la serrure n’était pas fermée et se dirigea vers la desserte il prit la cafetière et se servit une tasse je ne dis rien pour la cellule et vous ne dites rien pour le lait j’ai du cholestérolle elle serait furieuse elle n’aurait pas tort quel taux les spécificités du décor qui vous entoure vous échappe je ne suis pas venu pour une consultation vous prenez vos médicaments au moins il me coupe l’appétit et j’aime manger demander un changement de traitement pilgais parcourut le rapport de police le compte-rendu de Natalia était vierge elle doit vous trouver sympathique que voulez-vous elle est comme ça elle a ses têtes de qui parlez-vous de ma femme c’est elle qui a oublié de reporter vos déclarations et c’est elle qui a aussi oublié de refermer la grille de votre cellule c’est fou ce qu’elle devient distraite avec l’âge et qui était ce patient que vous avez enlevé un certain Arthur Ashby si ma mémoire est bonne pillgaz leva les bras au ciel il avait l’air consterné pas si bonne que ça si vous voulez mon avis vous pourriez être plus clair interrogea Lorine il a déjà failli gâcher mes derniers mois de service ne me dites pas que vous avez décidé de prendre la relève et de me pourir ma retraite je n’ai pas la moindre idée de ce dont vous me parlez c’est bien ce que je craignais soupira l’inspecteur et où est-il au Mémorial hospital au bloc opératoire de neurochirurgie là où je devrais me trouver en ce moment au lieu de perdre montant dans ce commissariat j’ai proposé à votre femme de me laisser y retourner en lui promettant de revenir dès l’intervention achevée mais elle n’a pas voulu l’inspecteur se releva pour aller remplir sa tasse il tourna le dos à Lorine et versa une cuillère de sucre en poudre dans le breuvage il manquerait plus que ça dit-il d’une voix qui couvrait le bruit de la cuillère elle est à 3 mois de la fin de sa carrière et nous avons déjà nos billets pour Paris je sais que c’est presque un sport chez vous deux mais vous nalz pas ça en l’air aussi je n’ai pas le souvenir que nous nous soyons déjà rencontré et je ne comprends rien à vos petites remarques vous pouvez m’éclairer pilgise posa un gobelet de café sur la table et le poussa devant Lorine faites attention c’est brûlant buvez ça et je vous emmène j’ai causé pas mal d’ennui aux gens autour de moi ce soir vous êtes sûr que je suis à la retraite depuis 4 ans qu’est-ce que vous voulez qu’il me fasse maintenant ils m’ont déjà piqué mon job alors je peux vraiment retourner là-bas têtu et sourde pourquoi vous faites ça vous êtes médecin votre vre métier de soigner des gens je suis flic faisons en sorte que les questions restent ma prérogative partons je dois vous ramener ici avant la relève qui a lieu dans 4h Lorine suivit le policier dans le couloir Natalia leva la tête et regarda son compagnon qu’est-ce que tu fais tu as laissé la porte de la cage ouverte et l’oiseau s’envole ma chérie tu veux rire toi qui te plains que je ne le fais jamais je viens te chercher à la fin de ton service et j’en profiterai pour ramener la petite pilegise ouvrit la portière à Lorine il contourna le véhicule et s’installa derrière le volant de la Mercury Grand Marquis un parfum de cuir fauve flottait dans l’habitacle elle sent un peu le neuf mais ma vieille Toronado a rendu l’â cet hiver vous auriez dû entendre le bruit de ces 385 chevaux qui galopaient sous son capot on a fait quelques belles poursuites elle et moi vous aimez les vieilles voitures non c’était juste pour faire la conversation une pluie fine se mit à tomber sur la ville une de petites gouttes se déposait sur le pare-brise en un voile brillant je sais que je n’ai pas le droit de vous poser des questions mais pourquoi m’avez-vous sorti de ma cellule vous l’avez dit vous-même vous serez plus utile dans votre hôpital qu’à boire du mauvais café dans mon commissariat et vous avez un sens aigu de l’utilité publique vous préférez que je vous ramène au poste les trottoirs deser luisaient dans la nuit et vous reprit-il pourquoi avez-vous fait tout ça cette nuit un sens aigu du devoir Lorine se tue et tourna la tête vers la fenêtre je n’en ai pas la moindre idée le vieil inspecteur sortit son paquet de cigarettes ne vous inquiétez pas je fume plus depuis 2 ans je me contente de les mastiquer c’est bien vous prolongez votre espérance de vie je ne sais pas si je vais vivre plus vieux mais en tout cas entre la retraite mon régime contre le cholestérol et l’arrête du tabac le temple paraît déjà beaucoup plus long il jeta sa cigarette par la fenêtre Lorine enclencha les essuglaces vous est-il arrivé de vous sentir bien en compagnie de quelqu’un que vous ne connaissiez pas une femme est arrivée un jour dans le commissariat à manatan où j’étais jeune inspecteur elle s’est présenté à moi mon bureau était près de l’entrée elle venait d’être affectée au dispatching pendant toutes ces années où je sillonnait les rues de Midtown elle était cette voix qui crépitait dans ma radio de bord je me débrouillais pour que mes heures de service collent avec les siennes j’étais dingue d’elle comme je ne la voyais que très rarement j’avais tendance à interpeller un peu n’importe qui pour n’importe quoi ça lement pour revenir au commissariat et déférer mon détenu devant elle elle a repéré mon manège assez vite et m’a proposé d’aller boire un verre avant que je ne coffre le buraliste au coin de la rue pour vente d’allumette humide nous sommes allés dans un petit café derrière le commissariat on s’est assis à une table et voilà voilà quoi questionna Lorine amusée si j’en allume une vous ne direz rien de bouffé et vous l’ jetez marcher conclu le policier porta une nouvelle cigarette à sa bouche il appuya sur la cigar et reprit son récit il avait quelques collègues au comptoir du bar il faisait semblant de pas nous voir mais nous savions elle et moi que dès le lendemain ça jaserait j’ai mis du temps à m’avouer que je ressentais un manque quand elle était pas au commissariat j’ai répondu à votre question maintenant et quand vous avez compris ça qu’est-ce que vous avez fait j’ai continué à perdre beaucoup de temps répondit l’inspecteur un silence s’installa à bord pilgais fixait la route cet homme que j’ai en lev je l’ai à peine vu je l’ai examiné brièvement il est reparti avec sa drôle de mine et son air un peu perdu et puis son ami m’a téléphoné les nouvelles n’étaient pas très bonne l’inspecteur tourna lentement la tête je ne peux pas vous expliquer pourquoi dit-elle mais en raccrochant j’étais heureuse de savoir où il était pilgaise regarda sa passagère un sourire aux lèvres il se pencha pour ouvrir la boîte à gant et sortit un girophare rouge qu’ l’éanta sur le toit de sa voiture jouons un petit tour votre impatience il alluma sa cigarette la voiture filait dans la nuit et aucun feu ne viendrait interrompre sa [Musique] course Norma épongea le front du professeur encore quelques minutes et la sonde atteindrait sa destination la petite anomalie vasculaire était en vue l’électrocardiographe émit un son bref toute l’équipe retenait son souffle granelli se pencha sur l’appareil regarda le tracé qui défilait devant lui il tapa du plat de la main sur le haut du moniteur et l’onde reprit sa courbure normale cette machine est aussi fatiguée que vous professeur dit-il en retournant à sa place mais cette remarque n’apaisa pas l’inquiétude qui régnait dans la salle Norma vérifia le niveau de charge du défibrilateur elle changea la poche qui recueillait le sang épenché de l’ématô désinfecta de nouveau les pourtours de l’incision et retourna à sa place sur le côté de la table l’accès est beaucoup plus compliqué que je ne l’imaginais précisa Fernstein cette circonvolution ne ressemble à rien de connu vous croyez que c’est un anévrisme demanda l’anesthésiste en regardant l’écran du neuronavigateur certainement pas on dirais plutôt une petite glande je vais la contourner pour en étudier les points d’attachement je ne suis plus du tout certain qu’il faille lootter alors que la sonde atteignait la zone délimitée par Fernstein l’électroencéphalographe qui mesurait l’activité électrique du cerveau d’ attira l’attention de Norma l’une des ondes se mettait à ossiller étrangement elle marqua un brusque pic d’une amplitude inégalé l’infirmière imita le geste de l’anesthésiste et tapota sur le moniteur l’onde plongea d’une façon vertigéneuse avant de remonter à une altitude raisonnable vous avez un problème interrogea le professeur à la première anomalie l’imprimante de l’appareil aurait dû marquer la bande de papi témoins mais elle n’avait pas réagi déjà l’étrange tracé fuyait à la droite de l’écran Norma haussa les épaules et pensa que dans cette salle tout était aussi fatigué qu’elle je crois que je vais pouvoir inciser je ne suis pas certain de vouloir enlever cette chose dit le professeur mais au moins nous pourrons pratiquer une biopsie vous ne voulez pas faire une pause suggéra l’anesthésiste je préfère en finir le plus vite possible nous n’aurions pas dû entreprendre une telle intervention avec une équipe aussi réduite granelli qui aimait travailler en petit nombre ne partageait pas la vie de son confrère les meilleurs praticiens de la ville étaient réunis dans cette salle il décida de garder ce point de vue pour lui il pensa que ce weekend il erait naviguer sur son voilier dans la baie de San Francisco il venait d’acheter une grande voile [Musique] neuve la Mercury Grand Marquis se rangea sur le parking de l’hôpital pilgais se pencha pour ouvrir la portière de Lorine elle descendit de son véhicule et resta à observer quelques instants fichez-moi le cand d’ici ordonna l’inspecteur vous avez mieux à faire que de regarder cette voiture je vais aller prendre un café en face je compte sur vous pour m’y retrouver avant que mon carrosse se transforme en citrouille c’était vous que je regardais je cherchais les mots pour vous remercier Lorine s’enfuit vers le Sass des urgences elle traversa le hall en courant et s’engouffra dans l’ascenseur plus la cabine s’est levait vers les étages plus son cœur tambourinait dans sa poitrine elle s’affairra à la hâte passa une blouse qu’elle noua seule et enfila ses gants essoufflée elle pressa du coude le poussoir qui commandait l’accès au bloc opératoire et la porte du sas coulissa aussitôt personne ne semblait lui porter attention Lorine patienta quelques instants et tout sauta sous son masque je dérange non vous êtes inutile c’est presque pire répondit fstein je peux savoir ce qui vous a retenu tout ce temps les barreaux d’une cellule dans un commissariat de police et ils ont fini par vous libérer non c’est mon fantôme qui est là dit-elle d’un ton sec cette fois Fernstein releva la tête épargnez-moi votre insolence reprit le professeur Lorine s’approcha de la table d’opération elle balaya du regard les différents moniteurs et s’inquiéta auprès de granellie de l’état général du patient l’anesthésiste la rassura aussitôt une petite alerte l’avait inquiété tout à l’heure mais les choses semblaient être rentrées dans l’ordre avons plus pour très longtemps dit Fernstein je renonce à la biopsie le risque est trop important ce jeune homme devra continuer à vivre avec cette légère anomalie et la science avec cet inconnu un bip stridant retentit Norma se précipita sur le défibrillateur l’anesthésiste consulta l’écran le rythme cardiaque devenait critique Loren prit les poignées des mains de Norma elle les frotta l’une à l’autre avant de les plaquer sur le torse d’Arthur 300 cria-t-elle en envoyant le courant sous l’impulsion de la décharge le corps se courba avant de retomber lourdement sur la table le tracé sur l’écran restait inchangé on le perd dit Norma chargé à 350 demanda Lorine en appuyant à nouveau sur les poignets le thorax d’Arthur se hissa vers le ciel cette fois la ligne verte plongea avant de redessiner un trait aussi triste que droit on recharge à 400 passez-moi 5 mg d’adrénaline et 125 de solumédrool dans cette perfusion hurla Lorine l’anesthésiste s’exécuta sur le champ en un instant sous l’œil avisé d’un professeur à qui rien n’échappait la jeune urgentiste venait de reprendre les commandes de la salle opératoire dès que le défibrilateur e recouvré sa charge leurine appuya sur les poignés le corps d’Arthur se leva dans un ultime effort pour retenir la vie qui s’en allait Norma une autre ampoule de 5 mg d’adrénaline et une unité de lidocaïne tout de suite regarda le tracé qui n’avait pas évolué il s’approcha de Lorine et posa la main sur son épaule je crains que nous ayons fait plus que le nécessaire mais la jeune urgentiste arracha la seringue des mains de Norma et la planta sans aucune hésitation dans le cœur de son patient le geste fut d’une précision redoutable l’aiguille glissa entre deux côtes elle traversa le péricarde et pénétra de quelques millimètres la paroi qui entourait le cœur aussitôt le soluté se distilla dans toutes les fibres du myocarde je te défends d’abandonner murmura le reine en colère accroche-toi elle reprit les poignés du défibrillateur mais Fernstein retint son geste et les lui ôta des mains ça suffit Lorine laissez-le partir elle repoussa son professeur avec véhémence et l’attaqua de front ça ne s’appelle pas partir ça s’appelle mourir quand va-t-on accepter d’utiliser de vrais mots mourir mourir mourir répéta-t-elle en frappant d’un coup de PO le torse inerte d’Arthur le son Contin continu qui s’échappait de l’électrocardiog grave s’interrompit brusquement laissant place à une succession de bip court l’équipe resta immobile tous fixaient le tracé vert qui était presque plat à son extrémité l’onde se mit à ossiller elle s’arrondit et finit par reformer une courbe dont le dessin retrouvait un aspect presque normal et ça ça ne s’appelle pas revenir mais vivre tempêta Lorine en reprenant les poignées des mains de fstein le professeur quitta aussitôt la salle en criant qu’elle n’avait pas besoin de lui pour suurer il a laissé à son patient et retourner retrouver son lit qu’il n’aurait jamais dû quitter un silence pesant s’installa interrompu par les bipes de l’électrocardiographe qui répandait en écho au battement du cœur d’Arthur le docteur granelli retourna derrière sa console et vérifia la saturation des gaz sanguins le moins que l’on puisse dire c’est que notre jeune homme revient de loin personnellement j’ai toujours trouvé qu’une certaine dose d’entêement pouvez avoir du charme je vous laisse 10 petites minutes cher consur pour refermer les incisions et je vous le ramène à la surface du monde Norma préparait déjà les agrafes quand Lorine entendit un gémissement à ses pieds elle se pencha et aperçut un bras qui s’agitait sous elle s’agenouillant elle vit Paul le teint blanc comme un linceul recroquevillé sous le tablier du plateau d’opération qu’est-ce que vous faites là demanda-t-elle stupéfaite vous êtes revenu réussit à dire Paul d’une voix à peine audible avant de s’évanouir Lorine appuya fortement sur les points d’ancrage de ses mandibules causant une douleur bien plus efficace que n’importe quel selle d’ammoniaque Paul rouvrit les yeux je voudrais sortir suplia-t-il mais j’ai les jambes terriblement faibles je ne me sens pas très bien Lorine résista à l’envie de rire et demanda à l’anesthésiste de bien vouloir lui préparer une sonde d’oxygène ça doit être l’odeur de l’ teres dit Paul d’une voix tremblante ça sent un peu les terres ici non granelli haussa les sourcils il apparait à la sonde et ouvrit le débit d’air au maximum Lorine appliqua le masque sur le visage de Paul qui reprit quelques couleur ah ah c’est très agréable dit-il ça fait beaucoup de bien c’est un peu comme à la montagne taisez-vous et respirez à fond c’est affreux les bruits que j’ai entendu et puis la poche là-bas au bout elle s’est remplie de sang et de nouveau Paul perdit connaissance je ne veux pas interrompre ce tête à tête ma chère mais il est temps de suurer le patient qui se trouve sur la couchette du dessus Norma remplaça Lorine quand Paul se sentit mieux elle lui banda les yeux l’aida à se lever et l’escorta chancelant jusqu’à la sortie du bloc l’infirmière l’installa sur un lit dans une pièce voisine elle jugea préférable de le maintenir sous oxygène alors qu’elle lui a posé un masque sur le visage elle ne résista pas à la curiosité de lui demander quelle était sa spécialité Paul regarda la la blous tachée de Norma et ses yeux virèrent encore au blanc Norma lui tapota les joues dès qu’il revint à lui elle l’abandonna et retourna au bloc il était 6h du matin quand Lorenzo granelli s’attaqua au délicat processus de la phase de réveil 20 minutes plus tard Norman entraîné Arthur emmailloté dans un drap vers le service de réanimation Lorine quitta le bloc en compagnie de l’anesthésiste tous deux se rendirent dans la salle adjacente ils ôèrent leurs gants et se la les mains sans un mot alors qu’il allait quitter la salle de préparation granellie se retourna vers le reine et la regarda attentif avant de lui confier qu’il réopérerait avec elle quand elle le souhaiterait il aimait beaucoup sa façon de travailler la jeune neurologue s’assit sur le rebord de la vasque épuisée la tête au creux des mains elle attendit d’être vraiment seule et se mit à [Musique] pleurer la salle de réanimation baignait dans le silence du petit matin Norma ajusta la sonde nasale et vérifia le débit d’oxygène le ballon au bout du masque enflait et désenflit au rythme régulier de la respiration d’Arthur elle referma le pansement vérifiant que le drain n’était pas comprimé par la gaz la poche de perfusion s’écoulait dans la veine elle remplit la feuille du bilan post-opératoire et confia son patient à l’infirmier de permanence qui prenait désormais sa relève au bout du couloir elle vit fstein qui avançait d’un pas lourd le professeur poussa les portes battantes qui menaient au bloc [Musique] opératoire Lorine releva la tête et se frotta les yeux Fernstein s’assit à ses côtés la nuit a été difficile n’est-ce pas Lorine regarda les chaussons stériles qu’elle portait encore au pied elle les fit bouger comme deux marionnettes absurdes et ne répondit pas elle avait pris des risques inconsidérés mais la fin de l’intervention lui avait donné raison poursuiv vit le professeur il l’invitait à en tirer une satisfaction personnelle ce soir elle avait recueilli les fruits de l’enseignement qu’ lui avait dispensé Lorine regarda son professeur perplexe il se redressa et passa son bras autour de son épaule vous avez sauvé une vie que j’aurais perdue vous voyez il est temps que je prenne ma retraite et que je vous apprenne une dernière chose les ride autour de ses yeux trahissaiit cette tendresse qu’il s’est forcé de cacher il se releva ayez la sérénité d’accepter ce que vous ne pouvez pas changer le courage de changer ce que vous pouvez et surtout la sagesse d’en connaître la différence et à quel âge arrive-t-on à faire ça demanda Lorine au vieil homme marorel a réussi à la fin de sa vie dit-il en s’éloignant les mains dans le dos ça vous laisse encore un peu de temps dit-il avant de disparaître derrière les portes qui se refermèrent sur ses pas Lorine resta seule quelques instants elle consulta sa montre et se souvint de sa promesse inspecteur de police l’attendait dans un café en face de l’hôpital elle s’engagea dans le couloir et s’arrêta devant la vitre de la salle de réanimation sur un lit près de la fenêtre au store baissé un homme bardé de tube et de fil revenait à cette vie décidément si fragile elle le regardait et chaque fois qu’Arthur inspirait la poitrine de Laurine s’emplissait de joie chapitre 12 [Musique] à l’accueil une jeune infirmière remplaçait Betti Laurine effaça son nom du tableau des médecins en service le radiologue qui l’avait reçu au service d’imagerie médical achevait aussi sa garde il vint à sa rencontre et demanda comment s’était déroulé l’intervention si son patient s’en était sorti correctement en l’accompagnant vers la sortie Lorine lui fit un compte-rendu des événements de la nuit elle mentionna pas l’épisode qu’il avait opposé à Fernstein et ajouta que ce dernier avait préféré laisser la petite anomalie vasculaire en place le radiologue avoie ne pas être surpris l’irrégularités lui avaient semblé d’une taille infime qui ne justifiait pas les risques opératoires et puis on vit très bien avec ce genre de petit défaut tu en a la preuve vivante ajouta-t-il l’expression de Lorine trahissait son étonnement le radiologue l’informa qu’elle avait elle aussi une petite singularité dans le lobe Paris occipital fstein avait préféré ne pas y toucher lorsqu’il l’avait opéré après son accident le radiologue s’en souvenait comme si c’était hier jamais il n’avait eu à faire autant de clichés de scanner et d’IRM pour une même patiente bien plus que nécessaire mais les examens avaient été exigés par le chef du département de neurologie en personne et certaines demandes ne se discutaient pas pourquoi ne m’en a-t-il jamais rien dit je n’en ai pas la moindre idée mais je préférerais que vous ne lui rapportiez pas notre conversation secret médical oblige c’est quand même un comble je suis médecin pour moi vous étiez surtout la patiente de Fernstein le professeur ouvrit la fenêtre de son bureau il aperçu son élève traverser la rue Lorine céda le passage à une ambulance et entra dans le petit bistr en face de l’hôpital un homme l’attendait dans le box où Fernstein et elle avaient l’habitude de prendre leur repas Fernstein retourna s’asseoir dans son fauteuil Norma venait d’entrer pour lui remettre un dossier il souleva le R et pris connaissance de l’identité du patient qu’il venait d’opérer c’est bien lui n’est-ce pas j’en ai bien peur répondit Norma le visage fermé il est en salle de réveil Norma reprit le dossier des mains du professeur ses fonctions sont stables le bilan neurologique est parfait le chef du service de réanimation pense le faire redescendre dans votre unité de ce soir il a besoin de ses lit conclut l’infirmière il n’est pas question que Lorine s’occupe de lui sinon il finira par rompre sa promesse il ne l’a pas fait jusqu’à présent pourquoi céderait-il maintenant parce qu’il n’a pas eu à la côtoyer tous les jours ce qui sera le cas si elle le traite que comptes-tu faire songeur fstein retourna à la fenêtre Lorine quittait le café elle montait à bord d’une Mercury Grand Marquis rangée devant l’établissement seul un policier pouvait avoir eu l’audace de se garer le long du trottoir en face des urgence il fallait aussi qu’il s’occupe des incidents de cette nuit Norma le tira de ses pensées force-la à prendre des vacances tu as déjà réussi à convaincre un arbre de se plier en deux pour céder le passage aux oiseaux non mais j’en ai coupé un qui gênait l’accès à mon garage répondit Norma en s’approchant de fstein elle reposa la chemise de carton sur le bureau et on lassa le vieux professeur tu n’as jamais cessé de t’inquiéter pour elle elle n’est pas ta fille après tout qu’adeviendrait-il de si grave si elle apprenait la vérité que sa mère était d’accord pour l’ethanasier que je suis le médecin qu’ en avait convaincu gromela le professeur en repoussant Norma l’infirmière récupéra le dossier et sortit de la pièce sans se retourner dès qu’elle eut refermé la porte Fernstein décrocha le téléphone il appela le standard et demanda à ce que l’on joigne chez lui l’administrateur du mission sintpedro [Musique] hospital l’inspecteur pilgise se rangea sur la place de stationnement qui lui avait été réservée pendant de nombreuses années dit à Natalia que je l’attends ici Lorine descendit de la Mercury et disparut dans l’enceinte du commissariat quelques minutes plus tard la responsable du dispatch grimpait à bord pilgais lança le moteur et la grand marqué remonta vers le nord de la ville à quelques minutes près dit Natalia vous me mettiez tous les deux dans une situation délicate mais nous sommes arrivés à temps tu peux m’expliquer ce qui se passe avec cette fille tu la sors de sa cellule sans mon avis et tu disparais la moitié de la nuit avec elle tu es jalouse demanda le vieil inspecteur ravi si je cesse de l’être un jour c’est là que tu auras du souci à te faire tu te souviens de ma dernière affaire comme si c’était demain soupira sa passagère pilgais s’engagea sur le Jerry expressw son petit sourire au coin des lèvres n’échappa pas à Natalia c’était-elle quelque chose comme ça et c’était lui d’après ce que j’ai pu lire dans le rapport de police c’est bien le même homme le moins qu’on puisse dire c’est que de lousti ont un certain talent pour faire le mur le visage radieux pitgaz caressait la jambe de sa compagne je sais que tu n’accordes pas de sens au petit signe de la vie mais là av vouse qu’on frise le feu d’artifice elle n’ même pas fait le rapprochement poursuivit l’inspecteur je suis fasciné comme si personne ne lui avait rien raconté de ce que cet homme a fait pour elle et de ce que tu as fait toi aussi moi je n’ai rien fait à part la retrouver dans cette maison de Carmel et la ramener à l’hôpital non tu as raison tu n’as rien fait et je ne te ferai aucune allusion au fait que le dossier de cette enquête se soit volatilisé là je n’y étais absolument pour rien c’est probablement pour ça que je l’ai retrouvé au fond de la penderie en faisant du rangements pilegaise ouvrit la fenêtre et enirlanda un piéton qui traversait hors des clous et toi tu ne lui as rien dit à la petite poursuivit Natalia ça me brûlait les lèvres et tu n’as pas été à l’incendie mon instinct m’a poussé à me taire tu me le prêterais de temps en temps ton instinct pour quoi faire la Mercury entra dans le garage de la maison où vivaient l’inspecteur et sa compagne un soleil couleur tourn solol se levait sur la baie de San Francisco bientôt ces rayons chasseraient la brume qui enveloppait le Golden Gate aux premières heures du [Musique] jour allongé sur la couchette d’une cellule du commissariat de police Lorine se demandait comment elle avait pu en une nuit ruiner ses chances d’obtenir son internat de neurochirurg J est ainsi cette année de travail [Musique] acharné Kali abandonna le tapis en laine la chambre de Madame Klein lui était interdite la porte-fenêtre du balcon étant entrouverte elle se faufila et passa son museau entre les barreaux du garde-cors elle suivit du regard une mouette qui planait au ras des flots renifffla l’air frais du petit matin et retourna se coucher dans le salon [Musique] fstein reposa le combiné sur son socle la conversation avec l’administrateur du sint Pedro s’était déroulé comme il l’avait prévu son confrère ordonnerait à Brisson de retirer sa plainte et ignorerait l’emprunt de l’ambulance quant à lui il ne mettrait pas à exécution sa menace de faire intervenir une commission d’inspection de leur service [Musique] d’urgence après une halte dans boulangerie française sur Suter Street un taxi conduisait Paul en direction de Pacific aides il se rangea devant l’immeuble où vivait une vieille dame au charme ravageur hier soir elle avait sauvé la vie de son meilleur ami Miss Morrison promenait Pablo Paul descendit de la voiture et l’invita à partager des croissants chauds et quelques nouvelles rassurantes [Musique] d’Arthur une infirmière entra sans faire de bruit dans la salle 102 du service de réanimation Arthur dormait elle changea la poche qui recueillait les derniers épanchements de l’hématome et vérifia les constantes vitales de son passion satisfaite elle reporta ses relevés sur un feuillet rose qu’elle rangea dans le dossier [Musique] d’Arthur Norma frappa à la porte du bureau Fernstein prit la doyenne des infirmière par le bras et l’entraîna dans le couloir c’était la première fois qu’il s’autorisait un geste complice dans l’enceinte de l’établissement hospitalier j’ai une idée dit-il allons prendre un petit déjeuner au bord de l’océan et puis nous irons piquer un petit somme sur la plage tu ne travailles pas aujourd’hui j’ai fait mon cota cette nuit je prends ma journée il faut que j’informe le planning que je prends la mienne je viens de le faire à ta place les portes de l’ascenseur s’ouvrirent devant eux deux anesthésistes et un chirurgien orthopédique en pleine conversation saluèrent le professeur qui contrairement à ce qu’avait pensé Norma ne quitta pas son en entrant dans la [Musique] cabine à 10h du matin un officier de police entra dans la cellule où Loren s’était endormie le docteur Brisson avait retiré sa plainte le mission San Pedro hospital ne souhaitait pas la poursuivre pour l’emprunt d’une de ses ambulances une dépanneuse de la fourrière avait rapatrié sa triomphe sur le parking du commissariat Lorine n’avait plus qu’à s’acquiter des frais d’enlèvement et elle serait libre de rentrer chez elle sur le trottoir devant le commissariat le soleil l’éblouit autour d’elle la ville avait repris vie et pourtant le reine se sentait étrangement seule elle monta à bord de sa triomphe et reprit le chemin dont elle s’était écartée pour faire un détour au milieu de la [Musique] nuit je pourrais lui rendre visite demanda Miss Morrison en raccompagnant Paul au bout du palier je vous appellerai dès que je l’aurai vu passez plutôt me voir dit-elle en s’accrochant au bras de Paul je lui auraai préparé une boîte de Sablé vous pourrez les lui apporter demain rose rentra chez elle prit le double des clés de l’appartement d’Arthur et alla arroser ses plantes son voisin lui manquait beaucoup à son grand étonnement Pablo décida de [Musique] l’accompagner Norma et le professeur fstein étaient allongés sur le sable blanc de beaker Beach il lui tenait la main et regardait une mouette virvoltée dans le ciel l’oiseau déploya ses ailes pour jouer avec les courants ascendants qu’est-ce qui t’inquiète ainsi demanda Norma rien répondit Fernstein tu feras plein d’autres choses quand tu arrêteras l’hôpital tu voyageras tu donneras des conférences et puis tu t’occuperas de ton jardin c’est ce que font les retraités non tu te moques de moi là Fernstein se tourna pour regarder attentivement Norma tu comptes mes rides lui demanda-t-elle tu sais je n’ai pas fait 40 années de neurochirurgie pour finir ma vie à tailler des bouguins Vilet et des tuyas mais ton idée de conférence et de voyage ça me plaît bien à condition que tu m’accompagnes tu as peur de la retraite à ce point-là pour me proposer des choses pareilles non pas le moins du monde c’est moi qui l’ai avancé cette retraite j’aimerais rattraper le temps perdu je voudrais qu’il te reste quelque chose de nous Norma se redressa et regarda tendrement l’homme qu’elle aimait Wallace Fernstein pourquoi vous entêtez-vous à refuser ce traitement pourquoi ne pas au moins essayer je t’en supplie Norma ne reprenons pas cette conversation faisons ces voyages et oublions les conférences le jour où le crabe aura eu raison de moi tu m’enterreras où je te l’ai demandé je veux mourir en vacances pas dans le théâtre où j’ai opéré toute ma vie et encore moins côté spectateur Norma embrassa le vieux professeur à pleine bouche tous les deux sur cette plage étaient comme deux vieux amants magnifiques [Musique] Lorine referma la porte de son appartement caliie n’était pas là pour lui faire la fête la lumière du répondeur clignotait elle enclencha la lecture mais n’écouta pas jusqu’au bout le message que sa mère avait laissé elle se rendit dans l’alcôve qui dominait la baie et prit son téléphone portable efffleurant les touches du clavier une mouette qui arrivait tout droit de Baker Beach vint se poser sur le poteau télégraphique dressé devant sa fenêtre l’oiseau pencher la tête de côté comme pour mieux la regarder il agita ses ailes et regagna le large elle composa le numéro de Fernstein obtint sa messagerie et raccrocha elle appela le mémorial déclina son identité et demanda à parler à l’interne de garde elle voulait obtenir des nouvelles d’un patient qu’elle avait opéré cette nuit le neurologue de service effectuait sa visite elle laissa son numéro pour qu’il la [Musique] rappelle Paul attendait depuis plus d’une heure assis sur une chaise le long d’un mur de la salle d’attente les visites n’étaient autorisées qu’à partir de 13h une femme à la tête bandée enserrait dans ses bras une pochette de radiographie comme on tient un trésor un enfant turbulent jouait sur le tapis faisant rouler une petite voiture le long des motifs rectangulaires orange et violets un vieux monsieur à l’alure élégante les mains croisées dans le dos regardit attentif quelques reproductions d’aquarelle accroché au mur hormi l’odeur si caractérisque des hôpitaux on aurait pu l’imaginer visitant un musé dans le couloir une jeune femme emitouflé dans une couverture dormait sur une civière une perfusion accrochée à une pâre s’écoulait dans la veine de son bras deux ambulanciers adossés au mur de chaque côté du brancard veillaient sur elle l’enfant s’empara d’un journal et commença à déchirer les pages produisant un bruit aussi régulier qu’irritant sa mère ne lui portait aucune attention profitant certainement d’un précieux moment de répis Paul regardait la pendule accrocher en face de lui enfin une infirmière vint à sa rencontre mais elle poursuivit son chemin vers le distributeur de boisson ce n’était qu’un sourire de courtoisie comme elle fouillit les poches de sa blouse à la recherche d’un peu de monnaie Paul se leva et avança vers elle il introduisit une pièce dans la fente du moneur et regarda l’infirmière d’un air interrogatif le doigt sur le clavier de la machine un Red Bull dit la jeune femme surprise vous êtes si fatigué que ça demanda Paul en ant la série de chiffres qui libérerait la boisson de son compartiment un ressort se mit à tourner la canette avança vers la vitre avant de descendre dans le bac Paul la récupéra et l’attendit à l’infirmière voilà votre potion énergisante nonan si dit-elle en le remerciant c’est écrit sur votre blouse répondit Paul mossade ça ne va pas j’attends un médecin l’heure légale des visites l’infirmière consulta sa montre qui venez-vous voir Arthur mais il n’eut pas le temps de prononcer son nom Nancy l’interrompit et le prit par le bras pour l’entraîner dans le couloir je sais de qui vous parlez suivez-moi je vous emmène les règlements n’ont de sens que si on les enfraint de temps en temps elle le conduisit jusqu’à la porte de la chambre 307 ils auraient dû le garder en réanimation jusqu’à ce soir mais l’interne a jugé son état satisfaisant alors il est chez nous nous avons tiré à la courte paille et j’ai gagné Paul la dévisagea interdit vous avez gagné quoi c’est moi qui m’occupe de lui dit-elle en lui faisant un clin d’œil une armoire une chaise en paille tressée et une table roulante composaient le mobilier de la pièce Arthur dormait un tube d’oxygène dans les narines une perfusion dans la veine de son bras il avait la tête penchée sur le côté un pansement entourait son crâne Paul s’approcha à palan contenant l’émotion qui le submergeait il approcha la chaise du lit en regardant Arthur ainsi mûé dans son silence mil souvenirs et autant de moments partagés lui revinrent en mémoire de quoi j’ai l’air murmura Arthur les yeux clos Paul tout sauta d’un maharajja qui aurait pris une cuite comment vas-tu on s’en fiche un peu et toi un peu mal à la tête je me sent très fatigué répondit Arthur d’une voix pâteuse je t’ai gâché ta soirée non on peut voir ça sous cet angle là tu m’as surtout fiché une sacré trouille arrête de faire cette tête là Paul tu as les yeux fermés je te vois quand même et cesse de t’inquiéter les médecins m’ont dit qu’une fois l’hématom résorbé on récupérrait à toute vitesse la preuve Paul avança vers la fenêtre la vue donnait sur les jardins de l’hôpital un couple avançait à pas lent le long d’une allée bordée de massifs de fleurs l’homme portait une robe de chambre sa femme l’aidait dans sa marche il s’assirent sur un banc sous un tilleul argenté Paul resta le regard fixé au dehors j’ai encore trop de défaut pour rencontrer la femme de ma vie mais je voudrais changer tu sais tu voudrais changer quoi cet égoïsme qui me fait te parler de moi alors que je suis au chevet de ton lit d’hôpital par exemple je voudrais être comme toi tu veux dire avec un turban sur la tête et une migraine de cachalau réussir à m’abandonner sans avoir la trouille au ventre à vivre les défauts de l’autre comme des fragilités sublime c’est d’aimer dont tu parles quelque chose comme ça oui c’est tellement incroyable ce que tu as fait mtre fait percuté par un S car avoir continué à l’aimer son retour avoir su te nourrir du seul sentiment que tu lui portais avoir respecté sa liberté te contenter du fait qu’elle existe sans chercher à la revoir juste pour la protéger ce n’est pas pour la protéger Paul c’est pour lui laisser le temps de s’accomplir si je lui avais dit la vérité si nous avions vécu cette histoire je l’aurais éloigné de sa vie tu l’attendras tout ce temps-là autant que je le pourrais l’infirmière qui était entrée sans qu’il l’entende fit signe à Paul que le temps de visite réglementaire tirait à sa fin Arthur devait se reposer pour une fois Paul ne chercha pas à discuter quand il arriva au pas de la porte il se retourna et regarda Arthur ne me refais jamais un coup comme ça Paul oui elle était là cette nuit n’est-ce pas repose-toi nous en reparlerons plus tard Paul avancé dans le couloir les épaules lourdes Nancy le rejoignit devant l’ascenseur elle entra dans la cabine avec lui et appuya sur le bouton du second tête baissée Nancy fixait le bout de ses sandales vous n’êtes pas si mal que ça vous savez et vous ne m’avez pas vu en tenue de chirurgien non mais j’ai entendu votre conversation et comme Paul semblait ne pas comprendre ce qu’elle essayait de lui dire elle regarda droit dans les yeux et ajouta qu’elle aurait aimé avoir un ami comme lui alors que les portes de la cabine s’ouvrai sur le palier elle se hissa sur la pointe des pieds et posa un baiser sur sa joue avant de [Musique] disparaître le professeur Fernstein avait laissé un message sur le répondeur de Lorine il voulait la voir au plus vite il passerait à son domicile en fin de journée sans laisser d’autre explication il raccrocha je ne sais pas si nous avons raison de faire ça dit Madame kleinstein range son téléphone portable il est un peu tard pour changer ligne de conduite vous ne trouvez pas vous ne pouvez pas risquer de la perdre une seconde fois c’est bien ce que vous m’avez toujours dit je ne sais plus peut-être que lui avouer enfin la vérité nous délivrerit tous les deux d’un poids énorme avouer sa faute à l’autre pour soulager sa conscience c’est une belle idée mais c’est tout simplement de l’égoïsme vous êtes sa mère vous avez vos raisons de craindre qu’elle ne vous pardonne pas moi je ne supporte pas l’idée qu’elle apprenne un jour que j’ai renoncé que c’est moi qui ai voulu la débrancher vous avez agi selon vos convictions vous n’avez rien à vous reprocher ce n’est pas cette vérité qui compte reprit le professeur si j’avais été dans sa situation si mon s avait dépendu de sa décision médicale je sais qu’elle n’aurait jamais renoncé la mère de Lorine s’assit sur un banc Fernstein prit place à côté d’elle le regard du vieux professeur se perdait dans les eaux calmes du petit port de plaisance j’en ai encore pour 18 mois au mieux après mon départ faites comme bon vous semble je croyais que vous preniez votre retraite à la fin de l’année je ne parlais pas de ite madame Klein posa sa main sur celle du vieux professeur les doigts tremblaient il prit un mouchoir dans sa poche et s’épongea le front j’ai sauvé des tas de gens dans ma vie mais je crois que je n’ai jamais su les aimer la seule chose qui m’intéressait était de les soigné je gagnais des victoires contre la mort et la maladie j’étais plus fort qu’elle enfin jusqu’à maintenant je n’ai même pas été foutu d’avoir un enfant quel revers pour quelqu’un qui prétend s’être voué à la vie pourquoi avez-vous fait de ma fille votre protégé parce qu’elle est tout ce que j’aurais voulu être elle est courageuse là où je n’étais qu’obstinée elle invente là où je ne faisais qu’appliquer elle a survécu là où je vais mourir et j’ai une peur bleue je me réveille la nuit la trouille au ventre j’ai envie de donner des coups de pieds dans ces arbres qui vont me survivre j’ai oublié de faire tant de choses madame Klein prit le professeur par la main et l’entraîna dans l’allée où allons-nous suivez-moi et ne dites rien ils remontèrent le long de la Marina devant eux près de la jetée un petit parc accueillait une ribambelle d’enfants en basâge trois balançoirs s’élevaient dans le ciel au prix des efforts surhumains de parents épuisés qui poussaient sans relâche le toboggan ne désemplissait pas en dépit de la bonne volonté d’un grand-père qui tentait d’en réguler l’accès une construction de bois et de cordage souffrait des assauts de robinçon en herbe un petit garçon s’était coincé dans une tubulure rouge il hurlait paniqué un peu plus loin une mère tentait sans résultat de convaincre son chérubain d’abandonner le bac à sable et de venir prendre son goûteré à sortie de champ indien une ronde infernale tournait sans pitié autour d’une jeune fille au père tandis que deux garçons se disputaient un ballon le concert de pleur de hurlement et de cris virait à la cacophonie accoudé à la barrière madame Klein épillait cet enfer miniature le visage éclairé d’un sourire complice elle regarda le professeur vous voyez vous n’avez pas tout perdu une petite fille qui chevauchait un cheval à ressort leva la tête son père venait de pousser le portillon de l’air de jeu elle abandonna sa monture se précipita à sa rencontre et sauta dans ses bras grands ouverts l’homme laïsa à sa hauteur et l’enfant se blottit contre lui en enfouissant sa tête au creux de sa nuque avec une infinie tendresse c’était bien tenté dit le professeur en souriant à son tour il regarda sa montre et s’excusa l’heure de son rendez-vous avec Lorine approchait sa décision la mettrait hors d’elle même s’il l’avait prise dans son intérêt madame Klein le regarda s’éloigner seule dans l’allée il traversa le parking et monta dans sa [Musique] voiture les arbres alignés sur les trottoir de Green Street plié sous le poids de leur feuillage en cette saison la rue éclatait de couleur les jardins des maisons victoriennes étaient bordé de fleurs le professeur sonna à l’interphone de l’appartement de Lorine et grimpa à l’étage assis sur le canapé du salon il prit son air le plus grave et l’informa qu’elle était mise à pied il lui était interdit de s’approcher du Mémorial hospital pendant 2 semaines Lorine refusa de le croire une telle décision devait être validée par un conseil de discipline devant lequel elle pourrait défendre sa cause Fernstein lui demanda d’entendre ses arguments il avait obtenu sans trop de difficultés de la part de l’administrateur du mission San Pedro qu’il s’abstiennne d’engager toute poursuite mais pour convaincre Brisson de retirer sa plainte il lui avait fallu une monnaie d’échange l’interne avait exigé une punition exemplaire de semaines de congé sans sold était un moindre mal au regard du sort encouru s’il n’avait pas pu étouffer ainsi l’affaire et même si la colère l’a gagné a pensé aux exigences amères de Brisson Lorine scandalisée par cette injustice qui laissait son de collègue à l’abri de toute sanction pour ses négligences inavoables savait que son professeur venait de protéger sa carrière elle se résigna et accepta la sentant Fernstein lui fit jurer qu’elle respecterait le marché à la lettre en aucun cas elle ne s’aventurerait près de l’hôpital pas plus qu’elle n’entrerait en contact avec les membres de son équipe même le Parisian coffee lui était interdit quand Lorine lui demanda ce qu’elle aurait le droit de faire pendant ses 15 journées perdues Fernstein lui fit une réponse ironique elle allait enfin pouvoir se reposer Lorine regarda son professeur reconnaissante et furieuse elle était sauvée et vaincue l’entretien de n’avait pas duré plus d’un quart d’heure fstein la complimenta pour son appartement il trouvait l’ensemble bien plus féminin que ce qu’il s’était imaginé Lorine lui désigna la porte d’un doigt autoritaire sur le palier Fernstein ajouta qu’il avait donné des instructions précises au standard pour qu’on refuse tout appel et manons d’elle il lui était interdit de pratiquer la médecine le temps de la sanction même par téléphone en revanche elle pouvait mettre cette période à profit pour compulser ses derniers cours de fin d’internat en reprenant la route Fernstein ressentit une violente douleur le crabe qui le rongeait venait de mordre il profita d’un feu rouge pour essuyer son front qui perlait de sueur derrière lui un automobiliste impatient avait beau usé de son avertisseur pour l’inviter à avancer il ne trouvait pas la force d’appuyer sur l’accélérateur le vieux médecin ouvrit sa vitre et aspira à plein poumon cherchant à reprendre un peu de ce souffle qui lui manquait la souffrance était saisissante et sa vue se troublait dans un ultime effort il changea de fil et réussit à se ranger sur un parking réservé à la clientèle d’un magasin de fleurs le contact coupé il desserra sa cravate défit le bouton du col de sa chemise et posa sa tête sur le volant cet hiver il voudrait enemmener Norma dans les Alpes et voir encore une fois la neige et puis il la conduirait jusqu’en Normandie l’oncle médecin qui avait marqué son enfant s’est reposait dans un cimetière entouré de 9000 autre tombe la douleur reculait enfin il relança le moteur et reprit sa route remerciant le ciel que cette crise n’it pas eu lieu pendant une [Musique] opération une odudie grise roulait vers la marina la température de cette fin de journée était douce de ravissantes créatures venaient fréquemment courir à cette heure dans les allées qui longent le petit port de plaisance une jeune femme s’y promenait en compagnie de son chien Paul se rangea sur l’air de stationnement et la rejoignit à pied Lorine était perdue dans ses pensées elle sursauta quand il l’ Borda je ne voulais pas vous faire peur dit-il je suis désolé merci d’être venu aussi vite comment va-t-il mieux il a quitter la réanimation il s’est réveillé et il ne semble pas souffrir vous avez parlé à l’interne de garde paul n’avait pu s’entretenir qu’avec une infirmière elle était confiante Arthur récupérerait très bien demain elle enlèverait la perfusion et commencerait à le réalimenter c’est bon signe dit Lorine en libérant la lisse de Cali la chienne partit gambader derrière quelques mouettes qui volaiit en rasmotte au-dessus des pelouses vous prenez une journée de repos Lorine expliqua à Paul que le sauvetage lui avait coûté de semaines de mise à pied Paul ne savait quoi dire ils firent quelques pas côte à côte aussi silencieux l’un que l’autre je me suis conduit comm un lâche finit par avouer Paul je ne sais même pas comment vous remercier de ce que vous avez fait cette nuit tout est de ma faute demain j’irraai me présenter au commissariat et leur dire que vous n’y êtes pour rien vous arrivez comme la cavalerie Brisson a retiré sa plainte il l’a troqué contre une punition les faillots des premiers rang de l’école continuent adulte a levé le doigt à la première occasion ah je suis désolé dit Paul est-ce que je peux encore faire quelque chose Lorine s’arrêta pour le regarder attentivement moi je ne suis pas désolé je crois que je ne me suis jamais senti autant envie qu’au cours de ces dernières heures à quelques mètres d’eux une buvette proposait des glaces et des rafraîchissements Paul commanda un sodat Lorine un cornet à la fraise et et pendant que caliif faisait du charme à un écureuil qu’il a lorgné depuis la branche de son arbre il s’assire autour d’une des tables en bois c’est une belle amitié qui vous unit tous les deux nous ne nous sommes pas quittés depuis l’enfance hormis quand Arthur est parti vivre en France amour ou voyage d’affair les affaires sont plutôt de mon ressort et l’évasion du sien il fuyait quelque chose Paul la regarda droit dans les yeux vous moi demanda le reine stupéfaite but une longue gorgée de son sodat et s’essuya la bouche dans revers de la main les femmes enchaîna Paul mossade toutes les femmes répliqua Lorine en souriant une en particulier une rupture il est très secret il me truciderait s’il m’entendait parler ainsi alors changeant de sujet et vous demanda Paul vous avez quelqu’un dans votre vie vous n’êtes pas en train de me draguer reprit Lorine amusée certainement pas je suis allergique au poil de chien j’ai quelqu’un une histoire qui n’occupe pas beaucoup de place dans ma vie répondit Lorine mais j’imagine que je trouve une forme d’équilibre à cette situation bancale mes horaires de travail ne laissent pas beaucoup de place à d’autres vies que celle de médecin être deux réclame beaucoup de temps et ben vous voyez plus le temps passe et plus je trouve que la solitude même bien masquée en fait perdre beaucoup vivre pour son métier ne devrait pas être une finalité en soi Lorine appela C qui s’éloignait un peu trop elle se retourna vers Paul regard de la nuit que je viens de passer je ne suis pas sûr que votre ami partage cet avis et puis nous ne sommes pas assez intimes pour poursuivre cette conversation je suis désolé je ne voulais pas faire le moralisateur c’est juste que que quoi l’interrompit Lorine rien Lorine se leva et remercia Paul de la glace qu’il lui avait offerte je peux vous demander quelque chose dit-elle tout ce que vous voulez je sais que cela peut paraître cavalier mais si je pouvais vous appeler de temps à autre pour prendre des nouvelles de mon patient je n’ai pas le droit d’appeler l’hôpital le visage de Paul s’illumina pourquoi seriez-vous comme ça demanda Lorine pour rien je crains que nous ne soyons pas suffisamment intimes pour que ce sujet fasse l’objet d’une conversation entre nous un silence s’installa quelques minutes appelez-moi quand vous voulez vous avez mon numéro je suis désolé je l’ai eu par Béti il était sur la fiche d’admission de votre ami personne a contacter en cas d’urgence Paul a celui de son domicile sur le dos d’un reçu de carte bancaire et le tendit à leorine elle pouvait le joindre quand bon lui semblait elle mit le papier dans la poche de son jean le remercia et s’éloigna dans l’allée votre patient s’appelle Arthur Ashby dit Paul presque narquis Lorine hocha la tête elle salua d’un geste amical et parti retrouver Cali dès qu’elle fut assez loin de lui Paul appela le mémorial hospital il demanda qu’on lui passe le bureau des infirmières du service de neurologie il avait un message très important à communiquer au patients de la chambre 307 il faudrait le lui délivrer dès que possible même dans la nuit s’il venait à se réveiller quel est ce message interrogea l’infirmière dites-lui qu’il a fait une touche et Paul raccrocha heureux non loin de lui une femme le regardait l’air triste et furieux Paul reconnut la silhouette qui se levait d’un banc et s’en allait vers la rue à quelques mètres de lui onga é là un taxi il courut vers elle mais ne la rejoindre avant qu’elle s’engouffre dans un taxi qui s’éloignait déjà et merde dit-il seul sur le parking de la marina chapitre 13 le bar était presque désert dans le fond de la salle un pianiste jouait une mélodie du Duke onéa repoussa sa coupe vide et invita le barman à lui resservir un draille Martini il est encore un peu tôt pour un troisième verre non demanda le serveur en lui servant sa boisson tu as des heures pour le malheur toi mes clients viennent plutôt cuver leur chagrin en fin de journée mais moi je suis ukrainienne dit onga en soulevant son verre et nous avons un culte de la nostalgie avec lequel aucun occidental ne peut rivaliser il faut un talent à l’âme que vous n’avez pas ona abandonna le comptoir et vint s’accouder au piano où le musicien entamait une chanson de natking Cole elle leva son verre et le but cussec le pianiste fit signe au barman de la resservir et reprit son refrain le bar se peupla au fil des heures la nuit était tombée quand Paul entra dans l’établissement il s’approcha d’onega faisant mine d’ignorer qu’elle était déjà ivre l’animal vient se repentir la queue entre les jambes dit-elle je croyais qu’alest vous teniez mieux l’alcool tu n’as cessé de te tromper sur mon compte alors un peu plus un peu moins quelle différence l’a fait je t’ai cherché partout reprit-il en la retenant par l’épaule alors qu’elle vassillait sur son tabouret et tu m’as trouvé tu as du flair viens je te raccompagne tu n’as pas eu ton S de sensation alors tu viens jouer avec ta poupée russe c’est pratique il te suffit d’ouvrir une des gigognes et de prendre la taille en dessous mais qu’est-ce que tu racontes je suis passé chez toi je t’ai appelé sur ton portable je suis passé par tous les restaurants dont tu m’avais parlé et je me suis souvenu de cet endroit Onega se leva s’appuyant au comptoir pourquoi faire Paul je t’ai vu à la marina avec cette fille tout à l’heure je t’en supplie ne me dis pas que ce n’était pas ce que je crois ce serait terriblement banal et décevant ce n’était pas ce que tu crois cette femme c’est Arthur qui l’aime depuis des années onga le dévisagea ses yeux brillaient de désespoir et toi qui aimes-tu dit-elle fière en relevant la tête Paul déposa quelques billets sur le comptoir et la pris sous son épaule je crois que je vais être malade dit onga en parcourant les quelques mètres de trottoir qui les séparé de la voiture sur leur gauche une petite ruelle s’enfonçait dans la nuit Paul l’y conduisit les pavés déglingués brillaient d’un éclat sombre un peu plus loin quelques caisses de bois les mettrai à l’abri des regards indiscrets au-dessus d’une grille d’égoût Paul soutenait onga qui se vidait d’un trop plein de chagrin au dernier soubressau il prit un mouchoir de sa poche et lui essuya les lèvres onga se redressa fière et distante ramène-moi chez moi le cabriolet remontait aux Farell cheveux au vent onéa reprenait des couleurs Paul roula un long moment avant de s’arrêter devant le petit immeuble où vivait son ami il coupa le moteur et la regarda je ne t’ai pas menti dit Paul en brisant le silence je sais murmura la jeune femme est-ce que tout cela était bien nécessaire un jour tu apprendras peut-être à me connaître je ne t’invite pas à monter je ne suis pas en état de te recevoir elle descendit de la voiture et avança vers l’entrée de l’immeuble au pas de la porte elle se retourna brandissant le mouchoir de Paul je peux le garder ne t’en fais pas pour ça jette-le chez nous on ne se débarrasse jamais d’un premier mot d’amour Onega entra dans le corridor et gravit l’escalier Paul attendit que la fenêtre de son appartement s’éclaire la voiture s’éloigna dans la rue [Musique] déserte l’inspecteur pilgise refermait les boutons de sa veste de pyjama il se regardait dans le long miroir de la chambre à coucher il te va très bien dit Natalia je l’ai su dès que je l’ai vu dans la boutique merci dit Georg en l’embrassant sur le nez Natalia ouvrit le tiroir de la table de nuit et en sortit un petit pot en verre et une cuillère George dit-elle d’une voix déterminée oh non suplia-t-il tu avais promis reprit-elle en forçant la cuillère dans sa bouche la moutarde forte envahit ses papigues gustative et les yeux de l’inspecteur rougirent aussitôt il tapa d’un pierrageur en inspirant à fond par le nez bon dieu que c’est fort ce machin je suis désolé mon chéri sinon tu ronfles toute la nuit dit Natalia déjà allongée sous les draps allez viens te [Musique] coucher au dernier des trois étages d’une maison victorienne perchée sur les hauteurs de Pacific AIDS une jeune interne lisait allongée dans son lit sa chienne Kali dormait sur le tapis bercé par la pluie qui frappait au carreau pour la première fois depuis longtemps Lorine avait délaissé ses traité habituel de neurologie pour une thèse qu’elle s’était procurée à la librairie de la faculté le sujet en était le [Musique] coma Pablo vint se blottir au pied du fauteuil où s’était endormi Miss Morrison le dragon de fumanschou avait eu beau réaliser l’une de ses plus belles cascades ce soir morphé avait gagné le [Musique] combat penché sur la vasque onga recueillit l’eau au creux de ses mains elle frictionna son visage et releva la tête regardant son image dans la glace elle laissa ses mains glisser sur ses joues rehaussa ses pommettes et souligna du doigt une petite ride au pourtour de ses yeux du bout de l’index elle suivit le contour de sa bouche descendit le long de sa gorge et tira sur son cou se forçant à sourire elle éteignit la lumière quelqu’un grattait à la porte du petit studio ona traversa la pièce unique qui faisait office de chambre et de salon vérifia que la chaîne de sécurité était passée dans son fourreau et ouvrit Paul voulait juste s’assurer que tout allait bien tant qu’on n’est pas mort lui répondit Onega rien n’est vraiment grave elle le fit entrer et quand elle referma la porte le sourire qui se dessinait sur ses lèvres ne ressemblait en rien à celui qui s faait déjà dans la buée imprimée sur le miroir de la salle de [Musique] bain une infirmière entra dans la chambre 307 du Mémorial hospital elle prit l’attention d’Arthur et ressortit les premières lueurs du jour entit par la fenêtre qui donnait sur le [Musique] jardin Lorine s’étira de tout son long les yeux encore engourdis de sommeil elle attrapa son oreiller et et le serra dans ses bras elle regarda le petit réveil repoussa la couette et roula sur le côté Cali grimpa sur le lit et vint se blottir contre elle Robert ouvrit les yeux et les referma aussitôt Lorine avança la main vers l’épaule de son ami elle retint son geste et se tourna vers la fenêtre la lumière dorée qui filtrait par les persiennes annonçait une belle journée elle s’assit sur le rebord du lit et réalisa seulement alors qu’elle n’était pas de garde elle quitta la chambre passa derrière le coin cuisine appuya sur le bouton de la bouilloire électrique et attendit que l’eau frémisse sa main glissa vers le téléphone elle regarda la pendule du four et se ravisa il n’était pas encore 8h Betty ne serait pas à son poste une heure plus tard elle courait en petite foulée le long des allées de la marina Kali trtinait derrière elle la langue pentelante Lorine suivit du regard deux ambulances qui passaient toute sirène hurlante elle prit le portable qui pendait à son coup Betty décrocha le personnel des urgences avait été informé de la sanction prise à son encontre l’ensemble du service avait voulu faire circuler une pétition exigeant sa réincorporation immédiate mais l’infirmière en chef qui connaissait bien Fernstein les en avait dissuadé tout en continuant sa course Lorine ne put s’empêcher de sourire toucher que sa présence au sein de l’équipe ne soit pas aussi anonyme qu’elle l’imaginait alors que l’infirmière en chef se répandait en anecdote elle en profita pour lui demander des nouvelles discrètes du patient de la 307 Betty s’interrompit il t’a pas causé assez d’ennui comme ça Betty comme tu voudras je n’ai pas encore eu de raison de monter dans les étages mais je t’appellerai dès que j’ai du neuf c’est assez calme ce matin et toi comment vas-tu je réapprends à faire des choses totalement inutiles comme quoi ce matin je me suis maquillé pendant 10 bonnes minutes et alors demanda Betty brûlant de curiosité je me suis démaquillé juste après Bety rangeait une pile de dossier dans le casier des inter le combiné coincé entre la nuque et la joue tu verras 15 jours de repos te feront reprendre goût au petit plaisir de la vie Lorine s’arrêta à la hauteur de la buvette pour acheter une bouteille d’eau minérale qu’elle vida presque d’un trait souhaite-le moi une matinée à ne rien faire me rend déjà dingue je me suis mêlé au jogger en priant le ciel pour qu’il y ait au moins une petite foulure autour de moi Betty lui promis de la rappeler dès qu’elle aurait des informations deux ambulances venaient d’arriver dans le sas des urgences Lorine accrocha le pied posé sur un banc renoant le laçet de sa chaussure elle se demanda si c’était vraiment par conscience professionnelle qu’elle se souciait à ce point de la santé d’un homme qu’hier elle ne connaissait pas [Musique] encore Paul prit les clés de sa voiture et quitta son bureau il informa Maine qu’il serait en rendez-vous tout l’après-midi il ferait tout 100 possible pour repasser en fin de journée une demi-heure plus tard il entrait dans le hall du San Francisco mémorial Hospital et monté quatre à qu à la volée de marche jusqu’au premier étage 3 à TR jusqu’au second et une à une jusqu’au troè se jurant en avançant dans le couloir qu’il retournerait à la salle de Gy dès le weekend il croisa Nani qui sortait d’une chambre lui fit un baiseemain et poursuivit son chemin la laissant stupéfaite au milieu du couloir il entra dans la chambre et s’approcha du lit il fit semblant de régler le débit de la perfusion pris le poignet d’Arthur et regarda sa montre pour relever son pou tire la langue pour voir dit-il gogenard je peux savoir à quoi tu joues demanda Arthur voler des ambulances kidnapper des gens dans le Comat maintenant j’ai pris un vrai coup de main mais tu as raté le meilleur tu aurais dû me voir en blouse verte avec mon masque et mon câot sur la tête l’élégance absolue Arthur se redressa dans son lit tu as vraiment assisté à l’intervention franchement on en fait tout un plat de la médecine mais chirurgien ou architecte tout ça c’est du pareil au même c’est une question de travail en équipe il manquait de personnel j’étais là je n’allais pas rester sans rien faire alors j’ai aidé et Lorine elle est impressionnante elle anesthésie elle coupe elle recoue elle réanime et avec quel tempérament c’est un plaisir de bosser avec elle le visage d’Arthur s’assombrit qu’est-ce qu’il y a maintenant questionna Paul il y a qu’elle va avoir des ennuis à cause de moi ouais et bien vous êtes kit c’est quand même fascinant le seul auquel vous ne pensez jamais quand vous organisez vos soirées débiles c’est moi et toi tu n’as pas eu d’ennui Paul tout sauta et souleva une paupière d’Arthur tu as bonne mine dit-il sur un ton emprunté au médecin comment t’en es-tu sorti insista Arthur je me suis comporté comme une merde si tu veux tout savoir quand la police est arrivée aux portes du bloc je me suis caché sous la table d’opération c’est pour ça que j’ai dû assister à toute l’intervention cela dit en décomptant les périodes où j’étais dans les pommes j’ai quand même dû participer 5 bonnes minutes c’est à elle que tu dois d’avoir la VI sauve moi je n’y suis pas pour grand-chose Nancy entra dans la chambre elle vérifia la tension d’Arthur et lui demanda s’il voulait essayer de se lever et de marcher Paul se proposa de l’aider ils firent quelques pas jusqu’au bout du couloir Arthur se sentait bien il avait retrouvé son équilibre et il e même envie de poursuivre la promenade dans l’allée du jardin de l’hôpital il prie à Paul de lui rendre deux service Paul repartit dès qu’Arthur fut couché en chemin il s’arrêta chez un e d’union Street il fit composer un bouquet de pivoine blanche et glissa la carte qu’Arthur lui avait confié dans l’enveloppe les fleurs seraient livré avant la soirée puis il redescendit vers la marina et se gara devant un vidéo club vers 19h il sonna à l’interphone de rose Morrison et lui donna des nouvelles d’Arthur et le dernier épisode des aventures de [Musique] fouanchu le était allongé sur le tapis plongé dans sa thèise sa mère installée sur le canapé du salon feuilletait les pages d’un magazine de temps à autre elle relevait les yeux de sa lecture pour regarder sa fille qu’est-ce qui t’a pris de faire une chose pareille demanda-t-elle en jetant son journal sur la table basse Lorine reporta quelques notes sur un cahier à spirale sans répondre tu aurais pu ruiner ta carrière toutes ces années de travail perdu au nom de quoi Arga sa mère tu as bien perdu toutes ces années avec ton mariage et tu n’as pas sauvé la vie de papa que je sache la mère de Lorine se leva je vais promener Cali dit-elle sèchement en décrochant son trench cô du porte-manteau et elle quitta l’appartement en claquant la porte au revoir murmura le reine en suivant d’une oreille les pas qui s’éloignaient madame Klein croisa un coursier au bas de l’escalier il portait un énorme bouquet de pivoine blanche et chercher l’appartement de Lauren Klein je suis Madame Klein dit-elle en prenant la petite enveloppe accrochée au papier de célophane il n’avait qu’à laisser les fleurs dans le hall elle les récupérerait à son retour elle lui donna un pour boire et le jeune homme s’en alla en descendant la rue elle souleva le rabat de la petite enveloppe deux mots étaient rédigés sur la carte de correspondance vous revoir ils étaient signés Arthur madame Klein froissa la carte et l’abandonna au fond de la poche de son imperméable dans le quartier il n’y avait qu’un seul squir qui acceptait les animaux si le destin avait ses raisons l’homme sans imagination les trouverait toujours imparfait madame Klein s’assit sur un banc à côté d’elle la vieille dame qui lisait son journal eut envie de faire sa connaissance dans l’enclos réservé au chien Ky grimpait sur un jackreul qui se reposait à l’ombre douce d’un tyleul vous n’avez pas l’air d’aller bien dit la vieille dame madame Klein sursauta simplement song répondit la mère de Lorine nos chiens ont l’air de bien s’entendre Pablo a toujours été attiré par les grandes perches je vais quand même lui relire le manuel j’ai l’impression qu’ils sont à l’envers qu’est-ce qui vous préoccupe rien si vous avez besoin de vous confier je suis la personne idéale je suis sourde comme un pot madame Klein regarda rose qui n’avait pas quitté sa lecture vous avez des enfants dit-elle d’une voix abandonnée Miss Morrison fitom de la tête alors vous ne pourrez pas comprendre mais j’ai aimé des hommes qui en avaient cela n’a rien à voir ce que ça peut m’agacer protesta rose les gens qui ont des enfants regardent ceux qui n’en ont pas comme s’ils appartenaient à une autre planète aimer un homme est aussi compliqué que d’élever des gamins je ne partage pas tout à fait votre point de vue et vous êtes toujours marié madame Klein regarda sa main le temps avait effacé la marque de son alliance alors quels sont ces soucis que vous cause votre fille comment savez-vous qu’il ne s’agit pas d’un garçon une chance sur deux je crois que j’ai fait quelque chose de mal murmura la mère de Lorine la vieille dame replia son journal et écouta attentivement ce que Madame Klein avait tant besoin d’avouer c’est moche le coup des fleurs et pourquoi redoutez-vous tant qu’elle revoit ce jeune homme parce qu’il risque de réveiller un passé qui peut nous faire du tort à toutes les deux la vieille dame replongea dans son quotidien le temps de réfléchir et le reposa sur le banc je ne sais pas de quoi vous parler mais on ne protège personne à l’abri d’un mensonge je suis désolé dit Madame Klein je vous parle de choses que vous ne pouvez pas comprendre rose Morrison avait tout le temps de comprendre la mère de laorine hésita mais après tout quelle risque courrait-elle de se confier à une inconnue l’envie de chasser sa solitude fut la plus forte elle se rassit et raconta l’histoire d’un homme qui avait enlevé une jeune femme pour la sauver alors que sa propre mère avait renoncé votre jeune homme n’aurait pas un grand père célibataire par hasard quand il m’a rendu les clés de l’appartement je n’ai plus jamais eu de ces nouvelles et il a disparu comme cela disons que nous l’avons un peu aidé nous un neurochirurgien réputé s’est chargé de lui expliquer à quel point la santé de ma fille était fragile il a su trouver 1000 raisons de le convaincre de s’éloigner d’elle alors devant tant d’évidence cet homme s’est effacé la mère de Lorine soupira oui je croyais qu’il en avait un peu plus que ça reprit la vieille dame remarquez quand ils sont fous d’amour ils perdent beaucoup de leur capacités et ce que disait ce professeur était sincère sincère sûrement vrai je n’en sais trop rien Lorine a récupéré très vite en quelques mois elle était à nouveau elle-même vous pensez qu’il est trop tard maintenant pour parler à votre fille je me pose cette question tous les jours et je n’arrive pas à imaginer sa réaction j’ai vu pas mal de vie gâché par des secrets de famille je n’ai pas eu la chance d’avoir d’enfant et en dépit de ce que je vous disais tout à l’heure pour me donner une conten vous ne savez pas à quel point cela me manque mais j’aimis trop souvent pour m’en croire capable enfin c’était mon excuse pour ne pas regarder mon égoïme en face je comprends vos réticences même si je suis convaincu que vous avez tort l’amour est fait de tolérance c’est ce qui lui donne sa force j’aimerais tellement que vous ayez raison on quitte un homme on croit l’oublier jusqu’à ce qu’un souvenir nous rappelle à lui alors comment imaginer ce défaire de l’amour que nous portons à nos parents on perd un temps fou à ne pas leur dire qu’on les aime pour finir par se rendre compte après leur mort comme il nous manque la vieille dame se pencha vers madame Klein si ce jeune homme a sauvé votre fille vous lui être devable allez donc le trouver et rose replongea dans la leure de son journal madame Klein attendit quelques instants elle salua sa voisine de banc à placali et s’éloigna dans l’allée du parc en rentrant elle récupéra le bouquet de fleurs au pied des marches l’appartement était désert elle arrangea les pivoine dans un vase qu’elle posa sur la table basse du salon et referma la porte derrière [Musique] elle les jours de la semaine s’écoulaient avec la régularité d’un métronome tous les matins Lorine allait faire une longue promenade sous les arbres du parc du Présidio il lui arrivait de marcher jusqu’à la plage qui bordait le versant Pacifique elle s’installait alors sur le sable et plongait dans sa tèse qu’elle retrouvait chaque soir l’inspecteur pilgaaise avait fini par s’adapter aux horaires de Natalia chaque jour à midi il partageait un repas où se rencontraient leurs appétits celui d’un petit- déjeuner pour l’une d’un déjeuner pour l’autre au milieu du une journée entrecoupée de réunion avec le bureau d’étude et de visite de chantier Paul retrouvait onga qui l’attendait sur un banc au bout d’une jetée face à la baie Miss Morrison emmenait Pablo profiter des belles après-midis d’été dans le petit parc situé près de chez elle il lui arrivéit de croiser madame Klein et reconnu un jour Lorine au chien qui suivait ses pas ce jeudi de grand soleil elle fut tentée de la border mais renonça finalement à distraire la jeune femme de sa lecture quand Lorine quitta l’allée centrale elle l’ suivi d’un regard amusé chaque début de soirée George pilgz déposait Natalia devant le commissariat juste avant de retrouver onga pour dîner Paul rendait visite à son ami il lui présentait es qui ses projets qu’Arthur corrigéit d’un trait crayon ou amendé de quelques annotations sur les choix de coloris et de matériaux ce vendredi Fernstein se félicita de l’état de santé de son patient il lui ferait passer un scanner de contrôle dès qu’il y aurait un créneau de libre et si comme il en était convaincu tout était normal il signerait son bon de sortie plus rien ne justifiait qu’il occupe un lit d’hôpital ensuite il faudrait être raisonnable quelque temps mais la vie ne tarderait pas à reprendre son cours normal Arthur le remercia de tous les soins qu’il lui avait [Musique] apporté Paul était parti depuis longtemps les couloirs ne résonnaient déjà plus des pas tumultueux de la journée l’hôpital avait revêtu son habit de nuit Arthur alluma le téléviseur perché sur une tablette en face de son lit il ouvrit le tiroir de sa table de nuit et prit son téléphone portable le regard perdu dans ses pensées il fit dérouler les noms du répertoire et renonça à déranger son meilleur ami le téléphone lui échappa lentement de la main et roula sur les draps sa tête glissa sur l’oreiller la porte s’entrebailla une interne entra dans la chambre elle se dirigea aussitôt au pied du lit et consulta le dossier médical Arthur entreouvrit les yeux et la regarda silencieux elle semblait concentrée un problème dit-il non répondit Lorine en relevant la tête que faites-vous ici demanda-t-il stupéfait ne parlez pas si fort chuchota le reine pourquoi parler à voix basse j’ai mes raisons et elles sont secrètes oui alors il faut que je vous avoue même à voix basse que je suis content de vous voir moi aussi enfin je veux dire que je suis contente que vous alliez mieux je suis vraiment désolé de ne pas avoir diagnostiqué cette hémorragie au premier examen vous n’avez aucune raison de vous en vouloir je crois que je ne vous ai pas beaucoup faciliter la tâche dit Arthur vous étiez si pressé de partir l’obsession du travail un jour sa me tua vous êtes architecte c’est ça c’est ça c’est un métier très pointu beaucoup de mathématique oui enfin comme en médecine à la fac et puis après on laisse les autres faire les maths pour vous les autres les calculs de portant de résistance tout ça c’est surtout le boulot des ingénieurs et que font les architectes pendant que les ingénieurs bossent ils rêvent et vous rêvez à quoi Arthur regarda longuement Lorine il sourit et pointa du doigt l’angle de la chambre avancer jusqu’à la fenêtre pourquoi faire s’étonna leorine un petit voyage un petit voyage à la fenêtre non un petit voyage depuis la fenêtre elle obéit un sourire presque moqueur au coin des lèvres et maintenant ouvrezla quoi la fenêtre et le reine fit exactement ce qu’Arthur lui avait demandé que voyez-vous demanda-t-il en chuchaotant toujours un arbre répondit-elle décrivez-le moi comment ça il est grand il est haut comme deux étages mais il a de grandes feuilles vertes alors fermez les yeux Lorine se pris au jeu et la voix d’Arthur la rejoignit dans une obscurité improvisée les branches sont immobiles à cette heure de la journée les vents de la mer ne sont pas encore levés approchez-vous du tronc les cigales se cachent souvent dans les recoins d’é Corse au pied de l’arbre s’étend un tapis d’épines de pain elles sont roussies par le soleil maintenant regardez tout autour de vous vous êtes dans un grand jardin il est parsemé de larges bandes de terre ocre planté de quelques pains parasol à votre gauche vous enverrait des argentés à droite des seyas devant des grenadiers et un peu plus loin des caroubiers qui semblent couler jusqu’à l’océan empruntez le petit escalier de pierre qui borde le chemin les marches sont irrégulières mais ne craignaent rien la pente est douce regardez sur votre droite vous devinez les restes d’une roserée maintenant arrêtez-vous en bas et regardez devant vous et Arthur inventait un univers fait juste de mot Lorine vit la maison au volet clos qui lui décrivait elle avança vers le perron grimpa les marches et s’arrêta sous la véranda en contrebas l’océan semblait vouloir briser les rochers les vagues chariait des amadalgues marié à des entrelas d’épines le vent soufflait dans ses cheveux elle eut presque envie de les repousser en arrière elle contourna la maison et suivit à la lettre les instructions d’Arthur qui la guidait pas à pas dans son pays imaginaire sa main effleurit la façade à la recherche d’une petite cale au bas d’un volet elle fit comme il disait et la reti ira du bout des doigts le panneau de bois s’ouvrit et elle crut même l’entendre grincer sur ses gonss elle souleva la fenêtre à guillotine en déboîant légèrement le châssis qui accepta de coulisser sur ses cordeaux ne vous arrêtez pas dans cette pièce elle est trop sombre traversez-la vous arrivereit dans le couloir elle avançait à pant derrière les murs chaque pièce paraissait contenir un secret elle entra dans la cuisine sur la table il y avait une vieille cafetière italienne on y faisait un excellent café et devant elle une cuisinière comme on en trouvait autrefois dans les vieilles demeures elle fonctionne avec du bois demanda leurine si vous le voulez vous trouverez même des bûches à l’abri d’un appenti juste au dehors en passant par derrière je veux rester dans la maison et continueer à la visiter murmura-t-elle alors ressortez de la cuisine ouvrez la porte juste en face elle entra dans le salon un long piano dormait dans l’obscurité du lieu elle alluma la lumière et s’approcha assez près pour s’asseoir sur le tabouret je ne sais pas jouer c’est un instrument particulier rapporté d’un lointain pays si vous pensez très fort à une mélodie que vous aimez il vous la jouera mais uniquement si vous posez vos mains sur son clavier Lorine se concentra de toutes ses forces et la partition du clair de lune de werter envahit sa tête elle avait l’impression que quelqu’un jouait à côté d’elle et plus elle se laissait entraîner dans le songe plus la musique était profonde et présente elle visita ainsi chaque endroit grimpant jusqu’à l’étage allant de chambre en chambre et petit à petit les mots qui décrivaient la maison se transformai en une multitude de détails qui inventaient une vie tout autour d’elle elle retourna dans la seule pièce qu’elle n’avait pas encore visité elle entra dans le petit bureau regarda le lit et frissonna elle ouvrit les yeux et la maison s’évanouit je crois que je l’ai perdu dit-elle ce n’est pas grave maintenant elle est à vous vous pourrez y retourner quand vous voudrez il vous suffira d’y penser je ne pourrais pas recommencer toute seule je ne suis pas très doué pour les mondes imaginaires vous avez tort de ne pas vous faire confiance je trouve que pour une première fois vous vous êtes plutôt bien débrouillé alors c’est ça votre métier vous fermez les yeux et vous imaginez des lieu non j’imagine la vie qu’il y aura à l’intérieur et c’est elle qui me suggère le reste c’est une drôle de façon de travailler c’est plutôt une façon drôle de travailler il faut que je vous laisse les infirmières ne vont pas tarder à faire le ronde vous reviendrez si je le peux elle se dirigea vers la porte de la chambre et se retourna juste avant de sortir merci pour cette visite c’était bien j’ai aimé ce moment moi aussi elle existe cette maison tout à l’heure vous l’avez vu comme si j’y étais alors si elle existe dans votre imagination c’est qu’elle est vraie vous avez une étrange façon de penser à force de fermer les yeux sur ce qui les entoure certains sont devenus aveugles sans même le savoir je me suis contenté d’apprendre à voir même dans le noir je connais un hibou qui aurait bien besoin de vos conseils celui qui était dans votre blouse l’autre soir vous vous souvenez je n’ai pas eu l’occasion de fréquenter beaucoup de médecins mais il est difficile d’en oublier un qui vous examine avec une peluche dans la poche il a peur du jour et son grand-père m’a demandé de le guérir il faudrait lui trouver une paire de lunettes de soleil pour enfants j’en possédais une quand j’étais petit c’est incroyable ce que l’on peut voir au travers comme quoi des rêves fait de pays imaginaires merci du conseil mais attention quand vous aurez guéri votre hibou dites-lui bien qu’il suffit de cesser de croire une seule seconde pour que le rêve se brise en 1000 morceaux je le lui dirai comptez sur moi reposez-vous maintenant et Lorine sortit de la chambre un cler de lune entrait par les persiennes Arthur repoussa ses draps et se rendit à la fenêtre il resta là appuyé au rebord à regarder les arbres du jardin immobile il n’avait aucune envie de suivre le conseil de son ami depuis trop longtemps il se nourrissait de patience et rien n’avait pu le détacher du souvenir de cette femme ni le temps ni les voyages peuplés d’autres regards bientôt il sortirait [Musique] d’ici chapitre 14 le weekend s’annonçait beau pas un nuage ne venait troubler l’horizon tout était calme comme si la ville se réveillait d’une nuit d’été trop courte pieds nus les cheveux en bataille vêtus d’un vieux Pulau vert qu’elle porté comme une robe légère Lorine travaillait à son bureau reprenant ses recherches là où elle les avait laissé la veille elle continua jusqu’au milieu de la matinée guettant l’heure du courrier elle attendait un ouvrage scientifique commandé depuis 2 jours elle le trouverait peut-être enfin dans sa boîte lettres elle traversa le salon ouvrit la porte de son appartement et sursauta en poussant un cri je suis désolé je ne voulais pas vous faire peur dit Arthur les mains croisées dans le dos j’ai eu votre adresse grâce à Betti qu’est-ce que vous faites là demanda laorine en tirant sur son pull je n’en sais trop rien moi-même il n’aurait jamais dû vous laisser sortir c’est beaucoup trop tôt dit-elle en bfouillant je vous avoue que je ne leur ai pas vraiment donné le choix vous me laissez entrer quand même elle lui céda le passage et lui proposa de s’installer dans le salon j’arrive tout de suite lança-t-elle en s’enfuyant vers la salle de bain j’ai l’air d’un grimlin se dit-elle en essayant de remettre un peu d’ordre dans ses cheveux elle se précipita dans le dressing et commença à se débattre avec les ceintres tout va bien demanda Arthur étonné du bruit qui émanait de la penderie vous voulez un café cria Lorine qui cherchait désespérément ce qu’elle allait bien pouvoir mettre elle regarda de plus près un siteur et le jeta par terre le chemisier blanc n’allait pas non plus il virvolta en l’air une petite robe ne tarda pas à le rejoindre seconde après seconde un amas de vêtements s’empilait derrière elle Arthur avança au milieu du salon il regarda tout autour de lui Dieu que ce lieu lui était familier les étagères d’une bibliothèque en bois clair plié sous les ouvrages elle finirait par céder si leorine complétait sa collection d’encyclopédie médicale Arthur sourit en voyant qu’elle avait installer son bureau exactement là où il avait mis jadis sa table d’architecte à travers les portes entrouvertes il devinait la chambre à coucher et le lit qui faisait face à la baie il entendit leurine tout sauter dans son dos et se retourna elle portait un jean et un t-shirt blanc ce café avec lait et sucre sans lait et avec sucre ou sans sucre avec les demanda-t-elle comme vous voudrez répondit Arthur elle passa derrière le comptoir de la cuisine l’eau fuyait du robinet elle se mit à jaillir à granget je crois que j’ai un problème dit-elle en tentant de contenir l’inondation entre ses mains Arthur lui indiqua aussitôt la vanne d’arrêt général dans le petit placard situé juste à côté d’elle Lorine se précipita pour la fermer le visage éclaboussé elle regarda fixement Arthur comment le saviez-vous je suis suis architecte c’est un métier qui permet de voir au travers des murs la plomberie d’une maison est moins complexe que celle du corps humain mais nous aussi nous avons nos petits trucs pour arrêter les hémorragies vous avez des outils Loren sécha son visage avec une serviette en papier et ouvrit un tiroir elle sortit un vieux tournevis une clé à molette et un marteau elle posa les outils sur le comptoir l’air désolé on devrait quand même pouvoir opérer dit Arthur je ne crois pas être qualifié pour ça c’est une interv moins compliqué que ce que vous faites au bloc opératoire vous avez un joint neuf non regardez dans l’armoire à fusible je ne sais pas pourquoi mais on en trouve toujours un ou deux qui traînent audessus du compteur électrique et où traîne l’armoire électrique Arthur lui montra du doigt le petit coffrage juste à côté de la porte d’entrée ça c’est le disjoncteur dit Loren c’est là que ça se trouve dit Arthur d’un ton amusé Lorine se campa devant lui et bien puisque les placard de ma maison n’ont aucun secret pour vous allez chercher ses joints vous-même ça nous fera gagner du temps Arthur se dirigea vers l’entrée il avança la main vers le coffrage et se ravisa qu’est-ce que vous avez demanda Lorine mes mains sont encore mal habiles murmura Arthur visiblement embarrassé Lorine s’avança vers lui ce n’est pas grave dit-elle d’une voix rassurante soyez patient vous n’aurez pas de séquel mais il faut un peu de temps pour récupérer c’est la nature qui veut ça pour la réparation je peux quand même vous guider si vous voulez dit Arthur j’avais d’autres projets ce matin que de soigner un robinet mon voisin est un bricoleur de génie c’est lui qui m’a presque tout installé ici il sera ravi de s’en occuper c’est lui qui a eu l’idée de mettre la bibliothèque contre cette fenêtre pourquoi il ne fallait pas si si dit Arthur en retournant dans le salon ça c’est un si qui veut dire exactement le contraire non pas du tout insista Arthur qu’est-ce que vous mentez mal il invita Lorine à s’installer sur le canapé retournez-vous dit Arthur Lorine s’exécuta ne comprenant pas bien où il voulait en venir vous voyez si ces étagères n’occulaient pas la fenêtre vous auriez une très jolie vue d’ici j’aurais une très jolie vue mais dans mon dos en général je m’assiais à l’endroit sur mon canapé c’est pour cela qu’il serait plus judicieux de le retourner honnêtement la porte d’entrée ce n’est pas ce qu’il y a de plus beau non Lorine se leva posa ses mains sur les hanche et le dévisagea je n’y avais jamais prêté attention vous êtes venu chez moi à l’improviste en sortant de l’hôpital pour refaire la décoration je suis désolé dit Arthur en baissant la tête non c’est moi qui suis désolé reprit Lorine d’une voix calme je m’emporte un peu facilement ces temps-ci je vous prépare ce café vous n’avez plus d’eau Lorine ouvrit le réfrigérateur je n’ai même pas un jus de fruits à vous offrir alors je vous emmène petit- déjeuner elle lui demanda juste de l’attendre le temps qu’elle descende chercher son courrier dès qu’il l’entendit s’éloigner dans le couloir Arthur fut pris de l’envie irrésistible de renouer avec ce lieu qu’il avait habité il entra dans la chambre à coucher et s’approcha du lit le souvenir d’un matin d’été ressurgit comme évadé des pages d’un livre tombé d’une bibliothèque il aurait voulu que le temps remonte à ce jour où il l’a regardé dormir il effleura la couverture du bout des doigts les chevaux de laine se souleva lentement sous sa main il passa dans la salle de bain et regarda les flacons posés près de la vasque un lait un parfum quelques rares produits de maquillage une idée lui traversa l’esprit il jeta un coup d’œil au dehors et se décida à assouvir un très vieux rêve il entra à l’intérieur de la penderie attenante et referma la porte derrière lui caché entre les scintres il regardait les vêtements au sol ceux encore accrochés et tentait d’imaginer leorine dans l’une ou l’autre détenu il aurait voulu rester là attendre qu’elle le trouve peut-être que la mémoire lui reviendrait elle hésiterait juste un instant se souviendrait des mots qu’il se disait alors il la prendrait au creux de ses bras et l’embrasserait comme avant ou plutôt d’un baiser différent plus rien ni personne ne pourrait la lui enlever c’était idiot s’il resta là elle commencerait par avoir peur qui n’aurait pas peur de quelqu’un qui se cache dans le placard de votre salle de bain il fallait sortir d’ici avant qu’elle ne revienne un court instant encore qui pourrait lui en vouloir qu’elle remonte l’escalier lentement quelques secondes volaient au bonheur d’être au milieu d’elle Arthur j’arrive il s’excusa d’être entré dans la salle de bain sans autorisation il avait voulu se laver les mains il n’y a pas d’eau je m’en suis souvenu en ouvrant le robinet dit-il confus votre livre est arrivé oui je range ce pavé dans la bibliothèque et on y va je meurs de faim en passant devant la cuisine Arthur regarda la gamelle de C c’est l’écuel de ma chienne elle est chez maman Lorine prit ses clés sur le comptoir et ils quittèrent l’appartement la rue était inondée de soleil Arthur eu envie de prendre Lorine par le bras où voulez-vous aller demanda-t-il en croisant ses mains dans son dos elle était affamée et hésité par pure féminité à lui avouer qu’elle rêvait d’un hamburger Arthur la rassura c’était beau une femme qui avait de l’appétit et puis à New York c’est déjà l’heure du déjeuner et à Sydney celle du dîner ajouta-t-elle radieuse c’est une façon de voir les choses dit Arthur en marchant à son côté interne on finit par manger n’importe quoi à n’importe quelle heure elle l’entraîna jusqu’à guérardisquire ils longèrent les quais et s’engagèrent sur une jetée perché sur des piloti la salle de restaurant du Simbad était ouverte nuit et jour l’ôesse d’accueil les installa à une table elle tendit un menu à Loren et disparu Arthur n’avait pas faim il renonça à lire la carte que Lorine lui tendait un serveur se présenta quelques instants plus tard il nota la commande de leorine et s’en retourna vers les cuisines vous ne mangez vraiment rien j’ai été nourri toute la semaine à coup de perfusion et je crois que mon estomac a rétréc mais j’adore vous regarder manger il faudra quand même vous réalimenter le serveur déposa une énorme assiette de pancake sur la table pourquoi êtes-vous venu chez moi ce matin pour réparer une fuite d’eau sérieusement pour vous remercier de m’avoir sauvé la vie je crois Lorine reposa la fourchette qu’elle tenait dans sa main parce que j’en avais envie à voix Arthur elle le regarda attentive et arrosa son plat de sirop d’érable je n’ai fait que mon métier dit-elle à voix basse je ne suis pas sûr qu’anesthési un de vos collègues a volé une ambulance surit votre lot quotidien l’ambulance était une idée de votre meilleure ami je m’en doutais un peu le serveur revint vers la table demander à Lorine si elle avait besoin de quelque chose non pourquoi dit Lorine je croyais que vous m’aviez appelé répondit le garçon d’un temps auint Lorine le regarda s’éloigner elle haussa les épaules et reprit sa conversation votre ami m’a dit que vous vous étiez connu au pensionnat maman est morte quand j’avais 10 ans nous étions très proches c’est courageux la plupart des gens ne prononcent jamais ce mot ils disent parti ou encore quitter quitter ou partir sont des actions volontaires vous avez grandi seul la solitude peut-être une forme de compagnie et vous vous avez toujours vos parents ma mère seulement depuis mon accident nos relations sont plutôt tendues elle est un peu trop présente l’accident un tonneau en voiture j’ai été éjecté laissé pour morte mais l’acharnement d’un de mes professeurs m’a ramené à la vie après quelques mois de coma vous n’avez gardé aucun souvenir de cette période je me souviens des dernières minutes avant l’impact après il y a un trou de 11 mois dans ma vie personne n’a jamais réussi à se souvenir de ce qui se passe pendant ces moments-là demanda Arthur la voix chargée d’espoir Lorine sourit elle regarda un chariot à dessert rangé non loin d’elle pendant qu’on est dans le coma c’est impossible reprit-elle c’est le monde de l’inconscience il ne se passe rien pourtant la vie continue tout autour non ça vous intéresse vraiment vous n’êtes pas obligé d’être poli vous savez Arthur promit que sa curiosité était sincère Lorine lui explica qu’il y avait bien des à ce sujet et peu de certitude les patients avaient-ils une perception de ce qui les entourait d’un point de vue médical elle n’y croyait pas beaucoup vous avez dit d’un point de vue médical pourquoi cette distinction parce que j’ai vécu la chose de l’intérieur et vous en avez tiré des conclusions différentes Lorine hésita à répondre elle montra le chariot de dessert au serveur qui s’empressa d’accourir à sa table elle choisit une mousse au chocolat pour elle et comme Arthur ne demandait rien elle commanda un éclair au chocolat pour lui et deux merveilleux desserts pour Miss dit le garçon en servant les assiettes je fais parfois des rêves étrange qui ressemblent à des fragments de mémoire comme des sensations qui me reviennent mais je sais aussi que le cerveau est capable de transformer en souvenir ce qu’on lui a raconté et que vous att-ende dit rien de particulier la présence de ma mère tous les jours celle de Betty une infirmière qui travaille dans mon service et d’autres choses sans réelle importance comme mon veille mais nous avons assez parlé de tout ça il faut que vous goûtiez assez de desserts ne m’en veillez pas mais je suis allergique au chocolat vous ne voulez rien d’autre vous n’avez ni bu ni mangé je comprends votre mère elle doit être un peu excessive dans ses comportements mais ce n’est que de l’amour elle vous adorerait si elle vous entendait je sais c’est un de mes grands défauts lequel je suis le genre d’homme dont les belles mères se souviennent mais pas toujours leurs filles et des belles- mères comme vous dites il y en a eu beaucoup demanda Laurine en prenant une grande cuillère de mousse au chocolat Arthur la regarda amusée elle avait un trait de chocolat au-dessus de la lèvre il avança la main comme pour effacer la flèche de l’arc de Cupidon mais il n’osa pas derrière son comptoir un barman regardait leur table intrigué je suis célibataire j’ai du mal à vous croire et vous reprit Arthur Lorine chercha ses mots avant de répondre j’ai quelqu’un dans ma vie nous ne vivons pas vraiment ensemble enfin il est là c’est parfois comme cela les sentiments s’éteignent vous êtes célibataire depuis longtempsez longtemps oui là je ne vous crois plus du tout qu’est-ce qui vous semble impossible qu’un type comme vous reste seul je ne suis pas seul ah vous voyez on peut aimer quelqu’un et être célibataire il suffit que le sentiment ne soit pas réciproque ou que la personne ne soit pas libre et on peut rester fidèle à quelqu’un tout ce temps si ce quelqu’un est la femme de votre vie cela vaut la peine d’attendre non donc vous n’êtes pas célibataire pas dans mon cœur Lorine prit une grande gorgée de son café et grimassa le liquide était froid Arthur aurait voulu lui en commander un autre mais elle le devança et montra au serveur la cafetière posée sur la plaque chauffante d’une desserte Miss voudra une ou deux tasses demanda le serveur un sourire ironique aux lèvres vous avez un problème réplica Lorine moi pas du tout dit le garçon en repartant vers son office vous croyez qu’il est énervé parce que vous n’avez rien pris demanda-t-elle à Arthur c’était bon répondit-il affreux dit Lorine en riant alors pourquoi avez-vous choisi cet endroit répliqua Arthur en la rejoignant dans son rire j’aime sentir le souffle de la mer mesurer sa tension son humeur le rire d’Arthur se mut en un sourire chargé de mélancolie il y avait de la tristesse dans ses yeux des étoiles de chagrin avec un goût de sel qu’est-ce que vous avez questionna Lorine rien juste un souvenir Lorine fit signe au serveur de lui porter l’addition elle a de la chance dit-elle en reprenant une gorgée de café qui ça celle que vous attendez depuis longtemps vraiment demanda Arthur oui vraiment qu’est-ce qui vous a séparé problème de compatibilité vous ne vous entendiez plus si très bien nous partagions des f RIRs des envies nous nous étions même jurés de rédiger un jour une liste des choses heureuses à faire elle appelait ça la happy to do list qu’est-ce qui vous a empêché de l’écrire le temps nous a séparé avant vous ne vous êtes pas revu le serveur posa l’addition sur la table Arthur voulut la prendre mais Lorine l’enleva d’un geste plus rapide que le sien j’apprécie votre galanterie dit-elle mais n’y pensez même pas la seule chose que vous avez sommet ici ce sont mes paroles je ne suis pas féministe mais il y a des limites quand même Arthur n’eut pas le temps d’argumenter Lorine avait déjà remis sa carte de crédit à l’employé du restaurant je devrais rentrer et travailler dit Lorine et en même temps je n’en ai pas du tout envie alors allons nous promener la journée est magnifique et moi je n’ai pas du tout envie de vous laisser aller travailler elle repoussa sa chaise et se leva j’accepte la balade le serveur Oucha la tête quand elle quitta à l’établissement elle voulait marcher dans le parc du Présidio elle aimait iflaner sous les grands secoyas souvent elle descendait jusqu’à l’avancée de terre où vient s’ancrer l’une des piles du Golden Gate Arthur connaissait bien l’endroit de là le pont suspendu s’étendait comme un trait dans le ciel entre la baie et l’océan Lorine devait récupérer sa chienne Arthur promit de la retrouver là-bas Lorine le quitta au bout de la jetée il la regarda s’éloigner sans rien dire c un moment ont un goût d’éternité chapitre [Musique] 15 il l’attendait au pied du grand pont assis sur un muret en brique à cet endroit les vagues de l’océan affrontai celle de la baie dans un combat qui durait depuis la nuit des temps je vous ai fait attendre s’excusa-t-elle où est Cali je n’eni pas la moindre idée maman n’était pas là vous connaissez son nom venez allons marcher de l’autre côté du pont j’ai envie de voir l’océan répondit Arthur ils gravirent une colline et la redescendirent par son autre versant en contrebas la plage s’étendait sur des kilomètres ils marchèrent le long de l’eoup vous êtes différ dit Lorine de qui de personne en particulier alors ce n’est pas très difficile ne soyez pas idiot quelque chose chez moi vous gêne non rien ne me gêne vous semblez toujours serein c’est tout c’est un défaut non mais c’est très déroutant comme si rien n’avait l’air de vous poser de problème j’aime chercher des solutions cette famille ma mère était comme moi vos parents vous manquent j’ai à peine eu le temps de connaître mon père maman avait un certain regard sur la vie différent comme vous dites Arthur s’agenouill pour ramasser du sable un jour dit-il j’avais trouvé dans le jardin une pièce d’un dollar je croyais être drôlement riche j’ai couru vers elle mon trésor serré dans la paume je le lui ai montré j’étais si fier de ma découverte après m’avoir écouté lui dictter la liste de tout ce que j’allais acheter avec une telle fortune elle a refermé mes doigts sur la pièce retourné délicatement ma main et m’a demandé de l’ouvr et alors le dollar est tombé par terre maman m’a dit voilà c’est ce qui arrive quand on meurt même à l’homme le plus riche de la terre l’argent et le pouvoir ne nous survivent pas l’homme n’invente l’éternité de son existence que dans les sentiments qu’il partage et c’était vrai elle est morte hier il y a des années de cela depuis si longtemps que j’ai cessé d’en compter les mois sans en perdre un seul jour elle apparaît parfois dans l’instant d’un regard qu’elle m’a appris à poser sur sur les choses sur un paysage un vieillard qui traverse la rue en portant son histoire elle surgit dans un rayon de pluie dans un reflet de lumière au détour d’un mot dans une conversation elle est mon immortel Arthur laissa filer les grains de sable entre ses doigts il y a des chagrins d’amour que le temps n’efface pas et qui laisse au sourire des cicatrices imparfaites Lorine s’approcha d’Arthur elle prit son bras et l’aida à se relever il continuèrent à marcher sur la plage comment fait-on pour attendre quelqu’un aussi longtemps pourquoi me reparlez-vous de ça parce que cela m’intrigue nous avons vécu le début d’une histoire elle était comme une promesse que la vie n’a pas tenu moi je tiens toujours mes promesses Lorine lâcha son bras Arthur la regarda s’éloigner seule vers la grève il attendit quelques instants pour la rejoindre elle jouait à effleurer les vagues du bout du pied j’ai dit quelque chose qui ne fallait pas non murmura Lorine au contraire je crois qu’il est temps que je rentre j’ai vraiment du travail et ça ne peut pas attendre demain demain ou cet après-midi qu’est-ce que cela change une envie peut tout changer vous ne croyez pas et de quoi avez-vous envie de continuer à marcher sur cette plage avec vous à accumuler les gaffes nous pourrions dîner ensemble ce soir suggéra Lorine Arthur plissa les yeux comme s’il hésitait elle lui donna une tape sur l’épaule je choisis l’endroit dit-il en riant juste pour vous prouver que tourisme et gastronomie ne font pas toujours mauvais ménage où allons-nous au Cliff house là-bas dit-il en montrant au loin une falaise j’habite cette ville depuis toujours et je n’y ai jamais mis les pieds j’ai connu des Parisiens qui n’étaient jamais montés sur la tour effffel vous êtes déjà allé en France demanda-t-elle les yeux émerveillés à Paris à Venise à Tanger et Arthur entraî Lorine tout autour du monde le temps de quelques pas que la M montant effacerait derrière eux à la tombée du [Musique] jour la salle au boiseries sombre était presque vide Lorine entra la première un maître d’hôtel en livré vint l’accueillir elle demanda une table pour deux il lui suggéra d’attendre son hôte au bar étonné Lorine se retourna Arthur avait disparu elle revint sur ses pas et le chercha dans l’escalier elle le trouva sur la plus haute marche il attendait un sourire au lèvre qu’est-ce que vous faites là la salle du bas est sinistre celle-ci est beaucoup plus gai vous trouvez tout l’endroit est sinistre n’est-ce pas Lorine hocha la tête partagée c’est exactement ce que je me disais allons ailleurs j’ai réservé auprès du maître d’hôtel dit-elle gênée alors ne lui dites surtout rien cette table sera la nôre nous essaierons de nous en souvenir toujours ce sera là l’endroit où nous n’aurons pas partagé notre premier dîner Arthur entraîna Lorine sur le parking de l’établissement et lui demanda si elle voulait bien appeler un taxi il n’avait pas de téléphone sur lui Lorine prit le sien et appela la compagnie un quart d’heure plus tard ils se firent déposer sur la jetée du PER 39 décidé à tester tous les lieux à touristes de la ville s’ils n’étit pas trop fatigués ils iraient même prendre un verre dans Chinatown Arthur connaissait un immense bar où des autocards d’étrangers se déversaient du début à la fin de la soirée il marchait sur les planches quand Lorine crut reconnaître Paul au loin il était accoudé à la balustrade en pleine conversation avec une rabissante jeune femme aux jambes infinies ce n’est pas votre ami demanda-t-elle si c’est bien lui répondit Arthur en faisant demi-tour Lorine le rejoignit vous ne voulez pas que nous allions le saluer non je ne tiens pas à interrompre leur tête à-tête venez allons plutôt par là c’est vous qui redoutez qu’il nous voi en semble quelle idée pourquoi pensez-vous une chose pareille parce que vous avez eu l’air d’avoir peur je vous assure que non il serait terriblement jaloux que ma première visite est été pour vous suivez-moi je vous emmène à guérardisquire l’ancienne chocolaterie est truffée de japonais à cette heure de la soirée le long de la promenade la fête battait son plein chaque année les pêcheurs de la ville y fêtent l’ouverture de la saison de la pêche au crab le jour avait perdu ses derniers reflets lumière de feu et déjà la lune s’élevait dans le ciel étoilé de la baie sur des bûchers de grands chaudrons d’eau de mer regorgeaient de crustacés que l’on distribuait au passants Lorine dégusta du plus bel appétit si gigantesque pince qu’un marin bienveillant avait décortiqué pour elle Arthur la regardait se régalé émerveillé elle arrosa ce repas improvisé de trois gobelets plein à rabord d’un Cabernet Sauvignon de la Napa vallée après s’être léché les doigts elle se pendit au bras d’Arthur l’air coupable je crois que je viens de compromettre notre dîner dit-elle un carré de chocolat et je meurs je crois surtout que vous êtes un peu pompette ce n’est pas du tout impossible la mer s’est levée ou est-ce que c’est moi qui tangue les deux venez allons prendre l’air un peu plus loin il l’entraî à l’écart de la foule et la fit asseoir sur un banc éclairé par un vieux réverbère solitaire Lorine posa sa main sur le genou d’Arthur elle emplit ses poumons de l’air frais du soir vous n’êtes pas venu me voir ce matin juste pour me dire merci je suis venu vous voir parce que sans que je puisse vous l’expliquer vous me manqueiez il ne faut pas dire ce genre de chose pourquoi ces mots font peur mon père aussi disait de jolies phrases à ma mère quand il voulait la séduire mais vous n’êtes pas elle non j’ai un métier une carrière un but à atteindre et rien ne m’en écarte c’est ma liberté je sais c’est pour cela que que quoi dit-elle en l’interrompant rien mais je pense que ce n’est pas seulement l’endroit où où l’on va qui donne un sens à la vie mais aussi la façon dont on s rend c’est ce que vous disait votre mère non c’est ce que je pense alors pourquoi avoir rompu avec cette femme qui vous manque tant pour quelques incompatibilités disons que nous sommes passés très près l’un de l’autre je n’étais que locataire de ce bonheur elle n’a pas pu renouveler mon bail lequel des deux a rompu elle m’a quitté et moi je l’ai laissé partir pourquoi ne pas vous être battu parce que c’est un combat qui lui aurait fait du mal c’était une question posée à l’intelligence du cœur privilégier le bonheur de l’autre au détriment du sien c’est une jolie raison non vous n’en êtes toujours pas guéri je n’étais pas malade je ressemble à cette femme vous avez quelques mois de plus qu’elle de l’autre côté de la rue un magasinier fermait son échop à touriste il rentrait les tourniqués à carte postale nous aurions dû en acheter une dit Arthur je vous aurais écrit quelques mots et vous l’aurez posté vous croyez vraiment que l’on peut aimer toute une vie la même personne demanda Lorine je n’ai jamais eu peur du quotidien l’habitude n’est pas une fatalité on peut réinventer chaque jour le luxe et le banal la démesure et le commun je crois à la passion qui se développe à la mémoire du sentiment je suis désolé tout cela est de la faute de ma mère elle m’a gavé d’idé amoureux cela place la barre très haut pour l’autre non pour soi-même je fais vieux jeu n’est-ce pas la vieillesse a ses charmes j’ai pris soin de une part d’enfance Lorine releva la tête et regarda Arthur dans les yeux imperceptiblement leurs deux visages se rapprochaient j’ai envie de t’embrasser dit Arthur pourquoi est-ce que tu me le demandes au lieu de le faire répondit Lorine je t’ai dit que j’étais terriblement vieux jeu le rideau du magasin grinçait sur ses railles de fer une alarme retentit Arthur se redressa interdit retenant la main de Lorine dans la sienne il se leva d’un bon il faut que je parte les traits d’Arthur avaient changé Lorine devina sur son visage les marques d’une douleur soudaine qu’est-ce qu’ ne va pas l’alarme du magasin sonnait de plus en plus fort bourdonnant jusque dans leurs oreilles je ne peux pas t’expliquer mais il faut que je m’en aille je ne sais pas où tu vas mais je t’accompagne dit-elle en se levant Arthur l’a pris dans ses bras il ne l’ quit pas des yeux il était incapable de resserrer son étreinte autour d’elle écoute-moi chaque seconde compte tout ce que je t’ai dit est vrai si tu le peux je voudrais que tu te souviennes de moi moi je ne t’oublierai pas un autre instant de toi même si cour cela valait vraiment la peine Arthur s’éloigna à reculon pourquoi dis-tu un autre instant demanda Lorine paniqué la mer est pleine de merveilleux crabes maintenant pourquoi dis-tu un autre instant Arthur hurla Lorine chaque minute de toi fut comme un moment volé rien ne pourra me l’enlever fais bouger le monde Loren ton monde il s’éloigna encore de quelques pas et se mit à courir à toutes jambes Lorine hurla son nom Arthur se retourna pourquoi as-tu dit un autre instant de toi je savais que tu existais je t’aime et ça ne te regarde pas et Arthur disparut dans l’ombre au coin de la ruelle le rideau de fer acheva lentement sa course contre la butée du trottoir le magasinier tourna sa clé dans le petit boîtier accroché au mur la sirène infernale se tue à l’intérieur du magasin la centrale de l’alarme continuait d’émettre un bip à intervalle [Musique] régulier un moniteur diffusait un halot de lumière verte dans la pénombre de la chambre l’électro encéphalographe émettait une série de bips stridant à intervalle régulier Betty entra dans la pièce elle alluma la lumière et se précipita vers le lit elle consulta la bande de papier qui sortait de la petite imprimante et décrocha aussitôt le télé j’ai besoin d’un chariot de Ra à 307 bipez-moi Fernstein trouvez-le haut qu’il se trouve et dites-lui de venir ici dans les plus brefs délais mettez le bloc de neuro en alerte et faites monter un [Musique] anesthésiste une brune s’étendait sur les bas quartiers de la ville Lorine abandonna son banc et traversa la rue où tout lui semblait en noir et blanc quand elle entra dans Green Street la nuit se chargeait de nuage la pluie fine céda la place à un orage d’été Lorine leva la tête et regarda le ciel elle s’assit sur un petit muret d’enceinte et resta là un long moment sous laave à contempler la maison victorienne qui s’élevait dans les hauteurs de Pacific aides quand l’ondé cessa elle pénétra dans le hall gravit les marches de l’escalier et entra dans son appartement ses cheveux étaient trempés elle abandonna ses vêtements dans le salon se frotta la tête avec un chiffon arraché au crochet de la cuisine et s’emitouffla dans un plaide en emprunté au dosseret d’un fauteuil dans la cuisine elle ouvrit un placard et déboucha une bouteille de Bordeaux elle se servit un grand verre avança jusqu’à l’alcauve et contempla les tourelles de guardisquire en contrebas au loin la corne de brume d’un grand cargot en partance pour la Chine résonna dans la baie Lorine jeta un regard en coin au canapé qui lui tendait les bras elle l’ignora et avança d’un pas décidé vers la petite bibliothèque elle prit un livre le laissa tomber à ses pieds recommença avec un autre et gagné par une colère froide elle poussa tous lesmanuel à terre quand les étagères furent vidé de leur contenu elle repoussa la bibliothèque libérant la petite fenêtre qui se cachait derrière elle s’attaqua au canapé et usant de toutes ses forces le fit pivoter de 90°grés titubante elle récupéra le verre qu’elle avait abandonné sur le rebord de l’alcauve et s’affala sur les coussins Arthur avait raison de là la vue sur les toits des maisons était splend elle but son vin presque d’un trait dans la rue encore humide une vieille dame promenait son chien elle releva la tête vers une petite maison où seule une fenêtre versait encore un rai de lumière dans la nuit grise la main de leorine enourd de sommeil s’ouvrit lentement et le verre vide roula au pied du [Musique] canapé je l’emmène au bloc cria Betti à l’interne de réanimation laisse-moi faire remonter la saturation d’abord nous n’avons pas le temps bordel Béti c’est moi l’interne ici docteur Stern j’étais infirmière quand vous étiez encore en barboteuse et si nous remontions sa saturation sanguine en même temps que les étages Betty poussait le lit dans le couloir le docteur philpp Stern la suivait entraînant dans leur sillage le chariot de réanimation qu’est-ce qu’il a demanda-t-il tout était normal si tout était normal il serait chez lui et conscient il était somnolant ce matin et j’ai préféré le remettre sous monitoring encéphalique ça c’est le métier d’infirmière quand à savoir ce qu’il a ça c’est votre boulot de médecin les roues du lit tournaient à toute vitesse les portes de l’ascenseur allaient se refermer Betty hurla attendez-nous c’est une urgence un interne retint les bâtons métalliques Betty s’engouffra dans la cabine le docteur stterern fit pivoter son chariot de réanimation pour se trouver une petite place de quel type cette urgence interrogea le médecin curieux Betty le regarda de haut et répondit du type qui est allongé sur ce lit et elle appuya sur le bouton du 5e étage pendant que la cabine s’estleva elle voulut s’emparer du téléphone portable enfoui au fond de la poche de sa blouse mais les portes s’ouvrirent sur le palier du service de neurologie elle poussa de toutes ses forces le lit vers les blocs opératoires situés à l’autre bout du corridor Granell l’attendait à l’entrée de la salle de préparation il se pencha sur le patient on se connaît non et comme Arthur ne répondait pas gran regarda Betti on le connaît non réduction d’un hématome soudural fulgurant lundi dernier ah alors nous avons là un petit problème Fernstein est prévenu mais il est encore ici celui-là dit le chirurgien en entrant à son tour on ne va quand même pas l’opérer toutes les semaines opérez-le une bonne fois pour toutes r la Bti en quittant les lieux elle courut dans le couloir et descendit en toute hâte vers le standard des urgences [Musique] la sonnerie du téléphone tira laorine de son sommeil elle chercha le combiné à tâon enfin dit la voix de B c’est la troisème fois que j’appelle où étais-tu quelle heure est-il je vais me faire tuer si fin apprend que je t’ai prévenu Lorine se redressa dans son canapé Betty expliqua qu’elle avait dû remonter au bloc le patient de la 37 celui qu’elle avait opéré récemment le cœur de Lorine se mit à battre à tout rompre mais pourquoi l’avez-vous laissé sortir aussitôt demanda-t-elle en colère de quoi parles-tu l’interrogea Betty vous n’auriez jamais dû l’autoriser à quitter l’hôpital ce matin tu sais très bien de quoi je parle c’est toi qui lui a dit où j’habitais tu as bu un tout petit peu pourquoi qu’est-ce que tu racontes je n’ai pas cessé de m’occuper de ton patient il n’est même pas sorti de son lit aujourd’hui et puis je ne lui ai rien dit du tout mais j’ai déjeuné avec lui il a eu un moment de silence Betti tout sauta je le savais je n’aurais jamais dû te prévenir mais bien sûr que si pourquoi dis-tu ça parce que tel que je te connais tu vas débarquer dans la demi-heure et ivre morte ça ne va rien arranger Lorine regarda la bouteille posée sur le comptoir de la cuisine il manquait le contenu d’un grand verre de vin pas plus Bety le patient dont tu me parles c’est bien oui et si tu me dis que tu as déjeuné avec lui alors qu’il est sous monitoring depuis ce matin je t’hospitalise dès que tu arrives et pas dans sa chambre bet raccrocha Lorine regarda autour d’elle le canapé n’était plus à la même place avoir les livres am moncelés au pied de la bibliothèque on aurait cru que son appartement avait été cambriolé elle refusa de se laisser aller à la sensation absurde qui l’envahissait il y avait une explication rationnelle à ce qu’elle était en train de vivre il suffisait de la trouver il y en avait toujours une en se levant elle marcha sur le verre vide et se fit une profonde entaille au talon un sang rouge jaillit sur le tapis de coco il ne manquait plus que cela elle sautilla sur une jambe jusqu’à la salle de bain mais il n’y avait pas d’eau au robiné elle mit son pied dans la baignoire tendit le bras vers l’armoire à pharmacie et attrapa la bouteille d’alcool à 90 elle la vida sur la plaie la douleur était saisissante elle inspira à fond pour repousser le vertige et retira un à un les éclats enfichés dans sa chair soigner les autres était une chose intervenir sur son propre corps une autre 10 minutes s’écoulèrent sans qu’elle arrive à stopper l’hémorragie elle regarda à nouveau la blessure une simple compression ne suffirait pas à en refermer les bords il faudrait suurer elle se releva fit dégringoler tous les flacons d’une étagère à la recherche d’une boîte de gaz stérile en vin elle enroula sa cheville d’une serviette de toilette fit un nœud qu’elle serra du mieux qu’elle le pouvait et reparti à clochepied vers la [Musique] penderie il dort comme un ange dit granelly fstein consulta les clichés de l’IRM j’ai crain que ce ne soit cette petite anomalie que je n’avais pas opéré mais ce n’est pas le cas le cerveau assuinté nous avons retiré les drains trop tôt c’est une petite suppression intracrânienne je repose une voix d’extraction et tout devrait rentrer dans l’ordre donnez-moi une heure d’anesthésie très volontiers chers collègu reprit granelli d’excellente humeur j’espérais le faire sortir lundi mais nous allons prolonger son séjour d’au moins une semaine et cela ne m’arrange pas du tout RA fstein en pratiquant son incision et pourquoi cela demanda granelli en vérifiant les constantes vitales sur ses moniteurs j’ai mes raisons dit le vieux [Musique] professeur enfiler un jean ne fut pas une simple affaire un pull passé à même la peau un pied chaussé l’autre nu Lorine referma la porte de son appartement l’escalier lui semblait soudain des plus inamicales au second palier la douleur se fit bien trop vive pour continuer debout elle s’assit sur les marches et se laissa glisser comme sur la pente d’une journée chaotique elle cludica jusqu’à sa voiture et actionna la télécommande du garage sous un ciel de rage la vieille triomphe filait vers le San Francisco mémorial hospital chaque fois qu’il lui fallait changer de vitesse la douleur l’ lançait à en perdre conscience elle ouvrit la vitre à la recherche d’un peu d’air [Musique] frais la SAB de Paul descendait California struite à vive alure depuis qu’ils avaient quitté le restaurant il n’avait pas dit à un mot onga posa sa main sur sa jambe et caressa doucement sa cuisse ne t’inquiète pas ce n’est peut-être pas si grave que cela Paul ne répondit pas il béfurqua sur Market Street et remonta vers la 20e rue tous deux dînaient au sommet de la tour de la banque of America quand le portable de Paul avait sonné une infirmière l’avait prévenu que l’état de santé d’Arthur hashby s’était aggravé le patient n’était pas en mesure d’accepter l’intervention qu’il devait subir Paul figurant sur sa fiche d’admission il fallait qu’il vienne aussitôt que possible signer l’autorisation d’intervention chirurgicale il avait donné son accord par téléphone et après avoir quitté précipitamment le restaurant il filait dans la nuit en compagnie [Musique] d’Ona la triomphe se rangea sous l’ vent du hall des urgences un officier de sécurité s’approcha de la portière pour indiquer à la conductrice qu’elle ne pouvait pas stationner à cet endroit Lorine eut à peine le temps de répondre qu’elle était interne de l’hôpital et blessée l’agent demanda de l’assistance dans son talkkywalkie Lorine venait de [Musique] s’évanouir granelli se pencha sur son moniteur de contrôle Fernstein remarqua aussitôt l’inquiétude qui figeait les traits de l’anesthésiste vous avez un problème interrogea le chirurgien une légère arythmie ventriculaire plus vite vous aurez fini et mieux ce sera je souhaiterai le réveiller dès que possible je fais de mon mieux cher collègue derrière la vitre Betty qui avait réussi à se faire remplacer quelques minutes ne perdait rien de ce qui se déroulait dans la salle d’opération elle regarda sa montre Lorine ne tarderait pas à [Musique] arriver Paul entra dans le hall des urgences il se présenta à l’accueil l’otesse le pria de bien vouloir patienter dans la salle d’attente l’infirmière en chef était monté dans les étages elle ne tarderait pas à revenir ona l’en laça par la taille et l’entraîna vers une chaise elle le laissa quelques instants et inséra une pièce dans la fente du distributeur de boisson chaude elle choisit un café court sans sucre et rejoignit Paul le gobelet à la main tiens dit-elle de sa belle voix erraillée tu n’as pas eu le temps d’en prendre restaurant je suis désolé pour cette soirée dit Paul en relevant la tête triste n’ pas à être désolé et puis ce poisson n’était pas très bon c’est vrai demanda Paul l’air inquiet non mais ici ou ailleurs nous passons quand même la nuit ensemble bois ça va être froid il a fallu que cela arrive le seul jour où je n’ai pas pu venir le voir Onega passa sa main dans la chevelure é bourrifée de Paul elle le caressa avec une infinie tendresse il la regardait avec l’air d’un enfant oublié au milieu d’un monde d’adulte je ne peux pas le perdre je n’ai que lui Onega encaissa le coup sans rien dire elle s’assit à ses côtés et le prit au creux de ses bras il y a un champ chez nous qui dit que tant que l’on pense à une personne elle ne meurt jamais alors pense à lui et pas à ton [Musique] chagrin le docteur Stern entra dans le box numéro 2 il avança jusqu’au lit et prit la feuille d’admission de sa patiente votre visage m’est familier dit-il je travaille ici répondit Lorine oui mais moi je viens d’arriver j’étais encore résident à Boston vendredi dernier alors nous ne nous sommes jamais vu je suis en congé forcé depuis 8 jours et je n’ai jamais mis les pieds là-bas à propos de pieds le vôtre est dans un sal état comment vous êtes-vous fait cette blessure bêtement mais encore en marchant sur un verre à pied et le contenu de ce verre est dans votre estomac en quelque sorte vos analyses sont éloquentes j’ai quand même réussi à trouver un peu de sang dans votre alcool il ne faut rien exagérer dit Lorine en essayant de se redresser je n’ai bu que quelques gorgées de Bordeaux la tête lui tourna elle sentit son cœur se soulever et l’interne e juste le temps de lui présenter le bassinet il lui tendit un mouchoir en papier et sourit j’en doute cher collègue d’après les résultats du labo que j’ai devant moi je dirais que vous avez aussi ingurgiter la moitié des crabes de la baie et une bonne bouteille de cabernet sauvignon à vous toute seule très mauvaise idée mélanger ces deux couleurs dans la même soirée rouge sur blanc tout Foucan qu’est-ce que vous venez de dire demanda Lorine moi rien votre estomac en revanche Loren s’allongea et prit sa tête entre ses mains ne comprenant plus rien de ce qui lui arrivait il faut que je sorte d’ici au plus vite je vais faire de mon mieux reprit Stern mais je dois d’abord vous recoudre et aussi vous faire un rappel antitétanique vous préférez une anesthésie locale ou Lorine l’interrompit pour le sommet de refermer cette PL au plus vite le jeune résident s’empara d’un kit de suture et prit place sur le petit tabouret à côté d’elle il resserrait son troisième point quand Betty entra dans le box mais qu’est-ce qui t’est arrivé demanda l’infirmière en chef une cuite je crois répondit schterern à sa place sale blessure reprit Betty en regardant le pied que schterern opérait comment va-t-il demanda l reine en ignorant l’interne je redescends à l’instant du bloc ce n’est pas encore gagné mais je pense qu’il va s’en sortir que s’est-il passé sudation encéphalique post-opératoire on a retiré les drains trop tôt Betty je peux te poser une question ai-je vraiment le choix Lorine saisit le poignet du docteur chterne et le pria de les laisser seul quelques instants le résident tenait à terminer d’abord son travail Betty lui enleva l’aiguille des doigts elle finirait de suurer elle-même il y avait dans le hall des urgences une foule de patients qui avaient plus besoin de ses compét que Lorine Stern regarda Betty il abandonna son tabouret après tout elle n’avait qu’à se charger du pansement et du rappel de tetanos les infirmières en chef des services hospitaliers avaient une certaine autorité sur les jeunes résidents Bettis sassit près de Lorine je t’écoute dit-elle je sais que ce que je vais te demander va te paraître bizarre mais est-il possible que le patient de la 307 a échappé à ton attention au cours de la journée je te jure que cela restera entre nous précise ta question répliqua Betty d’un ton presque indigné je ne sais pas est-ce qu’il aurait pu mettre un polochon dans son lit pour faire croire à sa présence et disparaître quelques heures sans que tu t’en rendes compte il a l’air très doué pour ça Betty jeta un regard au bassiné posé près de la vasque et leva les yeux au ciel j’ai honte pour toi ma chérie stterern réapparut dans le box vous êtes absolument certaine que nous ne nous sommes pas vus quelque part j’ai fait un stage ici il y a 5 ans dehors ordonna [Musique] Betti le professeur Fernstein consulta sa montre 54 minutes vous pouvez le réveiller dit Fernstein en s’éloignant de la table le professeur salua l’anesthésiste et quitta le bloc opératoire de mauvaise humeur qu’est-ce qu’il a demanda Granell il est fatigué en ce moment répondit Norma d’une voix triste l’infirmière se chargea du pansement pendant que granelli ramenait Arthur à la vie les portes de la cabine d’ascenseur s’ouvrirent sur le palier des urgences Fernstein traversa le couloir d’un pas pressé une voix dans un box attira son attention suspicieux il passa la tête par le rideau et découvrit Lorine assise sur un lit en conversation avec Betty quelque chose vous a échappé l’accès à cet hôpital vous est interdit bon sang vous n’êtes pas encore réintégré dans vos fonctions de médecin je me suis réintégré toute seule en patiente Fernstein la regarda dubitatif Lorine leva fièrement la jambe en l’air et Betty confirma au professeur qu’on venait de lui faire se points de suture au talent Fernstein gromela vous êtes vraiment capable de faire n’importe quoi pour le plaisir de me contrarier Lorine eut envie de répliquer mais Betty qui tournait le dos au professeur lui fit les gros yeux pour qu’elle se taise fstein avait déjà disparu c’est pas raisonné dans le couloir il traversa le hall et prévint la standardiste d’un ton autoritaire qu’il rentrait chez lui il ne fallait plus le déranger même si le gouverneur de Californie se casser la gueule pendant sa gymnastique qu’est-ce que je lui ai fait demanda Lorine secoué tu lui manques depuis qu’il t’a mis à l’écart il en a après la terre entière tout le monde l’emmerde ici à part toi et bien je préférerais lui manquer un peu moins tu as entendu comment il m’a parlé Betty récupéra les bandages inutilisés et commença à les ranger dans les tiroirs de la desserte là ma chérie on ne peut pas dire que tu manques de vocabulaire non plus ton pensement est terminé tu peux aller gambadé ou bon te semble hormis dans les étages de cet hôpital tu crois qu’ils l’ont redescendu dans sa chambre qui interrogea Betty d’une voix hypocrite en refermant la porte de l’armoire à pharmacie Betty je vais aller voir si tu me jures que tu pars d’ici dès que j’ai eu ton renseignement Lorine promit d’un signe de la tête et btit quitta la salle d’examen Fernstein traversa le parking la douleur le saisit à nouveau à quelques mèt de son véhicule c’était la première fois qu’elle s’était manifestée au cours d’une opération il savait que Norma avait deviné sur ses trait la morsure qui le saisissait au bas du ventre les 6 minutes qu’il avait gagné sur l’intervention ne furent pas salvatrices que pour son patient de grosses gouttes perlait à son front sa vue se troublait un peu plus à chaque pas un goût de métal envahit son palais plié en deux il porta la main à la bouche une quinte de tout et le sang coula entre ses doigts quelques mètres encore Fernstein prier pour que le gardien ne le voit pas il s’adossa à la portière et chercha dans sa poche le petit boîtier qui en commandait l’ouverture réunissant le peu de force qui lui restait il s’assit derrière le volant et attendit que la crise passe le paysage disparut derrière un voile [Musique] sombre Betty n’était pas là Lorine se faufila dans le couloir et cludica vers le vestiaire elle ouvrit un casier et emprunta la première blouse qu’elle trouva avant de ressortir aussi discrètement qu’elle était entrée elle ouvrit une porte de service traversa un long corridor où filait une multitude de tuyaux au-dessus de sa tête et réapparut au service de pédiatrie dans une autre aile de l’immeuble elle emprunta les ascenseurs ouest du bâtiment jusqu’au 3oè étage reprit une coursive technique en sens inverse et se retrouva enfin dans le service de neurologie elle s’arrêta devant la porte de la chambre [Musique] 307 Paul se leva d’un bon le visage pétri d’inquiétude mais le sourire de Béti qui venait vers lui était apaisant le pire est derrière nous dit-elle l’intervention s’était bien déroulée Arthur se reposait déjà dans sa chambre il n’était même pas resté en réanimation l’incident de ce soir n’était qu’un petit trouble poste opératoire sans conséquence il pourrait lui rendre visite dès le lendemain Paul aurait voulu rester toute la nuit à ses côtés mais Betty le rassura à nouveau il n’y avait aucune raison de continuer à s’inquiéter elle avait son numéro et l’appellerait s’il arrivait quoi que ce soit mais vous me promettez qu’il ne peut plus rien se passer de grave demanda Paul d’une voix fébrile viens dit Onega en le prenant par le bras rentrons tout est sous contrôle affirma Betti allez vous reposer vous avez une mine de papier mâchée une bonne nuit de sommeil vous fera le plus grand bien je veille sur lui Paul prit la main de l’infirmière et la secoua énergiquement se confondant en merci et en excuse onga d presque le tirer de force vers la sortie si j’avais su j’aurais choisi le rôle du meilleur ami tu es bien plus démonstratif dans ce domaine dit-elle en traversant le parking mais je n’ai jamais eu l’occasion de m’occuper de toi malade répondit-il avec une mauvaise foi redoutable en lui ouvrant la portière Paul s’installa derrière le volant et regarda d’un air perplexe la voiture stationnée à côté de la sienne tu ne démarres pas demanda ona regarde ce type à droite il n’a pas l’air d’aller bien nous sommes sur le parking d’un hôpital et tu n’es pas médecin ton tonnelet de Saint-Bernard est vite pour ce soir rentrons la sabe quitta son emplacement et disparut à l’angle de la rue Lorine poussa la porte et entra dans la pièce la chambre silencieuse était plongée dans une semi-obscurité Arthur entrreouvrit les yeux il sembla lui sourire et se rendormit aussitôt elle avança au pied du lit et le regarda attentive quelques mots de Santiago surgirent de sa mémoire en quittant la chambre de sa petite fille l’homme aux cheveux blancs s’était retourné une dernière fois pour dire en espagnol si la vie était comme un long sommeil le sentiment serait la rive Lorine avança dans la nbre elle se pencha à l’oreille d’Arthur et murmura j’ai fait un trôle de songe aujourd’hui et depuis que je suis réveillé je rêve d’y retourner sans savoir pourquoi ni comment faire je voudrais te revoir là où tu dors elle posa un baisa sur son front et la porte de la chambre se referma lentement sur ses pas chapitre [Musique] 16 le jour se levait sur la baie de San Francisco Fernstein rejoignit Norma dans la cuisine il s’assit au comptoir prit la cafetière et remplit de tasses tu es rentré tardè dit Norma j’avais du travail tu as pourtant quitté l’hôpital bien avant moi je devais régler quelques affaires en ville Norma se tourna vers lui les yeux rougis moi aussi j’ai peur mais tu ne la vois jamais ma peur tu ne penses qu’à la tienne tu crois que je ne crève pas de trouille à l’idée de te survivre le vieux professeur abandonna son tabouret et prit Norma dans ses bras je suis désolé je ne pensais pas que mourir serait si difficile tu as côtoyé la mort toute ta vie celle des autres pas la mienne Norma serra le visage de son amant dans le creux des mains ses lèvres se posèrent sur sa joue je te demande juste de te battre une rallonge 18 mois 1 an je ne suis pas prête pour ne rien te cacher moi non plus alors accepte ce traitement le vieux professeur s’approcha de la fenêtre le soleil apparaissait derrière les collines de Tiburon il inspira profondément dès que Lorine sera titularisé je donnerai ma démission nous irons à New York j’ai un vieil ami là-bas qui veut bien me prendre dans son service tentend le coup c’est vrai demanda Norma en larme je t’ai drôlement fait chier mais je ne t’ai jamais menti pourquoi pas tout de suite partant dès demain je t’ai dit dès que le rine sera titularisé je veux bien démissionner de mes fonctions mais pas tout laisser en friche quand même maintenant tu me l’as fait cette tartine [Musique] Paul déposa onga en bas de chez elle il se gara en double fil descendit et contourna la voiture en toute hâte il se colla à la portière empêchant sa passagère de l’ouvrir onga le regarda ne comprenant pas à quoi il jouait il tapa au carreau et lui fit signe de baisser la vitre je te laisse la voiture je vais prendre un taxi pour aller à l’hôpital sur le trousseau de clé il y a celle de la maison garde là c’est la tienne j’en ai une autre dans ma poche onga le regarda intrigué bon j’avoue que c’est une façon idiote de te dire que j’aimerais bien que nous vivions plus souvent ensemble ajouta Paul enfin en ce qui me concerne tous les soirs cela m’irait même très bien mais maintenant que tu as ta clé c’est toi qui décide tu fais comme tu veux oui tu as raison c’est une façon idiote répondit-elle d’une voix douce je sais j’ai perdu pas mal de neurones cette semaine tu me plais quand même beaucoup même aussi stupide c’est une bonne nouvelle Phil tu vas rater son réveil Paul se pencha dans l’habitacle fait très attention les fragile enfin surtout l’embrayage il embrassa onga avec fou et courut vers le carrefour un taxi l’emmenait déjà vers le San Francisco mémorial hospital quand il dirait à Arthur ce qu’il venait de faire ce dernier lui prêterait certainement sa vieille [Musique] Ford Lorine se réveilla au rythme des marteaupqueurs qui frappaient dans sa tête son pied l’élançait et elle ne put s’empêcher de défaire le pansement pour vérifier la plie et merde dit-elle en constatant que la cicatrice suintait il ne manquait plus que ça elle se leva à clochepied et se rendit vers la salle de bain elle ouvrit l’armoire à pharmacie déboucha une bouteille d’antiseptique et arrosa son talon la douleur fut si violente qu’elle lâcha le flacon d’alcool qui roula dans la baignoire Lorine savait très bien qu’elle ne s’en sortirait pas comme ça il fallait nettoyer à nouveau cette pliee en profondeur et prescrire un traitement antibiotique une infection de cette nature pouvait avoir des conséquences redoutables elle s’habilla et appela la compagnie de taxi il n’était pas envisageable de conduire dans cet état elle arriva 10 minutes plus tard à l’hôpital claudicant au milieu du hall un patient qui attendait son tour depuis 2h lui suggéra avec véhémence de faire la queue comme tout le monde elle lui montra son badge et franchit la porte vitrée qui ouvrait sur les salles d’examen qu’est-ce que tu fais là demanda Betty si Fernstein te voit occupe-toi de moi j’ai un mal de chien pour que tu te plaignes ça doit être sérieux installe-toi dans ce fauteuil roulant n’exagérons rien quel box est libre le 3 et dépêche-toi je suis là depuis 26h je ne sais même pas comment je tiens encore debout tu as pu te reposer un peu cette nuit quelques minutes de répis à l’aube Betty la fit s’asseoir sur le lit et défie le pansement pour inspecter la plie comment as-tu fait pour que ça s’infecte aussi vite l’infirmière prépara une seringue de lidocaïne dès que l’anesthésique locale eut délivré Lorine de la douleur bettier écarta les bords de la cicatrice et commença un curtage en profondeur des tissus infectés elle prépara ensuite un nouveau kit de suture tu te recoues toi-même ou tu me fais confiance fais-le mais mets-moi un drain d’abord je ne veux prendre aucun risque tu vas avoir une belle cicatrice je suis désolé une de plus une de moins pendant que l’infirmière opérait Lorine triturait le drap du lit en entre ses doigts quand Betty lui tourna le dos elle en profita pour lui poser une question qui lui brûlait les lèvres comment va-t-il il s’est réveillé en pleine forme ce type a failli mourir dans la nuit et la seule chose qui l’intéresse c’est de savoir quand il va sortir d’ici je te jure nous avons de sacré numéro dans ce service ne sers pas trop le pansement je fais ce que je peux et toi je te défends de monter dans les étages même si je me perds dans les couloirs Lorine ne fais pas l’endouille tu joues avec le feu tu as quelques mois de la fin de ton internat ne Vaas pas tout mettre en péril maintenant j’ai beaucoup pensé à lui cette nuit d’une façon assez étrange d’ailleurs et bien pensz encore cette semaine et tu le verra dimanche prochain a priori on le libérera samedi contrairement à ton fantôme de l’opéra celui-là a une identité une adresse et un téléphone si tu veux le revoir appelle-le quand il sortira c’est tout à fait mon genre reprit Lorine d’une voix timide Betty lui souleva le monton et la regarda attendri mais dis-moi toi tu n’es pas en train de me faire un petit épanchement sentimental je ne t’ai jamais entendu parler aussi doucement Lorine repoussa la main de Betty je ne sais pas bien ce qui m’arrive j’ai juste envie de le voir et de vérifier moi-même qu’il va bien c’est mon patient quand même moi j’ai une petite idée de ce qui t’arrive tu veux que je t’explique arrête de te moquer de moi ce n’est pas aussi simple Betty éclata de rire je ne me moque pas je trouve ça déroutant bon je te laisse je fais me coucher ne fais pas de bêtises elle prit une attelle et la posa sous le pied de lurine voilà qui t’aidera à marcher passe à la pharmacie centrale chercher tes antibiotiques il y a une paire de béquille dans le placard Betty disparut derrière le rideau elle revint aussitôt et au cas où tu ne saurais plus te repérer dans cet hôpital la Pharmacie centrale est au premier sous-sol ne te trompe pas avec le service de neurologie ce sont les mêmes ascenseurs Lorine l’entendit s’éloigné dans le couloir [Musique] Paul était devant le lit d’Arthur il ouvrit un sachet plein de croissant et de pain au chocolat c’est moche de retourner au bloc opératoire en mon absence j’espère qu’ils ont pu se débrouiller sans moi comment te sens-tu ce matin très bien à part que j’en ai assez d’être ici toi tu n’as pas bonne mine tu m’as fait passer une sale [Musique] nuit Lorine prit le bloc d’ordonnance sur le comptoir et se prescrivit un antibiotique puissant elle signa la feuille et l’attendit au préposé vous n’y allez pas de main morte vous soignez une septicémie mon cheval a une grosse fièvre avec ça il devrait être remis sur ses sabots dans la journée l’employé se retira derrière ses rayonnages il revint quelques instants plus tard un flacon à la main allez-y doucement quand même j’aime les animaux avec ça vous pourriez le tuer Lorine ne répondit pas elle récupéra les médicaments et retourna vers les ascenseurs elle hésita avant d’appu sur le bouton du trème étage au rez de-chaussée un technicien entra dans la cabine poussant un appareil d’électroencéphalographie l’écran était entouré d’une bande de plastique jaune quel étage demanda le reine neurologie il est en panne ces machines sont de plus en plus sophistiquées mais aussi de plus en plus capricieuses celle-ci a déroulé toute sa bobine de papier hier avec un tracé incompréhensible ce n’était plus de l’hyperactivité cérébrale mais le courant d’une centrale électrique qu’elle enregistrait les types de la maintenance sont pas passer 3 heures dessus et ils disent qu’elle n’a rien probablement des [Musique] interférences qu’est-ce que tu faisais hier soir demanda Arthur je te trouve bien curieux je dînis en compagnie d’une jeune femme Arthur regarda son ami d’un air inquisiteur ona à voie Paul vous vous revoyez en quelque sorte tu as une drôle devoix j’ai peur d’avoir fait une connerie de quel genre je lui ai donné les clés de chez moi le visage d’Arthur s’éclaira il aurait presque voulu taquiner Paul mais son ami se leva et se posta devant la fenêtre l’air soucieux tu le regrettes déjà j’ai peur de l’avoir effrayé je suis peut-être allé un peu vite tu es tombé amoureux ce n’est pas impossible alors fis-toi à ton instinct si tu as fait ce pas c’est que tu en avais envie et c’est ce qu’elle ressentira il n’y a pas de honte à partager ses sentiments crois-moi alors tu penses que je n’ai pas eu tort demanda Paul le visage plein d’espoir je ne t’ai jamais vu dans cet état tu n’as aucune raison d’être inquiet elle ne m’a pas téléphoné depuis combien de temps Paul regarda sa montre 2h tout ce temps-là tu es gravement atteint laisse-lui le temps de profiter de ton geste et puis aussi de libérer sa ligne de téléphone elle doit appeler toutes ses copines pour leur dire qu’elle a réussi à faire craquer le célibataire le plus corias de San Francisco ouais ben fais le mariool j’aimerais t’y voir je ne sais pas du tout ce qui m’arrive j’ai chaud j’ai froid j’ai les mains moites j’ai mal au ventre et je manque de salive tu es amoureux je savais bien que je n’étais pas fait pour ça ça me rend malade tu verras les effets secondaires sont magnifiques une interne passait devant la vitre de la chambre Paul écquill a les yeux je vous dérange demanda Lorine en entrant dans la pièce non dit Paul il s’apprêtait justement à aller chercher un café au distributeur il en proposa un à Arthur Lorine répondit à sa place que ce n’était pas recommander Paul s’éclipsa vous êtes blessé s’inquiéta Arthur un accident stupide confia Lorine en décrochant la feuille de soin au pied du lit Arthur regarda la telle qu’est-ce qui vous est arrivé une indigestion à la fête du crabe et on peut se casser le pied comme ça ce n’est qu’une méchante coupure ils vous ont pincé vous n’avez aucune idée de ce que je vous raconte n’est-ce pas pas vraiment mais si vous voulez bien m’en dire un peu plus et vous comment s’est déroulé votre nuit assez agité vous avez quitté votre lit demanda leurine pleine d’espoir je me’y suis plutôt enfoncé mon cerveau a surchauffé à ce qu’il paraît ils ont dû me remonter au bloc en urgence Lorine le regarda attentivement qu’est-ce qu’il y a demanda Arthur vous avez l’air étrange non rien c’est idiot il y a un problème avec mes résultats non rassurez-vous ça n’a rien à voir dit-elle d’une voix douce alors de quoi s’agit il elle s’appuya à la romarde du lit vous n’avez aucun souvenir de de quoi l’interrompit arartur fébril non c’est vraiment ridicule ça n’a aucun sens dites-le moi quand même insista Arthur Lorine se dirigea vers la fenêtre je ne bois jamais d’alcool et là je crois que j’ai pris la plus grande cuite de ma vie Arthur restait silencieux elle se retourna et les mots sortirent de sa gorge sans même qu’elle puisse les retenir ce que je voudrais vous dire n’est pas facile à entendre une femme entra dans la pièce portant une immense gerbe de fleurs qui masquait son visage elle posa le bouquet sur la table roulante et avança jusqu’au lit mon Dieu que j’ai eu peur dit Carole Hanne en prenant Arthur dans ses bras Lorine regarda l’anneau serti de diamant que la femme portait à l’annulaire de la main gauche c’était absurde murmura Lorine je voulais juste prendre de vos nouvelles je vous laisse avec votre fiancée Carole Hanne serrait Arthur encore plus fort elle caressa ses joues tu sais que dans certains pays on appartient pour toujours à celui qui vous a sauvé la vie Carol Anne tu m’étouffes la jeune femme un peu confuse desserra son étreinte elle se redressa et ajusta sa jupe Arthur chercha le regard de Lorine mais elle n’était déjà plus [Musique] là Paul remontait le couloir au loin il vit laorine qui avançait vers lui en la croisant il lui fit un sourire complice qu’elle ne lui rendit pas il haussa les épaules poursuivit son chemin vers la chambre d’Arthur et n’en crut pas ses yeux quand il découvrit Carole Hanne assis sur la chaise près de la fenêtre bonjour Paul dit Carole Hanne mon Dieu cria Paul en lâchant son café il se baissa pour ramasser le gobelet une catastrophe n’arrive jamais seul dit-il en se redressant je dois prendre cela comme un compliment demanda Carole Hanne d’un ton ainsi si j’étais bien élevé je te dirai oui mais tu me connais j’ai une nature grossière Carole Hann se leva de sa chaise offusqué et fixa Arthur du regard et toi tu ne dis rien Carol Anne je me demande vraiment si tu ne me porte pas la poisse Carole Hanne reprit le bouquet de fleurs et quitta la chambre en claquant la porte et maintenant que comptes-tu faire reprit Paul sortir d’ici au plus vite Paul tournait en r dans la pièce qu’est-ce que tu as je m’en veux dit Paul de quoi d’avoir été aussi long à comprendre et Paul recommença de faire les 100 pas dans la chambre d’Arthur tu reconnaîtras à ma décharge que je n’avais jamais pu vous voir véritablement ensemble enfin je veux dire conscient tous les deux au même moment c’est quand même quelque chose qui a l’air d’être assez compliqué entre vous mais en les regardant tous deux au travers de la vitre Paul avait compris sans peut-être même le savoir eux-même Laurine et Arthur composaient une partition unique une évidence alors je ne sais pas ce que tu dois faire mais ne passe pas à côté d’elle et que veux-tu que je lui dise que nous nous sommes aimés au point de faire ensemble tous les projets du monde mais qu’elle ne s’en souvient plus dis-lui plutôt que pour la protéger tu es parti construire un musée de l’autre côté de l’océan en ne pensant qu’à elle dis-lui que tu es revenu de ce voyage toujours atteindre la même folie d’elle Arthur avait la gorge nouée il ne pouvait répondre au mot de son ami alors la voix de Paul s’éleva un peu plus encore dans la chambre d’hôpital tu as tellement rêvé cette femme que tu m’as convaincu d’entrer dans ton rêve tu m’as dit un jour pendant qu’on calcule qu’on analyse les pour et les contres la vie passe et il ne se passe rien alors réfléchis vite c’est grâce à toi que j’ai donné mes clés à Onega elle m’a toujours pas téléphoné et pourtant je ne me suis jamais senti aussi léger de ma vie à charge de revanche mon vieux ne renonce pas à leorine avant même d’avoir eu le temps de l’aimer dans la vraie vie je suis dans une impass Paul je ne pourrais jamais vivre à ses côtés dans le mensonge et je ne peux pas lui raconter tout ce qui s’est vraiment passé mais la liste est longue étrangement on en veut souvent à la personne qui vous dit une vérité difficile à entendre impossible à croire Paul s’approcha du lit c’est de dire la vérité sur sa mère qui te fait peur mon vieux souviens-toi de ce que nous disait lid il vaut mieux se battre pour réaliser un rêve qu’un projet Paul se leva et avança à la porte il mit un genou à terre et un sourire malicieux aux lèvres d’éclama si l’amour vit d’espoir il périt avec lui bonne nuit don Rodrig et il sortit de la chambre [Musique] d’Arthur Paul cherchait les clés de sa voiture au fond de sa poche il ne trouva que son téléphone portable une petite enveloppe clignotait sur le cadran le message d’onega disait à tout à l’heure fait vite Paul regarda le ciel et poussa un cri de joie qu’est-ce qui vous rend si heureux demanda le reine qui attendait un taxi j’ai prêté ma voiture répondit Paul qu’est-ce que vous prenez comme céréal au petit-déjeuner dit-elle en le rejoignant dans son sourire un break de la yellocab compagnie s’arrêta devant eux Laurine ouvrit la portière et fit signe à Paul de grimper je vous dépose Paul s’installa à côté d’elle Green Street dit-il au chauffeur vous habitez cette rue demanda Lorine moi non mais vous oui Lorine regarda interloqué Paul avait l’air songeur il chuchota d’une voix à peine audible il va me tuer si je fais ça il va me tuer si vous faites quoi reprit le reine mettez d’abord votre ceinture conseilla Paul elle le dévisageait de plus en plus intriguée Paul hésita quelques secondes il prit une grande inspiration et s’approcha d’elle tout d’abord une précision la folle furieuse dans la chambre d’Arthur avec sa gerbe de fleurs immonde c’était une de ses ex une ex qui date de la préhistoire bref une erreur et ensuite je ne peux pas il va vraiment m’assassiner si je continue il est dangereux à ce point-là votre copain s’inquiéta le chauffeur de taxi de quoi je me mêle Arthur sauve même les insectes rétorqua Paul d’un ton agacé il fait vraiment ça demanda Lorine il est convaincu que sa mère s’est réincarnée en mouche ah dit Lorine en regardant au loin c’est complètement idiot de vous avoir dit ça vous allez vraiment le trouver bizarre n’est-ce pas poursuivit Paul d’une voix inquiète cela dit interrompit le chauffeur de taxi la semaine dernière j’emmena mes enfants aux EAU et mon fils m’a fait remarquer qu’un hippopotame ressemblait très pour très à sa grand-mère je vais peut-être y retourner pour voir Paul le fustigea d’un regard dans le rétroviseur bon et puis tant pis je me lance dit-il en prenant la main de Lorine dans l’ambulance qui nous ramenait du sint Pedro vous m’avez demandé si l’un de mes proches avait été dans le Comat vous vous souvenez oui très bien et bien à cet instant précis cette personne est assise à côté de moi il est temps que je vous raconte deux ou trois choses la voiture abandonna le San Francisco memmorial Hospital et remonta vers Pacific HES le destin a parfois besoin d’un tout petit coup de pouce aujourd’hui l’amitié consistait à lui tendre la main Paul expliqua à Lorine comment par une nuit d’été il s’était déguisé en infirmier et Arthur en médecin pour enlever à bord d’une vieille ambulance le corps d’une jeune femme dans le Comat qu’on voulait débrancher des appareils qui la maintenaiit en vie les rues de la ville défilé derrière la vitre de temps à autre le chauffeur lançait un regard perplexe dans son rétroviseur Lorine écouta le récit sans jamais l’interrompre paul n’avait pas vraiment trahi le secret de son ami si Lorine connaissait désormais l’identité de l’homme qui la veillait à son réveil elle ignorait toujours tout de ce qu’elle avait vécu avec lui quand elle était dans le Comat arrêtez-vous supplia le d’une voix tremblante maintenant demanda le chauffeur je ne me sens pas très bien la voiture fit une embarder avant de se ranger sur le bas côté dans un stridant crissement de pneus leorine ouvrit la portière et clodica vers un carré de pelouse qui bordait le trottoir elle se courba en deux pour mieux résister à la nausée qui montait son visage était assailli de picotement une sensation de chaleur l’envahissait pourtant elle frissonnait elle eut un haut le cœur elle n’arrivait plus à respirer ses paupières étaient lourdes les sons qui lui parvenaient feutré ses jambes se dérobaient elle vacilla le chauffeur épaulle qui se précipité e à peine le temps de la retenir elle tomba à genou sur l’herbe et prit sa tête entre ses mains juste avant de perdre conscience il faut appeler les secours dit Paul paniqué laissez-moi m’en occuper j’ai un brevet de secouriste je vais lui faire du bouche à bouche reprit le chauffeur d’un ton assuré on va être très clair si tu approches tes lèvres adipeuse de cette jeune femme je t’assomme je disais ça pour aider répondit le chauffeur d’un air renfrogné Paul s’agenouilla près de Lorine et tapota ses joues doucement mademoiselle susurait Paul d’une voix douce ah B comme ça elle ne risque pas de se réveiller râa le chauffeur toi tu vas aller faire du bouche à bouche à ta grand-mère hippopotame et tu m’oublies Paul posa ses mains sur le menton et appuya de toutes ses forces sur la jonction des mandibules de Lorine mais qu’est-ce que vous faites vous allez lui déboiter la mâchoire je sais parfaitement ce que je fais hurla Paul je suis chirurgien intérimaire laorine ouvrit les yeux et Paul toisa le chauffeur d’un regard plus que satisfait les deux hommes l’aidèrent à remonter à bord elle avait retrouver des couleurs elle ouvrit sa vitre et aspira une grande bouffée d’oxygène je suis désolé ça va mieux maintenant je n’aurais pas dû vous raconter tout ça n’est-ce pas poursuivit Paul d’une voix fébrile si vous avez d’autres chose a me raconter au point où nous en sommes allez-y c’est le moment je crois que j’ai fait le tour quand le taxi entra dans Green Street Lorine le questionnait sur les motivations d’Arthur pourquoi avait-il pris tous ces risques ce secret là je ne peux pas le trahir je me demande s’il va me noyer au mimolet par le feu quand il saura que je vous ai parlé vous ne voulez pas que j’achète aussi l’urne pour recueillir mes cendres moi je pense que c’est parce qu’il avait le béguin pour vous affirma le chauffeur que la conversation passionnait de plus en plus la voiture se rangea devant l’immeuble de leurine et le chauffeur se retourna vers ses clients si vous voulez on peut refaire un tour de pâté de maison je coupe le compteur on continue un peu juste au cas où vous auriez d’autres trucs à vous raconter Lorine se pencha au-dessus de Paul pour ouvrir sa portière il la regarda étonné c’est vous qui vivez là pas moi je sais dit-elle mais c’est vous qui descendez j’ai changé de destination où allez-vous questionna Paul inquiet en sortant du taxi la vitre se referma et le taxi disparut dans Green Street et moi je peux savoir où nous allons interrogea le chauffeur d’où nous venons répondit [Musique] Lorine Miss Morrison avait caché Pablo dans son sac en traversant le hall de l’hôpital le petit chien s’était installé sur les genoux d’Artur sur l’écran du téléviseur accroché au mur Scarlett OARA descendait les marches d’un grand escalier et sur le lit Pablo remuit la queue dès que R Butler entra dans la maison et s’approcha de Miss Scarlett le petit chien se dressa sur ses pattes arrièr et se mit à grogier je ne’avais encore jamais vu dans cet état dit Arthur en regardant Pablo oui ça m’étonne moi aussi il n’avait pas du tout aimé le livre répliqua rose Scarlett fixait r défiante quand le téléphone sonna Arthur décrocha sans détourner les yeux du film je te dérange demanda Paul d’une voix tremblante je suis désolé je peux pas te parler je suis avec les médecins je te rappelle et Arthur raccrocha laissant Paul seul au milieu de Green Street et puis merde dit ce dernier en redescendant Green Street à pied et les mains dans les [Musique] poches le film au 10 Oscar venait de se terminer Miss Morrison fit entrer Pablo dans son sac et promis à Arthur de revenir le voir très vite ne vous donnez pas cette peine je sors dans quelques jours en sortant rose croisa dans le couloir une interne qui marchait en sens inverse où l’avait-elle déjà vu chapitre 17 tout va bien demanda laorine au pied du lit ça ne vous dérange pas que je m’asseille sur cette chaise ajouta-t-elle d’un ton un peu cassant pas le moins du monde dit Arthur en se redressant et si je reste 15 jours ça ne vous dérangera pas non plus Arthur la regarda interloquée j’ai ramené votre ami Paul en taxi et nous avons eu une petite conversation ah qu’est-ce qu’il vous a dit presque tout Arthur baissa les yeux je suis désolé de quoi de m’avoir sauvé la vie ou d’avoir fait comme si de rien n’était quand je vous ai soigné la première fois vous m’aviez déjà reconnu n’est-ce pas parce que rassurez-moi vous n’enlevez pas des femmes toutes les semaines pour que mon visage vous soit anonyme je ne vous ai jamais oublié Lorine croisa les bras maintenant il va falloir me raconter pourquoi vous avez fait tout ça pour qu’on ne vous débranche pas ça je le sais déjà c’est le reste que votre camarade a refusé de me dire quel reste pourquoi moi pourquoi avez-vous pris tous ces risques pour une inconnue vous avez fait la même chose pour moi non mais vous étiez mon patient bon sang qui étais-je pour vous Arthur ne répondit pas Lorine s’approcha de la fenêtre dans le jardin un jardinier ratissait une allée elle se retourna brusquement les traits de son visage trahissaient sa colère la confiance c’est ce qu’il y a de plus précieux au monde et aussi de plus fragile sans elle rien n’est possible personne ne me fait confiance dans mon entourage si vous vous y mettez vous a nous n’avons plus grand chose à nous dire ce qui se construit sur le mensonge ne peut pas durer je sais justement mais j’ai mes raisons j’aurais voulu respecter vos raisons mais elle me concerne aussi non c’est un comble c’est quand même moi que vous avez kidnappé vous aussi vous m’avez kidnapper nous sommes kit Lorine le fusilla du regard et se dirigea vers la porte avant de quitter la chambre elle se retourna et dit à Arthur d’une voix résolue vous me plaisiez imbécile elle claqua la porte et Arthur entendit ses pas s’éloigner le téléphone sonna là je te dérange questionna la voix de Paul tu avais quelque chose à me dire tu vas rire mais je crois que j’ai fait une gaffe enlèvele tu vas rire elle sort d’ici Arthur pouvait entendre le souffle de Paul qui cherchait ses mots tu me onéa t’a appelé demanda à Arthur pour toute réponse je D avec elle ce soir murmura mon Paul alors je te laisse te préparer et toi tu me laisses réfléchir faisons comme ça et les deux compères [Musique] raccrochèrent tout s’est bien passé demanda le chauffeur de taxi à Lorine je nen sais encore rien pendant votre absence j’ai appelé ma femme et je l’ai prévenu que j’allais rentrer tard je suis à votre entière disposition alors où va-t-on maintenant Lorine lui demanda si elle pouvait lui emprunter son téléphone ravie le chauffeur lui tendit l’appareil et Lorine composa le numéro d’un appartement situé non loin de la marina madame Klein décrocha à la première sonnerie tu as ta partie de bridge ce soir interrogea Lorine oui répondit madame Klein alors annule-la et fais-toi belle je t’emmène dîner au restaurant je passe te chercher dans une heure le chauffeur déposa Lorine en bas de chez elle et l’attendit pendant qu’elle se changeait Lorine traverse le salon et fit glisser ses vêtements sur le parquet son voisin avait réparé la fuite dans la douche elle veilla à maintenir son pied droit bien au dehors quelques instants plus tard elle ressortit une serviette nouée autour de la taille une autre retenait ses cheveux elle ouvrit la porte du placard de la salle de bain et se mit à fredonner sa chanson favorite fever de Peggy elle hésita entre un jean et une robe légère et pour plaire à son invité du soir elle enfila la robe habillée et peine maquillée elle se pencha à la fenêtre du salon le taxi était toujours dans la rue elle s’installa alors sur son canapé songeuse et profita pour la première fois d’un magnifique coucher de soleil dans l’axe d’une petite fenêtre d’angle il était 19h quand le taxi klaxonna en bas de chez Madame Klein la mère de Lorine entra dans la voiture et regarda sa fille elle ne l’avait pas vu habiller ainsi depuis des années je peux te poser une question murmura-t-elle à son oreille pour pourquoi est-ce qu’il y a 80 dollars au compteur je t’expliquerai à table je te laisse régler la course je n’ai pas de liquide mais c’est moi qui t’invite à dîner j’espère que nous n’allons pas dans un fast food au Cliff house dit laorine au [Musique] chauffeur Paul grimpa 4 à qu les marches de l’escalier qui menait à son appartement onga était allongé sur un tapis pleurant à chaude larme qu’est-ce qu’il t’arrive demanda-t-il en s’agenouillant à ses côtés c’est tostoy dit-elle en refermant le livre je n’arriverai jamais à finir Anna cararenine Paul la pris dans ses bras et lança l’ouvrage à l’autre bout de la pièce lève-toi nous avons quelque chose à fêter quoi dit-elle en s’essuyant les yeux Paul se rendit dans la cuisine et revint avec deux verres et une bouteille de vodka à la main à Anna cararenine dit-il en trinquant onga but son verre cul sec et amorça le geste de le lancer derrière tu as eu peur pour ta moquette c’est un tapis perçant de 1910 je t’emmène dîner si tu veux je sais même où je veux aller et Onega entraîna Paul et la bouteille de vodka dans la chambre elle referma la porte du bout du [Musique] pied le professeur Fernstein posa la valise de Norma dans la ravissante chambre du Wine Country in voilà des mois qu’il s’était promis cette escapade dans la nappe all après avoir déjeuné à Sonoma ils avaient repris la route pour kalistoga ce soir il dormait à Saint- elelena la décision méritait d’être fêtée la veille Fernstein avait rédigé une note au président du conseil du Mémorial hospital lui annonçant sa volonté d’avancer sa retraite de quelques mois dans une autre lettre adressée à la Direction générale du service des urgences il avait recommandé que l’interne Lauren Klein soit titularisé au plus vite il serait regrettable qu’un autre hôpital profite des qualités de la meilleure de ses élèves lundi prochain Norman et lui prendraient l’avion pour New York mais avant de retrouver la ville qu’il avait vu naître il était résolu à profiter de ces derniers jours en [Musique] Californie à 21h précise Georg pilgais déposa Natalia devant la porte du 7e district je t’ai préparé des cookquis je les ai mis dans ton sac elle déposa un baiser sur ses lèvres et sortit de la voiture pilgais ouvrit la vitre et l’apostropha alors qu’elle montait les marches du commissariat si un de mes anciens collègues veut savoir qui a fait ces merveilleux biscuits tu tiens le coup la garde à vue ne dure que 48 he Natalia esquissa un petit signe de la main et disparu à l’intérieur du bâtiment pilgais resta quelques instants sur le parking se demandant si c’était la retraite ou l’âge qui rendait la solitude de moin en moins supportable peut-être un mélange des deux se dit-il en repartant [Musique] la nuit était étoilée Lorine et Madame Klein promenaient cille le long de la marina c’était délicieux ce dîner je ne m’étais pas régalé autant depuis longtemps merci je voulais t’inviter pourquoi ne m’as-tu pas laissé faire parce que ton salaire y serait passé et que je suis encore ta mère dans le petit port de plaisance les haut bans des voiliers grinçaient au rythme de la brise légère l’air était doux madame cl jeta au loin le bâton qu’elle tenait à la main et qu’aliss lança à sa poursuite tu voulais fêter une bonne nouvelle pas particulièrement répondit Lorine alors pourquoi ce dîner Lorine s’arrêta pour faire face à sa mère et prit ses mains dans les siennes tu as froid pas particulièrement répondit madame Klein j’aurais pris la même décision que toi si j’avais été à ta place si j’avais pu c’est moi qui te l’aurais demandé tu m’aurais demandé quoi de débrancher les ma les yeux d’Émilie Klein s’emplirent de larmes depuis quand le sais-tu maman je ne veux plus jamais que tu aies peur de moi nous avons chacune notre caractère nous sommes différentes et nos vies ne seront pas les mêmes mais en dépit de mes coups de gueule je ne t’ai jamais jugé et je ne le ferai jamais tu es ma mère c’est ainsi que tu es dans mon cœur et quoi qu’il nous arrive c’est la place que tu y tiendras jusqu’à la fin de mes jours madame Klein prit sa fille au creux de ses bras et Cali revint à grande foulée pour se faufiler entre les deux femmes après tout elle aussi avait une place à préserver tu veux que je te redépose avec ma voiture demanda madame Klein en essuyant ses yeux d’un revers de la main non je vais rentrer seul j’ai un drôle de dîner à éliminer Lorine s’éloigna saluant sa mère d’un signe de la main Cali hésita quelques instants tournant la tête de droite à gauche en serrant le bâton de toutes ses forces entre ses mâchoires elle s’élança vers sa maîtresse Lorine s’agenouilla caressa la tête de sa chienne et murmurait à son oreille va avec elle je ne veux pas qu’elle reste seule ce soir elle prit le bout de bois et le lança vers sa mère k boya et repartit en courant vers Émilie Klein Lorine oui personne n’y croyait plus c’était un miracle je sais sa mère se rapprocha de quelques pas les fleurs dans ton appartement ce n’est pas moi qui te les avais offertes Lorine la regarda intriguée madame Klein plongea la main dans sa poche et en sortit une petite carte froissée qu’elle tendit à sa fille entre les pliures du papier Loren luut les deux mots qui étaient inscrits elle sourit et embrassa sa mère avant de [Musique] s’éloigner les premières lueurs du jour irisaient la baie Arthur était éveillé il se leva et s’aventura dans le couloir il arpentait le linoléum sautant d’une dalle noire à une blanche comme sur un échiquier qui n’en finissait pas l’infirmière d’étage sortit de sa vigille pour aller à sa rencontre Arthur lui assura qu’il allait bien elle accueillit la nouvelle avec satisfaction et le raccompagna jusqu’à sa chambre il fallait qu’il soit encore patient il sortirait à la fin de la semaine dès qu’elle s’éclipsa Arthur prit le combiné du téléphone et composa son numéro Paul décrocha je te dérange pas du tout mentit Paul je ne veux même pas regarder ma montre c’est toi qui a raison dit Arthur enthousiaste je vais rendre ses couleurs à cette maison rabaler la façade réparer les fenêtres poncer et revernir tous les planchers y compris ceux de la véranda on fera décaper les tomettes de la cuisine par l’artisan dont tu m’avais parlé je vais tout restaurer ce sera comme avant même la balancelle va retrouver sa jeunesse Paul s’étira les yeux plissés de sommeil il regarda le réveil sur la table de nuit tu es en train de faire une réunion de chantier à 5h du matin je vais reconstruire la toiture du garage en haut du jardin replanter la roserie et redonner vie à cet endroit tu vas faire tout ça là maintenant ou ça peut attendre un petit peu demanda Paul de plus en plus énervé tu commences le chiffrage dès lundi poursuiv Arthur enthousiaste début des travaux dans un mois et je viendrai suivre l’avancement les weekends jusqu’à ce que tout soit achevé tu m’aideras je retourne dans mon rêve si je croise un menuisier je lui demande un devis et je te rappelle quand je me réveille enouille Paul raccrocha qui était-ce interrogea Onega en se blottissant contre lui un [Musique] fou l’après-midi s’alanguissait dans la chaleur de l’été Lorine se gara derrière le parking réservé au véhicules de police elle entra dans le commissariat et expliqua à l’officier de garde qu’elle cherchait à joindre un inspecteur à la retraite il répondait au nom de George pilgz le policier désigna un banc en face de lui il décrocha son téléphone et composa un numéro après quelques minutes de conversation il griffonna une adresse sur son blocne et fit signe à Lorine de se lever tenez dit-il en lui tendant une feuille il vous [Musique] attend la petite maison se trouvait à l’autre bout de la ville entre la 15e et la 16e rue Lorine se gara dans l’allée Georg pilgz était dans son jardin il cacha dans son dos le sécateur et les roses qu’il venait de couper vous avez grillé combien de feu dit-il en regardant sa montre je n’ai jamais réussi à faire ce temps-là même avec ma sirène jolie fleur répondit Lorine gêné l’inspecteur proposa à Lorine de s’asseoir sous la tonnelle que puis-je faire pour vous pourquoi ne l’avez-vous pas arrêté j’ai dû rater quelque chose je n’ai pas compris votre question l’architecte je sais que c’est vous qui m’avez ramené à l’hôpital le vieil inspecteur regarda Lorine et s’assit en grimaçant vous voulez une limonade j’aimerait mieux que vous répondiez à ma question 2 ans de retraite et le monde tourne déjà à l’envers les tobip qui interrogent les flics on aura tout vu la réponse est si embarrassante que ça tout dépend de ce que vous savez de ce que vous ne savez pas je sais à peu près tout alors pourquoi êtes-vous là j’ai horreur de l’ peu près je savais bien que je vous trouvais sympathique je vais chercher ch ses rafraîchissements et je reviens il posa les roses dans l’évier de la cuisine et se débarrassa de son tablier après avoir sorti deux canettes de sodat du réfrigérateur il fit une courte halte devant la glace du couloir le temps de remettre un peu en ordre les derniers cheveux qui lui restaient elles sont fraîches dit-il en s’essayant à la table Lorine le remercia votre mère n’a pas portter plainte je n’avais aucune raison de le coffrer votre architecte pour un enlèvement l’État aurait dû partie civile n’est-ce pas demanda Lorine en buvant une gorgée de limonade oui mais nous avons eu un petit problème le dossier s’est égaré vous savez ce que c’est les commissariats sont parfois très en désordre vous ne voulez pas m’aider n’est-ce pas vous ne m’avez toujours pas dit ce que vous cherchiez je cherche à comprendre la seule chose à comprendre c’est que ce type vous a sauvé la vie pourquoi a-t-il fait ça ce n’est pas à moi de vous répondre posez-lui la question vous l’avez sous la main c’est votre patient il ne veut rien me dire il a S raison j’imagine et quels sont les vôtres je suis comme vous docteur tenu au secret professionnel je doute qu’au moment de prendre votre retraite vous vous libériez de cette obligation je veux juste connaître ses motivations vous sauver la vie ne vous suffit pas vous faites bien ça tous les jours pour des inconnus vous n’allez pas lui en vouloir d’avoir voulu essayer une fois Lorine abandonna la partie elle remercia l’inspecteur pour son accueil et se dirigea vers sa voiture pilgise l’a suivit oubliez ma leçon de morale c’était de l’esbof je ne peux pas vous raconter ce que je sais vous me prendriez pour un fou vous êtes médecin moi un vieil homme je ne tiens pas du tout à me faire embarquer par les services sociaux je suis tenu au secret professionnel souvenez-vous l’inspecteur la jaugea il se pencha à la portière pour raconter l’aventure la plus folle qu’il avait vécu de sa vie l’histoire commence c’est une nuit d’été dans une maison au bord de la mer dans la baie de Carmel qu’est-ce que je peux vous dire d’autre poursuivit pilgis il faisait 30 degrés dehors et presque autant dedans et j’ai frissonné docteur vous dormiez dans le lit de ce petit bureau tout près de l’endroit où nous nous trouvions et pendant qu’il me racontait son histoire à brac àabante j’ai senti votre présence tantôt à ses côtés parfois même comme si vous étiez assise près de moi alors je l’ai cru probablement parce que j’en avais envie ce n’est pas la première fois que je repense à cette affaire mais comment vous expliquer elle a changé mon regard et peut-être même un peu ma vie alors tant pis si vous me prenez pour un vieux cingl Lorine posa sa main sur celle du policier son visage rayonnait moi aussi j’ai cru devenir folle un jour je vous promets que je vous raconterai une histoire tout aussi incroyable elle s’est passée le jour de la fête de la pêche au crabe elle se hissa pour l’embrasser sur la joue et la voiture disparut dans la rue qu’est-ce qu’elle voulait demanda Natalia qui venait d’apparaître devant la porte de la maison le visage ensommeillé c’est au sujet de cette vieille histoire ils ont ouvert l’enquête elle oui allez viens je vais te préparer ton petit déjeuner chapitre [Musique] 18 le jour suivant Paul se présenta à l’hôpital en milieu de matinée Arthur l’attendait dans sa chambre déjà tout habillé on a mis du temps ça fait 1 heure que je suis en bas ils m’ont dit que tu ne pouvais pas sortir avant la visite des médecins et la visite des médecins est à 10h alors je ne pouvais pas monter plusôt ils sont déjà passés le vieux rallur n’est pas là non je ne l’ai pas vu depuis mon opération c’est un de ses collègues qui s’occupe de moi on y va je n’en peux plus d’être ici Lorine traversait le hall d’un pas décidé elle inséra son badge dans le lecteur magnétique et passa derrière le comptoir de l’accueil Betty releva la tête de ses dossiers où est Fernstein demanda-t-elle d’une voix déterminée je connaissais l’expression aller au devant des ennuis mais toi tu y cours réponds à ma question je l’ai vu monter dans son bureau il avait des papiers à prendre il m’a dit qu’il repartait bientôt Lorine remercia Betti et se dirigea vers les [Musique] ascenseurs le professeur était assis derrière son bureau il rédigeait une lettre on frappa à la porte il posa son stylo et se leva pour ouvrir Lorine entra sans attendre je croyais que cet établissement vous étit interdit pendant encore quelques jours j’ai peut-être du mal compté dit le professeur quelle serait la sanction infligée à un médecin qui mentirait à ses patient tout dépend si c’est dans l’intérêt du malade mais si c’était dans l’intérêt du médecin j’essaierai de comprendre ce qu’ l’a motivé et si le patient est aussi une de ses élèves alors il perdrait toute crédibilité dans ce cas je crois que je lui conseillerait de démissionner ou de prendre sa retraite pourquoi m’avez-vous caché la vérité j’étais en train de vous l’écrire je suis en face de vous alors parlez-moi vous songez probablement à cette Hur luuberlu qui passait ses journées dans votre chambre après avoir hésité à l’interné pour démon précocece je me suis contenté de le neutraliser si je l’avais laissé vous raconter son histoire vous auriez été capable de faire des séances d’hypnose pour en avoir le cnette je vous ai sorti du comas ce n’était pas pour que vous y replongiez toute seule foutise cria Lorine en tapant du point sur le bureau du professeur Fernstein dites-moi la vérité vous la voulez vraiment la vérité je vous préviens qu’elle n’est pas facile à entendre pour qui pour moi pendant que je vous maintenais en vie dans mon hôpital il prétendait vivre avec vous ailleurs votre mère m’a assuré qu’il ne vous connaissait pas avant votre accident mais quand il me parlait de vous chacun de ces mots me prouvait le contraire vous voulez entendre la chose la plus incroyable il était si convaincant que j’ai failli croire à cette fable et si c’était vrai c’est bien là le problème ça m’aurait dépassé c’est pour cela que vous m’avez menti tout ce temps je ne vous ai pas menti je vous ai protégé d’une vérité impossible à admettre vous m’avez sous-estimé ce serait bien la première fois vous n’allez pas me le reprocher pourquoi n’avez-vous pas essayer de comprendre oh et puis à quoi bon c’est moi qui me suis sous-estimé vous avez toute la vie devant vous pour ruiner votre carrière à élucider ce mystère j’ai connu quelques étudiants brillants qui ont voulu faire progresser la médecine trop vite ils se sont tous briser les reins vous réaliserez un jour que dans notre profession le génie ne se distingue pas en repoussant les limites du savoir mais en réussissant à le faire à un rythme qui ne bouscule ni la morale ni l’ordre établi pourquoi avoir renoncé parce que vous allez vivre longtemps et que je vais mourir bientôt simple équation de temps Lorine se tu elle regarda son vieux professeur au bord des larmes je vous en supplie épargnez-moi ça c’est pour cela que je préférais vous écrire nous avons passé de merveilleuses années ensemble je ne vais pas vous laisser comme dernier souvenir celui d’un vieux professeur pathétique la jeune interne contourna le bureau et serra fstein contre elle il resta les bras ballants et puis un peu gauche il finit par enlacer son élève et chuchota à son oreille vous êtes ma fierté ma plus grande réussite ne renoncez jamais tant que vous serez là je continuerai à vivre à travers vous plus tard il faudra que vous enseigniez vous en avez l’envergure et le talent votre seul ennemi c’est votre caractère mais avec le temps ça s’arrangera regardez je ne m’en suis pas si mal sorti si vous m’aviez connu à votre âge allez maintenant partez d’ici sans vous retourner je veux bien pleurer à cause de vous mais je ne veux pas que vous vous en rendiez compte Lorine ser à Fernstein de toutes ses forces comment je vais faire sans vous avec qui je vais pouvoir m’engueuler dit-elle en songlotant vous finirez bien par vous marier vous ne serez plus là lundi je ne serai pas encore mort mais je serai parti d’ici nous n’allons plus nous revoir mais nous penserons souvent l’un à l’autre j’en suis sûr je vous dois tellement de merci non dit fstein en s’éloignant un peu vous ne les devez qu’à vous-même ce que je vous ai appris tout autre professeur vous l’aurit enseigné c’est vous qui avez fait la différence si vous ne commettez pas les mêmes erreurs que moi vous serez un grand médecin vous n’en avez commis aucune j’ai fait attendre Norma bien trop longtemps si je l’avais laissé entrer plutôt dans ma vie si j’étais entr dans la sienne j’aurais été bien plus qu’un grand professeur il lui tourna le dos et fit un signe de la main il était en quelle parte et comme promis Lorine quitta son bureau sans se [Musique] retourner Paul avait conduit Arthur chez lui dès que Miss Morrison apparut en compagnie de Pablo il fit là au bureau la journée du vendredi était toujours trop courte et il avait une pile de dossier en retard avant son départ Arthur lui demanda une ultime faveur quelque chose dont il rêvait depuis quelques jours nous verrons comment tu te sens demain matin je passerai te voir ce soir maintenant repose-toi je fais que ça à me reposer et bien [Musique] continue Lorine trouva une enveloppe en craft dans sa boîte au lettres elle décacheta le pli en montant les marches de l’escalier en entrant dans l’appartement elle sortit de l’enveloppe une grande photo était accompagné d’un petit mot au cours de ma carrière j’ai résolu la plupart des énigmes en cherchant la solution sur les lieux du crime voici la photo et l’adresse de la maison où je vous ai retrouvé je compte sur votre discrétion ce dossier s’est égaré par mes gardes bonne chance George pilgueise inspecteur de police à la retraite PS vous n’avez pas changé Lorine referma l’enveloppe consulta sa montre et se rendit aussitôt dans sa penderie pendant qu’elle préparait son sac de voyage elle appela sa mère ce n’est pas une très bonne idée tu sais la dernière fois que tu es partie en weekend à Carmel maman je te demande juste de garder Cali encore un peu de temps tu m’as fait promettre de ne pas avoir peur de toi mais tu ne peux pas m’interdire d’avoir peur pour toi sois prudente et appelle-moi de là-bas pour me dire que tu es bien arrivé Lorine raccrocha elle retourna dans la penderie et se hissa pour attraper d’autres sacs de voyage elle commença à les remplir empilant vêtements et une quantité d’autres affaires [Musique] Arthur avait enfilé un pantalon et une chemise il fit ses premiers pas dans la rue au bras de rose derrière eux Pablo tirait sur sa laiss freinant des quatre pattes nous verrons la fin du film quand tu auras fait ce que tu as à faire dit Miss Morrison à son [Musique] chien la porte de l’appartement s’ouvrit Robert entra dans le salon il arriva dans le dos de Lorine et la pris dans ses bras Lorine sursauta je ne voulais pas te faire peur c’est raté Robert regarda les bagages entassés au milieu de la pièce tu pars en voyage en weekend seulement et tu as besoin de tous ces sacs uniquement du petit rouge qui est dans l’entrée tous les autres sont les tiens elle s’approcha de lui et posa ses mains sur ses épaules tu me disais que les choses avaient changé depuis mon accident mais c’est faux même avant nous n’étions pas si heureux moi j’ai mon métier qui m’empêchait de me rendre compte ce qui me fascine c’est que toi tu ne t’en sois pas aperçu parce que je t’aime non c’est notre couple que tu aimes nous nous protégeons l’un l’autre de la solitude ce n’est déjà pas si mal si tu étais sincère tu serais plus lucide je voudrais que tu t’en ailles Robert j’ai regroupé tes affaires pour que tu les remportes chez toi Robert la regarda l’air désemparé alors ça y est tu as décidé que c’était fini non je crois que nous avons décidé ça ensemble je suis la première à le formuler c’est tout tu ne veux pas nous laisser une seconde chance ce serait une troisième cela fait très longtemps que nous nous contentons d’être ensemble mais c’est un confort qui ne suffit pas aujourd’hui j’ai besoin d’aimer je peux rester cette nuit ici tu vois l’homme de ma vie n’aurait jamais posé cette question Lorine prit son sac elle embrassa Robert sur la joue et sortit de l’appartement sans se retourner le moteur de la vieille anglaise répondit au quart de tour la porte du garage se souleva et la triomphe s’élança dans Green Street elle tourna au coin de la rue sur le trottoir un jack russul trottinait vers le petit parc un homme et une vieille dame passaient derrière un platane il était presque 16 heures quand elle emprunta la route numéro 1 celle qui borde le Pacifique au lointain les falaises semblaient se découper dans la brume comme une dentelle d’ombre bordée de feu elle arriva à la tombée du jour dans une ville presque déserte elle se gara sur le parking le long de la plage et s’installa seule sur la jetée de gros nuages masquaient l’horizon au loin le ciel virait du mauve au noir en début de soirée elle descendit au Carmel valallé in la réceptionniste lui remit les clés d’un bingalo qui domine la baie de Carmel Lorine défaisait son sac quand les premiers éclairs déchirèrent le ciel elle courut au dehors pour mettre sa triomp à l’abri d’ ha vent et rentra sous une pluie diluvienne enfouie dans un peignoir au coton épais elle commanda un plateau et s’installa devant la télévision ebysy diffusait son film préféré un affire to remember elle se laissa bercer par les gouttes qui frappaient au carreau au baiser que carigrant posait enfin sur les lèvres de Débora Ker elle prit son oreiller et le serra contre elle la pluie cessa au petit matin les arbres s’égûtaient dans le grand parc et leur ne trouvait toujours pas le sommeil elle s’habilla passa une gabardine sur ses épaules et quitta sa chambre la voiture parcourait les dernières minutes de cette longue nuit les fardes éclairaient les bandes oranges et blancs qui alternaient entre chaque virage taillé au creux des falaises au loin elle devina les bordures de la propriété et s’engagea dans un chemin de terre battu au détour d’une courbe elle se gara dans un renfoncement cachant sa voiture derrière un rang de si près le portique vert en fer forgé se dressait devant elle elle repoussa la grille fermée par la cordelette d’un panneau indiquant les coordonnées d’une agence immobilière de la baie de monteré Lorine se faufila entre les deux vantaux elle contempla le paysage qui l’entourait de larges bandes de terre ocre planté de quelques pain parasol ou argenté de scoyas de grenadier et de caroubiers semblaient couler jusqu’à l’océan elle emprunta le petit escalier de pierre qui bordait le chemin à mi-course elle devina les restes d’une rose sur sa droite le parc était à l’abandon mais une multitude de parfums mêlés provoquait à chaque pas une farandole de souvenir les grands arbres se courbaient au vent léger de l’Aube face à elle elle vit la maison au volet clou elle avança vers le perron grimpa les marches et s’arrêta sous la véranda l’océan semblait vouloir briser les rochers les vagues charé des amadalgues entrelacé d’épines le vent soufflait dans ses cheveux elle les repoussa en arrière elle contourna la maison cherchant le moyen d’y entrer sa main effleurait la façade ses doigts s’arrêtèrent sur une cale au bas d’un volet elle la retira et le panneau de bois s’ouvrit en grinçant sur ses gonds Lorine appuya sa tête contre la vitre elle essaya de soulever la fenêtre à guillotine elle insista déboîant légèrement le châssis qui accepta de coulisser sur ses cordeaux plus rien ne l’empêchait de se glisser à l’intérieur elle referma le volet et la fenêtre derrière elle puis elle traversa le petit bureau jeta un coup d’œil furtif au lit et sortit elle avançait àâant dans le couloir derrière les murs chaque pièce contenait un secret et Lorine se demandait si cette sensation intime émanait d’un récit entendu dans une chambre d’hôpital ou de plus loin encore elle entra dans la cuisine son cœur battait plus fort elle regarda autour d’elle les yeux humides sur la table une vieille cafetière alienne lui semblait familière elle hésita prit l’objet et le caressa avant de le reposer la porte suivante ouvrait sur le salon un long piano dormait dans l’obscurité du lieu elle s’approcha d’un pas timide s’assit sur le tabouret ses doigts posés sur le clavier délièrent les premières notes fragiles d’un clair de lune de werter elle s’agenouilla sur le tapis et fit flotter sa main sur les échevaux de laine elle revisitait chaque endroit grimpant jusqu’à l’étage courant de chambre en chambre et petit à petit les souvenirs de la maison se muaient en instant présent un peu plus tard elle descendit l’escalier et retourna dans le bureau elle regarda le lit s’approcha pas à pas du placard et avança la main à peine l’ffleurat-elle que la poignée se mit à tourner sous ses yeux brillaient les deux serrures d’une petite valise noir Lorine s’assit en tailleur elle fit glisser les deux loquets et le rabat s’ouvrit la valise débordait d’objets de toute taille elle contenait des lettres quelques photos un avion en pâte de selle un collier de coquillage une cuillère en argent des chaussons de bébé et une paire de lunettes de soleil d’enfant une enveloppe en feuille de rive portait son prénom elle la prit dans ses mains huma le papier la décacheta et se mit à la lire au fil des mots qu’elle découvrait d’une main tremblante les fragments de souvenirs recomposaient enfin l’histoire elle avança jusqu’au lit et posa sa tête sur l’oreiller pour relire encore et encore la dernière page qui disait ainsi se referme l’histoire sur tes sourires et le temps d’une absence j’entends encore tes doigts sur le piano de mon enfance je t’ai cherché partout même ailleurs je t’ai trouvé où que je sois je m’endors dans tes regards ta chair était ma chair de nos moitiés nous avons inventé des promesses ensemble nous étions nos deux mains je sais désormais que les rêves les plus fous s’écrivent à l’encre du cœur j’ai vécu là où les souvenirs se forment à deux à l’abri des regards dans le secret d’une seule confidence où tu règnes encore tu m’as donné ce que je ne soupçonnais pas un temps où chaque seconde de toi conta dans ma vie bien plus que toute autre seconde j’étais de tous les villages tu as inventé un monde te souviendras-tu un jour je t’ai aimé comme je n’imaginais pas que cela serait possible tu es dans ma vie comme on entre en été je ne ressens ni colère ni regret les moments que tu m’as donné portent un nom les merveillement il le portent encore ils sont faits de ton éternité même sans toi je ne serai plus jamais seul puisque tu existe quelque part Arthur Lorine ferma les yeux elle serra le papier contre elle bien plus tard le sommeil qui avait manqué à la nuit arriva enfin [Musique] il était midi une lumière dorée filtrée par les persiennes les pneus d’une voiture crissèrent sur le gravier juste devant le Porsche Lorine sursauta elle chercha aussitôt un endroit sûr pour se [Musique] cacher je vais chercher la clé et je reviens t’ouvrir dit Arthur en ouvrant la portière de la SAB tu ne veux pas que j’y aille moi proposa Paul non tu ne sauras pas ouvrir volet il y a une astuce Paul descendit de la voiture il ouvrit le coffre et s’empara de la trousse à outil qu’est-ce que tu fais demanda Arthur en s’éloignant je vais aller démonter le panneau à vendre il gâche la vue une minute et je t’ouvre reprit Arthur en s’éloignant vers le volet clos prends tout ton temps mon vieux répondit Paul une clé anglaise à la [Musique] main Arthur referma la fenêtre et alla récupérer la longue clé dans la valise noire il ouvrit la porte du placard et sursauta un petit hibou blanc tenu à bout de bras le fixait dans le noir le regard à l’abri d’une paire de lunettes d’enfant qu’Arthur reconnut aussitôt je crois qu’il est guéri il n’aura plus jamais peur du jour dit une voix timide cachée dans l’obscurité je veux bien le croire ces lunettes c’est moi qui les porortait on y voit des merveilles en couleur il paraît répondit leorine je ne veux surtout pas être indiscret mais qu’est-ce que vous faites là tous les deux elle avança d’un pas et elle sortit de l’ombre ce que je vais vous dire n’est pas facile à entendre impossible à admettre mais si vous voulez bien écouter notre histoire si tu veux bien me faire confiance alors peut-être que tu finiras par me croire et c’est très important car maintenant je le sais tu es la seule personne au monde avec qui je puisse partager ce secret et Arthur entra enfin dans le placard [Musique] épilogue Paul et Onega emménagèrent à Noël dans un appartement qui bordait la marina madame Klein gagna le tour no de bridge de la ville l’été suivant celui de l’État de Californie elle s’est mise au poker et à l’heure où s’écrivent ses lignes elle dispute la demi-finale des championnats nationaux à Las Vegas le professeur Fernstein est mort dans la chambre d’un hôtel à Paris normal a conduit en Normandie pour qu’il repose non loin de son oncle tombé en terre de France un jour de juin 1944 George pilguez et natthalia se sont mariés dans une petite chapelle de Venise chez daivo une merveilleuse peti tratoria ils ont dîné sans le savoir en face du docteur Lorenzo granelli ils poursuivent un long voyage en Europe le commissariat du 7e district aurait reçu récemment une carte postée d’Istanbul Miss Morrison a réussi l’impossible Paris de fiancer Pablo à une femelle jackul qui s’est révélé être après naissance de leur chiot un fox terrier Pablo élève deux de ses six enfants bet est toujours infirmière en chef des urgences du San Francisco méorial hospital quant à Arthur et Lorine ils ont demandé à ce qu’on ne les dérange pas pendant quelques temps [Musique] .

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Déroulement de la vidéo:

0.49 [Musique]
0.49 la gravitation ne peut quand même pas
0.49 être tenue responsable du fait que les
0.49 gens tombent amoureux Albert
0.49 [Musique]
0.49 Einstein Arthur régla sa note au
0.49 comptoir de l&;hôtel il avait encore le
0.49 temps de faire quelques pas dans le
0.49 quartier le bagagiste lui remit un
0.49 ticket de consigne qui l&; enfouit dans
0.49 la poche de sa veste il traversa la cour
0.49 et remonta la rue des beauards les pavés
0.49 lavés à grand jet d&;eau séchai sous les
0.49 premiers rayons de soleil dans la rue
0.49 Bonaparte quelques deventure s&;animaient
0.49 déjà Arthur hésita devant la vitrine
0.49 d&;une pâtisserie et poursuivit son
0.49 chemin un peu plus haut le clocher blanc
0.49 de l&;église de Saint-Germain des pré se
0.49 découpait dans les couleurs de cette
0.49 journée naissante il marcha jusqu&;à la
0.49 place de fchtenberg encore déserte un
0.49 rideau de fer se levait Arthur salua la
0.49 jeune fleuriste vêtue d&;une blouse
0.49 blanche qui lui donnait une ravissante
0.49 allure de chimiste les bouquets
0.49 anarchiques qu&;elle composait souvent
0.49 avec lui fleurissaient les trois pièces
0.49 du petit appartement qu&;Arthur occupé il
0.49 y a de jours encore la fleuriste lui
0.49 rendit son salut sans savoir qu&;elle ne
0.49 le reverrait pas en rendant les clés à
0.49 la gardienne la veille du weekend il
0.49 avait refermé la porte sur plusieurs
0.49 mois de vie à l&;étranger et le plus
0.49 extravagant projet d&;architecture qu&;il
0.49 avait réalisé un centre culturel
0.49 franco-américain peut-être
0.49 reviendrait-il un jour en compagnie de
0.49 la femme qui occupait ses pensées il lui
0.49 ferait découvrir les rues étroites de ce
0.49 quartier qu&;il aimait tant ils
0.49 marcheraient ensemble le long des berges
0.49 de la scne où il avait pris goût à se
0.49 promener même les jours de pluie
0.49 fréquents dans la
0.49 capitale il s&;installa sur un banc pour
0.49 rédiger la lettre qui lui tenait à cœur
0.49 quand elle fut presque achevée il
0.49 referma l&;enveloppe en feuille de rive
0.49 sans encoller le rabat et la rangea dans
0.49 sa poche il regarda sa montre et reprit
0.49 le chemin de
0.49 l&;hôtel le taxi ne terdrait pas son
0.49 avion décoller dans
0.49 3h ce soir au terme de la longue absence
0.49 qu&;il s&;était imposée il serait de
0.49 retour dans sa
0.49 [Musique]
0.49 ville chapitre 1
0.49 le ciel de la baie de San Francisco
0.49 était rouge flamboyant au travers du
0.49 hublot le Golden Gate émergeit d&;un
0.49 nuage de brume l&;appareil s&;inclina à la
0.49 verticale de Tiburon il perdit lentement
0.49 de l&;altitude cap au sud et vira à
0.49 nouveau en survolant le sanmateo bridge
0.49 depuis l&;intérieur de la cabine on avait
0.49 l&;impression qu&;il allait se laisser
0.49 glisser ainsi vers les Maré salant qui
0.49 luisaient demi l&;éclat
0.49 [Musique]
0.49 le cabriolet SAB se faufila entre deux
0.49 camions coupa trois fils en diagonale
0.49 ignorant les appels de phare de quelques
0.49 conducteurs mécontent il abandonna la
0.49 Highway 101 et réussit à emprunter de
0.49 justesse la bretelle qui menait à
0.49 l&;aéroport international de San
0.49 Francisco au bas de la rampe Paul
0.49 ralentit pour vérifier son chemin sur
0.49 les panneaux indicateurs il râa après
0.49 s&;être trompé d&; branchement et fit une
0.49 marche arrière sur plus de 100 m afin de
0.49 retrouver l&;entrée du parking
0.49 [Musique]
0.49 dans le cockpit l&;ordinateur de bord
0.49 annonça l&;altitude de 700 m le paysage
0.49 changeait encore une multitude de Tours
0.49 plus modernes les unes que les autres se
0.49 découpaient dans la lumière du couchant
0.49 les volets d&;ell se déployèrent
0.49 augmentant la voilure de l&;appareil et
0.49 l&;autorisant à réduire encore sa vitesse
0.49 le bruit sourd des trains d&;atterrissage
0.49 ne tarda pas à se faire entendre
0.49 [Musique]
0.49 à l&;intérieur du terminal le panneau
0.49 d&;affichage indiquait déjà que le vol
0.49 af007 venait de se poser Paul déboula
0.49 hors d&;Aline de l&;escalator et se
0.49 précipita dans l&;allée le marbre était
0.49 glissant il dérapa dans le virage se
0.49 rattrapa de justesse à la manche d&;un
0.49 commandant de bord qui marchait en sens
0.49 inverse eut à peine le temps de
0.49 s&;excuser et repris sa course
0.49 [Musique]
0.49 folle l&;erbus A340 d&;Air France avançait
0.49 lentement sur le tarmac son drôle de
0.49 museau se rapprochait de façon
0.49 impressionnante de la vitre du terminal
0.49 le bruit des turbines s&;étouffa dans un
0.49 long sifflement et la passerelle de ca
0.49 se déploya jusqu&;au
0.49 [Musique]
0.49 fuselage derrière la cloison des
0.49 arrivées internationales Paul se courba
0.49 main en appui sur les genoux à la
0.49 recherche d&;un second souffle les portes
0.49 coulissantes s&;effacèrent et le flot des
0.49 premiers passagers commença de se
0.49 déverser dans le
0.49 hall au loin une main s&;agitait dans la
0.49 foule Paul se frayit un chemin à la
0.49 rencontre de son meilleur
0.49 ami tu me sers un peu fort dit Arthur à
0.49 Paul qui lui donnerit la collade une
0.49 kiosquère les regardait
0.49 attendrie arrête ça devient très gênant
0.49 insista Arthur tu m&;as manqué tu sais
0.49 dit Paul en l&;entraînant vers les
0.49 ascenseurs qui menaient au parking son
0.49 ami le regarda
0.49 moqueur qu&;est-ce que c&;est que cette
0.49 chemise hawenne tu t&;es pris pour
0.49 Magnum Paul se regarda dans le mer de la
0.49 cabine et fit une moue en refermant un
0.49 bouton de sa
0.49 chemise je suis allé ouvrir la porte de
0.49 ton nouveau chez toi à DEL moving reprit
0.49 Paul les déménageurs ont livré tes
0.49 cartons avanthier j&;ai mis un peu
0.49 d&;ordre comme je pouvais tu as acheté
0.49 tout Paris ou tu as laissé quand même
0.49 deux ou trois choses dans leur magasin
0.49 merci de t&;être occupé de ça
0.49 l&;appartement est bien tu verras je
0.49 pense que tu vas aimer et puis tu n&;es
0.49 pas loin du
0.49 bureau depuis qu&;Arthur avait achevé
0.49 l&;imposante construction du centre
0.49 culturel Paul avait tout fait pour le le
0.49 convaincre de revenir vivre à San
0.49 Francisco rien n&;avait compensé le vide
0.49 qu&;avait creusé dans sa vie le départ de
0.49 celui qu&;ilaimait comme un
0.49 frère la ville n&;a pas tant changé dit
0.49 Arthur nous avons construit deux tours
0.49 entre la 14e et la 17e rue un hôtel et
0.49 des bureaux et tu trouves que la ville
0.49 n&;a pas changé comment se porte le
0.49 cabinet d&;architecture si l&;on met de
0.49 côté les problèmes que nous avons avec
0.49 tes clients parisiens tout va à peu près
0.49 bien Maine rentre de vacances dans 2
0.49 semaines elle t&;a laissé un mot au
0.49 bureau elle boue d&;impatience à l&;idée
0.49 de te
0.49 retrouver pendant la durée du chantier à
0.49 Paris Arthur et son assistante se
0.49 parlaient plusieurs fois par jour elle
0.49 avait géré pour lui toutes les affaires
0.49 courantes Paul failli manquer la sortie
0.49 de l&;autoroute et traça une nouvelle
0.49 diagonale pour rejoindre la bretelle qui
0.49 dcervait la troisè rue un concert de
0.49 klaxon salua sa manœuvre
0.49 périlleuse je suis désolé dit-il en
0.49 regardant dans son rétroviseur oh ne
0.49 t&;inquiète pas une fois que tu as connu
0.49 la place de l&;Étoile tu n&;as plus peur
0.49 de rien c&;est quoi le plus grand circuit
0.49 d&;autotamponneuse au monde et c&;est
0.49 gratuit Arthur avait profité d&;un arrêt
0.49 au croisement de Vanes avenue pour
0.49 ouvrir la capote électrique la toile se
0.49 replia dans un grincement
0.49 terrible je n&;arrive pas à m&;en séparer
0.49 dit Paul elle a quelques rhumatisme mais
0.49 elle tient le coup cette voiture Arthur
0.49 baissa la vitre et eu Malair qui venait
0.49 de la mer alors Paris demanda Paul plein
0.49 d&;enthousiasme beaucoup de Parisiens et
0.49 les Parisiens
0.49 toujours élégante et toi et les
0.49 Parisiennes tu as eu des aventures
0.49 Arthur marqua un temps avant de
0.49 répondre je ne suis pas entré dans les
0.49 ordres si c&;est le sens de ta question
0.49 je te parle d&;histoire sérieuse tu es
0.49 amoureux et toi demanda Arthur
0.49 célibataire la sabe bifurca dans Pacific
0.49 Street remontant vers le nord de la
0.49 ville au croisement de Filem Paul se
0.49 rangea le long du
0.49 trottoir nous voilà devant ton nouveau
0.49 home sweite home j&;espère qu&;il te
0.49 plaira si tu ne te sens pas bien ici on
0.49 pourra toujours s&;arranger avec l&;agence
0.49 immobilière ce n&;est pas évident de
0.49 choisir pour les autres Arthur
0.49 interrompit son ami il aimerait cet
0.49 endroit il en était déjà sûr il
0.49 traversèrent le hall du petit immeuble
0.49 chargé de bagage l&;ascenseur les hissa
0.49 au 3è étage en passant dans le couloir
0.49 devant l&;appartement 3B Paul informa
0.49 Arthur qu&;il avait rencontré sa voisine
0.49 une beauté chuchota-t-il en faisant ont
0.49 tourné la clé dans la serrure de la
0.49 porte d&;en
0.49 face depuis le salon la vue plongeait
0.49 sur les toits de Pacific AIDS la nuit
0.49 étoilée entrait dans la pièce Les
0.49 Déménageurs avaient disposé ici et là
0.49 les meubles arrivés de France et remonté
0.49 la table d&;architecte qui faisait face à
0.49 la fenêtre les cartons de livre avaient
0.49 été vidés et leur contenus garnissaient
0.49 déjà les étagères de la
0.49 bibliothèque Arthur déplaça aussitôt le
0.49 mobilier réorientant le canapé face à la
0.49 baie vitrée repoussant l&;un des de deux
0.49 fauteuils vers la petite
0.49 cheminée tu ne t&;es pas débarrassé de ta
0.49 maniaquerie à ce que je vois c&;est mieux
0.49 comme ça non c&;est parfait répondit Paul
0.49 maintenant tu aimes je me sens chez moi
0.49 te voilà de retour dans ta ville dans
0.49 ton quartier et avec un peu de chance
0.49 dans ta vie paul lui fit visiter les
0.49 autres pièces la chambre à coucher était
0.49 de bonnes dimension un grand lit deux
0.49 tables de nuit et une console
0.49 laameublait déjà un rayon de lune filtré
0.49 par la petite fenêtre de la salle de
0.49 bain att tenante Arthur l&;ouvrit
0.49 aussitôt la perspective y était
0.49 belle Paul enrageait de devoir
0.49 l&;abandonner le soir même de son arrivée
0.49 mais il avait ce dîner de travail le
0.49 cabinet concourait pour un important
0.49 projet j&;aurais voulu t&;accompagner dit
0.49 Arthur avec ta tête de décalage horaire
0.49 j&;aime mieux que tu restes chez toi je
0.49 passe te prendre demain et je t&;emmène
0.49 déjeuner Paul sera Arthur dans ses bras
0.49 et lui redit à quel point il était
0.49 heureux qu&;il soit revenu en quittant la
0.49 salle de bain il se retourna et pointa
0.49 du doigt les murs de la pièce
0.49 ah il y a une chose formidable que tu
0.49 n&;as pas encore remarqué dans cet
0.49 appartement quoi demanda Arthur aucun
0.49 placard au cœur de San Francisco une
0.49 triomphe verte rutilante s&;engageait à
0.49 vivealure dans potero avenue John mckeny
0.49 gardien chef du parking du San Francisco
0.49 memmorial hospital reposa son journal il
0.49 avait avait reconnu le bruit du moteur
0.49 si particulier de la voiture de la jeune
0.49 docteoress dès qu&;elle avait franchi
0.49 l&;intersection de la 22e rue les pneus
0.49 du cabriolet crissèrent devant sa
0.49 guérite Mackenzie descendit de son
0.49 tabouret et regarda le capot engagé sous
0.49 la barrière presque jusqu&;au niveau du
0.49 pare-brise vous devez opérer le doyen de
0.49 toute urgence ou vous ne faites ça que
0.49 pour m&;énerver demanda le gardien en
0.49 secouant de la tête une petite décharge
0.49 d&;adrénaline ne peut pas faire de mal à
0.49 votre cœur vous devriez me remercier
0.49 John vous me laissez entrer maintenant
0.49 s&;il vous plaît vous n&;êtes pas de garde
0.49 ce soir je n&;ai pas de place réservée
0.49 pour vous j&;ai oublié un manuel de
0.49 neurochirurgie dans mon casier j&;en ai
0.49 pour une minute entre votre boulot et ce
0.49 bolide vous finirez par vous tuer
0.49 docteur la 27 au fond à droite est libre
0.49 Lorine remercia le gardien d&;un sourir
0.49 la barrière se leva et elle appuya
0.49 aussitôt sur l&;accélérateur nouveau
0.49 crissement de pneus le vent souleva
0.49 quelques mèches de ses cheveux
0.49 découvrant sur le front la cicatrice
0.49 d&;une ancienne blessure
0.49 [Musique]
0.49 seul au milieu de son salon Arthur a
0.49 privoisit les lieux Paul avait installé
0.49 une petite chaîne stéréo sur l&;une des
0.49 étagères de la
0.49 bibliothèque il alluma la radio et
0.49 s&;affra à déballer les derniers carton
0.49 empilé dans un coin la sonnerie de la
0.49 porte retentit Arthur traversa la pièce
0.49 une ravissante vieille dame lui tendait
0.49 la main rose Morrison je suis votre
0.49 voisine posa d&;entrere elle déclina
0.49 l&;invitation j&;aurais adoré papoter avec
0.49 vous dit-elle mais j&;ai une soirée très
0.49 chargée bon alors mettons-nous d&;accord
0.49 pas de rap pas de techno éventuellement
0.49 du RNB mais uniquement du bon et pour le
0.49 hiph hop c&;est à voir si vous avez
0.49 besoin de quoi que ce soit sonnez à ma
0.49 porte insistez un peu je suis sourde
0.49 comme un poau Miss maisson retraversa
0.49 aussitôt le couloir amusé Arthur resta
0.49 quelques instants sur le palier avant de
0.49 remettre à la
0.49 tâche une heure plus tard quelques
0.49 crampes à l&;estomac lui rappelèrent
0.49 qu&;il n&;avait rien mangé depuis le repas
0.49 servi dans l&;avion il ouvrit le
0.49 réfrigérateur sans grand espoir et
0.49 découvrit avec surprise une bouteille de
0.49 lait une plaquette de beurre un paquet
0.49 de toast un sachet de pâte fraîche et un
0.49 petit mux de Paul qui lui souhaitait bon
0.49 [Musique]
0.49 appétit le hall des urgences était plein
0.49 à craquer civière chaise roulante
0.49 fauteuil banquette le moindre espace y
0.49 était occupé derrière la vitre de
0.49 l&;accueil Lorine consultait la liste des
0.49 admissions les noms des patients déjà
0.49 traités avaient à peine le temps d&;être
0.49 effacés du grand tableau blanc qu&;ils
0.49 étaient déjà remplacés par
0.49 d&;autres j&;ai raté un tremblement de
0.49 terre demanda-t-elle à la standardiste
0.49 d&;un TS ironique votre arrivée est
0.49 providentielle nous sommes débordés je
0.49 vois ça que s&;est-il passé dit leurine
0.49 une remorque s&;est détachée d&;un camion
0.49 elle a terminé sa course dans la vitrine
0.49 d&;un supermarché 23 blessés dont 10
0.49 graves se sont dans les boxes derrière
0.49 moi trois au scanner j&;ai bipé lestaches
0.49 de réanimation pour qu&;il nous envoie du
0.49 renfort poursuivit Betty en lui tendant
0.49 une pile de dossier c&;est une belle
0.49 soirée qui commence conclut Lorine en
0.49 enfilant une
0.49 blouse elle entra dans la première salle
0.49 d&;examen la jeune femme endormie sur le
0.49 lit devait avoir 30 ans Lorine consulta
0.49 rapidement sa fiche d&;admission un trait
0.49 de sang filait de l&;oreille gauche
0.49 l&;interne AG guéri s&;empara du petit
0.49 stylo lampe accroché à la poche de sa
0.49 blouse et souleva les paupières de sa
0.49 patiente mais les pupilles ne
0.49 réagissaient pas au faisceau de lumière
0.49 elle examina les extrémités bleuté des
0.49 doigts et reposa doucement la main de la
0.49 jeune femme parquite conscience elle
0.49 plaça son stéthoscope à la base du cou
0.49 avant de remonter le drap jusqu&;à la
0.49 tête Lorine regarda l&;horloge accroché
0.49 au mur Anota la couverture de son
0.49 dossier et sortit de la pièce pour se
0.49 rendre dans le box voisin sur la feuille
0.49 de service qu&;elle avait laissée sur le
0.49 lit elle avait établi l&;heure du décès à
0.49 20h21
0.49 l&;heure d&;une mort se doit d&;être aussi
0.49 précise que celle d&;une
0.49 [Musique]
0.49 naissance Arthur inspectait tous les
0.49 recoins de la cuisine il ouvrit chaque
0.49 tiroir et finit par couper le feu sous
0.49 l&;eau frémissante il sortit de chez lui
0.49 et traversa le palier pour sonner chez
0.49 sa voisine n&;obtenant aucune réponse il
0.49 s&;apprêtait à faire demi-tour quand la
0.49 porte
0.49 s&;ouvrit vous appelez cela sonner fort
0.49 dit Miss Morrison je ne voulais pas vous
0.49 déranger auriez-vous du sel Miss
0.49 Morrison le regarda
0.49 consternée j&;ai du mal à croire que les
0.49 hommes utilisent encore des ficelles
0.49 aussi grosses pour
0.49 draguer l&;inquiétude se lisait dans les
0.49 yeux d&;Arthur la vieille dame éclata
0.49 d&;un rire
0.49 franc vous devriez voir votre tête
0.49 entrez les épices sont dans la panière
0.49 près de l&;évier dit-elle en désignant la
0.49 kitchenette att tenante au salon prenez
0.49 tout ce dont vous avez besoin je vous
0.49 laisse je suis très occupé
0.49 et elle se dépêcha d&;aller retrouver sa
0.49 place dans le gros fauteuil face à la
0.49 télévision Arthur passa derrière le
0.49 comptoir et regarda intrigué la
0.49 chevelure blanche de Miss Morrison qui
0.49 s&;agitait derrière le dosseret du
0.49 fauteuil bon mon petit vous restez vous
0.49 partez vous faites ce que vous voulez
0.49 mais sans bruit dans une minute Bru Lee
0.49 va faire un kata incroyable et mettre
0.49 une bonne raclé à ce petit chef de
0.49 triade qui commence à me taper sur les
0.49 nerfs la vieille dame lui fait signe de
0.49 s&;installer dans le fauteuil voisin en
0.49 silence à la fin de cette scène prenez
0.49 l&;assiette de viande froide dans le
0.49 frigo et venez regarder la fin du film
0.49 avec moi vous n&;allez pas le regretter
0.49 et puis un dîner à deux c&;est toujours
0.49 meilleur que tout
0.49 [Musique]
0.49 seul l&;homme sanglé à la table
0.49 d&;intervention souffrait de multiples
0.49 fractures aux jambes à observver les
0.49 traits blemes de son visage souffrir
0.49 était le mot juste la ren ouvrit
0.49 l&;armoire à pharmacie pour s&;emparer
0.49 d&;une petite ampoule en verre et d&;une
0.49 seringue je ne supporte pas les piqûes
0.49 j&;ai mis son patient vous avez les deux
0.49 jambes cassées et une aiguille vous fait
0.49 peur les hommes me surprendront toujours
0.49 qu&;est-ce que vous m&;injectez le plus
0.49 vieux remède du monde pour lutter contre
0.49 la douleur c&;est toxique la douleur
0.49 provoque stress tachicardie hypertension
0.49 et des tracesnésiques irréversible
0.49 croyez-moi elle est plus nocive que
0.49 quelques milligrammes de morphine
0.49 nésique
0.49 est votre métier monsieur Kovak
0.49 garagiste alors je vous propose un
0.49 marché faites-moi confiance pour votre
0.49 santé et le jour où je vous amènerai ma
0.49 triomphe je vous laisserai lui faire
0.49 tout ce que vous voudrez Lorine enfonça
0.49 l&;aiguille dans le cathéire et appuya
0.49 sur le piston de la seringue en libérant
0.49 l&;alcaloïde dans son sang elle allait
0.49 délivrer Francis Kovac de son supplice
0.49 le liquide opiacé pénétra la veine
0.49 basilique dès qu&;il atteignit le Tron
0.49 cérébral il iniba aussitôt le message
0.49 neurologique de la douleur Loren s&;assit
0.49 sur un petit tabouret à roulette et
0.49 épongea le front de son patient
0.49 surveillant sa respiration il
0.49 s&;apaisait on appelle ce produit
0.49 morphine en référence à Morphée alors
0.49 reposez-vous maintenant vous avez eu
0.49 beaucoup de chance Kovak leva les yeux
0.49 au ciel je faisais mes courses
0.49 tranquillement marmonna l&;homme j&;ai été
0.49 renversé par un camion au rayon des
0.49 surgelés mes jambes sont en morceaux
0.49 quelle est exactement la définition de
0.49 la chance dans votre profession que vous
0.49 ne soyez pas dans le box juste à
0.49 côté le rideau de la salle d&;examen
0.49 glissa sur son rail le professeur
0.49 Fernstein avait son air des mauvais
0.49 jours je croyais que vous étiez de repos
0.49 ce weekend dit Fernstein la croyance est
0.49 une affaire de religion répondit Lorine
0.49 du tacotac je ne faisais que passer mais
0.49 comme vous pouvez le constater ce n&;est
0.49 pas le travail qui manque ajouta-t-elle
0.49 en poursuivant son examen le travail
0.49 manque rarement dans un service
0.49 d&;urgence en joint avec votre santé vous
0.49 aussi avec celle de vos patients combien
0.49 d&;heures de garde avez-vous effectué
0.49 cette semaine je ne vois pas pourquoi je
0.49 vous pose cette question vous allez
0.49 encore me rétorquer que quand on aim on
0.49 ne compte pas dit Fernstein en sortant
0.49 du box furieux c&;est le cas gromel
0.49 Lorine en apposant son stéthoscope sur
0.49 la poitrine du garagiste qui la
0.49 regardait
0.49 terrorisé rassurez-vous je suis toujours
0.49 en pleine forme et lui toujours bougon
0.49 comme
0.49 ça Betty entra à son tour je m&;occupe de
0.49 lui dit-elle à Lorine on a besoin de toi
0.49 à côté on est vraiment débordé Lorine se
0.49 leva et demanda à l&;infirmière de
0.49 téléphoner à sa mère elle allait rester
0.49 là toute la nuit et il faudrait que
0.49 quelqu&;un prenne soin de sa chienne
0.49 [Musique]
0.49 caliie Miss Morrison était en train de
0.49 laver les assiettes Arthur s&;était
0.49 assoupi dans le
0.49 canapé je crois qu&;il est grand temps
0.49 d&;aller vous coucher je le crois aussi
0.49 dit Arthur en s&;étirant merci pour cette
0.49 soirée bienvenue au 212 Pacific Street
0.49 je suis d&;une nature souvent trop
0.49 discrète mais si vous avez besoin de
0.49 quoi que ce soit vous pouvez toujours
0.49 sonner à ma
0.49 porte alors qu&;il quittait les lieux
0.49 Arthur remarqua un petit chien blanc et
0.49 noir allongé sous la
0.49 table c&;est Pablo dit Miss Morrison
0.49 quand on le regarde comme ça on croirait
0.49 qu&;il est mort mais il se contente de
0.49 dormir c&;est son activité préféré
0.49 d&;ailleurs il est temps que je le
0.49 réveille pour aller le promener vous
0.49 voulez que je m&;en occupe
0.49 allez plutôt vous coucher dans l&;état
0.49 dans lequel vous êtes j&;ai peur de vous
0.49 retrouver tous les deux demain matin en
0.49 train de ronfler au pied d&;un
0.49 arbre Arthur la salua et rentra chez lui
0.49 il aurait voulu faire encore un peu de
0.49 rangement mais la fatigue raison de son
0.49 élan allongé sur le lit main sous la
0.49 tête il regarda par la porte
0.49 entrebaillée de la chambre les cartons
0.49 empilés dans le salon ravivaient le
0.49 souvenir d&;une nuit où en d&;autres temps
0.49 il s&;installait au dernier étage d&;une
0.49 maison victorienne non loin d&;ici
0.49 [Musique]
0.49 il était 2h du matin passée et
0.49 l&;infirmière en chef cherchait leor
0.49 reine le hall des urgences avait enfin
0.49 fini par se vider profitant de cette
0.49 acalmie Betty décida d&;aller
0.49 réapprovisionner les armoires à
0.49 pharmacie des salles d&;examen elle
0.49 remonta le couloir et tira le rideau du
0.49 dernier box recroqueevillé sur le lit le
0.49 reine dormait du sommeil du juste Betti
0.49 referma le voile et s&;éloigna en
0.49 haochant la tête
0.49 chapitre
0.49 [Musique]
0.49 2 Arthur s&;éveilla vers midi la douceur
0.49 d&;un soleil au Zénit entré par la
0.49 fenêtre du salon il se prépara un petit
0.49 déjeuner sommaire et appela Paul sur son
0.49 portable salut Bou dit son ami en
0.49 décrochant tu as fait le tour du cadran
0.49 à ce que je vois
0.49 Paul lui proposa d&;aller déjeuner mais
0.49 Arthur avait un autre projet en tête en
0.49 résumé dit Paul j&;ai le choix entre te
0.49 laisser partir à pied à Carmel ou t&;y
0.49 conduire même pas je voudrais passer
0.49 récupérer la for au garage de ton
0.49 beau-père et que nous allions là-bas
0.49 ensemble elle n&;a pas roulé depuis la
0.49 nuit des temps ta voiture tu veux passer
0.49 le weekend sur l&;autoroute à attendre
0.49 une dépanneuse mais Arthur lui fait
0.49 remarquer que le break avait connu de
0.49 plus longs sommeil et puis il
0.49 connaissait la passion du beau-père de
0.49 Paul pour les voitures anciennes il
0.49 avait dû la
0.49 ma vieille forte des années 1960 est en
0.49 meilleure santé que ton cabriolet de la
0.49 préhistoire Paul regarda sa montre il
0.49 lui restait quelques minutes pour
0.49 appeler le garage sauf controverse
0.49 Arthur n&;aurait qu&;à le rejoindre
0.49 là-bas à 15h les deux amis se
0.49 retrouvèrent devant la porte de
0.49 l&;établissement Paul fit tourner la clé
0.49 dans la serrure et entra dans l&;atelier
0.49 au milieu des véhicules de police en
0.49 réparation Arthur crut reconnaître une
0.49 vieille ambulance qui dormait sous sa
0.49 bâche
0.49 il s&;en approcha pour soulever un pan de
0.49 la toile la calandre avait un air de
0.49 nostalgie Arthur contourna le fourgon
0.49 hésita et finit par ouvrir le haillon à
0.49 l&;intérieur de la cabine arrière sous
0.49 une épaisse couche de poussière une
0.49 civière ravivait tant de souvenir qu&;il
0.49 fallut que Paul haosse le ton pour
0.49 sortir Arthur de sa rêverie
0.49 oublie la citrouille et viens par ici
0.49 Cendrillon il faut déplacer trois
0.49 voitures pour sortir ta Ford quitte à
0.49 aller à Carmel n&;ura-t-on pas le coucher
0.49 du
0.49 soleil arur remit le drap en place il
0.49 caressa le capot et murmura au revoir
0.49 DESY quatre pressions sur la
0.49 d&;accélérateur à peine trois tous
0.49 sautements et le moteur de la Ford se
0.49 mit à renronner après quelques manœuvres
0.49 d&;Arthur et autant d&;invectif de Paul le
0.49 break quittait le garage et remontait
0.49 vers le nord de la ville pour emprunter
0.49 la route numéro 1 qui longeait le
0.49 Pacifique tu pense encore à elle demanda
0.49 Paul pour toute réponse Arthur ouvrit la
0.49 fenêtre un vent tiède entra dans
0.49 l&;habitacle Paul tapota sur le
0.49 rétroviseur comme s&;il allait tester un
0.49 micro 1 2 1 2 3 ah si ça marche attends
0.49 je refais un essai tu penses encore à
0.49 elle cela m&;arrive répondit Arthur
0.49 souvent un peu le matin un peu à midi un
0.49 peu le soir un peu la nuit tu as bien
0.49 fait de partir en France pour l&;oublier
0.49 tu as l&;air tout à fait guéri et les
0.49 weekends aussi tu y penses je ne t&;ai
0.49 pas dit que je m&;interdisais de vivre tu
0.49 voulais savoir si je pensais à elle je
0.49 t&;ai répondu c&;est tout j&;ai eu des
0.49 aventures si cela peut te rassurer et
0.49 puis change de sujet je n&;ai pas envie
0.49 de parler de
0.49 ça la voiture roulait vers la baie de
0.49 monteré Paul regardait les plages du
0.49 Pacifique défilé derrière la vitre les
0.49 kilomètres suivant se déroulèrent dans
0.49 le plus grand
0.49 silence j&;espère que tu ne comptes pas
0.49 essayer de la revoir demanda
0.49 Paul Arthur ne dit mot et un nouveau
0.49 silence s&;installa à
0.49 bord le paysage entre plages et Mara que
0.49 la route bordée d&;un trait d&;asphalte
0.49 Paul coupa la radio qui grisillait
0.49 chaque fois qu&;il passait entre deux
0.49 collines accélère on va rater le coucher
0.49 de soleil nous avons 2 heures d&;avance
0.49 et puis depuis quand as-tu l&;â bucolique
0.49 mais je m&;en fiche du crépuscule ce qui
0.49 m&;intéresse ce sont les filles sur la
0.49 [Musique]
0.49 plage le soleil déclinait déjà et ses
0.49 rayons filtré entre les étagères d&;une
0.49 petite bibliothèque qui occultait la
0.49 fenêtre à l&;angle du salon Lorine avait
0.49 dormi une bonne partie de l&;après-midi
0.49 elle regarda sa montre et se rendit dans
0.49 la salle de bain elle se rafraîchit le
0.49 visage sous l&;eau ouvrit le placard et
0.49 hésita devant un pantalon de jogging
0.49 elle avait à peine le temps d&;aller
0.49 courir à la marina si elle voulait
0.49 reprendre son service de nuit à l&;heure
0.49 mais elle avait besoin de ser
0.49 elle enfila sa tenue tant pis pour son
0.49 dîner ses horaires était absurde elle
0.49 grignoterait quelque chose en route elle
0.49 appuya sur la touche du répondeur
0.49 téléphonique un message de son petit ami
0.49 lui rappelait qu&;il devait tous deux
0.49 assister ce soir à une projection du
0.49 dernier documentaire qu&;il avait réalisé
0.49 elle effaça le message avant même que la
0.49 voix de Robert n eu le temps de préciser
0.49 l&;heure du
0.49 [Musique]
0.49 rendez-vous la Ford avait quitté la
0.49 route numéro 1 depuis un bon quart
0.49 d&;heure les barrières de la propriété se
0.49 découpaient au loin sur la colline
0.49 Arthur bifurqua dans le virage et prit
0.49 la direction de
0.49 Carmel nous avons tout le temps dépose
0.49 no sacs d&;abord dit Paul mais Arthur
0.49 refusa de faire demi-tour il avait autre
0.49 chose en tête j&;aurais dû acheter des
0.49 pinces à linge reprit Paul en imaginant
0.49 que nous arrivions à nous frayer un
0.49 chemin au milieu des toiles d&;araignées
0.49 ça va sentir un tout petit peu le
0.49 renfermé dans la maison non il y a des
0.49 moments où je me demande si tu grandiras
0.49 jamais elle est entretenue régulièrement
0.49 et il y a même des draps propres dans
0.49 les lits ils ont le téléphone en France
0.49 tu sais et puis des ordinateurs Internet
0.49 et la télévision aussi il n&;y a qu&;à la
0.49 Cafétéria de la Maison blanche que l&;on
0.49 croit encore que les Français n&;ont pas
0.49 l&;eau courante il s&;engagea dans un
0.49 chemin qui grimpait vers le haut d&;une
0.49 colline devant eux se dessinait la
0.49 grille en faer forgé du
0.49 cimetière dès qu&;Arthur descendit de la
0.49 voiture Paul se glissa derrière le
0.49 volant dis-moi dans cette maison magique
0.49 qui s&;entretient pendant que tu n&;es pas
0.49 là le four et le frigo ne se sont quand
0.49 même pas mis d&;accord pour nous faire à
0.49 dîner non pour ça rien n prévu bon alors
0.49 il faut faire quelques courses avant que
0.49 tout ne soit fermé je te rejoins dit
0.49 d&;une voix en joué et puis je préfère te
0.49 laisser un petit moment d&;intimité avec
0.49 ta maman il y avait une épicerie à 2 km
0.49 Paul promit de revenir très vite Arthur
0.49 regarda la voiture s&;éloigner un voile
0.49 de poussière s&;élevait derrière les
0.49 roues il se retourna et marcha vers le
0.49 portail la lumière était douce l&;âme de
0.49 Lili semblait planer autour de lui comme
0.49 si souvent depuis sa mort au bout de
0.49 l&;allée il retrouva la pierre tombale
0.49 blanchie par le soleil Arthur ferma les
0.49 yeux le jardin sentait la mante sauvage
0.49 il se mit à parler à voix
0.49 basse je me souviens d&;un jour au Jardin
0.49 des Roses je jouais assis par terre
0.49 j&;avais 6 ans peut-être 7 c&;était l&;aube
0.49 de notre dernière année tu es sorti de
0.49 la cuisine pour t&;installer sous la
0.49 véranda je ne t&;avais pas vu Antoine
0.49 était descendu vers la mer alors je
0.49 profitais de son absence pour jouer à
0.49 l&;interdit je taillais les rosiers avec
0.49 son sécateur bien trop grand pour ma
0.49 main tu as abandonné la balancelle et tu
0.49 as descendu les marches du perron pour
0.49 me g d&;une blessure à venir quand j&;ai
0.49 entendu tes pas j&;ai cru que tu allais
0.49 crier parce que j&;avais trahi la
0.49 confiance que tu me donnais bien
0.49 volontiers m&;enlever l&;outil comme mon h
0.49 une médaille à celui qui n&;en est plus
0.49 digne mais rien de cela tu t&;es assise
0.49 près de moi et tu m&;as regardé puis tu
0.49 as pris ma main dans la tienne pour la
0.49 guider le long de la tige de ta voix
0.49 adoucie de sourire tu m&;as dit qu&;il
0.49 faudrait toujours couper au-dessus des
0.49 yeux au risque de blesser la rose et un
0.49 homme ne doit jamais blesser une rose
0.49 n&;est-ce pas mais qui pense pense à ce
0.49 qui blesse les hommes nos regards se
0.49 sont croisés Tu as passé ton doigt sous
0.49 mon menton et tu m&;as demandé si je me
0.49 sentais seul j&;ai balancé ma tête pour
0.49 dire NON avec toute la force qu&;il
0.49 fallait pour mieux chasser un mensonge
0.49 tu ne pouvais pas toujours me rejoindre
0.49 dans l&;écart de nos âges que je peux PL
0.49 à ma manière maman crois-tu à une
0.49 fatalité qui nous pousse à reproduire
0.49 les mêmes comportements que nos
0.49 parents je me souviens de tes mots dans
0.49 la dernière lettre que tu m&;as laissé
0.49 moi aussi j&;ai renoncé maman je
0.49 n&;imaginais pas pouvoir aimer comme je
0.49 l&;ai aimé j&;ai cru à elle comme on croit
0.49 à un rêve quand il s&;est évanoui j&;ai
0.49 disparu avec lui je pensais agir par
0.49 courage par abnégation mais j&;aurais pu
0.49 refuser d&;entendre tout ce qui
0.49 m&;ordonnait de ne pas la
0.49 revoir sortir du coma et comme une
0.49 renaissance Lorine avait besoin de sa
0.49 famille auprès d&;elle et sa seule
0.49 famille c&;était sa mère et un petit ami
0.49 avec lequel elle a renoué qui suis-je
0.49 pour elle d&;autre qu&;un inconnu en tout
0.49 cas pas celui qui lui fera découvrir que
0.49 tous ceux qui l&;entourent ont accepté
0.49 qu&;on la laisse mourir je n&;avais pas le
0.49 droit de briser les équilibres
0.49 incertains dont elle avait tant besoin
0.49 sa mère me suppliait de ne pas lui dire
0.49 qu&;elle aussi avait renoncé le
0.49 neurochirurgien me jurait que cela
0.49 provoquerait un choc dont elle pouvait
0.49 ne pas se remettre son petit ami qui est
0.49 revenu dans sa vie a été la dernière
0.49 barrière qui se dressait entre elle et
0.49 moi je sais ce que tu penses la vérité
0.49 est ailleurs la peur est plurielle il
0.49 m&;a fallu du temps pour m&;avouer que
0.49 j&;ai eu peur de ne pas savoir
0.49 l&;entraîner au bout de mes rêves
0.49 peur de ne pas être à leur hauteur peur
0.49 de ne pas pouvoir les réaliser peur de
0.49 ne pas être finalement l&;homme qu&;elle
0.49 attendait peur de m&;avouer qu&;elle
0.49 m&;avait
0.49 oublié j&;ai pensé 1LE fois à la
0.49 retrouver mais là aussi j&;ai eu peur
0.49 qu&;elle ne me croit pas peur de ne pas
0.49 savoir riinventer le rire à deux peur
0.49 qu&;elle ne soit plus celle que j&;avais
0.49 aimé et surtout peur de la perdre à
0.49 nouveau ça je n&;en aurais pas eu la
0.49 force je suis parti vivre à l&;étranger
0.49 pour m&;éloigner d&;elle mais il n&;y a pas
0.49 de distance assez lointaine quand on
0.49 il suffisait qu&;une femme dans la rue
0.49 lui ressemble pour que je la vois
0.49 marcher que ma main griffonne son nom
0.49 sur une feuille de papier pour la faire
0.49 apparaître que je ferme les yeux pour
0.49 voir les siens que je m&;enferme dans le
0.49 silence pour entendre sa voix et pendant
0.49 ce temps j&;ai raté le plus beau projet
0.49 de ma carrière j&;ai construit un centre
0.49 culturel dans la façade est tout en
0.49 carrelage on dirait un
0.49 hôpital en partant là-bas c&;est aussi
0.49 malcheté que je fuyais j&;ai renoncé
0.49 maman et si tu savais comme je m&;en veux
0.49 je vis dans la contradiction de cet
0.49 espoir où la vie nous remettrait en
0.49 présence l&;un de l&;autre sans savoir si
0.49 j&;oserai lui parler maintenant il faut
0.49 que j&;avance je sais que tu comprendras
0.49 ce que je suis en train de faire avec ta
0.49 maison et que tu ne m&;en voudras pas
0.49 mais ne t&;inquiète pas maman je n&;ai pas
0.49 oublié que la solitude est un jardin où
0.49 rien ne pousse même si aujourd&;hui je
0.49 vis sans elle je ne suis plus jamais
0.49 seule puisqu&;elle existe quelque
0.49 part Arthur caressa le marbre blanc et
0.49 s&;assit sur la pierre encore empreinte
0.49 de la tiédeur du jour j le long du mur
0.49 qui borde la tombe de Lili pousse une
0.49 vigne elle donne chaque été quelques
0.49 grappes d&;un raisin que piicore les
0.49 oiseaux de
0.49 Carmel Arthur entendit crisser des pas
0.49 sur le gravier il se retourna pour voir
0.49 Paul qui s&;asseyait devant une stellele
0.49 à quelques mètres de lui son ami se
0.49 mettait lui aussi à parler sur le ton de
0.49 la
0.49 confidence ça ne va pas très fort hein
0.49 madame tarmakov votre sépulture est dans
0.49 un état c&;est une honte ça fait si
0.49 longtemps mais je n&;y suis pour rien
0.49 vous savez à cause d&;une femme dont il
0.49 voyait le fantôme l&;abuti là-bas avait
0.49 décidé d&;abandonner son meilleur ami bon
0.49 enfin voilà il n&;est jamais trop tard et
0.49 j&;ai apporté tout ce qu&;il
0.49 fallait d&;un sac d&;épicerie Paul sortit
0.49 une brosse du savon liquide une
0.49 bouteille d&;eau et commença à frotter
0.49 énergiquement la
0.49 pierre je peux savoir ce que tu es en
0.49 train de faire demanda Arthur tu la
0.49 connais cette madame termakov elle est
0.49 morte en 1906 Paul tu ne veux pas
0.49 arrêter tes idiocies 2 secondes c&;est un
0.49 lieu de recueillement ici quand même et
0.49 bien je me recueille en nettoyant sur la
0.49 tombe d&;une inconnue mais ce n&;est pas
0.49 une inconnue mon vieux dit Paul en se
0.49 relevant avec le nombre de fois où tu
0.49 m&;as forcé à t&;accompagner au cimetière
0.49 pour rendre visite à ta mère tu ne vas
0.49 quand même pas me faire une scène de
0.49 jalousie parce que je sympathise un peu
0.49 avec sa
0.49 voisine Paul rinça la pierre qui avait
0.49 retrouvé de sa blancheur et quand on PL
0.49 son travail satisfait de lui Arthur le
0.49 regarda conster et se leva à son tour
0.49 donne-moi les clés de la voiture au
0.49 revoir madame tarmakov dit Paul ne vous
0.49 inquiétez pas parti comme il est on se
0.49 reverra au moins deux fois d&;ici à Noël
0.49 de toute façon là vous êtes propre
0.49 jusqu&;à l&;automne Arthur prit son ami
0.49 par le bras j&;avais des choses
0.49 importantes à lui dire Paul l&;entraîna
0.49 sur le chemin qui menait à la grande
0.49 porte en fer forger du
0.49 cimetière allez viens maintenant j&;ai
0.49 acheté une côte de bœuf dont tu vas me
0.49 dire des nouvelles
0.49 dans l&;allée où Lili reposait face à
0.49 l&;océan l&;ombre d&;un vieux jardinier
0.49 ratissait le gravier Arthur et Paul
0.49 marchèrent jusqu&;à la voiture garé en
0.49 contrebas Paul regarda sa montre le
0.49 soleil ne tarderait pas à décliner
0.49 derrière la ligne
0.49 d&;horizon tu conduis ou je conduis
0.49 demanda Paul la vieille forte de maman
0.49 tu rigoles tout à l&;heure c&;était une
0.49 exception la voiture s&;éloignait sur la
0.49 route qui descend le long de la
0.49 colline je m&;en moque de la conduire ta
0.49 vieille Ford alors pourquoi tu me le
0.49 demandes à à chaque fois tu m&;emmerdes
0.49 tu veux la faire dans la cheminée ta
0.49 côte de bœuf ce soir non je pensais
0.49 plutôt la cuire dans la bibliothèque et
0.49 si après la plage nous allions plutôt
0.49 déguster des langoustes sur le port
0.49 proposa
0.49 Arthur l&;horizon s&;étoffait déjà d&;une
0.49 soie rose pâle tressé en long ruban qui
0.49 semblait joindre le ciel à
0.49 [Musique]
0.49 l&;océan Lorine avait couru à perdre
0.49 haline elle reprenait son souffle le
0.49 temps de manger un sandwich assis sur un
0.49 banc face au petit port de plaisance l&;
0.49 Mas des voilier se balançaient sous la
0.49 brise légère Robert apparut dans l&;allée
0.49 mains dans les
0.49 poches je savais que je te trouverais là
0.49 tu es extraalucide oou tu me fais suivre
0.49 pas besoin d&;être un devin dit Robert en
0.49 s&;asseyant sur le banc je te connais tu
0.49 sais quand tu n&;es pas à l&;hôpital ou
0.49 dans ton lit tu es en train de courir
0.49 j&;ai vacacu moi aussi tu m&;es vacu tu
0.49 n&;as pas répondu à mes appels Robert je
0.49 n&;ai aucune envie de reprendre cette
0.49 conversation mon internat se termine à
0.49 la rentrée et j&;ai encore beaucoup de
0.49 travail à accomplir si je veux avoir une
0.49 chance d&;être titularisé tu n&;as
0.49 d&;ambition que pour ton métier depuis
0.49 ton accident les choses ont changé
0.49 Lorine lança le reste de son sandwich
0.49 dans une corbeille à papier elle se leva
0.49 pour renouer les lacés de ses chaussures
0.49 de
0.49 sport j&;ai besoin de me défouler tu ne
0.49 m&;en veux pas si je continu à courir
0.49 viens dit Robert en retenant sa main où
0.49 pour une fois si tu te laissais faire ce
0.49 serait bien non il abandonna le banc
0.49 pour l&;entraîner sous un bras protecteur
0.49 vers le parking quelques instants plus
0.49 tard la voiture s&;éloignait vers Pacific
0.49 [Musique]
0.49 AIDS les deux compères avaient pris
0.49 place au bout de la jetée les vagues
0.49 avaient des reflets d&;huile le ciel
0.49 était maintenant couleur de
0.49 feu je me mêle de ce qui ne me regarde
0.49 pas mais au cas où tu ne l&;aurais pas
0.49 remarqué le soleil se couche exactement
0.49 de l&;autre côté dit Arthur à Paul qui
0.49 était tourné en direction de la plage tu
0.49 ferais bien de te mêler justement ton
0.49 soleil a toutes les chances d&;être là
0.49 demain matin alors que les deux filles
0.49 là-bas c&;est beaucoup moins
0.49 sûr Arthur étudia les deux jeunes femmes
0.49 assises sur le sable elle riait un coup
0.49 de vent souleva la chevelure de l&;une
0.49 l&;autre chassait le sable qui entrait
0.49 dans ses
0.49 yeux c&;est une bonne idée c&;est
0.49 l&;angouste s&;exclama Paul en tapotant
0.49 sur le genou d&;Arthur de toute façon je
0.49 mange trop viande un peu de poisson me
0.49 fera le plus grand bien les premières
0.49 étoiles sélevaient dans le ciel de la
0.49 baie de monterré sur la plage quelques
0.49 couples profitaent encore de l&;instant
0.49 calme ce sont des crustacés reprit
0.49 Arthur en abandonnant la jetée quel
0.49 frimeuse c&;est l&;angouste ce n&;est pas
0.49 du tout ce qu&;elle m&;avait dit bon la
0.49 fille de gauche c&;est tout à fait
0.49 tongent elle ressemble un peu à Lady
0.49 Casper moi j&;aborde celle de droite
0.49 ajouta Paul en s&;éloignant
0.49 [Musique]
0.49 tu as ta clé demanda Robert en fouillant
0.49 ses poches j&;ai laissé la mienne au
0.49 bureau
0.49 elle entra la première dans
0.49 l&;appartement elle avait envie de se
0.49 rafraîchir et abandonna Robert au salon
0.49 assis sur le canapé il entendit aussitôt
0.49 couler l&;eau dans la
0.49 douche Robert poussa doucement la porte
0.49 de la chambre il jeta un à un ses
0.49 vêtements sur le lit et avança à pas de
0.49 loup jusqu&;à la salle de bain le miroir
0.49 était recouvert de Buet il repoussa le
0.49 rideau et en entra dans la cabine tu
0.49 veux que je te frotte le dos Lorine ne
0.49 répondit pas elle se plaqua à la paroi
0.49 Carlé la sensation sur son ventre était
0.49 douce Robert posa ses mains sur sa nuque
0.49 et Massa ses épaules avant de l&;enlacer
0.49 beaucoup plus tendrement elle baissa la
0.49 tête et s&;abandonna à ses
0.49 [Musique]
0.49 caresses le maître d&;hôtel les avait
0.49 installé devant la baie vitrée onga
0.49 riait du récit de Paul l&;adolescence
0.49 partagait avec Arthur au pensionnat les
0.49 années de faculté les premières heures
0.49 du cabinet d&;architecture qu&;ils avaient
0.49 fondé ensemble l&;histoire lui
0.49 permettrait de divertir ses hôtes
0.49 jusqu&;à la fin du repas Arthur
0.49 silencieux avait le regard perdu vers
0.49 l&;océan lorsque le chef de rang présenta
0.49 les gigantesques langoustes paul lui
0.49 administra un coup de pied sous la table
0.49 vous avez l&;air ailleurs chuchota
0.49 Mathilde sa voisine pour ne pas
0.49 interrompre Paul vous pouvez parler plus
0.49 fort il ne nous entendra pas je suis
0.49 désolé c&;est vrai j&;étais un peu absent
0.49 mais je viens de faire un long voyage et
0.49 je connais cette histoire par cœur j&;y
0.49 étais et votre ami la raconte chaque
0.49 fois que vous invitez des femmes à dîner
0.49 s&;amusa Mathilde à quelques variantes
0.49 prês et en enjolivant souvent mon rôle
0.49 oui répondit Arthur Mathilde le détailla
0.49 longuement quelqu&;un vous manque
0.49 n&;est-ce pas c&;est écrit en gros
0.49 caractère dans vos yeux
0.49 dit-elle ce sont juste ces lieux un peu
0.49 hantés qui font ressurgir quelques
0.49 souvenirs il m&;aura fallu si longues
0.49 semaines pour me remettre de ma dernière
0.49 séparation on dit que guérir d&;une
0.49 histoire prend la moitié du temps
0.49 qu&;elle a duré et puis on se réveille un
0.49 matin le poids du passé a disparu comme
0.49 par enchantement vous n&;imaginez pas à
0.49 quel point on se sent alors léger en ce
0.49 qui me concerne je suis libre comme
0.49 l&;air Arthur retourna la main de
0.49 Mathilde comme pour en lire les lignes
0.49 de la
0.49 paume vous avez beaucoup de chance
0.49 dit-il et vous depuis combien de temps
0.49 dure cette Conval
0.49 quelques années vous étiez restés si
0.49 longtemps ensemble demanda la jeune
0.49 femme d&;une voix attendrie 4 mois
0.49 Mathilde berkan baissa les yeux et coupa
0.49 sauvagement sa
0.49 [Musique]
0.49 langoue Robert était allongé sur le lit
0.49 il s&;étira pour prendre son
0.49 jean qu&;est-ce que tu cherches
0.49 interrogea Lorine en se séchant les
0.49 cheveux avec une serviette mon paquet tu
0.49 n&;as pas l&;intention fumer ici
0.49 chewinghom dit Robert en montrant fement
0.49 la petite boîte extraite de la poche de
0.49 son pantalon tu veux bien les mettre
0.49 dans du papier avant de les jeter c&;est
0.49 vraiment dégoûtant pour les autres
0.49 elle enfila un pantalon et une chemise
0.49 bleue au sigles du San Francisco
0.49 mémorial
0.49 hospital c&;est drôle quand même reprit
0.49 Robert les mains derrière la tête tu ne
0.49 vois que des trucs horribles dans ton
0.49 hôpital et mes chewing-gums te dégoûtent
0.49 Lorine enfila sa blouse et ajusta le col
0.49 devant le miroir à l&;idée de retrouver
0.49 son travail et l&;atmosphère des urgences
0.49 sa bonne humeur revenait elle attrapa
0.49 ses clés sur la desserte et quitta la
0.49 chambre elle s&;arrêta au milieu du salon
0.49 et revint sur ses pas elle regarda
0.49 Robert allongé nu sur son
0.49 lit ne fais pas ta tête des pagnoles
0.49 dans le fond tu as juste besoin d&;une
0.49 femme à ton bras pour ton avant-première
0.49 ce soir tu es vraiment centré sur toi et
0.49 moi je suis de garde
0.49 elle referma la porte de l&;appartement
0.49 et descendit vers le parquing
0.49 quelques minutes plus tard elle
0.49 repartait dans la nuit tiède au volant
0.49 de sa triomphe les réverbères
0.49 s&;allumaient un à un sur Green Street
0.49 comme s&;il voulait saluer son passage
0.49 l&;idée la fit
0.49 sourire chapitre
0.49 [Musique]
0.49 3 La vieille Ford grimpait la côte sous
0.49 une lune rousse qui illumina et toute la
0.49 baie de m&;enterrait Paul n&;avait dit mot
0.49 depuis qu&;ils avaient raccompagné les
0.49 deux jeunes femmes à leur petit hôtel
0.49 Arthur éteignit la radio et se rangea
0.49 sur l&;air de stationnement qui bordait
0.49 la falaise il coupa le moteur et appuya
0.49 son monton sur ses mains accroché au
0.49 volant en bacélite l&;ombre de la maison
0.49 se détaillait en contrebas il baissa la
0.49 vitre laissant entrer dans l&;habitacle
0.49 le parfum de la manth sauvage qui
0.49 tapissait les
0.49 collines pourquoi fais-tu cette tête
0.49 demanda Arthur tu me prends pour un
0.49 imbesscile Paul frappa le tableau de
0.49 bord et cette voiture tu comptes aussi
0.49 t&;en débarrasser tu vas te délester de
0.49 tous tes souvenir de quoi tu parles je
0.49 viens de comprendre ton manège passons
0.49 d&;abord par le cimetière et puis la
0.49 plage et allons plutôt manger des langou
0.49 tu croyais que la nuit je ne verrai pas
0.49 le panneau à vendre sur la clôture
0.49 depuis quand as-tu pris cette décision
0.49 depuis quelques semaines mais je n&;ai
0.49 pas encore eu d&;offre sérieuse je t&;ai
0.49 dit de tourner la page sur une femme pas
0.49 de brûler la bibliothèque de ton passé
0.49 si tu te sépares de la demeure de Lili
0.49 tu le regretteras un jour tu reviendras
0.49 marcher le long de cette clôture tu
0.49 sonneras au portail des inconnus te
0.49 feront visiter ta propre maison et quand
0.49 ils te raccompagneront à la porte de ce
0.49 qui a été ton enfance tu te sentiras
0.49 seul très seul Arthur mit la Forde en
0.49 route le moteur ronronna aussitôt le
0.49 portail vert de la propriété était
0.49 ouvert et le break s&;arrêta bientôt sous
0.49 les canisses qui remplacer la toiture du
0.49 parking tu es plus têtu qu&;un anâne
0.49 ranchonna Paul en sortant de la voiture
0.49 tu en as fréquenté
0.49 beaucoup le ciel était sans nuage à la
0.49 clarté de la lune Arthur devinait le
0.49 paysage qui l&;entourait ils empruntèrent
0.49 le petit escalier de pierre qui bordait
0.49 le chemin à mi-course Arthur devina les
0.49 restes de la roseray sur sa droite le
0.49 parc était à l&;abandon mais une
0.49 multitude de parfums mêlés réveillaiit à
0.49 chaque pas une phendole de souvenir
0.49 olfactif la maison endormie était telle
0.49 qu&;il l&;avait laissée au dernier matin
0.49 partagé ici avec Lorine la façade au
0.49 volet clos avait encore vieilli mais sur
0.49 le toit les tuiles étaient
0.49 intactes Paul avança jusqu&;au perron
0.49 grimpa les marches et appela Arthur
0.49 depuis la
0.49 véranda tu as les clés
0.49 elle sont à l&;agence attends-moi là j&;ai
0.49 un double à l&;intérieur tu comptes
0.49 passer à travers les murs pour aller les
0.49 récupérer Arthur ne répondit pas il se
0.49 dirigea vers la fenêtre d&;angle et
0.49 retira sans hésitation une petite cale
0.49 coincée sous le volet qui pivota sur ses
0.49 gond puis il souleva le châssis à
0.49 bayonnette de la fenêtre en le déboîant
0.49 légèrement et le fit coulisser sur ses
0.49 cordeaux plus rien ne l&;empêchait de se
0.49 glisser à l&;intérieur de la
0.49 maison le petit bureau était plongé dans
0.49 l&;obscurité Arthur n&;avait aucun besoin
0.49 de lumière pour s&;y diriger sa mémoire
0.49 d&;enfant était intacte et il en
0.49 connaissait chaque recoin évitant de se
0.49 retourner de peur de voir le lit il
0.49 s&;approcha du placard ouvrit la porte et
0.49 s&;agenouilla il lui suffisait de tendre
0.49 le bras pour sentir sous sa main le cuir
0.49 de la petite valise noire qui renfermait
0.49 toujours les secrets de Lili il fit
0.49 riper les deux loquets et repoussa
0.49 lentement le rabat l&;essence de deux
0.49 parfums que Lili mélangeait dans un
0.49 grand carafon de cristal jaune au
0.49 cabochon en argent despis s&;en échappait
0.49 encore mais ce n&;était plus le seul
0.49 souvenir de sa mère qui venait de
0.49 submerger son
0.49 cœur Arthur prit la longue clé qui se
0.49 trouvait là où il l&;avait laissée le
0.49 jour où il avait refermé cette demeure
0.49 pour la dernière fois c&;était juste
0.49 après le départ d&;un inspecteur de
0.49 police qui avait ramené Lorine vers la
0.49 chambre d&;hôpital d&;où Arthur et Paul
0.49 l&;avaient enlevé pour la sauver d&;une
0.49 mort
0.49 programmée Arthur sortit du petit bureau
0.49 une fois dans le couloir il alluma la
0.49 lumière le parquet craquait sous ses pas
0.49 il introduisit la clé dans la serrure et
0.49 la fit tourner à l&;envers Paul entra
0.49 dans la
0.49 maison tu te rends compte Magnum et
0.49 McGiver dans la même
0.49 maison dès qu&;ils furent dans la cuisine
0.49 Arthur ouvrit le robinet de la bouteille
0.49 de gaz sous l&;évier et alla s&;asseoir à
0.49 la grande table en bois penché sur la
0.49 gazinière Paul surveillait la cafetière
0.49 italienne qui frémissait sur le brûleur
0.49 l&;arôme suave se dispersait déjà dans la
0.49 pièce Paul attrapa de bols sur l&;étagère
0.49 en bois brun et vint s&;asseoir en face
0.49 de son
0.49 ami garde ses murs et sors cette femme
0.49 de ton crâne elle y a fait suffisamment
0.49 de dégâts comme ça on ne va pas
0.49 recommencer cette conversation ce n&;est
0.49 pas moi qui fait une tête d&;enterrement
0.49 quand on dine avec deux créatures rêve
0.49 reprit Paul en servant le liquide
0.49 brûlant tes rêves pas les miens Paul
0.49 s&;insurgea il est temps de remettre un
0.49 peu d&;ordre dans ta vie tu as un nouvel
0.49 appartement un métier qui te passionne
0.49 un associé génial et les filles que je
0.49 drague me regardent en croisant les
0.49 doigts pour que ce soit toi qui les
0.49 rappelle tu parles de celle qui te
0.49 dévorait des yeux je ne parle pas
0.49 d&;onega mais de l&;autre il est temps que
0.49 tu t&;amuse mais je m&;amuse Paul
0.49 peut-être pas comme toi mais je m&;amuse
0.49 laorine n&;est plus dans ma vie mais elle
0.49 fait partie de moi et puis je te l&;ai
0.49 déjà dit je ne m&;interdis pas de vivre
0.49 c&;était notre première soirée depuis mon
0.49 retour et nous n&;avons pas dîner seul à
0.49 ce que je sache Paul faisait tourner
0.49 sans fin sa petite cuillère dans sa
0.49 tasse tu ne prends pas de sucre dans ton
0.49 café souffla Arthur en posant sa main
0.49 sur celle de son ami au milieu de la
0.49 nuit claire dans l&;intimité de la
0.49 cuisine d&;une vieille maison au bord de
0.49 l&;océan deux complices se regardai en
0.49 silence dès que je repense à cette
0.49 histoire absurde que nous avons vécu
0.49 j&;ai envie de te mettre des gifles pour
0.49 te réveiller une bonne fois pour toutes
0.49 dit Paul et si tu avais la folie
0.49 d&;essayer de la revoir qu&;est-ce que tu
0.49 lui dirais quand tu m&;as raconté ce que
0.49 tu vivais je t&;ai fait passer un scanner
0.49 et je suis ton meilleur ami elle elle
0.49 est médecin si tu lui avais dit la
0.49 vérité tu crois qu&;elle t&;aurait passé
0.49 la camisole avec ou sans la cagoule
0.49 d&;Hannibal lecteur tu as fait ce que tu
0.49 devais faire et je t&;admire pour ça tu
0.49 as eu le courage de la protéger jusqu&;au
0.49 bout je crois qu&;il vaut mieux que
0.49 j&;aille me coucher je suis fatigué dit
0.49 Arthur en se
0.49 levant il s&;éloignait déjà dans le
0.49 couloir quand Paul le rappela Arthur
0.49 repassa la tête par la
0.49 porte je suis ton ami tu le sais dit
0.49 Paul
0.49 ouais Arthur sortit par la porte arrière
0.49 et contourna la maison il effleura
0.49 l&;armature rouillée de la baloncelle et
0.49 regarda tout autour de lui les lattes du
0.49 plancher de la véranda étaient
0.49 disjointes celle de la façade écaillé
0.49 par les brûlures d&;été et les embrins
0.49 salés d&;hiver et le jardin en friche
0.49 avait triste mine Arthur frissonna au
0.49 vent qui venait de se lever il il prit
0.49 dans son veston l&;enveloppe d&;une lettre
0.49 qu&;il avait commencé à Paris sur un banc
0.49 place de fürchtenberg il en écrivit la
0.49 dernière page et la rangea dans sa
0.49 [Musique]
0.49 poche les brumes du Pacifique et tirait
0.49 leur voile de nuit jusqu&;à la ville au
0.49 comptoir désert du Parisian coffee qui
0.49 faisait face à l&;entrée des urgences
0.49 Lorine lisait le menu du
0.49 jour qu&;est-ce que vous pouvez encore
0.49 bien faire à cette heure de la nuit seul
0.49 à Mont bar demanda le patron en lui
0.49 servant un sodat une pause par exemple
0.49 la soirée a été chargée à en croire le
0.49 balai des ambulances reprit-il en
0.49 essuyant ses verres c&;est bien de sauver
0.49 la terre entière mais vous avez déjà
0.49 pensé à avoir une vie Lorine se pencha
0.49 vers lui comme pour lui faire une
0.49 confidence rassurez-moi je suis l&;objet
0.49 de toutes les conversations ou est-ce
0.49 que Fernstein est venu dîner ici ce soir
0.49 il est assis là-bas avoie le
0.49 restaurateur en désignant le fond de la
0.49 salle Lorine abandonna son tabouret et
0.49 alla rejoindre le professeur dans le box
0.49 qu&;il
0.49 occupait si vous continuez à faire cette
0.49 tête je retourne dîner seul au comptoir
0.49 dit Lorine en posant son verre sur la
0.49 table asseyez-vous au lieu de dire des
0.49 bêtises vos remontrances devant mon
0.49 patient hier n&;était pas indispensable
0.49 par moment vous me traitez comme si
0.49 j&;étais votre petite fille vous êtes
0.49 plus que ça vous êtes ma créature après
0.49 votre accident j&;ai tout recousu merci
0.49 de m&;avoir enlevé les boulons de chaque
0.49 côté du crâne professeur j&;ai mieux
0.49 réussi mon coup que Frankenstein sauf
0.49 pour le caractère peut-être
0.49 partageriez-vous une assiette de crêpe
0.49 avec un vieux tobib et beaucoup de sirop
0.49 d&;érabl dans cet ordre oui combien
0.49 avons-nous traité de patient cette nuit
0.49 demanda Fernstein en poussant son
0.49 assiette vers elle une petite centaine
0.49 répondit-elle en se servant une portion
0.49 généreuse de pancake et vous qu&;est-ce
0.49 que vous faites encore ici vous n&;avez
0.49 quand même pas besoin de cumuler les
0.49 gardes pour arrondir vos fins de mois
0.49 joli score pour un samedi consentit
0.49 Fernstein la bouche pleine
0.49 derrière la vitrine d&;un bistr sans âge
0.49 un vieux professeur de médecine et son
0.49 élève dînent complice goûtant tous deux
0.49 l&;instant de répis que leur offrait la
0.49 fin de la
0.49 nuit sur le trottoir d&;en face le
0.49 service des urgences ignorerait leur
0.49 absence pour quelques heures encore la
0.49 lumière d&;un lampadair qui vacillait
0.49 dans la rue déserte s&;éteignit le petit
0.49 matin au ciel pâle venait de se
0.49 [Musique]
0.49 lever Arthur sétait à pu sur la
0.49 baloncelle le jour naissant enveloppait
0.49 les lieux de douceur il ouvrit les yeux
0.49 et regarda la maison qui semblait dormir
0.49 paisible en contrebas l&;océan lécha le
0.49 sable achevant son ouvrage de la nuit la
0.49 plage avait retrouvé son habit lisse
0.49 immaculé il se releva et inspira
0.49 profondément l&;odeur du matin frais il
0.49 se précipita vers le perron traversa le
0.49 couloir pour gravir à toute hâte
0.49 l&;escalier à l&;étage Arthur tambourina à
0.49 la porte et entra essouffl dans la
0.49 chambre de Paul
0.49 tu dors Paul sursauta et se redressa
0.49 d&;un bon dans son lit il chercha tout
0.49 autour de lui et aperçut Arthur dans
0.49 l&;entrebaillement de la porte tu vas
0.49 allre recoucher maintenant tu vas
0.49 oublier que j&;existe jusqu&;à ce que la
0.49 petite aiguille de ce réveil atteigne un
0.49 chiffre descend disons 11h alors et
0.49 seulement alors tu me reposeras ta
0.49 question
0.49 stupide Paul se retourna et sa tête
0.49 disparut sous le gros oreiller Arthur
0.49 quitta la chambre il fit demi-tour au
0.49 milieu du couloir et revint sur ses pas
0.49 tu veux que j&;aille chercher une
0.49 baguette pour le petit- dééjeuner dehors
0.49 hurla
0.49 Paul Lorine actionna la télécommande de
0.49 la porte de son garage et coupa le
0.49 contact aussitôt la voiture garée Khali
0.49 détesta la triomphe et aboyait aux
0.49 premières pétarad du moteur passant par
0.49 le corridor intérieur elle gravit 4 à qu
0.49 les marches de l&;escalier principal et
0.49 entra dans son
0.49 appartement le chiffres de la pendulette
0.49 posé sur la cheminée marquaient la demi
0.49 de 6h du matin Cali abandonna le canapé
0.49 pour venir fêter sa maîtresse le reine
0.49 la pris dans ses bras après ce câlin la
0.49 chienne s&;en alla reprendre le cours de
0.49 sa nuit sur le tapis de coco au milieu
0.49 du salon et leorine se rendit derrière
0.49 le comptoir pour infuser une tisane un
0.49 petit mot de sa mère fixé à la porte du
0.49 réfrigérateur par une grenouille
0.49 aimantée l&;informait que Cali avait dîné
0.49 et fait sa promenade elle enfila une
0.49 chemise de pyjama bien trop grande pour
0.49 elle et alla se blottir sous sa couette
0.49 elle s&;endormit
0.49 aussitôt chapitre
0.49 4 Paul descendit l&;escaler son bagage à
0.49 la main il prit celui d&;Arthur dans le
0.49 couloir et l&;informa qu&;il l&;attendait
0.49 dehors il alla s&;installer dans la Forde
0.49 à la place du passager regarda autour de
0.49 lui et se mit à siiflotter il enjamba
0.49 discrètement le levier de vitesse et se
0.49 faufila derrière le
0.49 volant Arthur referma la porte d&;entrée
0.49 depuis l&;intérieur il entra dans le
0.49 bureau de liliit ouvrit le placard et
0.49 regarda la valise en cuir noir qui
0.49 reposait sur l&;étagère il effleura du
0.49 doigt les fermetures en cuivre et déposa
0.49 l&;enveloppe cachée dans sa poche avant
0.49 de remettre la clé en
0.49 place il sortit par la fenêtre en
0.49 remettant la cale qui coinçait la
0.49 persienne il entendit sa mère qui pester
0.49 chaque fois qu&;ils partait tous deux
0.49 faire des courses en ville parce
0.49 qu&;Antoine n&;avait toujours pas réparé
0.49 ce fichu vololet et il revit Lili dans
0.49 le jardin haussant les épaules et disant
0.49 qu&;après tout les maisons avaient aussi
0.49 le droit d&;avoir des rides ce petit bout
0.49 de bois contre la pierre témoignait d&;un
0.49 temps qui ne serait jamais tout à fait
0.49 révolu pousse-toi dit-il à Paul en
0.49 ouvrant la portière il entra dans la la
0.49 voiture et fronça le nez il y a une
0.49 odeur bizarre non Arthur démarra un peu
0.49 plus haut dans le chemin la vitre de
0.49 Paul se baissa sa main apparut tenant du
0.49 bout des doigts un sac en plastique au
0.49 sigles d&;une boucherie qu&;il abandonna
0.49 dans une poubelle à la sortie du domaine
0.49 ils étaient partis bien avant l&;heure du
0.49 déjeuner et éviteraient ainsi les
0.49 embouteillages des retours de weekend en
0.49 début d&;après-midi il serait à San
0.49 Francisco
0.49 [Musique]
0.49 Lorine étira ses bras vers le plafond
0.49 elle abandonna son lit et sa chambre à
0.49 regret comme à l&;accoutumé elle commença
0.49 par préparer le repas de sa chienne dans
0.49 la lourde gamelle en terre cuite et
0.49 composa ensuite son propre plateau elle
0.49 alla s&;asseoir dans l&;alcauve du salon
0.49 où le soleil du matin entrait par la
0.49 fenêtre de là elle pouvait admirer le
0.49 Golden Gate tendu comme un trait d&;union
0.49 entre les deux rives de la baie les
0.49 petite maison accroché sur les collines
0.49 de sosalito et même Tiburon et son petit
0.49 port de pêche seul les cornes de brume
0.49 des grands cargots en partance mêlé au
0.49 cri des mouettes venaient rythmer la
0.49 longueur de ce dimanche
0.49 matin après avoir dévoré une bonne
0.49 partie de son copieux petit-déjeuner
0.49 elle déposa le plateau dans l&;évier et
0.49 se rendit dans sa salle de bain le
0.49 puissant j d&;eau de la douche qui
0.49 n&;effacerait jamais les cicatrices sur
0.49 sa peau acheva de la réveiller Kali
0.49 arrête de tourner en rond comme ça je
0.49 vais t&;emmener te promener Lorine
0.49 enroula une serviette autour de sa
0.49 taille laissant libre ses seins nus elle
0.49 renonça à tout maquillage ouvrit le
0.49 placard enfila un jean et un polo enleva
0.49 le polo passa une chemise enleva la
0.49 chemise et remit le polo elle regarda sa
0.49 montre sa mère ne la rejoindrait à la
0.49 marina que dans une heure et C sétait
0.49 rendormie sur le canapé écru alors
0.49 Lorine s&;assit à côté de sa chienne
0.49 attrapa un épé manuel de neurochirurgie
0.49 au milieu des dossiers éparpillés sur la
0.49 table basse et plongea dans sa lecture
0.49 en mchonnant son crayon
0.49 [Musique]
0.49 la Ford se rangea devant le 27 servantes
0.49 boulevard Paul prit son sac sur la
0.49 banquette arrière et descendit de la
0.49 voiture tu veux aller au cinéma ce soir
0.49 dit-il en se penchant à la portière
0.49 d&;Arthur impossible j&;ai promis ma
0.49 soirée à quelqu&;un quelqu&;un ou
0.49 quelqu&;une s&;exclama Paul radieux
0.49 plateau télé en tête à-tête mais en
0.49 voilà une bonne nouvelle et avec qui
0.49 sans être indiscret tu l&;ai quoi
0.49 indiscret la voiture s&;éloigna dans
0.49 filmore Street à l&;intersection d&;union
0.49 Street Arthur marqua l&;arrêt pour
0.49 laisser passer un camion qui avait
0.49 atteint le stop avant lui un cabriolet
0.49 triomphe caché derrière la remorque en
0.49 profita pour se faufiler sans marquer
0.49 l&;arrêt la voiture verte descendait vers
0.49 la marina un chien ceinturé sur la place
0.49 du passager aboyaé à tu tête le camion
0.49 traversa le carrefour et la forte grimpa
0.49 la colline de Pacific a
0.49 [Musique]
0.49 les mouvements saccadés de sa queue
0.49 témoignaient que Cali était heureuse
0.49 elle reniflait le gazon avec beaucoup de
0.49 sérieux cherchant quel animal avait bien
0.49 pu fouler l&;herbe avant elle de temps à
0.49 autre elle relevait la tête et courait
0.49 rejoindre sa famille après avoir tracé
0.49 quelques lacet entre les jambes de
0.49 Lorine et de Madame Klein elle s&;en
0.49 allait ouvrir la route et inspecter un
0.49 autre lopin de terre lorsqu&;elle
0.49 témoignait d&;un peu trop d&;affection à
0.49 des couples de promeneurs ou à leurs
0.49 enfants la mère de Lorine la rappelé à
0.49 l&;ordre tu as vu comme ces anches lui
0.49 font mal dit Lorine en regardant Cali
0.49 s&;éloigné elle vieillit nous aussi
0.49 d&;ailleurs si tu t&;en rends pas compte
0.49 tu es de merveilleuse humeur tu as perdu
0.49 ton tournoi de bridge tu plaisantes j&;ai
0.49 battu toutes ces vieilles filles je me
0.49 fais juste du souci pour toi et bien
0.49 c&;est inutile je vais bien je fais un
0.49 métier que j&;aime je n&;ai presque plus
0.49 de migraine et je suis heureuse
0.49 oui tu as raison je devrais voir les
0.49 choses du bon côté c&;est une belle
0.49 semaine tu as réussi à prendre de heures
0.49 pour t&;occuper de toi c&;est bien Lorine
0.49 désigna un homme et une femme qui
0.49 marchaiit devant elle sur la jetée du
0.49 petit port il était un peu comme ça
0.49 demanda-t-elle à sa mère qui je ne sais
0.49 pas pourquoi mais je repense à nouveau à
0.49 lui depuis hier et arrête d&;esquiver
0.49 cette conversation chaque fois que
0.49 j&;aborde ce sujet madame Klein soupira
0.49 je n&;ai rien à te dire ma chérie je ne
0.49 sais pas qui était ce type qui venait te
0.49 voir à l&;hôpital il était gentil très
0.49 poli sans doute un patient qui
0.49 s&;ennuyait heureux d&;être là les
0.49 patients ne se promènent pas dans les
0.49 couloirs de l&;hôpital habillé d&;une
0.49 veste en tide et puis j&;ai contrôlé la
0.49 liste de tous les gens hospitalisés dans
0.49 cette aile du bâtiment à cette période
0.49 aucun ne lui correspondait tu es allé
0.49 vérifier une chose pareille que tu peux
0.49 être têtu qu&;est-ce que tu cherches
0.49 exactement ce que tu me caches en me
0.49 prenant pour une idiote je veux savoir
0.49 qui il était pourquoi il était là tous
0.49 les jours à quoi bon c&;est du passé tout
0.49 ça Lorine appela Cali qui s&;éloignait un
0.49 peu trop la chienne fit demi-tour et
0.49 regarda sa maîtresse avant de revenir en
0.49 courant vers elle quand je suis sorti du
0.49 coma il était là la première fois que
0.49 j&;ai pu faire bouger ma main il l&;a
0.49 prise dans la sienne pour me rassurer au
0.49 moindre sursaut au milieu de la nuit il
0.49 était encore là un matin il m&;a promis
0.49 de me raconter une histoire incroyable
0.49 et il a disparu cet homme est un
0.49 prétexte pour ignorer ta vie de femme et
0.49 ne penser qu&;à ton travail tu as fait de
0.49 lui une sorte de Prince Charmant c&;est
0.49 facile d&;aimer quelqu&;un que l&;on ne
0.49 peut pas atteindre on ne prend aucun
0.49 risque c&;est pourtant bien ce que tu as
0.49 à faire pendant 20 ans de vie à côté de
0.49 papa si tu n&;étais pas ma fille je
0.49 t&;aurais donné une gifle et tu ne
0.49 l&;aurais pas volé tu es étrange maman
0.49 jamais tu n&;as douté que je trouve la
0.49 force de me sortir toute seule de mon
0.49 coma alors pourquoi me fais-tu aussi peu
0.49 confiance maintenant que je suis en vie
0.49 et si pour une fois je saiser d&;écouter
0.49 mon bon sens et ma logique pour entendre
0.49 cette petite voix qui me parle au fond
0.49 de moi pourquoi mon cœur s&;emporte-t-il
0.49 chaque fois que je crois le reconnaître
0.49 ça ne vaut pas la peine de se poser la
0.49 question je suis désolé que papa ait
0.49 disparu désolé qu&;il t&;ai trompé mais ce
0.49 n&;est pas une maladie héréditaire tous
0.49 les hommes ne sont pas mon père madame
0.49 Klein rit aux éclats elle posa la main
0.49 sur l&;épaule de sa fille et la
0.49 toisa tu veux me donner des leçons toi
0.49 qui n&;as jamais fréquenté que de braves
0.49 garçons qui te regardent comme la Vierge
0.49 Marie un miracle dans leur propre vie
0.49 c&;est rassurant n&;est-ce pas de savoir
0.49 l&;autre incapable de te quitter quoi que
0.49 tu fasses moi au moins j&;ai aimé si tu
0.49 n&;étais pas ma mère c&;est moi qui te
0.49 giflerai
0.49 maintenant madame Klein poursuivit sa
0.49 marche
0.49 elle ouvrit son sac en sortit un paquet
0.49 de bonbons et en offrit un à sa fille
0.49 qui le
0.49 refusa la seule chose qui me touche dans
0.49 ce que tu dis c&;est de constater qu&;en
0.49 dépit de la vie que tu mènes brille
0.49 encore en toi une toute petite étincelle
0.49 de romantisme ce qui me désole c&;est que
0.49 tu la gâches avec une telle naïveté
0.49 attendre quoi si ce type était vraiment
0.49 l&;homme de ta vie il serait venu te
0.49 chercher ma pauvre fille personne ne l&;
0.49 chassé il a disparu tout seul alors
0.49 arrête d&;en vouloir à la terre entière
0.49 et plus particulièrement à ta mère comme
0.49 si c&;était moi la fautive il avait
0.49 peut-être ses raisons comme une autre
0.49 femme ou des enfants par exemple reprit
0.49 madame Klein d&;une voix
0.49 sournoise on aurait pu croire que Cali
0.49 en avait assez de la tension qui régnait
0.49 entre la mère et la fille elle ramassa
0.49 un bâton le posa au pied de Lorine et
0.49 aboya avec insistance Lorine saisit le
0.49 jouet improvisé et le lança au loin tu
0.49 n&;as rien perdu de ton savoir faire pour
0.49 rendre coup pour coup je ne vais pas
0.49 m&;attarder je dois relire un dossier
0.49 pour demain dit Lorine tu as des devoirs
0.49 le dimanche à ton âge je me demande
0.49 quand tu seras lassé de ta course à la
0.49 réussite peut-être t&;ennuies-tu à mourir
0.49 avec ton petit ami mais suis-je bête tu
0.49 ne t&;ennuies jamais puisque justement le
0.49 dimanche tu dors oou tu fais tes
0.49 devoirs Lorine se campa devant sa mère
0.49 avec une irrésistible envie de
0.49 l&;étrangler l&;homme de ma vie sera fier
0.49 que j&;aime mon métier et il ne comptera
0.49 pas mes heures la colère froide faisait
0.49 saillir de petites veines sous ses
0.49 tempes demain matin nous allons essayer
0.49 d&;enlever une tumeur dans le cerveau
0.49 d&;une petite fille reprit Lorine dit
0.49 comme ça ça a peut-être l&;air d&;un truc
0.49 de rien du tout mais imagine-toi que
0.49 cette tumeur la rend aveugle alors à la
0.49 veille de l&;intervention j&;hésitais
0.49 entre aller voir un bon film et rouler
0.49 des pelles à Robert en bouffant du
0.49 pop-corn ou bien réviser à fond la
0.49 procédure pour demain Lorine siffla sa
0.49 chienne elle quitta la promenade qui
0.49 longeait le port de plaisance et se
0.49 dirigea vers le
0.49 parking la chienne prit sa place sur le
0.49 siège avant drroit Lorine boucla la
0.49 ceinture de sécurité à son harnaet et la
0.49 quitta Marina boulevard dans un concert
0.49 d&;aboiement
0.49 elle bifurqua dans servantes et remonta
0.49 filmort au croisement de Greenwich
0.49 Lorine ralentit hésitant à s&;arrêter
0.49 pour louer un film elle rêvait de revoir
0.49 carégant et Débora Ker dans Elle et Lui
0.49 et puis repensant à sa matinée du
0.49 lendemain elle enclencha la seconde et
0.49 accéléra en passant devant une vieille
0.49 Ford 1961 qui était garée devant le
0.49 vidéo club
0.49 [Musique]
0.49 Arthur étudiait un à un les titres de la
0.49 section arts
0.49 martiaux je voudrais faire une surprise
0.49 à une amie ce soir que pourriez-vous me
0.49 conseiller demanda-t-il à
0.49 l&;employé le vendeur disparut derrière
0.49 son comptoir pour en ressortir
0.49 triomphant avec un petit carton dans les
0.49 bras il ouvrit l&;emballage d&;un trait de
0.49 cuteur et présenta un film à Arthur la
0.49 fureur du dragon en édition collector il
0.49 y a trois scènes de combat inédites il
0.49 est arrivé hier avec celui-là vous allez
0.49 la rendre dingue vous croyez
0.49 Bruley est une valeur sûre elle est
0.49 forcément groupie le visage d&;Arthur
0.49 s&;éclaira je le prends votre ami
0.49 n&;aurait pas une sœur par hasard il
0.49 quitta le vidéo club ravi la soirée
0.49 s&;annonçait bien en chemin il fit une
0.49 courte halte chez le traiteur choisit
0.49 entré et plat plus appétissant les uns
0.49 que les autres et rentra chez lui le
0.49 cœur léger il gara la forte devant le
0.49 petit immeuble croisement de Pacifique
0.49 et de
0.49 filemort aussi la porte de son
0.49 appartement refermée il posa le paquet
0.49 de ses courses sur le comptoir de la
0.49 cuisine alluma la chaîne stéréo inséra
0.49 un disque de Frank sininatra et se
0.49 frotta les
0.49 mains la pièce baignait dans la lumière
0.49 rouge de ce soir d&;été chantant à tuête
0.49 l&;aair de stranger in the night Arthur
0.49 dressait un élégant couvert pour deux
0.49 sur la table basse du salon il déboucha
0.49 une bouteille de merlot
0.49 1999 réchauffa le gratin de lasagne et
0.49 disposa les assortiments d&;entrée
0.49 italienne dans deux assiettes en por ine
0.49 blanche enfin prêt il traversa le living
0.49 room sortit sur le palier en laissant la
0.49 porte de son appartement entrouverte et
0.49 traversa le couloir il tambourina à la
0.49 porte et entendit se rapprocher les pas
0.49 légers de sa
0.49 voisine je suis sourde mais pas à ce
0.49 pointlà dit la vieille dame en
0.49 l&;accueillant avec un grand sourire vous
0.49 n&;aviez pas oublié notre soirée demanda
0.49 Arthur tu plaisantes vous n&;emmenez pas
0.49 votre chien Pablo d&;or à point fermé il
0.49 est aussi si vieux que moi tu sais vous
0.49 n&;êtes pas si vieille Miss Morrison si
0.49 si crois-moi dit-elle en l&;entraînant
0.49 par le bras dans le couloir Arthur
0.49 installa confortablement Miss Morrison
0.49 et lui servit un verre de
0.49 vin j&;ai une surprise pour vous dit-il
0.49 en présentant la pochette du film le
0.49 délicieux visage de Miss Morrison
0.49 s&;illumina la scène de combat sur le P
0.49 est un morceau d&;anologie vous l&;avez
0.49 déjà vu un certain nombre de fois et
0.49 vous n&;en êtes pas lassé tu as déjà vu
0.49 Bruce le
0.49 [Musique]
0.49 torsceu kaliie se leva d&;un bon elle
0.49 attrapa sa laisse dans la gueule et
0.49 commença à tourner en rond dans le salon
0.49 en remuant la queue Lorine était levée
0.49 sur le canapé en peignoir et grosses
0.49 chaussettes de laine elle abandonna sa
0.49 lecture pour suivre d&;un regard amusé C
0.49 qui faisait les S pattes referma le
0.49 traité de neurochirurgie et embrassa
0.49 tendrement la tête de sa chienne
0.49 je m&;habille et on y
0.49 va quelques minutes plus tard Ky
0.49 gambadait dans Green Street un peu plus
0.49 loin sur le trottoir de filmort un jeune
0.49 peuplier avait l&;air de sentir drôlement
0.49 bon Cali y entraîna sa maîtresse Lorine
0.49 était sangeeuse le vent du soir la fit
0.49 frissonner l&;intervention du lendemain
0.49 l&;inquiétait elle pressentait que
0.49 Fernstein la mettrait au commande depuis
0.49 qu&;il avait décidé de prendre sa
0.49 retraite à la fin de l&;année le vieux
0.49 professeur l&;a sollicité de plus en plus
0.49 comme s&;il cherchait à accélérer sa
0.49 formation tout à l&;heure en rentrant à
0.49 la lumière de sa lampe de chevet elle
0.49 relirait ses notes encore et
0.49 [Musique]
0.49 encore Miss Morrison était ravi de sa
0.49 soirée dans la cuisine elle essuyait les
0.49 assiettes qu&;Arthur
0.49 lavait je peux te poser une question
0.49 toute celle que vous voulez tu n&;aimes
0.49 pas le karaté et ne me dis pas qu&;un
0.49 jeune homme comme toi n&;a trouvé unee
0.49 vieille femme de 80 ans pour partager
0.49 son dimanche soir il n&;y avait pas de
0.49 question dans ce que vous venez de dire
0.49 Miss Morrison la vieille dame posa sa
0.49 main sur celle d&;Arthur et fit laamou
0.49 aussi il y avait une question elle était
0.49 induite et tu l&;as très bien comprise et
0.49 puis arrête avec ton Miss Morrison
0.49 appelle-moi rose j&;aime passer ce
0.49 dimanche soir en votre compagnie pour
0.49 répondre à votre question
0.49 induite toi mon grand tu as la tête de
0.49 quelqu&;un qui se cache à l&;abri de la
0.49 solitude Arthur dévisagea Miss
0.49 Morrison voulez-vous que je promène
0.49 votre chien c&;est une menace ou une
0.49 question reprit rose les deux miss
0.49 Morrison alla réveiller Pablo et lui
0.49 passa son collier pourquoi l&;avez-vous
0.49 appelé ainsi demanda Arthur sur le pas
0.49 de la porte la vieille dame se pencha à
0.49 son oreille pour lui confier que c&;était
0.49 le prénom du plus mémorable de ses
0.49 amants j&;avais 38 ans lui 5 de moins ou
0.49 10 peut-être à mon âge la mémoire fait
0.49 défaut quand ça nous arrange l&;original
0.49 était un sublime cubain il dansait comme
0.49 un Dieu et il était bien plus éveillé
0.49 que ce Jack Russell croismoi sur parole
0.49 je vous crois volontiers dit Arthur en
0.49 tirant sur la laisse du petit chien qui
0.49 freinait de toutes ses pattes dans le
0.49 couloir
0.49 ah la Havane soupira Miss Morrison en
0.49 refermant sa porte
0.49 Arthur et Pablo descendaient filmore
0.49 Street le chien s&;arrêta au pied d&;un
0.49 peuplier pour une raison qui échappait
0.49 totalement à Arthur l&;arbre éveillait
0.49 soudain chez l&;animal un vif intérêt
0.49 Arthur mit ses mains dans ses poches et
0.49 s&;adossa au muret laissant Pablo
0.49 profitait de ce rare moment
0.49 d&;éveil son téléphone portable vibra
0.49 dans sa poche il
0.49 décrocha tu passes une bonne soirée
0.49 demanda Paul excellente et là qu&;est-ce
0.49 que tu fais à ton avis Paul combien de
0.49 temps un chien peut-il rester à renifler
0.49 le pied d&;un arbre je vais raccrocher
0.49 dit Paul perplexe je vais vite aller me
0.49 coucher avant que tu me poses une autre
0.49 [Musique]
0.49 question à deux blocs de là au deuxè
0.49 étage d&;une petite maison victorienne
0.49 perchée sur Green Street la lumière de
0.49 la chambre d&;une jeune neurochirurgienne
0.49 s&;éteignit
0.49 chapitre
0.49 [Musique]
0.49 5 le réveil posé sur la table de nuit
0.49 tirait le reène d&;un sommeil si profond
0.49 qu&; lui était douloureux d&;ouvrir les
0.49 yeux la fatigue accumulée au long de
0.49 l&;année la plongée certains matins dans
0.49 l&;humeur grise des premières heures du
0.49 jour il n&;était pas encore 7h quand elle
0.49 gara sa triomphe sur le parking de
0.49 l&;hôpital 10 minutes plus tard vêue de
0.49 sa blouse elle abandonnait le
0.49 rez-de-chaussée des urgences et se
0.49 rendit chambre
0.49 307 le petit singe reposait sous le coup
0.49 protecteur d&;une girafe un peu plus loin
0.49 un ours blanc veillait sur eux les
0.49 animaux de Marti dormaient encore sur le
0.49 rebord de la fenêtre Lorine regarda les
0.49 dessins accrochés au mur habile pour une
0.49 enfant qui depuis quelques mois ne
0.49 voyait que de M
0.49 Moir Lorine s&;assit sur le lit et
0.49 caressa le front de Marti qui
0.49 s&;éveilla coucou dit Lorine c&;est le
0.49 grand jour pas encore répondit Martia en
0.49 ouvrant les paupières pour l&;instant
0.49 c&;est encore la nuit plus pour longtemps
0.49 ma chérie plus pour longtemps on va
0.49 venir te chercher très bientôt pour te
0.49 préparer tu restes avec moi demanda
0.49 Marti inquiète je dois aller me préparer
0.49 aussi je te retrouverai à entré du bloc
0.49 c&;est toi qui va m&;opérer j&;assiste le
0.49 professeur Fernstein celui qui a la voix
0.49 très grave comme tu dis tu as peur
0.49 questionna la petite fille tu m&;as prise
0.49 de vitesse c&;est moi qui voulais te
0.49 poser la question l&;enfant dit qu&;elle
0.49 n&;avait pas peur puisqu&;elle avait
0.49 confiance je monte et je te retrouve
0.49 très bientôt ce soir j&;auraai gagné mon
0.49 Paris qu&;as-tu parié j&;ai deviné la
0.49 couleur de tes yeux je l&;ai écrite sur
0.49 un papier il est plié dans tiroir de ma
0.49 table de nuit nous l&;ouvrirons toutes
0.49 les deux après
0.49 l&;opération je te le promets dit Lorine
0.49 en
0.49 partant Marti se pencha ignorant
0.49 totalement la présence de laorine qui
0.49 s&;était retournée sur le pas de la porte
0.49 pour la regarder silencieuse l&;enfant
0.49 glissa sous son
0.49 lit je sais bien que tu t&;es caché
0.49 quelque part mais tu n&;as aucune raison
0.49 d&;avoir peur dit la petite fille sa main
0.49 tâtait le sol à la recherche d&;une
0.49 peluche ses doigts effleurèrent la
0.49 fourrure du bou elle l&;installa face à
0.49 elle tu dois sortir d&;ici tu n&;as aucune
0.49 raison d&;avoir peur de la lumière
0.49 dit-elle si tu me fais confiance je te
0.49 montrerai les couleurs tu as confiance
0.49 en moi n&;est-ce pas maintenant c&;est
0.49 chacun son tour tu crois que je n&;avais
0.49 pas peur du noir moi tu sais c&;est
0.49 difficile de te décrire le jour c&;est
0.49 juste beau je préfère le vert mais
0.49 j&;aime bien le rouge aussi les couleurs
0.49 ont des odeurs c&;est comme là qu&;on les
0.49 reconnaît attends ne bouge pas je vais
0.49 te
0.49 montrer la petite fille sortit de son
0.49 abri et se dirigea du mieux qu&;elle le
0.49 pouvait vers sa table de nuit elle prit
0.49 une coupelle et un verre qu&;elle avait
0.49 caché là une fois réinstallé sous le
0.49 sommier elle présenta fièrement une
0.49 fraise à son hibou et dit d&;une voix
0.49 déterminée voilà le rouge et puis ça
0.49 c&;est le vert dit-elle en avançant le
0.49 verre de menthe tu vois comme les
0.49 couleurs sentent bon si tu veux tu peux
0.49 goûter moi n&;ai pas le droit c&;est à
0.49 cause de l&;opération je dois avoir le
0.49 ventre vide Lorine avança vers le lit à
0.49 qui parles-tu demanda-t-elle à Marti je
0.49 savais que tu étais là je parle à un ami
0.49 mais je ne peux pas te le montrer il se
0.49 cache tout le temps parce qu&;il a peur
0.49 de la lumière et qu&;il a peur des gens
0.49 aussi comment s&;appelle-t-il Émilio mais
0.49 toi tu ne peux pas entendre ce qu&;il dit
0.49 pourquoi tu ne peux pas comprendre
0.49 Lorine
0.49 s&;agenouilla je peux venir sous le lit
0.49 avec toi si tu n&;as pas peur du
0.49 noir la petite fille s&;écarta et laissa
0.49 Lorine se faufiler sous le
0.49 sommier je peux l&;emmener avec moi
0.49 là-haut non c&;est un vieux règlement
0.49 idiot les animaux ne sont pas admis dans
0.49 les salle d&;opération mais ne t&;inquiète
0.49 pas un jour tout cela
0.49 [Musique]
0.49 changera la journée s&;annonçait radieuse
0.49 Arthur avait préféré marcher jusqu&;à son
0.49 cabinet d&;
0.49 sur Jackson Street Paul l&;attendait dans
0.49 la
0.49 rue alors lui demanda Paul dont le
0.49 visage hard venait d&;apparaître dans
0.49 l&;entrebaillement de la porte alors quoi
0.49 interrogea Arthur en appuyant sur le
0.49 bouton de la machine à café combien de
0.49 temps pour le chien 20 minutes j&; envie
0.49 tes soirées mon vieux j&;ai eu nos deux
0.49 amis de Carmel au téléphone elles sont
0.49 rentré et assez partante pour un dîner à
0.49 4 ce soir amène le toutou si tu as peur
0.49 de t&;ennuyer Paul tapota sur le Cadron
0.49 de sa contre il était temps de partir
0.49 tous deux avaient rendez-vous chez un
0.49 important client de leur
0.49 [Musique]
0.49 étude Lorine entra dans le sas de
0.49 stérilisation bras tendus elle enfila la
0.49 blouse que lui présentait une infirmière
0.49 une fois passé les manches elle noua les
0.49 cordons dans son dos et avança vers la
0.49 vasque en acier le trac au ventre la
0.49 jeune neurochirurgienne commença le
0.49 nettoyage minutieux de ses mains après
0.49 les avoir séché l&;infirmière lui
0.49 saupoudra les paumes de Tal et ouvrit
0.49 une paire de gants stériles que Laurine
0.49 passa aussitôt le caleot bleu pâle posé
0.49 sur sa tête le masque sur sa bouche elle
0.49 inspira à fond et entra dans la salle
0.49 d&;opération assis derrière son pupitre
0.49 Adam Peterson spécialiste en
0.49 neuroimagerie fonctionnelle contrôlait
0.49 le bon fonctionnement du système
0.49 d&;échographie
0.49 préopératoire les clichés IRM du cerveau
0.49 de Marti étaient déjà dans la machine en
0.49 comparant ces images à celles qui
0.49 seraient acquis en temps par
0.49 l&;échographe l&;ordinateur pourrait
0.49 établir avec précision la portion de la
0.49 tumeur enlevée au cours de
0.49 [Musique]
0.49 l&;opération au fil du processus le
0.49 système d&;imagerie renseigné par Adam
0.49 délivrerait de nouvelles images révisées
0.49 du cerveau de la petite fille le
0.49 professeur Fernstein entra quelques
0.49 minutes plus tard accompagné de son
0.49 confrère le docteur Richard Lalonde qui
0.49 avait fait le déplacement depuis
0.49 Montréal le docteur Lalonde salua
0.49 l&;équipe s&;installa derrière l&;appareil
0.49 de neuronavigation et en saisit les deux
0.49 poignets manipulé savamment par le
0.49 chirurgien les bras mécaniques couplés à
0.49 l&;ordinateur principal trancheraient au
0.49 millimèt près la masse tumorale tout au
0.49 long de l&;intervention la précision de
0.49 l&;acte chirurgical serait critique une
0.49 infime déviation de trajectoire pouvait
0.49 priver Martia de la parole ou de la
0.49 capacité de marcher et à l&;inverse un
0.49 excès de prudence rendrait l&;opération
0.49 vaine silencieuse et concentré Lorine
0.49 revoyait dans sa tête chaque détail de
0.49 la procédure qui ne tarderait pas à
0.49 débuter et pour laquelle elle se
0.49 préparait sans relâche depuis plusieurs
0.49 semaines apprêté dans une salle voisine
0.49 Marti arriva enfin au bloc allongé sur
0.49 un lit civière les infirmières
0.49 l&;installèrent avec beaucoup d&;attention
0.49 sur la table d&;opération la poche de
0.49 perfusion reliée à son bras fut
0.49 suspendue à la
0.49 perche Norma la doyenne des infirmières
0.49 de l&;hôpital raconta à Marcia qu&;elle
0.49 venait d&;adopter un bébé panda
0.49 et vous l&;avez ramené comment vous avez
0.49 eu le droit demanda Martia non répondit
0.49 Norma en riant il va rester chez lui en
0.49 Chine mais c&;est nous qui donnons de
0.49 quoi le soigner jusqu&;à ce qu&;il puisse
0.49 être ce vrai Norma ajouta qu&;elle
0.49 n&;avait pas réussi à trouver un prénom à
0.49 l&;animal quel nom fallait-il donner à un
0.49 panda pendant que la petite fille
0.49 réfléchissait à la question Norma relia
0.49 les pastilles collées sur son thoraxe à
0.49 l&;électrocardiographe et le médecin
0.49 anesthésiste piqua une minute l&;aiguille
0.49 à son index cette sonde lui permettrait
0.49 de contrôler en temps réel la saturation
0.49 des gaz sanguins de sa patiente il fit
0.49 une injection dans la poche de perfusion
0.49 et assura à Marcia qu&;elle pourrait
0.49 réfléchir au nom du panda après
0.49 l&;opération il fallait maintenant
0.49 compter avec lui jusqu&;à 10
0.49 l&;anesthésique descendit le long du
0.49 cathétère et pénétra dans la veine
0.49 Marcia s&;endormit entre les chiffres 2
0.49 et 3 le réanimateur vérifia aussitôt les
0.49 constantes vitales sur les différents
0.49 moniteurs Norma referma le cerclage sur
0.49 le front de Marti afin de prévenir tout
0.49 mouvement de sa tête tel le chef d&;un
0.49 orchestre savant le professeur Fernstein
0.49 fit un tour d&;horizon de son équipe
0.49 depuis son poste chaque intervenant
0.49 répondit qu&;il était prêt Fernstein
0.49 donna le signal au docteur Lalonde et ce
0.49 dernier appuya alors sur les poignées de
0.49 l&;appareil de neuronavigation sous le
0.49 regard attentif de
0.49 Lorine l&;incision initiale fut pratiquée
0.49 à 9h27 un voyage de 12h dans les R les
0.49 plus profondes du cerveau d&;une enfant
0.49 venait de
0.49 [Musique]
0.49 débuter le projet présenté par Paul et
0.49 Arthur semblait plaire à leurs clients
0.49 les directeurs du consortium qui les
0.49 faisaient concourir pour la réalisation
0.49 d&;un nouveau siège social était réuni
0.49 autour de l&;immense table en acajou de
0.49 la salle du conseil après qu&;Arthur e
0.49 détaillé toute la matinée les
0.49 perspectives du futur hall d&;entrée
0.49 celle des espaces de réunion et des
0.49 parties communes Paul prit la relève à
0.49 midi il commentait dessin et tableau
0.49 projetés sur un écran derrière son dos
0.49 lorsque la pendule accrochée au mur de
0.49 la salle India 16h le président de
0.49 séance remercia les deux architectes
0.49 pour le travail qu&;ils avaient accompli
0.49 les membres du directoire se réuniraient
0.49 d&;ici à la fin de la semaine pour
0.49 décider lequel des deux projets
0.49 finaliste remporteraient le
0.49 marché Arthur et Paul se levèrent et
0.49 saluèrent leurs hôes avant de prendre
0.49 congé dans l&;ascenseur Paul bailla
0.49 longuement je crois qu&;on s&;en est bien
0.49 tiré non probable
0.49 répondit Arthur à voix basse quelque
0.49 chose te tracasse questionna son ami tu
0.49 crois qu&;il vendent des laiss
0.49 extensibles chez
0.49 Miss Paul leva bras et yeux au ciel la
0.49 saê retenti et les portes de la cabine
0.49 s&;ouvrirent au troème sous-sol du
0.49 parking avant de prendre place derrière
0.49 le volant Paul fit quelques
0.49 flexions je suis vidé dit-il des
0.49 journées comme ça sont trop crevantes
0.49 Arthur entra dans la voiture sans faire
0.49 de commande
0.49 [Musique]
0.49 le rythme cardiaque de Marti était
0.49 stable Fernstein demanda l&;augmentation
0.49 progressive de l&;anesthésie une deuxième
0.49 série d&;échographie confirma que
0.49 l&;excérse suivait son cours normal
0.49 millimètre par millimètre les bras
0.49 électroniques manipulés par le docteur
0.49 Lalonde taillaient la tumeur située dans
0.49 le lobe occipital du cerveau de Marti et
0.49 remonter les coupes vers la surface à la
0.49 4e heure leva la
0.49 tête relève demanda le chirurgien dont
0.49 les yeux avaient atteint le seuil limite
0.49 de fatigue fstein fit signe à laorine de
0.49 s&;asseoir devant l&;appareil elle eut un
0.49 moment d&;hésitation et trouva la force
0.49 qui lui manquait dans le regard apaisant
0.49 de son
0.49 professeur 1000 fois elle avait répété
0.49 ses gestes au cours de simulation mais
0.49 aujourd&;hui une vie dépendait de sa
0.49 performance dès qu&;elle fut au commande
0.49 le trac disparut Lorine rayonnait du
0.49 bout de deux pinces elle touche à un
0.49 rêve son manimement était excellent son
0.49 habileté probante toute l&;équipe laa
0.49 regardé à l&;œuvre et Norma se lire dans
0.49 les yeux du professeur la fierté qu&;il
0.49 ressentait pour son élève Lorine opéra
0.49 sans relâche jusqu&;à la 7e heure quand
0.49 elle souhaita être remplacée à son tour
0.49 l&;ordinateur indiquait que l&;excérse
0.49 était accomplie à 76 %. la Londre reprit
0.49 sa place d&;un clin d&;œil il congratula
0.49 sa jeune collègue pour sa performance
0.49 [Musique]
0.49 je te dépose au bureau et je fis là à la
0.49 maison dit Paul laisse-moi sur Union
0.49 Square je dois faire une course je
0.49 pourrais savoir pourquoi tu veux acheter
0.49 une laisse alors que tu n&;as pas de
0.49 chien pour une amie rassure-moi elle a
0.49 un chien au moins elle a 79 ans si cela
0.49 peut te tranquilliser pas vraiment
0.49 soupira Paul en se rangeant le long du
0.49 trottoir devant le grand magasin
0.49 m où se retrouve-t-on pour notre dîner
0.49 demanda Arthur en descendant de la
0.49 voiture au cliffhous à 20h et fais un
0.49 effort on peut pas dire que tu es brillé
0.49 par ta courtoisie la dernière fois tu as
0.49 une deuxième chance de faire une
0.49 première bonne impression essaie de ne
0.49 pas la rater Arthur regarda le cabriolet
0.49 s&;éloigner il jeta un coup d&;œil à la
0.49 vitrine et entra dans la porte à
0.49 tambourg du grand
0.49 [Musique]
0.49 magasin l&;anesthésiste remarqua
0.49 l&;inflexion du tracé sur le moniteur il
0.49 vérifia aussitôt la saturation sangine
0.49 l&;équipe nota le changement qui venait
0.49 de s&;opérer sur les traits du médecin
0.49 son instinct venait de le mettre en
0.49 alerte vous avez un saignement
0.49 interrogea-t-il rien à l&;image pour
0.49 l&;instant dit Fernstein en se penchant
0.49 sur le moniteur du docteur
0.49 Peterson quelque chose ne va pas affirma
0.49 l&;anesthésiste je refais une écho reprit
0.49 le spécialiste en charge de
0.49 l&;imagerie l&;atmosphère sereine qui
0.49 régnait dans le bloc opératoire venait
0.49 soudain de disparaître
0.49 la petite plonge reprit sèchement le
0.49 docteur cobbler en augmentant le débit
0.49 d&;oxygène Lorine se sentit impuissante
0.49 elle fixa ferstein du regard et comprit
0.49 dans les yeux du professeur que la
0.49 situation était en pass de devenir
0.49 critique prenez sa main lui murmura son
0.49 patron que fait-on demanda laalonde à
0.49 fstein on continue adame que nous dit
0.49 l&;échographie pas grand-chose pour
0.49 l&;instant répondit le médecin j&;ai un
0.49 début d&;arythmie indica Norma en avisant
0.49 l&; ardiographe qui clignotait Richard
0.49 Lalonde tapa rageusement du plat de la
0.49 main sur sa console dissection sur
0.49 l&;artère cérébrale postérieure
0.49 énonça-t-il
0.49 séchement tous les membres de l&;équipe
0.49 se regardèrent le reine retint son
0.49 souffle et ferma les yeux il était
0.49 17h22 en une minute la paroi endommagée
0.49 de l&;artère qui érigait la partie
0.49 postérieure du cerveau de Marti se
0.49 déchira sur 2 cmè sous la pression du
0.49 sang qui jaillit en trombe la déchirure
0.49 s&;allongea encore la vague qui déferlait
0.49 par la plie béante envahit la cavité
0.49 crânienne en dépit du drain que
0.49 Fernstein implanta aussitôt le niveau ne
0.49 cessa de monter à l&;intérieur du crâne
0.49 noyant le cerveau à une vitesse
0.49 fulgurante à 17h27 sous les yeux
0.49 impuissants de quatre médecins et
0.49 infirmières Marti cessa de respirer pour
0.49 toujours la main de la petite fille que
0.49 le reine retenait dans la sienne
0.49 s&;ouvrit comme pour libérer un ultime
0.49 souffle de vie qu&;elle aurait caché au
0.49 creux de sa paume
0.49 silencieuse l&;équipe sortit du bloc
0.49 opératoire et se dispersa dans le
0.49 couloir personne n&;y pouvait rien la
0.49 tumeur dans sa malignité avait caché aux
0.49 appareils les plus sophistiqués de la
0.49 médecine moderne l&;anévrisme d&;une
0.49 petite artère dans le cerveau de Marti
0.49 Lorine resta seule retenant quelqu temps
0.49 encore les doigts inertes de la petite
0.49 fille Norma s&;approcha et desserra les
0.49 doigts de la main de la jeune
0.49 neurochirurgienne venez maintenant
0.49 j&;avais promis murmura Lorine c&;est bien
0.49 la seule erreur que vous aurez commise
0.49 aujourd&;hui où est Fernstein
0.49 demanda-t-elle il a dû aller voir les
0.49 parents de la petite j&;aurais voulu le
0.49 faire moi je crois que vous avez eu
0.49 votre compte d&;émotion pour aujourd&;hui
0.49 et si je peux me permettre un conseil
0.49 avant de rentrer chez vous aller traîner
0.49 dans un grand magasin pour quoi faire
0.49 pour voir de la vie plein de vie Lorine
0.49 caressa le front de Marti et recouvrit
0.49 les yeux de l&;enfant du Dra vert elle
0.49 quitta la salle Norma la regardait
0.49 s&;éloigner dans le couloir elle hocha la
0.49 tête et éteignit le bloc de lumière
0.49 suspendu au-dessus de la table
0.49 d&;opération la pièce plongea dans la
0.49 [Musique]
0.49 pénombre Arthur avait trouvé son bonheur
0.49 au trè étage du grand magasin la laisse
0.49 à enrouleur qui ferait la joie de Miss
0.49 Morrison les jours gris elle pourrait
0.49 rester sous l&;auovent de l&;immeuble à
0.49 l&;abri de la pluie tandis que Pablo
0.49 irait vaqué à son gré dans le canivau
0.49 il quitta la Caisse centrale où il
0.49 venait de régler son achat en chemin une
0.49 femme qui choisissait des pyjamas pour
0.49 hommes lui adressa un sourire Arthur le
0.49 lui rendit et se dirigea vers
0.49 l&;escalator sur l&;escalier mécanique une
0.49 main délicate se posa sur son épaule
0.49 Arthur se retourna et la femme descendit
0.49 une marche pour se rapprocher de Lui de
0.49 toutes ces liaisons amoureuses il n&;y en
0.49 avait qu&;une qu&;il regrettait d&;avoir
0.49 vécu ne me dis pas que tu ne m&;as pas
0.49 reconnu demanda
0.49 pardonne-moi j&;étais ailleurs je sais
0.49 j&;ai appris que tu vivais en France tu
0.49 vas mieux demanda son ex d&;un air
0.49 compatissant
0.49 oui pourquoi j&;ai aussi appris que cette
0.49 fille pour laquelle tu m&;avais quitté
0.49 enfin j&;ai su que tu étais veuf quelle
0.49 tristesse de quoi parles-tu répliqua
0.49 Arthur perplexe j&;ai croisé Paul dans un
0.49 cocktail le mois dernier je suis
0.49 vraiment désolé j&;ai été ravi de te
0.49 croiser mais je suis un peu en retard
0.49 reprit Arthur il voulut descendre
0.49 quelques marches mais Carol Hann agripa
0.49 son bras et lui montra fièrement la
0.49 bague qui brillait à son
0.49 doigt nous célébrons la semaine
0.49 prochaine notre première année de
0.49 mariage tu te souviens de Martin pas
0.49 très bien répondit Arthur en contournant
0.49 la rambarde pour emprunter l&;escalator
0.49 qui descendait vers le premier étage tu
0.49 n&;as pas pu oublier Martin capitaine de
0.49 l&;équipe de hockey le réprimanda Carol
0.49 Hanne avec beaucoup de fierté ah oui un
0.49 grand type blond très brun brun mais
0.49 grand
0.49 très grand voilà dit Arthur en regardant
0.49 le bout de ses chaussures alors tu n&;as
0.49 toujours pas refait ta vie demanda
0.49 Carole Hann l&;air compatissant si fait
0.49 et puis défait la vie quoi dit Arthur de
0.49 plus en plus exaspéré tu ne vas pas me
0.49 dire qu&;un garçon comme toi est toujours
0.49 célibataire non je ne vais pas te le
0.49 dire parce que tu l&;auras probablement
0.49 oublié dans 10 minutes et ça n&;a pas
0.49 grand importance marmona
0.49 Arthur nouvelle rambarde nouvel espoir
0.49 que Carole Hanne et d&;autres courses à
0.49 faire à cet étage mais elle le suivit
0.49 vers le
0.49 rez-de-chaussée j&;ai plein d&;amis
0.49 célibataires si tu viens à notre fête
0.49 d&;anniversaire je te présenterai à la
0.49 prochaine femme de ta vie je suis une
0.49 extraordinaire marieuse j&;ai un don pour
0.49 savoir qui va avec qui tu aimes toujours
0.49 les femmes j&;en aime une je te remercie
0.49 ce fut un plaisir de te revoir et mes
0.49 amitiés à Martin Arthur salua Carole
0.49 Hanne et s&;échappa à vivealure il
0.49 passait devant le rayon d&;une marque
0.49 française de cosmétique quand un
0.49 souvenir ressurgit aussi doux que ce
0.49 parfum évadé d&;un flacon que manipulait
0.49 la vendeuse devant sa cliente il ferma
0.49 les yeux et se souvint d&;un jour où il
0.49 marchait dans cette allée fort d&;un
0.49 amour invisible et certain à ce moment
0.49 il était heureux comme il ne l&;avait
0.49 jamais été de sa vie il s&;engouffra dans
0.49 la porte à
0.49 tambourg le tourniquet l&;abandonna sur
0.49 le trottoir d&;Union Square le mannequin
0.49 dans la vitrine portait une robe du soir
0.49 élégante et cintterée à la taille la
0.49 fine main en bois po d&;un doigt non
0.49 chalant le passant de la rue dans les
0.49 reflets orangés du soleil la chaussure
0.49 semble légère Arthur est immobile absent
0.49 il n&;entend pas le sidecar qui arrive
0.49 dans son dos le pilote en a perdu le
0.49 contrôle dans le virage de Pak Street
0.49 l&;une des quatre rue qui borde la grande
0.49 place la moto tente d&;éviter la femme
0.49 qui traverse se penche zigzague le
0.49 moteur
0.49 rugit dans la rue les gens paniquent un
0.49 homme en complet se jette à terre pour
0.49 esquiver l&;engin un autre recule et très
0.49 en arrière une femme crie et s&;abrite
0.49 derrière une cabine téléphonique le
0.49 sidecar poursuit sa course folle la
0.49 nacelle franchit le parapet arrachant un
0.49 panneau mais le parcmtre qu&;elle heurte
0.49 est solidement ancré dans le sol et la
0.49 sépare d&;une section franche de la moto
0.49 plus rien ne la retient elle a la forme
0.49 d&;un obus et presque sa vitesse elle
0.49 file droit devant lorsqu&;elle atteint
0.49 les jambes d&;Arthur elle le soulève et
0.49 le projette en l&;air le temps semble
0.49 prendre son aise et s&;étire tout à coup
0.49 comme un long silence l&;avant fus de la
0.49 machine percute le verre l&;immense
0.49 vitrine explose en une myriade d&;éclat
0.49 Arthur roule au sol jusqu&;au bras du
0.49 mannequin désormais allongé sur le tapis
0.49 de verre un voile s&;est posé sur ses
0.49 yeux la lumière est opaque sa bouche a
0.49 pris le goût ferreux du sang dans la
0.49 torpeur qu&;il envahit il vaudrait dire
0.49 aux gens que ce n&;est qu&;un bête
0.49 accident les mots sont bloqués dans sa
0.49 gorge il veut se lever mais c&;est trop
0.49 tôt encore ses genoux vassillent un peu
0.49 et cette voix qui crie si fort de rester
0.49 allongé les secours vont
0.49 venir Paul sera furieux s&;il est en
0.49 retard il faut aller promener le chien
0.49 de Miss Morrison nous sommes dimanche
0.49 non peut-être lundi il doit repasser à
0.49 l&;agence signer les plans où est le
0.49 ticket du parking sa poche est
0.49 certainement déchirée il avait la main
0.49 dedans elle est maintenant sous son dos
0.49 et lui fait un peu mal ne pas se frotter
0.49 la tête tous ces éclats de verre sont
0.49 coupants la lumière est aveuglante mais
0.49 les sons reviennent peu à peu
0.49 l&;éblouissement
0.49 s&;estompe ouvrir les yeux
0.49 c&;est le visage de Carole Anne elle ne
0.49 va donc pas le lâcher il ne veut pas
0.49 qu&;on lui présente la femme de sa vie il
0.49 la connaît déjà à bon sang il devrait
0.49 porter une alliance pour qu&;on lui foute
0.49 la paix tout à l&;heure il retournera en
0.49 acheter une Paul détestera ça mais lui
0.49 ça l&;amusera
0.49 beaucoup au loin une sirène il faut
0.49 absolument se redresser avant que
0.49 l&;ambulance arrive il est inutile de les
0.49 inquiéter il n&;a mal nulle part
0.49 peut-être un peu dans la bouche il s&;est
0.49 mordu la joue ce n&;est pas grave la joue
0.49 c&;est désagré à cause des aftes mais ce
0.49 n&;est vraiment pas
0.49 grave quelle bêtise sa veste doit être
0.49 fichue Arthur adore cette veste en TDE
0.49 Sarah trouvait que le Twed faisait vieux
0.49 mais il se moquait de ce que pensait
0.49 Sarah elle portait les escarpins les
0.49 plus vulgaires de la Terre avec des
0.49 Boubi trop pointu c&;est bien d&;avoir dit
0.49 à Sarah que cette nuit passer ensemble
0.49 était aussi un accident il n&;était pas
0.49 fait l&;un pour l&;autre ce n&;était la
0.49 faute de
0.49 personne est-ce que le motard va bien
0.49 c&;est sûrement cet homme avec le casque
0.49 il a l&;air de s&;en être bien tiré avec
0.49 son
0.49 contrit je vais tendre la main à Carole
0.49 Hanne elle racontera à toutes ses amies
0.49 qu&;elle m&;a sauvé la vie puisque c&;est
0.49 elle qui m&;aura aidé à me
0.49 relever Arthur Carol Hanne j&;étais
0.49 certaine que c&;était toi au milieu de
0.49 cette épouvantable catastrophe dit la
0.49 jeune femme affolée il époua calmement
0.49 les épaules de sa veste arracha le
0.49 morceau de poche qui pendouillait
0.49 tristement secoua la tête pour se
0.49 débarrasser des
0.49 éclats quelle peur tu as eu beaucoup de
0.49 chance reprit Carole Hanne d&; voit
0.49 perché Arthur la dévisagea l&;air grave
0.49 tout est relatif Carol Hanne ma veste
0.49 est foutue j&;ai des coupures partout et
0.49 j&;enchaîne les rencontres désastreuses
0.49 même lorsque je vais juste acheter une
0.49 laisse à ma voisine une laisse à ta
0.49 voisine tu as eu beaucoup de chance de
0.49 sortir presque indemne de cet accident
0.49 s&;indigna Carol Hanne Arthur la regarda
0.49 il adopta un air pensif tantant du mieux
0.49 qu&;il le pouvait de rester civilisé ce
0.49 n&;était pas seulement la voix de Caro
0.49 Hanne qui l&;agaçait tout en elle lui
0.49 était insupportable il essaya de
0.49 retrouver un semblant d&;équilibre et
0.49 parla d&;un temps volontaire et
0.49 calme tu as raison je ne suis pas très
0.49 juste j&;ai eu la chance de te quitter
0.49 puis de rencontrer la femme de ma vie
0.49 mais elle était dans le coma sa propre
0.49 mère voulait qu&;on l&;ethanasie mais j&;ai
0.49 une chance folle parce que mon meilleur
0.49 ami a bien voulu me donner un coup de
0.49 main pour aller la kidnapper à
0.49 l&;hôpital inquiète Carol Hanne fit un
0.49 pas en arrière Arthur un pas en avant
0.49 que tu veux dire par aller la kidnapper
0.49 demanda-t-elle d&;une voix timide en
0.49 serrant son sac contre sa poitrine nous
0.49 avons volé son corps c&;est Paul qui a
0.49 subtilisé l&;ambulance c&;est pour cela
0.49 qu&;il se sent obligé de raconter à tout
0.49 le monde que je suis veuf mais en fait
0.49 Carole Hann je ne suis que demi-veuf
0.49 c&;est un genre très
0.49 particulier les jambes d&;Arthur
0.49 manquaient de force il chancela
0.49 légèrement Carol han voulut le soutenir
0.49 mais Arthur se redressa seul non la
0.49 vraie chance c&;est que Lorine pouvait
0.49 m&;aider à la main envie c&;est quand même
0.49 un avantage d&;être médecin quand ton
0.49 corps et ton esprit se dissocient tu
0.49 peux t&;occuper de
0.49 toi-même la bouche de Carole Hann
0.49 s&;entreouvrit à la recherche d&;un peu
0.49 d&;air Arthur n&;avait nul besoin de
0.49 reprendre son souffle juste de
0.49 l&;équilibre il s&;accrocha à la manche de
0.49 Carole Hanne qui sursauta et poussa
0.49 aussitôt un cri et puis elle s&;est
0.49 réveillé et finalement ça aussi c&;était
0.49 une sacrée chance alors voilà Carol
0.49 Hanne tu vois la vraie chance ce n&;était
0.49 pas notre rupture ce n&;était pas ce musé
0.49 à Paris ce n&;était pas le SIDEC c&;était
0.49 elle la vraie chance dans ma vie dit-il
0.49 épuisé en s&;asseyant sur la carcasse de
0.49 l&;in le fourgon flamban neuf du centre
0.49 hospitalier venait de se ranger le long
0.49 du trottoir le chef d&;équipe se
0.49 précipita vers Artur que Carol Hann
0.49 fixait
0.49 béat ça va monsieur demanda le
0.49 secouriste pas du tout affirma Caro
0.49 Hanne le secouriste le prit par le bras
0.49 et voulut l&;accompagner vers l&;ambulance
0.49 tout va bien je vous assure dit Arthur
0.49 en se dégageant il faut suturer cette
0.49 plaie sur votre front insista
0.49 l&;ambulancier à qui Carol Hann faisait
0.49 de grands signes pour qu&;il embarque
0.49 Arthur au plus vite je n&;ai mal nulle
0.49 part je me sens très bien soyez gentil
0.49 laissez-moi rentrer chez moi avec tout
0.49 ce verre éparpillé il est fort probable
0.49 que vous ayez des micro éclats dans les
0.49 yeux je dois vous
0.49 emmener fatigué Arthur se laissa faire
0.49 le secouriste l&;allongea sur la civière
0.49 il recouvrit ses yeux de deux gaz
0.49 stériles tant qu&;il ne serait pas
0.49 nettoyé il fallait leur éviter un
0.49 mouvement susceptible de déchirer la
0.49 cornée le bandage qui entourait
0.49 maintenant le visage d&;Arthur le plonger
0.49 dans une obscurité
0.49 inconfortable l&;ambulance remonta Suter
0.49 Street sirène hurlante elle tourna dans
0.49 Vanes Avenue et pris la direction du San
0.49 Francisco mémorial
0.49 hospital chapitre 6
0.49 [Musique]
0.49 un teintement de clochette retentit les
0.49 portes de l&;ascenseur s&;ouvraient sur le
0.49 troisième palier l&;inscription sur la
0.49 plaque à posée au mur indiquait l&;entrée
0.49 du service de neurologie Lorine sortit
0.49 de la cabine sans saluer ses collègues
0.49 qui descendaient vers les étages
0.49 inférieurs de l&;hôpital les néons
0.49 suspendus au plafond du long couloir se
0.49 reflétaent dans les vernis colorés du
0.49 sol ses chaussures crissaient sur le
0.49 linoléum à chacun de ses pas elle leva
0.49 la main pour gratter doucement à la
0.49 porte 37 mais son bras retomba le long
0.49 du corps lourd elle
0.49 entra il n&;y avait plus de drap ni de
0.49 rayé à la tête du lit la perche à
0.49 perfusion se tenait nue droite comme un
0.49 squelette poussée dans un coin près du
0.49 rideau immobile de la salle de bain la
0.49 radio posée sur la table de nuit était
0.49 muette les peluches qui souriaent encore
0.49 se atint au rebord de la fenêtre étaient
0.49 partis remplir leur office dans d&;autres
0.49 chambres des dessins d&;enfants accrochés
0.49 au mur il ne restait que quelques bout
0.49 de
0.49 scotch la petite Marti s&;était évanouie
0.49 dans l&;après-midi diront certains
0.49 d&;autres diront simplement qu&;elle était
0.49 morte mais pour tous ceux qui
0.49 travaillaient à l&;étage cette chambre
0.49 serait encore la sienne pour quelques
0.49 heures Lorine s&;assit sur le matelas
0.49 elle caressa l&; laaise sa main fébrile
0.49 avança jusqu&;à la table de nuit et
0.49 ouvrit le tiroir elle prit la feuille
0.49 pliée en quatre et attendit un peu pour
0.49 en lire le secret la petite fille qui
0.49 s&;était envolée aveugle avait vu juste
0.49 la couleur des yeux de Lorine s&;effaça
0.49 sous les larmes elle se courba pour
0.49 chasser un
0.49 spasme la porte s&;entrouvrit mais Lorine
0.49 n&;entendit pas le souffle de l&;homme au
0.49 tempes blanche qui la regardait
0.49 pleurer aussi digne qu&;élégant dans son
0.49 costume noir la barbe grise taillée tout
0.49 près des joues Santiago vint àfeutrer
0.49 s&;asseoir à côté d&;elle il posa sa main
0.49 sur son épaule vous n&;y êtes pour rien
0.49 murmura-t-il d&;une voix teintée d&;un
0.49 accent argentin vous n&;êtes que des
0.49 médecins pas des dieux et vous qui
0.49 êtes-vous murmura Lorine entre deux
0.49 sanglots son père je suis venu chercher
0.49 ces dernières affaires sa mère n&;a plus
0.49 la force il faut que vous vous
0.49 ressaisissiez d&;autres enfants ici ont
0.49 besoin de vous ça devrait être le
0.49 contraire dit Lorine dans un hoquet de
0.49 larme le contraire interrogea l&;homme
0.49 perplexe c&;est moi qui devrais vous
0.49 consoler pleura-t-elle de plus
0.49 belle l&;homme prisonnier de sa pudeur
0.49 hésita un instant il prit Lorine au
0.49 creux de ses bras et la serra tout
0.49 contre lui ses yeux ridés aux irisses
0.49 azur s&;embuèrent à leur tour alors pour
0.49 accompagner le reine comme par
0.49 courtoisie il accepta enfin de laisser
0.49 libre sa peine
0.49 [Musique]
0.49 l&;ambulance s&;arrêta sous l&;ovent des
0.49 urgences le chauffeur et le secouriste
0.49 guidèrent les pas d&;Arthur jusqu&;à la
0.49 vitre du bureau des
0.49 admissions vous êtes arrivés dit le
0.49 brancardier vous ne voulez pas mter ce
0.49 bandeau je vous assure que je n&;ai rien
0.49 je voudrais juste rentrer chez moi ça
0.49 tombe bien reprit Betti d&;une voix
0.49 autoritaire en consultant la fiche
0.49 d&;intervention que venait de lui
0.49 remettre le secouriste moi aussi je
0.49 voudrais que vous rentriez chez vous
0.49 poursuivit-elle je voudrais que tous les
0.49 gens qui attendent dans ce hall rentrent
0.49 chez eux et pour fini moi aussi je
0.49 rentrerai bien chez moi mais en
0.49 attendant que Dieu nous exauce on va
0.49 devoir vous examiner et eux aussi on
0.49 viendra vous chercher dans combien de
0.49 temps demanda Arthur d&;une voix presque
0.49 timide Bety regarda le plafond elle leva
0.49 les bras au ciel et
0.49 s&;exclama lui seul le sait installez-le
0.49 dans la salle d&;attente dit-elle au
0.49 brancardier en
0.49 [Musique]
0.49 s&;éloignant le père de Marti se leva et
0.49 ouvrit la porte du placard il prit le
0.49 petit carton qui contenait les affaires
0.49 de sa petite fille
0.49 elle vous aimer beaucoup dit-il sans se
0.49 retourner Lorine baissa la
0.49 tête en fait ce n&;est pas ce que je
0.49 voulais dire reprit l&;homme et comme le
0.49 rine restait silencieuse il lui posa une
0.49 autre
0.49 question quoi que je dise entre ces murs
0.49 vous êtes tenu au secret médical
0.49 n&;est-ce pas Lorine répondit qu&;il avait
0.49 sa promesse alors Santiago avança jusqu
0.49 colit il s&;assit près d&;elle et
0.49 murmura je voulais vous remercier de
0.49 m&;avoir permis de pleurer et tous les
0.49 deux restèrent là presque
0.49 immobile vous racontiez parfois des
0.49 histoires à Marti demanda lurine à voix
0.49 basse je vivais loin de ma filleille je
0.49 suis revenu pour l&;opération mais chaque
0.49 soir je lui téléphonais de buenoser elle
0.49 posait le combiné sur son oreiller et je
0.49 lui raconta l&;histoire d&;un peuple
0.49 d&;animaux et de végétaux qui vivaient au
0.49 milieu d&;une forêt dans une clairière
0.49 jamais découverte par les hommes et ce
0.49 compte durit plus de 3 ans entre le
0.49 lapin au pouvoir magique les ces les
0.49 arbres qui avaient chacun leur nom
0.49 l&;aigle qui tournait toujours en rond
0.49 parce qu&;il avait une aile plus courte
0.49 que l&;autre il m&;arrivait parfois de me
0.49 perdre dans mon récit mais Marti me
0.49 reprenait à la moindre erreur pas
0.49 question de retrouver la tomate savante
0.49 ou le concombre au fourir impossible
0.49 ailleurs que là où nous les avions
0.49 quitté la veille il y a un hbou dans
0.49 cette
0.49 clairière Santiago
0.49 sourit celui-là c&;était un drôle de
0.49 numéro
0.49 milio était gardien de pendant que tous
0.49 les autres animaux dormaient il restaiit
0.49 veillé pour les protéger en fait ce
0.49 boulot c&;était un prétexte ce hibou est
0.49 un sacré trouillard au lever du jour il
0.49 volait à toute vitesse jusqu&;à une
0.49 grotte il se cachait là parce qu&;il a
0.49 peur de la lumière mais le lapin a
0.49 toujours été un type bien il le savait
0.49 et il n&;a jamais trahi son secret Marti
0.49 s&;endormait souvent avant la fin de
0.49 l&;histoire moi j&;écouter son souffle
0.49 pendant quelques minutes avant que sa
0.49 mère raccroche le combiné sa petite
0.49 respiration c&;est c&;était comme de la
0.49 belle musique j&;emmenais ses notes dans
0.49 ma nuit le père de la petite fille se tu
0.49 il se leva et avança jusqu&;à la
0.49 porte vous savez là-bas en Argentine je
0.49 construis des barrages ce sont de grands
0.49 ouvrages mais ma fierté c&;était elle
0.49 attendez dit leorine d&;une voix douce
0.49 elle se pencha et regarda sous le lit à
0.49 l&;ombre du sommier un petit hibou blanc
0.49 attendait les ailes croisées elle prit
0.49 la peluche et attendit à Santiago
0.49 l&;homme revint vers elle il recueillit
0.49 l&;oiseau et caressa délicatement sa
0.49 fourrure tenez dit-il à Lorine en lui
0.49 rendant le hibou blanc réparez-lui les
0.49 yeux vous êtes médecin vous devriez
0.49 pouvoir faire ça rendez-lui la liberté
0.49 faites qu&;il n&;it plus jamais peur il la
0.49 salua et quitta la pièce lorsqu&;il fut
0.49 seul dans le couloir il sera contre lui
0.49 le petit
0.49 carton le biper de Lorine vibrait on la
0.49 cherchait à l&;accueil de des urgences
0.49 elle se rendit dans la salle des
0.49 infirmières d&;étage et décrocha le
0.49 téléphone Betty remercia le ciel qu&;elle
0.49 soit encore dans les murs le service ne
0.49 désemplissait pas elle avait besoin de
0.49 renfort
0.49 immédiat je descends tout de suite dit
0.49 lurine en
0.49 raccrochant avant de sortir de la
0.49 chambre elle enfouit dans la poche de sa
0.49 blouse un drôle de hibou la petite bête
0.49 avait bien besoin de chaleur humaine cet
0.49 après-midi elle avait perdu sa meilleure
0.49 amie
0.49 [Musique]
0.49 Arthur n&;en pouvait plus d&;attendre il
0.49 chercha son téléphone portable dans la
0.49 poche droite de sa veste mais il n&;y
0.49 avait plus de poche droite à sa
0.49 veste les yeux bandés il essayait de
0.49 deviner l&;heure qu&;il était Paul allait
0.49 être furieux il se souvenait d&;avoir
0.49 déjà pensé aujourd&;hui que Paul serait
0.49 furieux mais il avait oublié pourquoi il
0.49 se leva et avança à l&;aveuglette vers la
0.49 banque d&;accueil Bety se précipita à sa
0.49 rencontre vous êtes impossible j&;ai
0.49 horreur des hôpitaux bon puisque vous
0.49 êtes là profitons-en pour remplir le
0.49 questionnaire d&;admission vous êtes déjà
0.49 venu pourquoi répondit Arthur inquiet
0.49 qui se tenait au comptoir parce que si
0.49 vos coordonnées sont déjà dans
0.49 l&;ordinateur ça va plus
0.49 vite Arthur répondit par la négative
0.49 Betty avait la mémoire des visages et
0.49 malgré le bandage qui recouvrait les
0.49 yeux les traits de cet homme lui
0.49 disaient quelqu chose peut-être
0.49 l&;avait-elle croisé ailleurs et
0.49 finalement peu lui importer elle avait
0.49 trop à faire pour réfléchir à cel main
0.49 tenant Arthur voulait rentrer chez lui
0.49 la tente n&;avait que trop duré et il
0.49 voulut se débarrasser de son
0.49 pansement vous êtes débordé et moi je me
0.49 sens vraiment bien dit-il je vais
0.49 rentrer chez moi Betty lui immobilisa
0.49 les mains sans ménagement
0.49 essayez pour voir et qu&;est-ce que je
0.49 risque demanda Arthur presque amusé la
0.49 moindre petite douleur qui surgirit dans
0.49 les 6 à 12 mois et en cas de soin
0.49 nécessaire vous pouvez faire une croix
0.49 sur votre assurance si vous franchissiez
0.49 la porte de ce sas ne serait-ce que pour
0.49 aller allumer une cigarette dehors je
0.49 renverrai votre questionnaire en
0.49 mentionnant que vous avez refusé de
0.49 faire un bilan médical même pour une
0.49 petite rage deedent votre compagnie vous
0.49 dira d&;aller vous faire voir je ne fume
0.49 pas dit Arthur en reposant ses bras sur
0.49 le
0.49 comptoir je sais que c&;est angoissant
0.49 d&;être dans le noir mais soyez patient
0.49 voilà le docteur elle vient de sortir de
0.49 l&;ascenseur derrière vous leorine
0.49 s&;approcha de l&;accueil depuis qu&;elle
0.49 avait quitté la chambre de Martia elle
0.49 n&;avait pu prononcer aucun mot elle prit
0.49 le dossier des mains de l&;infirmière et
0.49 se plongea dans la lecture du rapport de
0.49 l&;ambulancier tout en guidant Arthur par
0.49 le bras vers la salle numéro 4 elle tira
0.49 le rideau du box et l&;aida à s&;installer
0.49 sur le lit dès qu&;il fut allongé elle
0.49 commença à dérouler le
0.49 bandage gardez les yeux fermés pour
0.49 l&;instant
0.49 dit-elle les quelques mots qu&;elle avait
0.49 prononcé d&;une voix pourtant apaisante
0.49 avaient suffit à élancer le cœur
0.49 d&;Arthur elle retira les deux morceaux
0.49 de gaz et souleva les paupières inondant
0.49 les yeux de sérum physiologique
0.49 vous avez mal non vous avez eu
0.49 l&;impression de recevoir un éclat
0.49 aucunement ce pansement c&;était une idée
0.49 de l&;ambulancier je n&;ai vraiment rien
0.49 il a bien fait vous pouvez rouvrir les
0.49 yeux
0.49 maintenant quelques secondes furent
0.49 nécessaires pour dissiper le liquide
0.49 quand la vision d&;Arthur redevint net
0.49 son cœur se mit à battre plus fort
0.49 encore le vœux qu&;il avait formulé sur
0.49 la tombe de Lili venait de se
0.49 réaliser ça va demanda Lorine qui
0.49 remarquait la paleur sur le visage de
0.49 son patient oui dit-il la gorge serrée
0.49 détendez-vous Lorine se pencha au-dessus
0.49 de lui pour étudier les deux cornées à
0.49 la loupe pendant qu&;elle pratiquait cet
0.49 examen leur visage était si proche que
0.49 leurs lèvres se frelaient
0.49 presque vous n&;avez absolument rien aux
0.49 yeux vous avez eu beaucoup de chance et
0.49 Arthur ne fit aucun commentaire pas de
0.49 perte de connaissance pas encore non
0.49 c&;était de l&;humour une vague
0.49 tentative graine non plus Lorine passa
0.49 sa main sous le dos d&;Arthur et palpa la
0.49 colonne
0.49 vertébrale aucune douleur absolument
0.49 rien vous avez une belle équimose à la
0.49 lèvre ouvrez la bouche c&;est
0.49 indispensable puisque je viens de vous
0.49 le demander Arthur s&;exécuta Lorine prit
0.49 sa petite lampe
0.49 oh là il y a au moins C point à faire
0.49 pour recoudre ça tant que ça c&;était de
0.49 l&;humour aussi un bain de bouche pendant
0.49 4 jours a amplement
0.49 elle désinfecta la blessure au front et
0.49 en Souda les bords avec un gel elle
0.49 ouvrit ensuite un tiroir et déchira la
0.49 pochette d&;un pansement qu&;elle colla
0.49 sur la plie j&;ai un peu mordu sur le
0.49 sourcil vous aurez un moment difficile à
0.49 passer quand vous enlèverez ce sparadr
0.49 les autres coupures sont mineures elles
0.49 cicatriseront toutes seules je vais vous
0.49 prescrire quelques jours d&;un
0.49 antibiotique à spectre large juste en
0.49 prévention Arthur boutonna le poignet de
0.49 sa chemise et se redressa il remercia le
0.49 reine
0.49 pas si vite dit-elle en le repoussant
0.49 contre la table d&;examen je dois aussi
0.49 prendre votre tension
0.49 elle décrocha l&;appareil de mesure de
0.49 son support mural et le passa autour du
0.49 bras d&;Arthur le tensiomètre était
0.49 automatique le brassard se gonflait et
0.49 se dégonflé à intervalle régulier
0.49 quelques secondes suffirent pour que les
0.49 chiffres s&;inscrivent sur le cadran fixé
0.49 à la tête de la table
0.49 d&;examen vous êtes sujet à de la
0.49 taachicardie demanda Lorine non répondit
0.49 Arthur très embarrassé
0.49 pourtant vous faites une belle crise
0.49 votre cœur bat à plus de 120 pulsations
0.49 par minute et votre tension est à 18 ce
0.49 qui est beaucoup trop élevé pour un
0.49 homme de votre âge Arthur regarda lurine
0.49 il cherchait une excuse à son
0.49 cœur je suis un peu hypocondriaque et
0.49 l&;hôpital me terrorise mon ex tournait
0.49 de l&;œil rien qu&;en voyant ma blouse
0.49 votre ex aucune importance et votre
0.49 actuel il supporte le stéthoscope
0.49 j&;aimerais quand même mieux que vous
0.49 consultiez un cardiologue je peux en
0.49 biper un si vous souhaitz c&;est inutile
0.49 dit Arthur d&;une voix chevrotante ce
0.49 n&;est pas la première fois que cela
0.49 m&;arrive enfin dans un hôpital c&;est la
0.49 première fois lorsque je présente des
0.49 concours j&;ai la poitrine qui s&;emballe
0.49 un peu je suis sujet au trac qu&;est-ce
0.49 que vous faites comme métier pour
0.49 présenter encore des concours questionna
0.49 Lorine amusée en rédigeant une
0.49 ordonnance Arthur hésita avant de
0.49 répondre il profitait de ce qu&;elle
0.49 était concentré sur sa feuille pour la
0.49 regarder silencieux et attentif Lorine
0.49 n&;avait pas changé à part la coiffure
0.49 peut-être la petite cicatrice qu&;il
0.49 avait tant aimé sur son front avait
0.49 presque disparu et toujours ce même
0.49 regard indescriptible et fier il
0.49 reconnaissait chaque expression de son
0.49 visage comme le mouvement de l&;arc de
0.49 Cupidon sous son nez quand elle parlait
0.49 la beauté de son sourire le ramenait au
0.49 souvenir heureux était-il possible que
0.49 quelqu&;un vous manque à ce point le
0.49 brassard se regonfla aussitôt et de
0.49 nouveaux chiffres s&;affichèrent Lorine
0.49 releva la tête pour les consulter
0.49 je suis architecte et vous travaillez
0.49 aussi le weekend parfois même la nuit
0.49 nous sommes toujours
0.49 charrette je sais de quoi vous parle
0.49 Arthur se redressa sur la table vous
0.49 avez connu un architecte demanda-t-il
0.49 d&;une voix fébrile pas que je m&;en
0.49 souvienne non mais je parlais de mon
0.49 métier nous avons cela en commun
0.49 travailler sans compter les heures et
0.49 que fait votre ami cela fait deux fois
0.49 que vous me demandez si je suis
0.49 célibataire votre cœur bat beaucoup trop
0.49 vite je préférerais vous faire examiner
0.49 par un de mes collègues Arthur arracha
0.49 le brassard du tensiomètre et se
0.49 releva là c&;est vous qui estes angoissé
0.49 il voulait rentrer se reposer demain
0.49 tout irait bien il promit de faire
0.49 vérifier sa tension dans les prochains
0.49 jours et s&;il y avait quoi que ce soit
0.49 d&;anormal il consulterait
0.49 aussitôt c&;est une promesse insista
0.49 Lorine Arthur supplie à le ciel qu&;elle
0.49 cesse de le regarder ainsi si son cœur
0.49 n&;explosait pas d&;une minute à l&;autre
0.49 il la prendrait dans ses bras pour lui
0.49 dire qu&;il était fou d&;elle qu&;il était
0.49 impossible de revivre dans la même ville
0.49 et de ne pas se parler il lui
0.49 raconterait tout en imaginant qu&;il ait
0.49 le temps de le faire avant qu&;elle
0.49 n&;appelle la sécurité et le fasse
0.49 interner pour de bon il prit sa veste ou
0.49 plutôt ce qu&;il en restait se refusa à
0.49 la passer devant elle et la remercia il
0.49 sortait du box quand il l&;entendit
0.49 l&;appeler dans son dos
0.49 Arthur cette fois il sentit pulser son
0.49 cœur jusque dans sa tête il se retourna
0.49 c&;est bien votre prénom n&;est-ce pas oui
0.49 articula-t-il d&;une bouche qui ne
0.49 contenait plus de salive votre
0.49 ordonnance dit Lorine en lui tendant la
0.49 feuille rose merci répondit Arthur en
0.49 prenant le papier vous m&;avez déjà
0.49 remercié mettez votre veste à 7h les
0.49 soiréés sont fraîchees et votre
0.49 organisme a eu sa dose d&;agression pour
0.49 aujourd&;hui Arthur enfila une manche
0.49 maladroitement juste avant de s&;en aller
0.49 il se retourna et regarda longuement
0.49 Lorine qu&;est-ce qu&;il y a
0.49 demanda-t-elle vous avez un hbou dans la
0.49 poche dit-il avec un sourire triste aux
0.49 lèvres et Arthur quitta le box alors
0.49 qu&;il traversait le hall bêtit la plat
0.49 de derrière la vitre il revint vers elle
0.49 et
0.49 bêé signeé et vous êtes libre dit-elle
0.49 en lui présentant un gros cahier noir
0.49 Arthur parafa le registre des
0.49 urgences vous êtes certain que vous
0.49 allez bien sans qu&; l&;inirmière en chef
0.49 vous avez l&;air sonné c&;est bien
0.49 possible répondit-il en s&;éloignant
0.49 Arthur guetttait un taxi devant le sas
0.49 des urgences et depuis la guérite où Bti
0.49 classait ses fiches d&;admission Lorine
0.49 le regardait sans qu&;il s&;en
0.49 aperçoive tu ne trouves pas qu&;il lui
0.49 ressemble un peu je ne sais pas de qui
0.49 tu parles répondit l&;infirmière la tête
0.49 plongée dans ses dossiers par moment je
0.49 me demande si nous travaillons dans un
0.49 hôpital ou dans une administration les
0.49 deux je crois regarde-le vite et dis-moi
0.49 comment tu le trouves il est plutôt pas
0.49 mal non Betty souleva ses lunettes elle
0.49 jeta un regard bref et replongea dans
0.49 ses papiers un véhicule de la yellow cap
0.49 compagnie venait de s&;arrêter Arthur
0.49 grimpa à bord et la voiture
0.49 s&;éloigna aucun rapport dit Betty tu
0.49 l&;as regardé 2 secondes oui mais c&;est
0.49 la cè fois que tu me demandes ça alors
0.49 j&;ai de l&;entraînement et puis je t&;ai
0.49 déjà dit que j&;avais un don pour la
0.49 mémoire des visages si c&;était ton type
0.49 je l&;aurais tout de suite reconnu je
0.49 n&;étais pas dans le Comat moi Lorine
0.49 prit une pile de feuilles et aida
0.49 l&;infirmière dans son classement
0.49 tout à l&;heure pendant que je l&;examinaé
0.49 j&;ai eu un vrai doute pourquoi ne lui
0.49 as-tu pas posé la question je me vois
0.49 bien dire à unatient pendant que je
0.49 sortais du coma vous n&;auriez pas passé
0.49 15 jours assis au pied de mon lit par le
0.49 plus grand des hasards Betty rit de
0.49 bonne grâce je crois que je l&;ai encore
0.49 rêvé cette nuit mais au réveil je
0.49 n&;arrive jamais à me souvenir de ces
0.49 traits si c&;était lui il t&;aurait
0.49 reconnu tu as 20 clients qui t&;attendent
0.49 tu devrais te sortir ses idées de la
0.49 tête et aller travailler et puis tourne
0.49 la page tu as quelqu&;un dans ta vie non
0.49 mais tu es certaine que ce n&;était pas
0.49 lui insista lurine à voix basse tout à
0.49 fait parle-moi encore de lui Betty
0.49 abandonna sa pile de document et pivota
0.49 sur son
0.49 tabouret qu&;est-ce que tu veux que je te
0.49 disent c&;est quand même incroyable
0.49 s&;insurgea Lorine un service Antier a
0.49 côtoyé cet homme pendant de semaines et
0.49 je n&;arrive pas à trouver une seule
0.49 personne qui sache quoi que ce soit de
0.49 lui il faut croire qu&;il était d&;un
0.49 naturel discret gromela Bti en agrafant
0.49 une liass de feuilles Ros et personne ne
0.49 se demandait ce qu&;il faisait là à
0.49 partir du moment où ta mère tolérait sa
0.49 présence nous n&;avions pas à nous emmêlé
0.49 tout le monde ici pensait que c&;était un
0.49 de tes amis ton petit ami même tu as
0.49 fait des jalouses à l&;étage il y en a
0.49 plus d&;une qui te l&;aurait bien piqué
0.49 maman pense que c&;était impatient
0.49 Fernstein que c&;était un parent de la
0.49 famille et toi qu&;il était mon petit ami
0.49 décidément personne n&;arrive à se mettre
0.49 d&;accord Betty tout sauta et se leva
0.49 pour prendre une ramette de papier elle
0.49 laissa retomber ses lunettes sur son nez
0.49 et regarda l reine d&;un air grave toi
0.49 aussi tu étais là qu&;est-ce que vous
0.49 cherchez à me cacher tous masquant son
0.49 embarras l&;infirmière replongea la tête
0.49 dans sa
0.49 paperasserie rien du tout je sais que ça
0.49 paraît bizarre mais la seule chose
0.49 incroyable c&;est que tu t&;en sois sorti
0.49 sans séquelle et tu devrais remercier le
0.49 ciel au lieu de t&;entêter à t&;inventer
0.49 des
0.49 mystères Betty assenna un coup à la
0.49 petite cloche devant elle et appela le
0.49 numéro 125 elle mit un dossier dans les
0.49 bras de Lorine et lui fit signe de
0.49 retourner à son poste mais merde c&;est
0.49 moi le médecin chef ici râa Lorine en
0.49 entrant dans le box numéro
0.49 4 chapitre 7
0.49 le taxi déposa Arthur au pied de son
0.49 immeuble il chercha ses clés sans
0.49 pouvoir les trouver et hésita à sonner à
0.49 l&;interphone de Miss Morrison elle ne
0.49 l&;entendrait pas un filet d&;eau coulait
0.49 d&;un balcon il leva la tête et aperçu sa
0.49 voisine qui arrosait ses plantes il lui
0.49 fit un signe de la main Miss Morrison
0.49 s&;inquiéta en le voyant en ce piteux
0.49 état la gâche de la porte
0.49 grésilla Miss Morrison l&;attendait sur
0.49 le palier elle avait posé ses mains sur
0.49 ses hanches et le regardait
0.49 circonspecte vous flirtez avec une
0.49 boxeuse non c&;est un sidecar qui est
0.49 tombé amoureux de moi dit Arthur vous
0.49 avez eu un accident de moto de piéton et
0.49 pour couronner le tout je ne traversais
0.49 même pas la rue je me suis fait
0.49 renverser devant chez messis qu&;est-ce
0.49 que vous faisiez là-bas la laissétant
0.49 ensevelie dans les décombres de la
0.49 vitrine Arthur préféra ne rien dire à sa
0.49 voisine miss regarda la veste déchirée
0.49 d&;une épaule à
0.49 l&;autre j&;ai bien peur qu&;on voit la
0.49 reprise vous n&;avez pas gardé la poche
0.49 non dit Arthur en souriant mais la
0.49 douleur sé lançait déjà sur sa lèvre
0.49 gonflée la prochaine fois que vous
0.49 faites un câlin à votre petit ami
0.49 passez-lui des gants ou coupez-lui les
0.49 ongles c&;est quand même plus prudent ne
0.49 me faites pas rire rose ça me fait un
0.49 mal de chien si j&;avais su qu&;il
0.49 suffisait qu&;une moto vous renverse pour
0.49 que vous m&;appeliez enfin par mon prénom
0.49 j&;aurais appelé un de mes vieux copains
0.49 el Angel
0.49 à propos de chien Pablo a aboyé cet
0.49 après-midi j&;ai cru qu&;il était en train
0.49 de mourir mais non il aboyait tout
0.49 simplement je vous laisse rose je vais
0.49 me mettre au lit je vous apporterai une
0.49 tisane et puis je dois avoir de l&;arnica
0.49 quelque part Arthur la remercia et pris
0.49 congé mais il avait à peine fait
0.49 quelques pas que sa voisine l&;appelait à
0.49 nouveau elle tenait un jeu de clés entre
0.49 ses doigts j&;imagine que vous n&;avez pas
0.49 dû retrouver les vôtres dans l&;ascenseur
0.49 c&;est le double que vous m&;avez confié
0.49 vous allez en avoir besoin si vous
0.49 voulez rentrer chez vous il ouvrit sa
0.49 porte et rendit le trousseau à sa
0.49 voisine il en avait un autre au bureau
0.49 et préférait que celui-ci reste chez
0.49 elle il entra dans son appartement
0.49 alluma le lampadaire halogène dans le
0.49 salon et l&;éteignit aussitôt ébloui par
0.49 une migraine d&;une rare intensité il se
0.49 rendit dans la salle de bain et prit
0.49 deux sachets d&;aspirine dans l&;armoire à
0.49 pharmacie une double dose était
0.49 nécessaire pour calmer la tempête qui se
0.49 levait sous son crâne il fit glisser la
0.49 poudre sous la langue pour que le
0.49 produit se diffuse direct dans son sang
0.49 et agisse plus vite 4 mois d&;une vie
0.49 partagée avec une étudiante en médecine
0.49 lui avait permis d&;apprendre quelques
0.49 petites astuces le goût amer le fit
0.49 frissonner il se pencha au robinet pour
0.49 boire tout se mit à tourner autour de
0.49 lui et il dut prendre appui sur la
0.49 vasque Arthur se sentait faible cela
0.49 n&;avait rien d&;étonnant depuis ce matin
0.49 il n&;avait rien avalé en dépit de cette
0.49 nausée naissante il fallait se forcer à
0.49 manger quelque chose estomac VI et mal
0.49 de cœur s&;entendait à merveille il jeta
0.49 sa veste sur le canapé et se rendit dans
0.49 la cuisine en ouvrant la porte du
0.49 réfrigérateur il frissonna de tout son
0.49 corps Arthur prit la petite assiette où
0.49 reposait un morceau de fromage et
0.49 attrapa sur la clayette un paquet de
0.49 toast il composa un vague sandwich mais
0.49 dès la première bouchée il renonça à le
0.49 manger il valait mieux cesser de lutter
0.49 il était Chao il entra dans sa chambre
0.49 avança jusqu&;à la table de nuit suivit
0.49 le cordon de la lampe de chevet et
0.49 appuya sur l&;interrupteur il tourna la
0.49 tête vers la porte un fusible avait dû
0.49 sauter le salon était plongé dans le
0.49 noir Arthur ne comprit pas ce qui se
0.49 passait sur sa gauche la lampe de chevet
0.49 semblait être presque éteinte la lumière
0.49 qu&;elle diffusait était trouble et pâle
0.49 presque orangangé mais dès qu&;il la
0.49 regardait de face tout redevenait normal
0.49 la nausée redoublait il aurait voulu se
0.49 précipiter vers la salle de bain mais
0.49 ses jambes se dérobèrent sous lui et il
0.49 tomba à
0.49 terre allongé au pied du lit incapable
0.49 de se relever il tenta de se traîner
0.49 jusqu&;au téléphone dans sa poitrine son
0.49 cœur battait à rompre les amars chaque
0.49 pulsation risonnait d&;une douleur
0.49 indicible il chercha l&;air qui lui
0.49 manquait et entendit la sonnerie de la
0.49 porte juste avant de perdre
0.49 [Musique]
0.49 connaissance Paul consulta sa montre
0.49 furieux il fit signe au maître d&;hôtel
0.49 et demanda
0.49 l&;addition quelques instants plus tard
0.49 traversant le parking du restaurant il
0.49 s&;excusa encore auprès de ses hôtes ce
0.49 n&;était pas sa faute s&;il était associé
0.49 à un
0.49 mufle ona pris la défense d&;Arthur à une
0.49 époque où l&;engagement amoureux
0.49 ressemblait à un vestige du passé
0.49 quelqu&;un qui avait voulu épouser sa
0.49 petite amie au bout de 4 mois ne devait
0.49 pas être fancièrement mauvais il n&;était
0.49 pas tout à fait marié bouon Paul en
0.49 ouvrant la portière de la voiture à onga
0.49 [Musique]
0.49 Arthur devait être couché mais Miss
0.49 Morrison n&;était pas tranquille il avait
0.49 une drôle de mine tout à l&;heure elle
0.49 referma la porte de son appartement posa
0.49 le tube d&;arnica sur la table de la
0.49 cuisine et retourna dans son salon Pablo
0.49 dormait paisible dans son panier elle le
0.49 prit dans ses bras et se cala dans le
0.49 gros fauteuil face à la télévision son
0.49 nou n&;était plus très bonne mais ses
0.49 yeux n&;avaient rien perdu de leur acuité
0.49 et elle avait bien remarqué comme Arthur
0.49 avait le teint pâle
0.49 [Musique]
0.49 tu fais la nuit demanda Betty je termine
0.49 ma garde à 2h du matin répondit Lorine
0.49 un lundi soir pas une goutte de pluie
0.49 nous sommes encore loin de la pleine
0.49 lune tu verras la nuit sera calme
0.49 croisant les doigts dit Lorine en
0.49 attachant ses cheveux Betty allait
0.49 profiter de cette Acadmie pour ranger
0.49 ses armoires à médicaments Lorine se
0.49 proposa de l&;aider mais son bip retentit
0.49 dans la poche de sa blouse elle reconnut
0.49 le numéro sur le cadran on avait besoin
0.49 d&;elle dans une chambre au second
0.49 [Musique]
0.49 étage Paul et Onega avaient raccompagné
0.49 Mathilde avant d&;aller faire une
0.49 promenade nocturne au bout du PER 39 C
0.49 onga qui avait choisi cet endroit au
0.49 grand étonnement de Paul les commerces à
0.49 touristes les restaurants bruillants et
0.49 les attractions trop éclairées se
0.49 succédaient le long de la grande jetée
0.49 en bois sur plombant l&;océan tout au
0.49 bout du ponton sur l&;Esplan battu par
0.49 les emrins une batterie de jumelles sur
0.49 pied offrait moyennant 25 cent une vue
0.49 rapprochée de la prison d&;Alcatraz
0.49 perché sur son îot au milieu de la baie
0.49 devant les optiques quelques plaques en
0.49 cuivre rivaient à la balustrade rappelai
0.49 aux visiteurs que les courants et les
0.49 requin qui sillonnait la baie n&;avait
0.49 jamais permis à un prisonnier de
0.49 s&;évader à la nage sauf clintastwood
0.49 précisé entre parenthèses
0.49 l&;inscription Paul prit onga par la
0.49 taille elle se retourna pour le regarder
0.49 droit dans les yeux
0.49 pourquoi voulais-tu venir là
0.49 demanda-t-il j&;aime cet endroit les
0.49 émigrants de mon pays racontent souvent
0.49 leur arrivée à New York par bateau et le
0.49 bonheur qui les envahit lorsque entassés
0.49 sur le pont du navire ils ont enfin vu
0.49 Manathan se dévoiler dans la brume moi
0.49 je suis venu par l&;Asie en avion la
0.49 première chose que j&;ai vu par le hublot
0.49 quand nous avons traversé la couche de
0.49 nuage c&;est la prison d&;Alcatraz je l&;ai
0.49 interprété comme un signe que la vie
0.49 m&;envoyait ceux qui à New York ont vu la
0.49 liberté l&;ont souvent compromise ou
0.49 gâché moi j&;aurais tout gagné tu
0.49 arrivais de Russie demanda Paul ému
0.49 duukraine malheureux dit Onega en
0.49 roulant les air avec beaucoup de
0.49 sensualité ne dis jamais à l&;un de mes
0.49 compatriotes qu&;il est russe pour une
0.49 telle ignorance tu mérites que je ne
0.49 t&;embrasse plus pendant quelques heures
0.49 au moins ajouta-t-elle en adoucissant sa
0.49 voix quel âge avais-tu quand tu es
0.49 arrivé questionna Paul sous le charme
0.49 onga s&;éloigna vers le bout de la jetée
0.49 elle rit aux éclats j&;ai je suis né à
0.49 salito idiot j&;ai fait mes études à
0.49 Berkeley et je suis juriste à l&;hôtel de
0.49 ville si tu m&;avais posé un peu plus de
0.49 questions au lieu de parler tout le
0.49 temps tu le saurais déjà Paul se sentit
0.49 ridicule il s&;appuya à la balustrade et
0.49 regarda vers le grand large onga
0.49 s&;approcha et se serra contre lui
0.49 pardonne-moi mais tu étais tellement
0.49 mignon que je n&;ai pas pu m&;empêcher de
0.49 continuer à te faire marcher et puis ce
0.49 n&;était pas un gros mensonge à une
0.49 génération près cette histoire est vraie
0.49 c&;est arrivé à ma mère tu me ramènes je
0.49 travaille tôt demain dit-elle juste
0.49 avant de poser ses lèvres sur cell de
0.49 [Musique]
0.49 Paul la télévision était éteinte Miss
0.49 Morrison aurait dû regarder son film
0.49 mais ce soir le cœur n&;y était pas elle
0.49 déposa Pablo à ses pieds et prit le
0.49 double des clés de son voisin
0.49 elle trouva Arthur inconscient allongé
0.49 au pied du canapé elle se pencha sur lui
0.49 et lui tapota les joues il ouvrit les
0.49 yeux le visage calme de Morrison se
0.49 voulait rassurant mais c&;était tout le
0.49 contraire il entendait sa voix dans le
0.49 lointain et ne la voyait pas il essaya
0.49 en vain de prononcer quelques paroles il
0.49 lui était difficile d&;articuler sa
0.49 bouche était desséchée Miss Morrison
0.49 alla remplir un verre d&;eau et humecta
0.49 ses
0.49 lèvres restez tranquille je vais appeler
0.49 les secours tout de suite lui dit-elle
0.49 en caressant son front
0.49 elle se dirigea vers le bureau à la
0.49 recherche du téléphone Arthur réussit à
0.49 tenir le verre de sa main droite la
0.49 gauche n&;obéissait à aucune commande le
0.49 liquide glacé coula dans sa gorge il
0.49 déglutit il voulut se relever mais sa
0.49 jambe restait immobile la vieille dame
0.49 se retourna pour le surveiller il avait
0.49 repris quelques couleurs elle allait
0.49 soulever le combiné quand la sonie du
0.49 téléphone
0.49 retentit tu te fous de ma gueule hurla
0.49 Paul par qui ai-je l&;honneur de me faire
0.49 engueuler demanda Miss Morrison je ne
0.49 suis pas chez Arthur
0.49 [Musique]
0.49 le répi avait été de courte durée Betti
0.49 entra en trompe dans le box où le rine
0.49 dormait dépêche-toi le dispatch vient de
0.49 nous prévenir 10 ambulances arrivent une
0.49 bagarre dans un bar les salles d&;examen
0.49 sont libre questionna le reine en se
0.49 relevant d&;un bon un seul patient rien
0.49 de grave alors sors-moi ce type de là et
0.49 appelle du renfort 10 unités Mobil
0.49 peuvent nous amener jusqu&;à 20 blessés
0.49 [Musique]
0.49 Paul entendit la sirène hurler dans le
0.49 lointain il jeta un coup d&;œil à son
0.49 rétroviseur par instant il pouvait y
0.49 voir scintiller les girophares des
0.49 secours qui se rapprochaient de lui il
0.49 accéléra tambourinant d&;inquiétude sur
0.49 son volant sa voiture s&;immobilisa enfin
0.49 devant le petit immeuble où vivait
0.49 Arthur la porte du h était ouverte il se
0.49 précipita vers la cage d&;escalier grimpa
0.49 les marches en courant et arriva halant
0.49 dans
0.49 l&;appartement Arthur était allongé au
0.49 pied du canapé Miss Morison lui tenait
0.49 la main il nous a fait une sacrée peur
0.49 dit-elle à Paul mais je crois que cela
0.49 va mieux j&;ai appelé une ambulance elle
0.49 arrive dit Paul en s&;approchant de lui
0.49 comment te sens-tu demanda-t-il à son
0.49 ami d&;une voix qui masquait mal son
0.49 inquiétude Arthur tourna la tête dans sa
0.49 direction et Paul réalisa aussitôt que
0.49 quelque chose
0.49 clochait je ne te vois pas murmura
0.49 Arthur
0.49 chapitre
0.49 8 le secouriste s&;assura que la civière
0.49 était bien en place et referma la
0.49 ceinture de sûreté il Cogia la vitre qui
0.49 le séparait du conducteur l&;ambulance se
0.49 mit en
0.49 route penché au balcon de l&;appartement
0.49 d&;Arthur Miss Morrison regarda le
0.49 véhicule de secours tourné au carrefour
0.49 avant de disparaître toute sirène
0.49 hurlante elle referma la fenêtre
0.49 éteignit les lumières et rentra chez
0.49 elle Paul avait promis de l&;appeler dès
0.49 qu&;il en serait un peu plus elle s&;assit
0.49 dans son fauteuil attendant dans le
0.49 silence que le téléphone
0.49 sonne Paul avait pris place au côté du
0.49 secouriste qui surveillait l&;attention
0.49 d&;Arthur son ami lui fit signe de
0.49 s&;approcher il ne faut pas qu&;il nous
0.49 emmène au Mémorial murmura-t-il à son
0.49 oreille j&;y étais tout à l&;heure raison
0.49 de plus pour y retourner et leur faire
0.49 un scandale d&;avoir laissé sortir dans
0.49 cet état-là relève de la faute
0.49 professionnelle Paul s&;interrompit le
0.49 temps de regarder Arthur d&;un air
0.49 circonspect tu l&;as vu c&;est elle qui
0.49 m&;a examiné je ne te crois pas Arthur
0.49 tourna la tête sans
0.49 répondre c&;est pour ça que tu as fait ce
0.49 malaise mon vieux tu as le syndrome du
0.49 cœur brisé tu souffres depuis trop
0.49 longtemps Paul ouvrit la petite lucarne
0.49 de séparation et demanda au chauffeur
0.49 vers quel hôpital il se
0.49 dirigeait mission S
0.49 répondit le conducteur parfait mugré à
0.49 Paul en refermant la vitre tu sais j&;ai
0.49 croisé Carole Hanne cet après-midi
0.49 murmura Arthur Paul le regarda cette
0.49 fois l&;air
0.49 compatissant ce n&;est pas grave
0.49 détends-toi tu délires un petit peu et
0.49 tu crois revoir toutes tes expetites
0.49 amis mais ça va
0.49 passer l&;ambulance arriva à destination
0.49 10 minutes plus tard dès que les
0.49 brancardiers entrèrent dans le hall
0.49 désert du mission San Pedro hospital
0.49 Paul réalisa l&;idiocie qu&;il avait
0.49 commis en les laissant venir ici
0.49 l&;infirmière cibile abandonna son livre
0.49 et sa guérite pour conduire les
0.49 ambulanciers vers une salle d&;examen ils
0.49 installèrent Arthur sur le lit et
0.49 prirent
0.49 congé pendant ce temps Paul complétait
0.49 le rapport d&;accident au comptoir de
0.49 l&;accueil il était plus de minuit quand
0.49 syby revint vers lui elle avait déjà
0.49 bipé l&;interne de service et jura qu&;il
0.49 ne tarderait pas à venir le docteur
0.49 Brisson achevait sa visite d&;étage dans
0.49 la salle d&;examen Arthur ne souffrait
0.49 plus il plongeait doucement dans les
0.49 limbes d&;un sommeil abysal la migraine
0.49 avait enfin cessé comme par enchantement
0.49 et depuis que la douleur s&;était envolée
0.49 Arthur heureux voyait à
0.49 nouveau la roseray était splendide
0.49 éclatante de Ros de mille couleurs une
0.49 cardinale blanche d&;une taille comme il
0.49 n&;en avait encore jamais vu s&;ouvrait
0.49 devant lui Miss Morrison arriva en
0.49 fredonnant elle prit soin de couper la
0.49 fleur bien au-dessus du nœud formé sur
0.49 la tige et l&;emporta sous la véranda
0.49 elle s&;installa confortablement sur la
0.49 balancelle Pablo dormait à ses pieds
0.49 elle préleva les pétales un à un et se
0.49 mit à les coudre sur la veste en tide
0.49 avec une infinie
0.49 délicatesse c&;était une belle idée de
0.49 les utiliser ainsi pour remplacer la
0.49 poche
0.49 manquante la porte de la maison s&;ouvrit
0.49 sa mère descendit les marches du perron
0.49 elle portait sur un plateau en osier une
0.49 tasse de café et quelques biscuits pour
0.49 le chien elle se pencha vers l&;animal
0.49 pour les lui donner
0.49 c&;est pour toi Cali
0.49 dit-elle pourquoi Miss Morrison ne
0.49 disait-elle pas la vérité à Lili ce
0.49 petit chien répondait au nom de Pablo
0.49 quelle idée étrange de l&;appeler Cali
0.49 mais Lili ne cessait de répéter de plus
0.49 en plus fort Cali Cali Cali et Miss
0.49 Morrison qui se balançait de plus en
0.49 plus haut répétait à son tour en riant
0.49 Cali Kali
0.49 Kali les deux femmes se retournèrent
0.49 vers Arthur et signifièrent d&;un doigt
0.49 autoritaire posé sur leurs lèvres qu&;il
0.49 fallait qu&;ils se taisent Arthur était
0.49 furieux cette complicité soudaine
0.49 l&;agaçait au plus haut point il se leva
0.49 et le vent fit de même le rage arrivait
0.49 de l&;océan à grande vitesse de Lourdes
0.49 gooutte ricochèrent sur la toiture les
0.49 nuages gorgés d&;eau qui s&;étalaient dans
0.49 le ciel de Carmel éclataient sans
0.49 manière au-dessus de la roseray sous les
0.49 impacts de la pluie des dizaines de
0.49 petits cratères se formaient dans la
0.49 terre tout autour de lui Miss Morrison
0.49 abandonna la veste sur la balancelle et
0.49 rentra pour se protéger à l&;intérieur de
0.49 la maison Pablo la suivit aussitôt la
0.49 queue entre les jambes mais sur le pas
0.49 de la porte l&;animal fit volteface
0.49 aboyant comme pour prévenir d&;un danger
0.49 Arthur appela sa mère il cria de toutes
0.49 ses forces pour lutter contre le vent
0.49 qui repoussait les mauxs dans sa gorge
0.49 Lily se retourna elle regarda son fils
0.49 son visage semblait si désolé et puis
0.49 elle disparut avalée par l&;ombre du
0.49 couloir grinçant tous ses gonss le volet
0.49 accroché à la fenêtre du bureau giflait
0.49 la façade Pablo avança jusqu&;à la
0.49 première marche du perron il hurlait à
0.49 la mort en contrebas de la demeure
0.49 l&;océan se déchaînait Arthur pensa qu&;il
0.49 serait impossible d&;atteindre la grotte
0.49 au pied de la falaise c&;était pourtant
0.49 l&;endroit idéal pour se cacher il
0.49 regarda au loin vers la baie la houle
0.49 voluptueuse lui communiqu une violente
0.49 nausée il eut un haut le cœur et se
0.49 pencha en avant
0.49 je ne suis pas sûr que je vais supporter
0.49 ça longtemps dit Paul le bassiner à la
0.49 main l&;infirmière cbile retenait Arthur
0.49 par les épaulle pour qu&;il ne tombe pas
0.49 de la table d&;examen à chacun des
0.49 spasmes qui le
0.49 secouaient il va bientôt venir ce
0.49 connard de médecin où il faut que
0.49 j&;aille le chercher avec une batte de
0.49 baseball tempéta
0.49 [Musique]
0.49 Paul au dernier étage du mission saint
0.49 Pedro hospital assis sur une chaise dans
0.49 l&;obscurité de la chambre d&;un malade
0.49 l&;interne Brisson était en conversation
0.49 téléphonique avec sa petite amie elle
0.49 avait décidé de le quitter et l&;appeler
0.49 de chez lui détaillant la liste des
0.49 incompatibilité qui ne leur laissait
0.49 d&;autre issu que de se séparer le jeune
0.49 docteur Brisson refusait d&;entendre
0.49 qu&;il était égoïste et arriviste et
0.49 veras lier refusait elle de lui avouer
0.49 que son ex-petit ami l&;attendait en bas
0.49 dans une voiture pendant qu&;elle était
0.49 en train de faire sa valise et puis
0.49 cette conversation ne pouvait se
0.49 poursuivre depuis une chambre d&;hôpital
0.49 même leur rupture aurait manqué
0.49 d&;intimité conclut-elle Brisson approcha
0.49 son portable du moniteur cardiaque pour
0.49 faire entendre à verra les bipes faibles
0.49 et réguliers du cœur de son patient il
0.49 précisa d&;une voix pincée que dans son
0.49 état celui-ci ne risquait pas de les
0.49 déranger se demandant si le t-shirt
0.49 qu&;elle était en train de plier était
0.49 bien à elle verra marqua une courte
0.49 pause il lui était très difficile de se
0.49 concentrer sur deux sujets en même temps
0.49 Brisson crut qu&;elle hésitait enfin mais
0.49 verra demanda alors s&;il n&;était pas
0.49 imprudent de continuer cette
0.49 conversation on lui avait toujours dit
0.49 que les téléphones portables perturber
0.49 les appareils médicaux l&;interne
0.49 vocifera qu&;à cette minute précise il
0.49 s&;en fichait pas mal et ordonna à sa
0.49 déjà expeti amie d&;avoir au moins la
0.49 courtoisie d&;attendre son retour de
0.49 garde au matin exaspéré Brisson coupa le
0.49 biper qui retentissait pour la troisième
0.49 fois dans sa poche à l&;autre bout de la
0.49 ligne téléphonique verra venait de
0.49 [Musique]
0.49 raccrocher la vénule située à l&;arrière
0.49 du cerveau avait souffert au moment du
0.49 choc dans la vitrine au cours des trois
0.49 premières heures qui suivirent
0.49 l&;accident une quantité minime de sang
0.49 filait du vaisseau endommagé mais en
0.49 début de soirée l&;hémorragie était
0.49 suffisante pour provoquer les premiers
0.49 troubles de l&;équilibre et de la vision
0.49 1000 mg d&;aspirine ingérée par voie
0.49 sublingoile avait modifié la donne de
0.49 façon significative 10 minutes suffirent
0.49 aux molécules d&;acide
0.49 acétylsalicylique pour fluidifier le
0.49 sang auquel elle se mélangeait au
0.49 travers de la blessure le liquide
0.49 s&;épencha tout autour du cerveau comme
0.49 un fleu déborde de son lit alors
0.49 qu&;Arthur était en route vers l&;hôpital
0.49 l&;hémorragie ne trouva plus de
0.49 territoire pour accueillir sa
0.49 progression sous la voûte du crâne elle
0.49 se mit alors à comprimer les
0.49 méninges la première des trois membranes
0.49 qui recouvrent l&;encéphale réagit
0.49 aussitôt croyant à une forme d&;infection
0.49 elle joua le rôle qui lui était attribué
0.49 à 22h10 elle s&;enflammait pour tenter de
0.49 contenir
0.49 l&;agresseur dans quelques heures
0.49 l&;hématomes qui se formaient auraient
0.49 suffisamment comprimé le cerveau pour
0.49 entraîner l&;arrêt des fonctions V
0.49 Arthur sombrait dans l&;inconscience Paul
0.49 retourna chercher l&;infirmière elle le
0.49 pria de bien vouloir attendre sur un
0.49 fauteuil l&;interne de garde était très à
0.49 cheval sans le respect du règlement paul
0.49 n&;avait pas le droit de se trouver de ce
0.49 côté de la vitre Brisson appuya rageur
0.49 sur le bouton du
0.49 [Musique]
0.49 rez-de-chaussée non loin de là les
0.49 portes de l&;ascenseur s&;ouvraient sur le
0.49 hall des urgences d&;un autre hôpital
0.49 Lorine avança jusqu&;à la guérite de la
0.49 accueil et pris un nouveau dossier des
0.49 mains de
0.49 Betty l&;homme âgé de 45 ans était arrivé
0.49 avec une plaie profonde à l&;abdomen
0.49 suite à un fcheux coup de couteau juste
0.49 après son admission la saturation avait
0.49 chuté en dessa du seuil critique signe
0.49 d&;une importante hémorragie son cœur
0.49 montrait les signes d&;une fibrillation
0.49 imminente et Lorine s&;était décidée à
0.49 intervenir chirurgicalement avant qu&;il
0.49 ne soit trop tard elle avait pratiqué
0.49 une franche incision pour aller clamper
0.49 la veine qui saignait abondamment mais
0.49 en se retirant l&;arme blanc avait commis
0.49 d&;autres dégâts dès que la pression
0.49 sanguine du blessé remonta plusieurs
0.49 autres dissections se développèrent en
0.49 aval de la première
0.49 blessure Lorine avait dû plonger sa main
0.49 dans le ventre de l&;homme du pouce et de
0.49 l&;index elle avait pincé toute une
0.49 partie de l&;intestin grê pour stopper
0.49 les principaux saignements la prise
0.49 avait été habile et déjà la tension
0.49 remontait Betty avait pu reposer les
0.49 poignés du défibrillateur qu&;elle tenait
0.49 à bout de bras et augmenta le débit de
0.49 la perfusion de molécules Lorine se trou
0.49 dans une posture peu confortable il lui
0.49 était désormais impossible de se libérer
0.49 la pression qu&;elle maintenait était
0.49 vitale quand l&;équipe de chirurgie
0.49 arriva 5 minutes plus tard Lorine dut
0.49 les accompagner jusqu&;au bloc la main
0.49 toujours dans l&;abdomen de son
0.49 patient 20 minutes après le chirurgien
0.49 en charge lui signifia qu&;elle pouvait
0.49 retirer sa main et les laisser finir
0.49 l&;hémorragie était contenue le poignet
0.49 engourdi Lorine était redescendue vers
0.49 le hall des urgences où l&;encombrement
0.49 de blessé était lui loin de se
0.49 [Musique]
0.49 résorber Brisson entra dans le box il
0.49 prit connaissance du dossier et releva
0.49 les constantes vitales d&;Arthur elles
0.49 étaient stables dès lors seul l&;état de
0.49 somnolence pouvait être inquiétant
0.49 n&;obéissant pas aux consignes de
0.49 l&;infirmière Paul interpella l&;interne
0.49 dès qu&;il sortit de la salle
0.49 d&;examen le médecin de garde le pria
0.49 aussitôt d&;aller attendre dans la zone
0.49 réservée au public Paul rétorqua que
0.49 dans cet hôpital désert les murs ne
0.49 s&;fusqueraient pas qu&;il franchissent de
0.49 quelques mètres une ligne jaune tracée
0.49 sur un sol assez défraîchi d&;ailleurs
0.49 Brisson gonfla le torse et lui montra
0.49 d&;un doigt autoritaire que si
0.49 conversation il devait y avoir elle se
0.49 tiendrait de l&;autre côté de la ligne en
0.49 question hésitant entre étrangler
0.49 l&;interne tout de suite ou attendre
0.49 d&;avoir pris connaissance de son
0.49 diagnostic Paul
0.49 obtempéra satisfait le jeune médecin
0.49 indica qu&;il ne pouvait rien prédire
0.49 pour l&;instant il enverrait Arthur à la
0.49 radiographie de possible Paul parla de
0.49 scanner mais l&;hôpital n&;en disposait
0.49 pas Brisson le rassura du mieux qu&;il le
0.49 pouvait si les clichés radiographiques
0.49 laissait apparaître le moindre problème
0.49 il ferait transférer Arthur dès le
0.49 lendemain vers un centre d&;imagerie
0.49 médicale Paul demanda pourquoi on ne
0.49 pouvait pas le transférer maintenant
0.49 mais le jeune médecin opposa son véau
0.49 depuis son admission au mission San
0.49 Pedro hospital Arthur était sous sa
0.49 seule
0.49 responsabilité cette fois Paul réfléchit
0.49 à l&;endroit où il pourrait bien cacher
0.49 le corps de l&;interne après la
0.49 strangulation
0.49 Brisson fit demi-tour et remonta vers
0.49 les étages il allait chercher un
0.49 appareil de radiographie mobile dès
0.49 qu&;il e disparu Paul entra dans le box
0.49 et secoua
0.49 Arthur ne t&;endors pas tu ne dois pas te
0.49 laisser aller tu
0.49 m&;entends Arthur ouvrit les paupières il
0.49 avait le regard vitreux et chercha à
0.49 tâon la main de son ami Paul tu te
0.49 souviens du jour précis de la fin de
0.49 notre adolescence ce n&;est pas très
0.49 difficile c&;était tout à l&;heure tu as
0.49 l&;air d&;aller mieux tu devrais te
0.49 reposer maintenant quand nous sommes
0.49 revenus de la pension les choses
0.49 n&;étaient plus à leur place tu as dit un
0.49 jour on est plus chez soi là où on a
0.49 grandi moi je voulais revenir en arrière
0.49 mais pas toi garde tes forces nous
0.49 aurons le temps de parler de tout cela
0.49 plus tard Paul regarda Arthur il prit
0.49 une serviette et fit couler l&;eau au
0.49 robinet de la vasque il serra le linge
0.49 et le posa sur le front de son ami
0.49 Arthur semblait soulagé je lui ai parlé
0.49 aujourd&;hui pendant tout ce temps
0.49 quelque chose au fond de moi me disait
0.49 que j&;entretenais peut-être une illusion
0.49 qu&;elle était un refuge une façon de se
0.49 rassurer parce qu&;à vouloir atteindre
0.49 l&;inaccessible on ne court pas de risque
0.49 c&;est moi qui t&;ai dit ça ce weekend
0.49 crétin maintenant oublie mes anneries
0.49 philosophiques j&;étais juste en colère
0.49 qu&;est-ce qui te mettait en colère que
0.49 nous n&;arrivions plus à être heureux au
0.49 même moment pour moi c&;est ça vieillir
0.49 c&;est bien de vieillir tu sais c&;est une
0.49 drôle de chance il faut que je te confie
0.49 un secret quand je regarde des personnes
0.49 âgées souvent je les envie de leur
0.49 vieillesse d&;y être arrivé d&;avoir vécu
0.49 jusque-l Paul regarda le tensiomètre la
0.49 pression sanguine avait encore baissé il
0.49 ser à les point convaincu qu&;il fallait
0.49 agir ce tobib allait tuer ce qu&;il avait
0.49 de plus précieux au monde l&;ami qui
0.49 valait pour lui toute une
0.49 famille même si je ne m&;en sors pas ne
0.49 dis rien à Lorine si c&;est pour raconter
0.49 des trucs aussi idiots économise tes
0.49 mots et Arthur sombra à nouveau sa tête
0.49 roula sur le côté de la siiviè
0.49 il était 1h52 et à la pendule de la
0.49 salle d&;examen la trotteuse continuait
0.49 son tic tac sournois Paul se leva et
0.49 força Arthur à rouvrir les
0.49 yeux tu vas vieillir encore longtemps
0.49 mon crétin je vais m&;en occuper et quand
0.49 tu seras pétri de rhumatisme quand tu ne
0.49 pourras même plus soulever ta canne pour
0.49 me taper dessus je te dirai que c&;est à
0.49 cause de moi que tu souffres qu&;un des
0.49 pires soirs de ma vie j&;aurais pu
0.49 t&;éviter tout ça mais tu n&;avais qu&;à
0.49 pas commencer j&;ai commencé quoi murmura
0.49 Arthur à ne plus t&;amuser des mêmes
0.49 choses que moi à être heureux d&;une
0.49 façon que je ne comprenais pas à
0.49 m&;obliger à vieillir aussi Brisson entra
0.49 dans la salle d&;examen accompagné de
0.49 l&;infirmière qui poussait le chariot de
0.49 radiographie vous sortez tout de suite
0.49 cria-t-il à Paul d&;un ton
0.49 couroussé Paul le regarda de pied en cap
0.49 jeta un œil à la machine que
0.49 l&;infirmière cibile mettait en place à
0.49 la tête du lit et s&;adressa à elle d&;une
0.49 voix
0.49 posée ça pèse dans les combiens ce tru-à
0.49 bien trop lourd pour mes reins quand je
0.49 dois pousser ce satané
0.49 appareil Paul se retourna brusquement et
0.49 saisit Brisson par le col de sa blouse
0.49 il lui détailla d&;une façon un peu ferme
0.49 les amendements au règlement du mission
0.49 San Pedro hospital qui entreraiit en
0.49 vigueur à la minute où il relâcherait
0.49 son emprise et là vous avez bien compris
0.49 ce que j&;ai dit ajouta-t-il sous le
0.49 regard amusé de l&;infirmière
0.49 cibile libéré Brisson exagéra une quinte
0.49 de tout qui cessa au premier mouvement
0.49 de sourcil de
0.49 Paul rien qui m&;inquiète dit l&;interne
0.49 10 minutes plus tard en consultant les
0.49 clichés accrochés au panneau lumineux
0.49 mais est-ce que cela inquièterait un
0.49 médecin demanda Paul tout cela peut
0.49 attendre demain matin répondit Brisson
0.49 d&;un ton pincé votre ami est juste sonné
0.49 Brisson ordonna à l&;infirmière de
0.49 ramener l&;appareil en salle de
0.49 radiologie mais Paul
0.49 s&;interposa l&;hôpital n&;est peut-être
0.49 pas le dernier refuge de la galanterie
0.49 mais on va faire un essai quand même
0.49 dit-il
0.49 dissimulant mal sa rage Brisson
0.49 s&;exécuta et reprit le chariot des mains
0.49 de syby dès qu&;il e disparu dans
0.49 l&;ascenseur l&;infirmière tapota à la
0.49 vitre de sa guérite et fit signne à Paul
0.49 de venir la voir il est en danger
0.49 n&;est-ce pas demanda Paul de plus en
0.49 plus anxieux je ne suis qu&;infirmière
0.49 mon avis compte vraiment plus que celui
0.49 de certain tbib l&;assura Paul alors
0.49 écoutez-moi bien murmura CB j&;ai besoin
0.49 de ce job si un jour vous faites un
0.49 procès à cet abruti je ne pourrai pas
0.49 pas témoigner ils sont aussi
0.49 corporatistes que les flics ceux qui
0.49 parlent en cas de bavure peuvent ensuite
0.49 chercher du boulot à vie plus aucun
0.49 hôpital ne les engage il n&;y a de place
0.49 que pour ceux qui se serrent les coues
0.49 quand il y a un pépin l&;école blanc
0.49 oublie que chez nous les pépins sont des
0.49 êtres humains cela dit tirez-vous d&;ici
0.49 tous les deux avant que Brisson le tue
0.49 je ne vois pas comment et où voulez-vous
0.49 qu&;on aille je serai tenté de vous dire
0.49 que seul le résultat compte mais
0.49 fiez-vous à mon instinct dans son cas le
0.49 temps compte
0.49 aussi Paul faisait les 100 pas furieux
0.49 contre lui-même dès qu&;ils étaient
0.49 entrés dans cet hôpital il avait su que
0.49 c&;était une erreur il essaya de
0.49 retrouver son calme la peur l&;empêchait
0.49 de trouver une solution
0.49 Lorine Paul se précipita au chevet
0.49 d&;Arthur qui gémissait il avait les yeux
0.49 grands ouvert et son regard semblait se
0.49 fixer sur un autre
0.49 monde désolé ce n&;est que moi dit Paul
0.49 en lui prenant la main la voix d&;Arthur
0.49 était
0.49 saccadé jure-moi sur ma tête que tu ne
0.49 lui diras jamais la vérité
0.49 en ce moment je préfère jurer plutôt sur
0.49 la mienne dit Paul du moment que tu
0.49 tiens ta promesse ce furent là les
0.49 dernières paroles d&;Arthur l&;hémorragie
0.49 noyait maintenant toute la partie
0.49 arrière de son cerveau pour protéger les
0.49 centres vitaux encore intacte la
0.49 formidable machine décida de mettre hors
0.49 service tous ces terminaux périphériques
0.49 les centres de la vue de la parole de
0.49 Louis et de la motricité avaiit cessé
0.49 d&;être opérationnel il était 2h20 à la
0.49 pendule de la salle d&;examen Arthur
0.49 était désormais dans le
0.49 coma chapitre
0.49 [Musique]
0.49 9 Paul arpentait le hall il prit son
0.49 téléphone portable au fond de sa poche
0.49 mais sibile lui fit aussitôt comprendre
0.49 qu&;il était interdit d&;en faire usage
0.49 dans l&;enceinte de l&;établissement et
0.49 quel appareil scientifique pourrait bien
0.49 être perturb ici à part le distributeur
0.49 de boisson
0.49 cria-t-il Siby réitéra l&;interdiction
0.49 d&;un mouvement de tête et lui désigna le
0.49 parking des
0.49 urgences article 2 du nouveau règlement
0.49 intérieur insista Paul mon téléphone est
0.49 autorisé dans le hall ça ne marche
0.49 qu&;avec Brisson votre règlement allez
0.49 donc téléphoner dehors si la sécurité
0.49 passe je me fais virer Paul râa avant de
0.49 franchir les pores coulissante pendant
0.49 de longues minutes Paul continua à faire
0.49 les 100 pas sur le parking des
0.49 ambulances regardant défilé le
0.49 répertoire téléphonique sur l&;écran de
0.49 son portable et merde gromela-t-il à
0.49 voix basse c&;est un cas de force majeur
0.49 il appuya sur une touche et le portable
0.49 composa aussitôt un numéro
0.49 pré-enregistré memmorial hospital que
0.49 puis-je faire pour vous interrogea la
0.49 standardiste Paul insista pour qu&;on lui
0.49 passe les urgences il patienta quelques
0.49 minutes Betty prit l&;appel une ambulance
0.49 lui expliqua-t-il avait conduit chez eux
0.49 en début de soirée un jeun homme percuté
0.49 par un side car sur Union Square Betty
0.49 demanda aussitôt à son interlocuteur
0.49 s&;il était un membre de la famille de la
0.49 victime Paul répondit qu&;il était son
0.49 frère il montait à peine l&;infirmière se
0.49 souvenait très bien de ce dossier le
0.49 patient avait quitté l&;hôpital par ses
0.49 propres moyens vers 21h il était en
0.49 bonne
0.49 santé pas vraiment reprit Paul
0.49 pouvez-vous me passer le médecin qui
0.49 s&;est occupé de lui je crois que c&;est
0.49 une femme c&;est urgent
0.49 ajouta-t-il Betty comprit qu&;il y avait
0.49 un problème ou plutôt que l&;hôpital
0.49 risquait d&;avoir un problème 10 % des
0.49 patients reçus aux urgences revenaient
0.49 dans les 24 heures en raison d&;une
0.49 erreur ou d&;une sous-estimation de
0.49 diagnostic le jour où les procès
0.49 coûteraient plus d&;argent que d&;en
0.49 économiser les réductions d&;effectifs
0.49 les administrateurs prendraient enfin
0.49 les mesures que le corps médical ne
0.49 cessait de réclamer elle replongea dans
0.49 ses fiches à la recherche du double de
0.49 celle
0.49 d&;Arthur Betty ne décela aucun
0.49 manquement au protocole d&;examen
0.49 rassurée elle tapota à la vite Lorine
0.49 remontait le couloir elle lui fit signe
0.49 de venir la voir il y avait un appel
0.49 pour
0.49 elle si c&;est ma mère dis-lui que je
0.49 n&;ai pas le temps je devrais être parti
0.49 depuis une demi-heure et j&;ai encore
0.49 deux patients à traiter si c&;était ta
0.49 mère qui appelait à 2h30 du matin je te
0.49 la passerai même au bloc opératoire
0.49 prends-moi ce téléphone ça semble
0.49 important perplexe Lorine porta le
0.49 combiné à son oreille vous avez examiné
0.49 ce soir un homme qui a été renversé par
0.49 un side car vous vous en souvenez dit la
0.49 voix dans l&;appareil oui très bien
0.49 répondit Lorine vous êtes de la police
0.49 non je suis son meilleur ami votre
0.49 patient a fait un malaise en rentrant
0.49 chez lui il est inconscient Lorine
0.49 sentit son cœur accélérer dans sa
0.49 poitrine appelez immédiatement le 911 et
0.49 amenez- le moi ici tout de suite je
0.49 l&;attendrai il est déjà hospitalisé nous
0.49 sommes au mission San Pedro Hospital et
0.49 ça ne va pas bien du tout je ne peux
0.49 rien faire pour votre ami s&;il est déjà
0.49 dans un autre hôpital répondit Lorine
0.49 mes collègues s&;occuperont très bien de
0.49 lui j&;en suis certaine je peux leur
0.49 parler si vous le souhaitez mais à part
0.49 signaler une légère taquicardie je n&;ai
0.49 rien de particulier à leur indiquer tout
0.49 était normal quand il est parti
0.49 d&;ici Paul décrivit la condition dans
0.49 laquelle Arthur se trouvait le docteur
0.49 en charge prétendait qu&;il n&;y avait pas
0.49 de danger à attendre jusqu&;au matin mais
0.49 il ne partageait pas du tout cette avis
0.49 il fallait être un anâne pour ignorer
0.49 que son meilleur ami n&;allait pas bien
0.49 du tout il m&;est difficile de contredire
0.49 un confrère sans avoir au moins pu
0.49 consulter moi-même les radios que dit le
0.49 scanner il n&;y a pas de scanner dit Paul
0.49 quel est le nom de l&;interne de garde
0.49 demanda Lorine un certain Docteur
0.49 Brisson dit Paul Patrick Brisson il y
0.49 avait écrit patte sur sa plaque ça doit
0.49 être ça vous le connaissez je l&;ai connu
0.49 en 4e année de médecine c&;est
0.49 effectivement unan qu&;est-ce que je dois
0.49 faire supplia Paul je n&;ai absolument
0.49 pas le droit d&;intervenir mais je peux
0.49 essayer de lui parler au téléphone avec
0.49 l&;accord de Brisson nous pourrions
0.49 organiser le transfert de votre ami et
0.49 lui faire passer un scanner dès cette
0.49 nuit le nôtre est ouvert 24h/ 24
0.49 pourquoi n&;êtes-vous donc pas venu tout
0.49 de suite ici c&;est une longue histoire
0.49 et nous avons peu de temps Paul aperçu
0.49 l&;interne qui entrait dans la guérite de
0.49 sibyile il pria le reine de rester en
0.49 ligne et traversa le H en courant il
0.49 arriva halant devant brissant et lui
0.49 colla son portable sous
0.49 l&;oreille c&;est un appel pour vous
0.49 dit-il Brisson le regarda étonné et prit
0.49 l&;appareil l&;échange de point de vue
0.49 entre les deux médecins fut bref Brisson
0.49 écouta le reine et la remercia d&;une
0.49 aide qu&;il n&;avait pas fcité l&;état de
0.49 son patient était sous contrôle ce qui
0.49 était loin d&;être le cas de la personne
0.49 qui l&;accompagnait cet homme qui l&;avait
0.49 inutilement dérangé avait une certaine
0.49 tendance à l&;hystérie pour se
0.49 débarrasser de lui il avait même failli
0.49 appeler la
0.49 police maintenant que Lorine était
0.49 rassuré il allait raccrocher ravi
0.49 d&;avoir eu de ses nouvelles après toutes
0.49 ses années et avec l&;espoir de la revoir
0.49 pour un café ou pourquoi pas un dîner il
0.49 coupa la communication et rangea
0.49 l&;appareil dans sa
0.49 poche alors demanda Paul les qui mordait
0.49 la ligne jaune je vous rendrai votre
0.49 téléphone quand vous partirez d&;ici dit
0.49 Brisson d&;un air Autin leur usage est
0.49 interdit dans l&;enceinte de
0.49 l&;établissement Siby vous l&;a
0.49 probablement déjà
0.49 signifié Paul se posta devant le médecin
0.49 et lui barra la
0.49 route bon d&;accord je vous le restitue
0.49 mais vous me jurez de sortir sur le
0.49 parking si vous avez d&;autres appels
0.49 reprit Brisson beaucoup moins fier qu&;a
0.49 dit votre confrère demanda Paul en
0.49 arrachant son portable des mains de
0.49 l&;interne qu&;elle me faisait confiance
0.49 ce quivid ce n&;est pas le cas de tout le
0.49 monde Brisson Poa du doigt l&;inscription
0.49 qui délimitait la zone réservée
0.49 exclusivement au personnel
0.49 médical si vous repassez encore une fois
0.49 de l&;autre côté de cette ligne ne
0.49 serait-ce que pour parcourir 10 cm dans
0.49 ce corridor sib appellera la police et
0.49 je vous ferai évacuer j&;espère que j&;ai
0.49 été assez clair et Brisson tourna les
0.49 talons avant de s&;éloigner dans le
0.49 couloir l&;infirmière en chef cibile
0.49 haussa les épaules
0.49 [Musique]
0.49 Lorine venait de faire hospitaliser le
0.49 dernier des blessés de la Rix du
0.49 bar une infirmière stagiaire lui demanda
0.49 d&;examiner sa patiente il suffisait de
0.49 regarder le tableau des horaires explosa
0.49 Lorine pour vérifier que sa garde
0.49 s&;achevait à 2h du matin à presque 3h il
0.49 était donc impossible que la personne à
0.49 laquelle s&;adressait la jeune infirmière
0.49 soit encore le reine
0.49 Milie Smith la regarda
0.49 interdite bon d&;accord dans quel Box est
0.49 votre malade demanda-t-elle suivant
0.49 résigné un petit garçon qui souffrait
0.49 d&;une forte fièvre se plaignait de
0.49 douleur à l&;oreille Lorine l&;examina et
0.49 diagnostica une tite carabinée elle
0.49 prescrivit une ordonnance et prit à Béti
0.49 d&;aider la jeune stagiaire à administrer
0.49 les soins
0.49 appropriés fourbu elle quitta enfin les
0.49 urgences sans même prendre le temps
0.49 d&;enlever sa
0.49 blouse en traversant le parking désert
0.49 Laurine rêvait d&;un bain d&;une couette
0.49 et d&;un gros oreiller elle consulta sa
0.49 montre sa prochaine garde but dans moins
0.49 de 16h il aurait fallu le double de
0.49 sommeil pour tenir le coup jusqu&;à la
0.49 fin de la semaine
0.49 elle prit place au volant et attacha sa
0.49 ceinture la voiture s&;engagea dans
0.49 potero Avenue et bufurkaa dans la 23e
0.49 rue Lorine aimit rouler dans San
0.49 Francisco au milieu de la nuit quand la
0.49 ville calme s&;offrait à elle l&;asphalte
0.49 défilait sous les roues de son cabriolet
0.49 elle alluma la radio et passa la
0.49 troisème vitesse la triomphe filait sous
0.49 la voûte étoilée d&;un magnifique ciel
0.49 d&;été
0.49 les services de la Ville réparaient des
0.49 canalisations au croisement de MC hister
0.49 Street la circulation était bloquée le
0.49 chef de chantier se pencha à la portière
0.49 de la triomphe son équipe n&;en avait
0.49 plus que pour quelques minutes la rue
0.49 était à sens unique Loren songea à faire
0.49 marche arrière mais la présence d&;une
0.49 voiture de police qui balisait la zone
0.49 où les ouvriers intervenaient la fait
0.49 renoncer la silhouette du mission s
0.49 Pedro hospital se dessinait dans son
0.49 rétroviseur l&;établissement se situait à
0.49 deux pâté de maison derrière elle
0.49 le chauffeur referma la bâche du camion
0.49 municipal avant de remonter dans sa
0.49 cabine sur le côté du véhicule une
0.49 publicité de la prévention routière
0.49 mettait en garde le citoyen il suffit
0.49 d&;une seconde de
0.49 négligence le policier fit signe à
0.49 Lorine qu&;elle pouvait enfin passer elle
0.49 se faufila entre les engins de chantier
0.49 qui abandonnaient le centre de la
0.49 chaussée pour se regrouper le long du
0.49 trottoir mais au feu elle changea
0.49 d&;itinéraire de mémoire d&;interne elle
0.49 n&;avait jamais connu d&;étudiants plus
0.49 imbut de lui-même que
0.49 Brisson appuyé à la vitre qui donnait
0.49 sur le parking désert Paul réfléchissait
0.49 jérophar éteint une ambulance au sigles
0.49 de l&;établissement hospitalier
0.49 s&;immobilisa sur un emplacement réservé
0.49 au véhicule de secours le chauffeur
0.49 descendit verrouilla les portières et
0.49 entra dans le hall de l&;hôpital après
0.49 avoir salué l&;infirmière de garde il
0.49 accrocha son trousseau à un petit clou
0.49 planté au mur de la guérite Siby lui
0.49 remit la clé d&;une salle d&;examen il la
0.49 remercia et alla se coucher dans un des
0.49 boxes
0.49 occupé par la baie vitrée Paul
0.49 contemplait l&;ambulance une triomphe
0.49 verte vint se ranger juste à
0.49 côté il reconnut aussitôt la jeune femme
0.49 qui se dirigeait d&;un pas décidé vers
0.49 les portes automatiques du sas des
0.49 urgences elle fit demi-tour au milieu du
0.49 parking
0.49 ôta sa blouse et la jeta en boule dans
0.49 le coffre de sa voiture quelques
0.49 instants plus tard elle entrait dans le
0.49 hall Paul vint à sa
0.49 rencontre docteur Klein je présume c&;est
0.49 vous qui m&;avez appelé oui comment le
0.49 savez-vous il n&;y a que vous dans ce
0.49 hall et vous comment avez-vous su qui
0.49 j&;étais gêné Paul fixa le bout de ses
0.49 chaussures je prie tous les dieux de la
0.49 Terre depuis 2 heures pour qu&;on me
0.49 vienne en aide vous êtes le premier
0.49 Messie à se présenter je vous ai vu
0.49 enlever votre blouse sur le parking
0.49 Brisson est dans les parages interrogea
0.49 Lorine pas loin dans les étages et votre
0.49 ami Paul désigna le premier box derrière
0.49 la guérite de l&;infirmière allons-y dit
0.49 Lorine en l&;entraînant
0.49 mais Paul hésita il avait eu une petite
0.49 altercation avec Brisson et ce dernier
0.49 lui avait interdit de franchir la ligne
0.49 jaune à l&;entrée du couloir sous peine
0.49 de le faire expulser par la police il se
0.49 demandait si en cas d&;infraction Siby
0.49 mettrait la sentence à exécution Lorine
0.49 soupira cette attitude de Petit Caporal
0.49 collait bien à l&;interne qu&;elle avait
0.49 côtoyé en 4e année de faculté elle
0.49 invite à Paul à ne pas compliquer la
0.49 situation elle irait le trouver seule et
0.49 se présenterait comme la petite amie du
0.49 patient ils me laisseront passer le
0.49 rassura elle essayez quand même de
0.49 l&;appeler plutôt par son prénom patient
0.49 ça peut éveiller des soupçons Paul
0.49 craignait que Brisson ne soit pas dupe
0.49 de la supercherie nous ne nous sommes
0.49 pas croisés depuis de nombreuses années
0.49 et vu le temps qu&;il passe à se regarder
0.49 lui-même je doute qu&;il reconnaisse le
0.49 visage de sa propre mère Lorine alla se
0.49 présenter à la guérde de cbyil
0.49 l&;infirmière de garde posa son livre et
0.49 sortit de sa cage de verre la zone
0.49 derrière elle n&;était accessible qu&;au
0.49 personnel médical mais en 20 ans de
0.49 carrière elle avait acquis un flair
0.49 infaillible que la jeune femme qu&;elle
0.49 accompagnait vers le box soit ou non la
0.49 petite amie du patient importait peu
0.49 elle était avant tout médecin Brisson ne
0.49 pourrait lui faire aucun
0.49 reproche Lorine entra dans la pièce où
0.49 Arthur reposait elle étudia les
0.49 mouvements de la cage thoracique la
0.49 respiration était lente et régulière la
0.49 couleur de la peau normale sous prétexte
0.49 de prendre la main de son petit ami elle
0.49 étudia son pou le cœur semblait battre
0.49 moins vite que lors du précédent examen
0.49 bien que le rythme pulsatif est augmenté
0.49 sous ses doigts si elle réussissait à le
0.49 tirer de ce mauvais pas elle lui ferait
0.49 passer un électrocardiogramme de
0.49 contrôle et ce de gré ou de force
0.49 elle s&;approcha du panneau lumineux où
0.49 étaient suspendu les radiographies du
0.49 crâne elle demanda à syby si c&;était des
0.49 photos du cerveau de son fiancé qui
0.49 était exposé sur ce mur Siby la regarda
0.49 dubitative et leva les yeux au
0.49 ciel je vais vous laisser avec votre
0.49 fiancée vous devez avoir besoin
0.49 d&;intimité Lorine la remerci du fond du
0.49 cœur sur le pas de la porte l&;infirmière
0.49 se retourna et regarda à nouveau
0.49 Lorine vous pouvez étudier les clichés
0.49 de plus près docteur la seule chose que
0.49 je vous recommande c&;est de finir votre
0.49 bilan avant que Brisson redescende je ne
0.49 veux pas avoir d&;ennui et cela étant dit
0.49 j&;espère que vous êtes meilleur médecin
0.49 que
0.49 comédienne Lorine entendit les pas
0.49 s&;éloigner dans le couloir elle
0.49 s&;approcha du tableau pour étudier
0.49 attentivement les radios Brisson était
0.49 encore plus incapable qu&;elle ne l&;avait
0.49 imaginé un bon interne aurait suspecté
0.49 les penchements hémorragiques à
0.49 l&;arrière du crâne cet homme sur la
0.49 table devait être opéré au plus vite
0.49 elle redoutait déjà que le cerveau ne
0.49 souffre du temps perdu pour confirmer
0.49 son diagnostic il fallait lui faire
0.49 passer un scanner de toute
0.49 urgence les mains dans les poche de sa
0.49 blouse Brisson entra dans la guérite de
0.49 sibyile il est encore là celui-là
0.49 s&;étonna-t-il en désignant Paul assis
0.49 sur une chaise à l&;autre bout du hall
0.49 oui et son ami est toujours dans le box
0.49 docteur il s&;est réveillé
0.49 non mais il respir très bien et ses
0.49 constantes sont stables je viens de les
0.49 prendre vous croyez à un risque
0.49 d&;hématome intracranien vous sans qui
0.49 Brisson d&;une voix faible Siby fouilla
0.49 dans ses papiers pour ne pas croiser le
0.49 regard du médecin sa foi dans le genre
0.49 humain approcha son seuil de
0.49 tolérance je ne suis qu&;une infirmière
0.49 vous me l&;avez suffisamment fait
0.49 remarquer depuis que vous êtes chez nous
0.49 docteur Brisson adopta aussitôt une
0.49 attitude plus
0.49 assurée ne soyez pas insolente je peux
0.49 vous faire muter quand je veux ce type
0.49 est juste sonné il va récupérer au matin
0.49 nous lui ferons passer un scanner par
0.49 précaution remplissez-moi une fiche de
0.49 transfert et cherchez-moi un scan libre
0.49 dans une clinique du quartier ou dans un
0.49 centre d&;imagerie dites bien que le
0.49 docteur Brisson en personne souhaite que
0.49 l&;examen soit pratiqué dans la matinée
0.49 je n&;y manquerit pas gromela
0.49 cbile en s&;engageant dans le couloir il
0.49 entendit l&;infirmière lui crier qu&;elle
0.49 avait autorisé la compagne du patient à
0.49 lui rendre visite dans la salle d&;examen
0.49 sa femme est là demanda Brisson en se
0.49 retournant sa petite amie ne hurlez pas
0.49 comme ça syby nous sommes dans un
0.49 hôpital il n&;y a que nous docteur dit
0.49 syby et heureusement murmura-t-elle dès
0.49 que Brisson
0.49 s&;éloigna l&;infirmière retourna à sa
0.49 guérite Paul l&;a fixé du regard elle
0.49 haussa les épauulle il entendit la porte
0.49 de la salle d&;examen se refermer sur les
0.49 pas de l&;interne hésita quelques
0.49 secondes et se leva pour franchir d&;un
0.49 pas volontaire la fameuse ligne
0.49 jaune Brisson se présenta à la jeune
0.49 femme assise sur le tabouret à côté de
0.49 son
0.49 fiancé bonjour Lorine ça fait un sacré
0.49 bail tu n&;as pas changé
0.49 répondit-elle toi non plus à quoi
0.49 joues-tu avec ce patient qu&;est-ce que
0.49 cela peut bien te faire tu manques de
0.49 client au Mémorial je suis là parce que
0.49 cet homme était mon patient en début de
0.49 soirée je sais que cela peut paraître
0.49 déroutant mais certains d&;entre nous
0.49 font ce métier par amour de la médecine
0.49 tu veux dire ont peur d&;avoir des ennuis
0.49 parce qu&;ils ont peut-être sous-estimé
0.49 la condition clinique d&;un blessé avant
0.49 de le laisser quitter leur service
0.49 le ton de Lorine monta d&;un cran et sa
0.49 voix résonna dans le
0.49 couloir tu te trompes mais apparemment
0.49 ce ne sera pas la plus grave erreur
0.49 d&;appréciation que tu auras faite ce
0.49 soir je suis ici parce que le copain de
0.49 ce type m&;a appelé au secours et même
0.49 par téléphone j&;ai pu me rendre compte
0.49 que tu t&;étais encore gouré de
0.49 diagnostic tu as peut-être quelque chose
0.49 à me demander pour être aussi aimable à
0.49 te demander certainement pas à te
0.49 conseiller je vais appeler le mémorial
0.49 et les prier de m&;envoyer une ambulance
0.49 pour rapatrier cet homme à qui l&;on doit
0.49 probableement faire une ponction
0.49 intracrânienne dans les plus brefs
0.49 délais tu vas me laisser intervenir et
0.49 en contrepartie je te laisserai modifier
0.49 ton rapport d&;examen tu auras prescrit
0.49 le transfert toi-même et ton chef de
0.49 service te congratulera pense-y un
0.49 patient sauvé ça ne peut pas faire de
0.49 tort à ta carrière Brisson accusa le
0.49 coup il s&;avança vers le reine et lui
0.49 ôta des mains les clichés de
0.49 radiographie c&;est ce que j&;aurais fait
0.49 si j&;avais pensé que son état de santé
0.49 le justifia de telles dépenses mais ce
0.49 n&;est pas le cas il va bien et il se
0.49 réveillera demain matin avec une sale
0.49 migraine en attendant je t&;autorise à
0.49 sortir de mon hôpital et à retourner
0.49 dans le tien cet endroit est au mieux un
0.49 dispensaire reprit
0.49 Lorine elle arracha une radio des mains
0.49 de Brisson et l&;accrocha au tableau
0.49 lumineux le cliché était pris depuis la
0.49 face elle délimita l&;épiphy calcifié la
0.49 petite glande aurait dû se trouver
0.49 parfaitement à cheval de la ligne
0.49 médiane qui délimite les deux
0.49 hémisphères du cerveau mais sur cette
0.49 image elle était décalée ce qui laissait
0.49 présumer une compression anormale à
0.49 l&;arrière du
0.49 cerveau tu n&;es pas capable
0.49 d&;interpréter cette anomalie reprit-elle
0.49 en criant ce n&;est qu&;un défaut sur le
0.49 cliché l&;appareil portable est de
0.49 mauvaise qualité répondit Brisson avec
0.49 la voix d&;un petit garçon surpris la
0.49 main dans un pot de confiture l&;épiphy
0.49 est décalé de la ligne médiane et la
0.49 seule explication possible est la
0.49 formation d&;un hématome parietto
0.49 occipital ton entêtement va tuer cet
0.49 homme et je te jure que je te le ferai
0.49 regretter Brisson se ressaisit gonflé
0.49 d&;orgueil il avança vers le reine
0.49 l&;obligeant à reculer vers la porte du
0.49 box
0.49 il faudra d&;abord que tu justifies ton
0.49 intrusion dans ces lieux ta présence
0.49 dans une salle d&;examen où tu n&;as ni
0.49 autorité ni légitimité dans 5 minutes je
0.49 téléphone au flic pour te faire des
0.49 guerres pire à moins que tu ne préfères
0.49 que nous allions prendre un café quelque
0.49 part c&;est très calme ce soir je peux
0.49 m&;absenter quelques instants Lorine
0.49 toisa le résident ses lèvres tremblaient
0.49 de colère appuyé au mur le bras
0.49 négligeemment posé au-dessus de son
0.49 épaule Brisson approcha son visage elle
0.49 le repoussa sans ménagement
0.49 à la Faculté Patrick tu transpirais déjà
0.49 la concupiscence et la jalousie la
0.49 personne que tu as le plus déçu dans la
0.49 vie c&;est toi-même et tu as décidé de le
0.49 faire payer aux autres si tu continues
0.49 cet homme s&;en sortira sur une chaise
0.49 roulante dans le meilleur des cas d&;un
0.49 geste brutal Brisson la chassa vers la
0.49 porte fou le C d&;ici avant que je te
0.49 fasse arrêter barre-toi et transmets mes
0.49 amitiés à fstein dis-lui qu&;en dépit de
0.49 son jugement sévère je m&;en sors très
0.49 bien quant à lui dit-il en désignant
0.49 Arthur il reste là c&;est mon patient les
0.49 veines de Brisson saillaient de rage
0.49 Lorine avait retrouvé son calme elle
0.49 posa une main compatissante sur l&;épaule
0.49 de
0.49 l&;interne Dieu que je plains ton
0.49 entourage je t&;en supplie Patrick s&;il y
0.49 a encore en toi un brin d&;humanité reste
0.49 célibataire Paul entra brusquement dans
0.49 la pièce les yeux ivres d&;émotion
0.49 Brisson sur
0.49 sauta est-ce que je viens de vous
0.49 entendre dire qu&;Arthur allait être
0.49 paralysé
0.49 regardait Brisson avec l&;envie
0.49 irrésistible de l&;étrangler pour de bon
0.49 quand l&;infirmière cibile apparut à son
0.49 tour elle s&;excusa auprès du résident
0.49 elle avait fait tout son possible pour
0.49 retenir Paul elle n&;avait pas eu la
0.49 force physique nécessaire pour lui
0.49 interdire l&;accès au
0.49 couloir cette fois vous êtes allé trop
0.49 loin tous les deux Siby appelez les
0.49 flics tout de suite je porte plainte
0.49 Brisson jubilait l&;infirmière s&;approcha
0.49 sortit la main de sa poche et glissa
0.49 quelque chose dans celle de Lorine la
0.49 jeune interne identifia aussitôt l&;objet
0.49 et comprit l&;intention de l&;infirmière
0.49 elle la remercia d&;un œil complice et
0.49 sans aucune hésitation elle planta la
0.49 seringue dans le coup de Brisson et
0.49 appuya sur le
0.49 piston le résident la regarda stupéfait
0.49 il recula cherchant à ôter l&;aiguille de
0.49 sa nuque mais il était trop tard et déjà
0.49 le sol se déroubait sous ses pieds
0.49 Lorine fit un pas pour le retenir dans
0.49 sa chute valium et hipnovel il va faire
0.49 un très grand voyage annonça sib
0.49 humblement aidé de Paul Lorine allongea
0.49 Brisson à terre
0.49 ce n&;était plus un néon qui pendait au
0.49 plafond mais un petit avion accroché au
0.49 manège pourquoi son père ne voulait-il
0.49 pas qu&;il monte dans la ncelle dans sa
0.49 cabine le Forin a déjà fait teinter la
0.49 clochette le tour va commencer tous les
0.49 enfants s&;amusent et lui doit rester là
0.49 à jouer dans le sable parce qu&;un tas de
0.49 sable ça ne coûte rien un tour à 30
0.49 cintes c&;est beaucoup d&;argent quel est
0.49 le prix à payer pour aller jusqu&;aux
0.49 étoiles Lorine glissa sous la tête de
0.49 Brisson la couverture que lui tendait
0.49 sibile elle est belle cette femme devant
0.49 moi avec sa queue de cheval ses
0.49 pommettes et ses yeux qui pétillent elle
0.49 me regarde à peine ce n&;est pas un crime
0.49 de désirer je voudrais qu&;elle vienne
0.49 dans l&;avion avec moi je laisserai mes
0.49 parents à cette médiocrité qui les
0.49 rassure l&;un l&;autre je haie ces gens
0.49 autour de moi qui rient de rien et
0.49 s&;amusent de tout il fait
0.49 noir il dort chuchota Paul il en a tout
0.49 l&;air répondit le reinene qui vérifiait
0.49 le pou de Brisson qu&;est-ce qu&;on fait
0.49 maintenant il en a pour une petite
0.49 demi-heure j&;aimerais mieux avoir tout
0.49 nettoyé à son réveil il sera de très
0.49 mauvaise humeur partez d&;ici tous les
0.49 trois je vais chercher ma voiture nous
0.49 installerons votre ami à l&;arrière et
0.49 nous filerons au Mémorial il n&;y a pas
0.49 une minute à perdre
0.49 elle sortit de la pièce l&;infirmière
0.49 déverrouilla les freins du lit où
0.49 reposait Arthur et Paul l&;aida à le
0.49 pousser hors de la salle d&;examen en
0.49 veillant à ne pas rouler sur les doigts
0.49 de Brisson qui somnolaient par terre les
0.49 roues cinaient sur le linoléum du hall
0.49 Paul l&;abandonna
0.49 subitement Lorine referma le coffre de
0.49 la triomphe et fut surprise de voir Paul
0.49 qui traversait le parking en courant il
0.49 passa à sa hauteur en criant j&;arrive et
0.49 continua son sprint elle enfilait sa
0.49 blouse en le regardant s&;éloigner
0.49 perplexe Paul ce n&;est vraiment pas le
0.49 moment quelques minutes plus tard une
0.49 ambulance s&;arrêta devant elle la
0.49 portière côté passager s&;ouvrit et Paul
0.49 assis à la place du conducteur
0.49 l&;accueillit tout
0.49 sourire je vous emmène vous savez
0.49 conduire ce genre d&;engin demanda-t-elle
0.49 en grimpant à bord je suis un
0.49 spécialiste ils s&;arrêtèrent sous
0.49 l&;ovent Siby et Paul transportèrent
0.49 Arthur sur le brancard à l&;arrière de
0.49 l&;ambulance je vous aurais bien
0.49 accompagné soupira Siby penchée à la
0.49 vitre de Paul merci pour tout dit-il de
0.49 rien je vais perdre mon job mais je me
0.49 suis rarement autant amusé si vos
0.49 soirées sont toutes aussi drôles
0.49 passez-moi un coup de fil je vais avoir
0.49 du temps libre Paul sortit un trousseau
0.49 de sa poche et le remit à
0.49 l&;infirmière j&;ai fermé la porte de la
0.49 salle d&;examen juste au cas où il se
0.49 réveillerait un peu plus tôt Siby
0.49 récupéra les clés un sourire aux lèvres
0.49 elle donna un petit coup sur la portière
0.49 comme on claque la croupe d&;un cheval
0.49 pour lui ordonner de prendre la
0.49 route seulle au milieu du parking désert
0.49 devant le lit civière sibil vit
0.49 l&;ambulance tourn au coin de la rue elle
0.49 s&;arrêta devant les portes automatiques
0.49 sous ses pieds une grille métallique
0.49 permettait l&;écoulement des eau de pluie
0.49 elle prit les clés que Paul lui avait
0.49 remises et les laissa glisser de sa
0.49 main avec ma voiture dit Lorine nous
0.49 aurions gagné en discrétion vous m&;avez
0.49 dit que nous n&;avions pas une minute à
0.49 perdre objecta Paul en allumant la rampe
0.49 girophare de
0.49 l&;ambulance il filait à vive allure si
0.49 tout allait bien il serait au Mémorial
0.49 hospital dans un petit quart
0.49 d&;heure quelle nuit s&;ex Lorine vous
0.49 croyez qu&;Arthur se souviendra de
0.49 quelque chose quelques fragments de
0.49 conscience se recolleront les uns aux
0.49 autres je ne peux pas vous garantir que
0.49 le tout forme une série cohérente est-il
0.49 dangereux de réveiller les souvenirs de
0.49 quelqu&;un qui resta longtemps dans le
0.49 coma pourquoi est-ce que ce serait
0.49 dangereux demanda Lorine les comas sont
0.49 consécutifs à des traumatismes crâniens
0.49 soit le cerveau est endommagé soit il ne
0.49 l&;est pas il arrive aussi que certains
0.49 patients restent comateux sans que l&;on
0.49 sache pourquoi la médecine est encore
0.49 peu savante en ce qui concerne le
0.49 cerveau vous parlez de ça comme d&;un
0.49 carburateur de voiture amusée Lorine
0.49 pensa à sa triomphe qu&;elle avait
0.49 abandonné sur le parking et pria pour ne
0.49 pas croiser Brisson quand elle irait la
0.49 récupérer ce type était capable de
0.49 dormir dans son cabriolet jusqu&;à ce
0.49 qu&;elle
0.49 revienne donc si on essaie de stimuler
0.49 la mémoire d&;un ancien comateux on ne
0.49 lui fait courir aucun risque ne
0.49 confondez pas amnésie et coma cela n&;a
0.49 rien à voir il est fréquent qu&;un
0.49 individu n&;arrive pas à se souvenir des
0.49 événements précédant le choc qu&; a
0.49 plongé dans l&;inconscience mais si la
0.49 perte de mémoire s&;étend à une période
0.49 plus large elle relève d&;un autre
0.49 dommage que l&;on appelle amnésie et qui
0.49 a ses propres causes pendant que Paul
0.49 réfléchissait Lorine se retourna pour
0.49 observer
0.49 Arthur votre ami n&;est pas encore dans
0.49 le coma il est juste inconscient vous
0.49 croyez que l&;on peut se souvenir de ce
0.49 qui s&;est passé pendant qu&;on était dans
0.49 le coma peut-être de certains bruits
0.49 autour de vous c&;est un peu comme quand
0.49 on dort sauf que le sommeil est plus
0.49 profond Paul réfléchit 1000 fois avant
0.49 de se décider à poser cette question qui
0.49 lui brûlait les lèvres et si vous êtes
0.49 somnambule intrigué Lorine regarda Paul
0.49 était superstitieux et une petite voix
0.49 lui rappelait qu&;il avait juré de garder
0.49 un secret son meilleur ami était allongé
0.49 sur une civière inconscient alors à
0.49 contrecœur il mit un terme à ses
0.49 questions Lorine se retourna à nouveau
0.49 la respiration d&;Arthur était ample et
0.49 régulière si les radiographies de son
0.49 crâne avaient été de si mauvaise augur
0.49 on aurait pu croire qu&;il dormait
0.49 paisibleblement
0.49 il a l&;air plutôt bien dit-elle en
0.49 reprenant sa place ah mais c&;est un type
0.49 très bien même s&;il lui arrive de
0.49 m&;emmerder du matin au soir je parlais
0.49 de son état de santé à vous voir
0.49 ensemble vous avez l&;air d&;un vieux
0.49 couple nous sommes comme frère bouon
0.49 Paul vous n&;avez pas souhaité prévenir
0.49 sa petite amie enfin je veux dire la
0.49 vraie il est célibataire et surtout ne
0.49 me demandez pas pourquoi pourquoi il a
0.49 un don pour se mettre dans des
0.49 situations compliquées
0.49 comme Paul regarda longuement Lorine
0.49 c&;est vrai que le sourire qu&;elle
0.49 portait dans ses yeux était
0.49 unique laissez tomber dit-il en haochant
0.49 la tête tournez à droite il y a des
0.49 travaux par là reprit Lorine pourquoi me
0.49 posez-vous toutes ces questions sur le
0.49 coma comme ça qu&;est-ce que vous faites
0.49 dans la vie je suis architecte comme lui
0.49 comment le savez-vous il me l&;a dit cet
0.49 après-midi nous avons fondé notre
0.49 cabinet ensemble vous avez une bonne
0.49 mémoire pour vous souvenir ainsi du
0.49 métier de tous vos patients architecte
0.49 c&;est un joli métier murmura Lorine ça
0.49 dépend des clients pour nous c&;est un
0.49 peu pareil dit-elle en riant l&;ambulance
0.49 approchait de l&;hôpital Paul donna un
0.49 petit coup de sirène et se présenta
0.49 devant la rampe réservée au véhicules de
0.49 secours l&;officier de sécurité actionna
0.49 la
0.49 barrière j&;adore les passes droit
0.49 jubila-t-il arrêtez-vous sous le Porsche
0.49 vous jouerez à nouveau avec votre ent et
0.49 les brancardiers viendront chercher
0.49 votre ami quel luxe c&;est juste un
0.49 hôpital il arrêta le fourgon à l&;endroit
0.49 désigné par Lorine deux brancardiers
0.49 venaient déjà à leur
0.49 rencontre je vais avec eux dit Lorine
0.49 allez vous garer je vous retrouverai
0.49 plus tard dans la salle d&;attente merci
0.49 pour tout ce que vous faites dit Paul
0.49 elle ouvrit la portière et descendit du
0.49 véhicule quelqu&;un proche de vous a été
0.49 dans le coma Paul la fixa du regard
0.49 vraiment très proche répondit Paul
0.49 Lorine accompagna le brancard et entra
0.49 dans les
0.49 urgences vous avez quand même une drôle
0.49 de façon de vous fréquenter tous les
0.49 deux vous étiez fait pour vous entendre
0.49 murmura-t-il en la regardant s&;éloigner
0.49 dans le
0.49 [Musique]
0.49 haôle chapitre 10
0.49 [Musique]
0.49 les roulettes du chariot tournaient si
0.49 vite que leur moyeux tremblaient sur
0.49 leur axe Laurine et Bettis se frayaient
0.49 un chemin dans les couloirs encombrés
0.49 des urgences elles évitèrent de justesse
0.49 une armoire à pharmacie et la rencontre
0.49 dans un virage d&;une équipe de brancardi
0.49 qui arrivait en face s&;avéra des plus
0.49 périlleuses plafond les néons
0.49 s&;étiraient en un trait continu de
0.49 couleur laiteuse au loin le signal de
0.49 l&;ascenseur retentit le reine hurla
0.49 qu&;on l&;attende elle accéléra encore sa
0.49 course bêtit les dents du mieux qu&;elle
0.49 le pouvait à maintenir le chariot en
0.49 ligne droite un interne en OL qui
0.49 retenait les portes de la cabine les
0.49 aida à se faufiler entre deux autres
0.49 lits qui montaient vers les blocs de
0.49 chirurgie scanner halta Lorine alors que
0.49 la cabine
0.49 s&;élevait une infirmière appuya sur le
0.49 bouton du 5 la course reprit sa folle
0.49 allure de corridor en corridor où les
0.49 portespalières virvoltaient à leur
0.49 passage l&;unité d&;imagerie médical était
0.49 enfin en vue à bout de souffle Lorine et
0.49 Betty rassemblèrent leur dernière
0.49 force je suis le docteur Klein j&;ai
0.49 prévenu l&;appariteur de notre arrivée
0.49 j&;ai besoin d&;un scan crâen tout de
0.49 suite nous vous attendions répondit Lucy
0.49 vous avez le dossier du
0.49 patient la paperasserie attendrait
0.49 Lorine poussa le chariot dans la salle
0.49 d&;examen de is sa cabine de contrôle
0.49 isolée du scanner le docteur Bern se
0.49 pencha sur le
0.49 micro que cherchonsnous une hémorragie
0.49 probable dans le lob occipital j&;ai
0.49 besoin d&;une série de clichés
0.49 préopératoir pour une ponction
0.49 intracranienne vous comptez intervenir
0.49 cette nuit demanda ber surpris dans
0.49 moins d&;une heure si j&;arrive à monter
0.49 l&;équipe est prévenu pas encore murmura
0.49 Lorine mais vous avez bien son aval pour
0.49 SC en urgence évidemment line
0.49 aidé de Betti elle installa Arthur sur
0.49 la table de thérapie et le Sangla au
0.49 support de tête Betty injecta la
0.49 solution Yodé pendant que l&;opérateur
0.49 initiait les protocoles d&;acquisition
0.49 depuis son terminal dans un bruissement
0.49 à peine audible la table avança jusqu&;au
0.49 centre de l&;anou le statif effectua ses
0.49 premières rotations tandis que la
0.49 couronne de détecteur tournait autour de
0.49 la tête d&;Arthur les rayons X captés
0.49 étaient transmis à une chaîne
0.49 informatique qui recomposait l&;image de
0.49 son cerveau en coupe
0.49 les premières planches apparaissaient
0.49 déjà sur les deux écrans de l&;opérateur
0.49 elle confirmaient le diagnostic de
0.49 leorine infirm celui de Brisson Arthur
0.49 devait être opéré immédiatement il
0.49 fallait suturer au plus vite la
0.49 dissection de la veine endommager et
0.49 réduire l&;hématome à l&;intérieur de la
0.49 cavité
0.49 crânienne à ton avis quel est le
0.49 potentiel de récupération demanda le
0.49 reine à son collègue en parlant dans le
0.49 micro de la salle du scanner c&;est toi
0.49 l&;interne en neurochirurgie mais si tu
0.49 veux mon pronostic je dirais que si vous
0.49 intervenez dans l&;heure tout est encore
0.49 possible je ne vois pas de lésion
0.49 majeure il respire bien les centres
0.49 neurofonctionnel semble intact il peut
0.49 s&;en sortir
0.49 indemne le radiologue fit signe à
0.49 laorine de le rejoindre dans la cabine
0.49 il pointa du doigt sur l&;écran une zone
0.49 du
0.49 cerveau je voudrais que tu regardes de
0.49 plus près cette coupe dit-il je pense
0.49 que nous avons ici une petite
0.49 malformation étrange je vais compléter
0.49 ces examens par un IRM j&;enverrai les
0.49 images par le DICOM tu les récupéreras
0.49 directement sur le neuronavigateur tu
0.49 pourrais presque laisser le robot opérer
0.49 pour toi merci pour tout c&;était calme
0.49 cette nuit tes visites me font toujours
0.49 plaisir un quart d&;heure plus tard
0.49 Lorine quittait le département
0.49 d&;imagerie médicale conduisant Arthur
0.49 vers le dernier étage de l&;hôpital Betty
0.49 l&;abandonna devant les ascenseurs il
0.49 fallait qu&;elle redescende aux urgences
0.49 de là elle ferait tout ce qui lui était
0.49 possible pour réunir une équipe
0.49 chirurgicale dans les meilleurs
0.49 délis le bloc opératoire baignait dans
0.49 l&;obscurité au mur la pendule
0.49 luminescente indiquait
0.49 3h40 Lorine tenta d&;installer Arthur sur
0.49 la table d&;opération mais sans aide
0.49 l&;exercice se révélait complexe elle en
0.49 avait assez de cette vie de ses horaires
0.49 d&;être toujours à la disposition de tous
0.49 alors que personne n&;était jamais là
0.49 pour elle son biper la rappela à l&;ordre
0.49 elle se précipita vers le combiné du
0.49 téléphone mural Betty décrocha
0.49 aussitôt j&;ai réussi à joindre Norma
0.49 elle a eu du mal à croire elle s&;occupe
0.49 de joindre fstein tu crois que ça va lui
0.49 prendre du temps celui qu&;il faut pour
0.49 aller de la cuisine à la chambre si
0.49 l&;appartement de fstein est aussi grand
0.49 qu&;on le dit elle mettra 5 petites
0.49 minutes tu veux dire que Norma et fstein
0.49 tu m&;as demandé de le joindre au milieu
0.49 de la nuit c&;estes choses faitti et moi
0.49 j&;ai demandé qu&;il te rappelle
0.49 directement j&;ai les tympants fragiles
0.49 je te laisse je cherche un anesthésiste
0.49 tu crois qu&;il viendra je pense qu&;il
0.49 est déjà en route tu es ça protégé on
0.49 dirait que tu es la seule à ne pas
0.49 vouloir t&;en rendre compte Betty coupa
0.49 la communication et chercha dans son
0.49 carnet personnel un médecin réanimateur
0.49 qui vivrait non loin de l&;hôpital et
0.49 dont elle sacrifierait la nuit Lorine
0.49 reposa lentement le combiné elle regarda
0.49 Arthur sur la civière qui dormait d&;un
0.49 sommeil trompeur
0.49 elle entendit des pas derrière elle Paul
0.49 s&;approcha du lit et prit la main
0.49 d&;Arthur vous croyez qu&;il va s&;en
0.49 sortir demanda-t-il d&;une voix angoissée
0.49 je fais de mon mieux mais seul je ne
0.49 peux pas grand-chose j&;attends la
0.49 cavalerie et je suis fatigué je ne sais
0.49 pas comment vous remercier murmura Paul
0.49 il est la seule chose au-dessus de mes
0.49 moyens que je me sois jamais
0.49 accordé au silence de Lorine Paul ajouta
0.49 qu&;il ne pouvait se permettre de le
0.49 perdre Lorine le regarda
0.49 fixement venez m&;aider chaque minute
0.49 compte
0.49 elle entraîna Paul vers la salle de
0.49 préparation ouvrit l&;armoire centrale et
0.49 prit deux blouses verte tendez les bras
0.49 dit-elle
0.49 elle nooua les cordons de la tunique
0.49 dans son dos et lui posa un calot sur la
0.49 tête l&;entraînant vers la vasque elle
0.49 lui montra comment laver ses mains et
0.49 l&;aida à enfiler une paire de gants
0.49 stérile pendant que Lorine s&;habillait
0.49 Paul se contemplait dans le miroir il se
0.49 trouvait très élégant en tenue de
0.49 chirurgien s&;il n&;avait pas une sainte
0.49 horreur du sang la médecine lui aurait
0.49 convenu à
0.49 merveille lorsque vous aurez fini de
0.49 vous regarder dans la glace vous me
0.49 donnerez un petit coup de main demanda
0.49 Lorine les bras
0.49 tendus Paul l&;aida à se préparer et dès
0.49 qu&;ils furent tous deux vêtus de leur
0.49 combinaison il la suivit à l&;intérieur
0.49 du bloc lui qui s&;en orgueillissait de
0.49 la haute technicité des équipements de
0.49 son cabinet d&;architecture était
0.49 émerveillé par la multitude d&;appareils
0.49 électroniques il s&;approcha du
0.49 neuronavigateur pour en caresser le
0.49 clavier ne touchez pas à ça cria Lorine
0.49 je ne faisais que regarder regardez avec
0.49 vos yeux pas avec vos doigts vous n&;avez
0.49 pas le droit d&;être là si Fernstein me
0.49 voit dans cette salle avec vous je vais
0.49 en prendre pour de bonnes heures de
0.49 réprimande pour iv la voix du vieux
0.49 professeur qui sortait d&;un haut-parleur
0.49 vous avez décidé de saboter votre
0.49 carrière pour contrarier ma retraite ou
0.49 vous agissez par pure
0.49 inconscience Loren se retourna Fernstein
0.49 laa dévisagé depuis le S de préparation
0.49 de l&;autre côté de la
0.49 vitre c&;est vous qui m&;avez fait prêter
0.49 le serment d&;Hippocrate je respecte mes
0.49 engagements voilà tout répondit Lorine
0.49 dans
0.49 l&;intercom fstein se pencha sur la
0.49 console il appuya sur le bouton du micro
0.49 pour s&;adresser à ce médecin qu&;il ne
0.49 connaissait pas
0.49 je lui ai fait jurer de donner son corps
0.49 à la médecine je pense que lorsque les
0.49 générations futures étudieront son
0.49 cerveau la science fera de grands
0.49 progrès dans la compréhension du
0.49 phénomène de l&;entêement ne vous
0.49 inquiétez pas depuis qu&;il m&;a sauvé sur
0.49 la table d&;opération il me prend pour sa
0.49 créature reprit le reine à l&;attention
0.49 de Paul en ignorant totalement
0.49 Fernstein elle s&;empara d&;un rasoir
0.49 stérile dans un tiroir et d&;une paire de
0.49 ciseaux découpa la chemise d&;Arthur et
0.49 en jeta les lambeau dans une corbeille
0.49 Paul ne put rérainer un sourire en la
0.49 voyant débarrasser le torse d&;Arthur de
0.49 toute
0.49 pilosité cette coupe va beaucoup lui
0.49 plaire à son réveil
0.49 dit-il Lorine apposa des électrodes au
0.49 poignet aux chevilles et en SEP points
0.49 autour du cœur d&;Arthur elle relia les
0.49 fils électriques à l&;électrocardiographe
0.49 et vérifia le bon fonctionnement de la
0.49 machine un tracé lent et régulier
0.49 s&;afficha sur l&;écran vert
0.49 luminescent je suis devenu sans grand
0.49 jouet je me fais engueuler si je fais
0.49 trop d&;erreur je me fais engueuler si je
0.49 ne suis pas bon étage au bon moment je
0.49 me fais engueuler si nous ne traitons
0.49 pas assez de patients aux urgences je me
0.49 fais engueuler parce que j&;arrive trop
0.49 vite sur le parking je me fais même
0.49 engueuler parce que j&;ai mauvaise mine
0.49 le jour où j&;étudierai son cerveau la
0.49 médecine fera un grand pas dans la
0.49 compréhension du matchisme chez Les tbib
0.49 Paul tout sauta gêné Fernstein invita
0.49 Lorine à le
0.49 rejoindre je suis en milieu stérilisé
0.49 protesta-t-elle je sais déjà ce que vous
0.49 voulez me dire vous croyez que je me
0.49 suis levé au milieu de la nuit pour le
0.49 seul plaisir de vous passer un savon
0.49 j&;aimerais m&;entretenir avec vous du
0.49 protocole opératoire dépêchez-vous c&;est
0.49 un ordre Lorine fit claquer ses gants et
0.49 sorti du bloc laissant Paul seul en
0.49 compagnie
0.49 d&;Arthur qui est le réanimateur
0.49 demanda-t-elle alors que la porte du sas
0.49 coulissait sur ses glissièr je croyais
0.49 que c&;était ce médecin avec vous non ce
0.49 n&;est pas lui murmura Lorine en
0.49 regardant le bout de ses chaussures
0.49 normanain s&;en occupe elle nous
0.49 rejoindra dans quelques minutes bon vous
0.49 avez réussi à former une équipe quiipe
0.49 de pote au milieu de la nuit dites-moi
0.49 qu&;il ne s&;agit pas d&;une appendicite
0.49 les traits de laorine se détendirent
0.49 elle posa une main sur l&;épaule de son
0.49 vieux
0.49 professeur ponction intracrânienne et
0.49 réduction d&;un hématome soudural à quand
0.49 remontent les premiers saignements 19h
0.49 avec une augmentation probable de
0.49 l&;intensité vers 21h suite à
0.49 l&;absorption d&;une forte dose d&;aspirine
0.49 Fernstein regarda sa montre il était 4h
0.49 du
0.49 matin quel est votre pronostic de
0.49 récupération l&;opérateur du scan est
0.49 optimiste je ne vous ai pas demandé son
0.49 avis mais le vôtre je n&;en sais rien
0.49 pour tout vous dire mais mon instinct me
0.49 dit que ça valait le coup de vous
0.49 réveiller alors si nous ne le sortons
0.49 pas de là je blâmerai votre instinct où
0.49 sont les clichés déjà introduit dans le
0.49 neuronavigateur les périmètres des
0.49 champs opératoires sont établis nous les
0.49 avons envoyés par le DICOM j&;ai allumé
0.49 l&;échographe et initialisé les
0.49 protocoles
0.49 opératoires bien nous devrions pouvoir
0.49 opérer dans le quart d&;heure vous allez
0.49 tenir le coup interrogea le professeur
0.49 en enfilant sa blouse précisez votre
0.49 question le narga Lorine en lui nouant
0.49 les cordons dans le dos je parle de
0.49 votre fatigue c&;est une obsession chez
0.49 vous râa-t-elle en prenant une nouvelle
0.49 paire de gants stéril dans
0.49 l&;armoire si je dirigeais une compagnie
0.49 aérienne je m&;inquiéterai de la
0.49 vigilance de mes pilotes ne vous
0.49 inquiétez pas j&;ai les pieds sur terre
0.49 alors qui est ce chirurgien dans la
0.49 salle d&;opération je ne le reconnais pas
0.49 sous son calot questionna fstein en se
0.49 lavant les mains c&;est une longue
0.49 histoire dit-elle embarrassée il va s&;en
0.49 aller il est juste venu m&;aider quelle
0.49 est sa spécialité n ne saurons pas trop
0.49 ce soir toute aide sera la bienvenue
0.49 psychiatre Fernstein resta interloqué
0.49 Norma entra dans la salle de préparation
0.49 elle aida le professeur à enfiler ses
0.49 gants et ajusta le reste de sa tenue
0.49 l&;infirmière regarda le vieux professeur
0.49 fier de son élégance Fernstein se pencha
0.49 à l&;oreille de son élève et murmura
0.49 elle qu&;en vieillissant je ressemble à
0.49 chunne connerie et Lorine pu voir le
0.49 sourire qui s&;étirait sous le masque du
0.49 chirurgien le docteur Lorenzo granelli
0.49 réanimateur réputé fit une entrée
0.49 fracassante installé depuis 20 ans en
0.49 Californie titulaire d&;une chair au
0.49 centre hospitalier universitaire il ne
0.49 s&;était jamais départi de cet accent
0.49 élégant et ensoleillé qui soulignait ses
0.49 origines
0.49 vénitiennes alors s&;exclama-t-il les
0.49 bras grands ouverts qu&;est-ce donc que
0.49 cette urgence qui ne peut pas attendre
0.49 l&;équipe entra dans le bloc au grand
0.49 étonnement de Paul chacun le salua en
0.49 l&;appelant docteur du regard Lorine lui
0.49 suggéra fermement de sortir mais alors
0.49 qu&;il se dirigeait vers la porte du sas
0.49 l&;anesthésiste lui demanda de l&;aider à
0.49 installer la poche de perfusion granelly
0.49 regarda perplexe les gouttes qui
0.49 perlaient sous le calot de
0.49 Paul mon petit doigt me dit que vous
0.49 avez déjà chaud cher
0.49 collègue Paul répondit d&;un mouvement de
0.49 tête et accrocha tremblotant le sac de
0.49 plasma à la perche de son côté Lorine
0.49 exposait rapidement la situation au
0.49 reste de l&;équipe elle fit défiler sur
0.49 l&;écran de l&;ordinateur les différentes
0.49 coupes du
0.49 scanner je demanderai une nouvelle
0.49 échographie lorsque nous aurons soulagé
0.49 la pression intracranienne Fernstein se
0.49 détourna de l&;écran et s&;approcha du
0.49 patient en découvrant le visage d&;Arthur
0.49 il recula d&;un pas et remercia le ciel
0.49 que le masque chirurgical qu&;il portait
0.49 dissimule ses
0.49 traits tout va bien lui demanda Norma
0.49 qui ressentait le trouble du professeur
0.49 Fernstein s&;écarta de la table
0.49 d&;opération comment ce jeunehomme est-il
0.49 arrivé chez nous c&;est une histoire qui
0.49 vous semblera difficile à croire
0.49 répondit Lorine d&;une voix à peine
0.49 audible nous allons avoir tout le temps
0.49 de l&;entendre insista-t-il en prenant
0.49 place derrière le
0.49 neuronavigateur Lorine expliqua le
0.49 parcours chaotique qui avait conduit
0.49 Arthur pour la deuxième fois aux
0.49 urgences du Mémorial Hospital et l&;avait
0.49 soustrait aux mains malheureuses de
0.49 Brisson
0.49 pourquoi ne pas avoir pratiqué un
0.49 contrôle neurologique plus approfondi
0.49 lorsque vous l&;avez examiné la première
0.49 fois demanda Fernstein en vérifiant le
0.49 bon fonctionnement de son appareil il
0.49 n&;y avait pas de traumatisme crânien pas
0.49 de perte de connaissance le bilan
0.49 neuromoteur était satisfaisant nous
0.49 avons pour consigne de limiter les
0.49 examens inutilement coûteux vous n&;avez
0.49 jamais respecté les consignes ne me
0.49 dites pas que vous avez subitement
0.49 décidé de vous y plier aujourd&;hui pour
0.49 une première fois ce ne serait vraiment
0.49 pas de chance je n&;avais aucune raison
0.49 d&;être inquiète et Brisson fidèle à
0.49 lui-même rétorqua Lorine il vous a
0.49 laissé emmener son patient pas
0.49 vraiment Paul simula une incroyable
0.49 quinte de tout toute l&;équipe
0.49 chirurgicale le regarda granelli
0.49 abandonna son poste et vint lui tapoter
0.49 le dos vous êtes sûr que vous allez bien
0.49 cher confrère Paul rassura
0.49 l&;anesthésiste d&;un signe de la tête et
0.49 s&;éloigna de lui alors voilà une
0.49 excellente nouvelle s&;exclama Granell
0.49 maintenant et tout à fait
0.49 confidentiellement si vous pouviez
0.49 éviter de badigeonner cette pièce de vos
0.49 baciles le corps médical dont je fais
0.49 partie vous en serez infiniment
0.49 reconnaissant je parle au nom de ce cher
0.49 patient qui souffre déjà à l&;idée que
0.49 vous vous approchiez de lui Paul qui
0.49 avait l&;impression qu&;une colonie de
0.49 fourmis avait élu domicile dans ses
0.49 jambes se rapprocha de Lorine et murmura
0.49 à son oreille
0.49 suppliant sortez-moi d&;ici avant que ça
0.49 ne commence je ne supporte pas la vue du
0.49 sang je fais de mon mieux chuchota la
0.49 jeune interne ma vie se transforme
0.49 calvaire quand vous êtes réunis tous les
0.49 deux si un jour vous pouviez essayer de
0.49 vous fréquenter un tout petit peu comme
0.49 tout le monde ça m&;arrangerait beaucoup
0.49 de quoi parlez-vous demanda Lorine
0.49 étonné je me comprends trouvez-moi un
0.49 moyen de quitter cet endroit avant que
0.49 je tourne de l&;œil Lorine s&;écarta de
0.49 Paul vous êtes prêts demanda-t-elle à
0.49 granelli plus près serait presque
0.49 impossible ma chère j&;attends le signal
0.49 répondit
0.49 l&;anesthésiste encore quelques minutes
0.49 annonça
0.49 Fernstein Norma posa le champ opératoire
0.49 sur la tête d&;Arthur son visage disparut
0.49 sous un linge vert Fernstein voulait
0.49 vérifier une dernière fois les cliché il
0.49 se retourna vers le panneau rétroéclairé
0.49 mais ce dernier était vierge de toute
0.49 image il fustigea laorine du regard
0.49 elles sont restées de l&;autre côté de la
0.49 vitre je suis désolé Lorine ressortit de
0.49 la pièce pour chercher les planches d&;M
0.49 la porte du bloc opératoire se referma
0.49 pendant que Norma apaisait Fernstein
0.49 d&;un sourire
0.49 complice tout cela est inadmissible
0.49 dit-il en prenant les poignées du
0.49 neuronavigateur
0.49 elle nous réveille au milieu de la nuit
0.49 personne n&;est prévenu de cette
0.49 intervention nous avons à peine eu le
0.49 temps de nous préparer il y a quand même
0.49 un minimum de procédures à respecter
0.49 dans cet hôpital mais mon cher collègue
0.49 s&;exclama granelli le talent s&;exprime
0.49 souvent dans la spontanéité de la
0.49 prévue tous les visages se tournèrent
0.49 vers l&;anesthésiste granelli tout sauta
0.49 enfin quelque chose comme ça
0.49 non les portes de la salle de
0.49 préparation où Lorine recueillait les
0.49 derniers compte-rendus d&;analyse
0.49 s&;ouvrirent brusquement un policier en
0.49 uniforme précédait un inspecteur de
0.49 police Lorine reconnut aussitôt le
0.49 médecin en blouse qui la pointait du
0.49 doigt c&;est elle arrêtez-la tout de
0.49 suite comment êtes-vous arrivé jusquel
0.49 demanda Lorine stupéfaite au policier il
0.49 semblait y avoir urgence nous l&;avons
0.49 emmené avec nous pour qu&;Il nous guide
0.49 répondit l&;inspecteur en désignant
0.49 brissant je suis venu assister à votre
0.49 interpellation pour tentative
0.49 d&;assassinat séquestration de médecin
0.49 dans l&;exercice de ses fonctions
0.49 enlèvement d&;un de ses patients et vol
0.49 d&;une ambulance si vous le permettez
0.49 docteur je vais faire mon métier reprit
0.49 l&;inspecteur Eric Bram à l&;attention de
0.49 Brisson il demanda à Lorine si elle
0.49 reconnaissait les faits elle inspira
0.49 profondément et jura qu&;elle n&;avait agi
0.49 que dans l&;intérêt du blessé il
0.49 s&;agissait d&;un cas de légitime
0.49 défense l&;inspecteur Bram était désolé
0.49 il ne lui appartenait pas de juger de
0.49 cela et il n&;avait d&;autre choix que de
0.49 lui passer les menotes
0.49 c&;est vraiment nécessaire suppplia
0.49 leorine c&;est la loi jubila Brisson j&;en
0.49 ai une deuxième paire si vous parlez
0.49 encore une fois à ma place dit
0.49 l&;inspecteur je vous embarque pour
0.49 usurpation de la fonction d&;agent de la
0.49 force publique ça existe ce délit
0.49 demanda l&;interne vous voulez le
0.49 vérifier répondit Bram d&;un ton ferme
0.49 Brisson recula d&;un pas laissant le
0.49 policier pour suivre son
0.49 interrogatoire qu&;avez-vous fait de
0.49 l&;ambulance
0.49 elle est sur le parking je l&;urai ramené
0.49 au petit matin le haut-parleur crépita
0.49 Lorine et le policier se retournèrent
0.49 pour voir Fernstein qui s&;adressait à
0.49 eux depuis le bloc
0.49 opératoire pouvez-vous me dire ce qui se
0.49 passe les joues de la jeune neurologue
0.49 avait viré au pourpre elle se pencha sur
0.49 le pupitre les épaules lourdes et appuya
0.49 sur la touche de
0.49 l&;interphone pardon
0.49 murmura-t-elle je suis tellement désolé
0.49 est-ce que cette intrusion policière a
0.49 un rapport avec le patient qui se trouve
0.49 sur cette table
0.49 en quelque sorte à voie Lorine Granell
0.49 s&;approcha de la vitre s&;agit-il d&;un
0.49 bandit demanda-t-il presque
0.49 extatique non répondit Lorine tout est
0.49 de ma faute je suis tellement confuse ne
0.49 soyez pas confuse reprit l&;anesthésiste
0.49 moi-même lorsque j&;avais votre âge j&;ai
0.49 fait deux ou trois plaisanteries qui
0.49 m&;ont valu quelques soirées en compagnie
0.49 des carabini leurs costumes sont bien
0.49 plus élégants que ceux de votre police
0.49 d&;ailleurs le réanimateur fut coupé dans
0.49 élan par l&;inspecteur Bram qui
0.49 s&;approcha du micro elle a volé une
0.49 ambulance et enlevé ce patient dans un
0.49 autre hôpital toute seule s&;exclama
0.49 l&;anesthésiste au comble de l&;excitation
0.49 mais cette fille était patente elle
0.49 avait un complice souffla Brisson je
0.49 suis certain qu&;il est dans le hall il
0.49 faut l&;embarquer lui aussi Fernstein et
0.49 Norma se tournèrent vers le seul médecin
0.49 qui ne s&;était toujours pas présenté
0.49 mais à leur grande surprise il avait
0.49 disparu recroquevillé dans le comp qui
0.49 se trouvait sous la table d&;opération
0.49 Paul ne comprenait pas comment sa soirée
0.49 avait pu virer à un tel cauchemar il y a
0.49 quelques heures il était un homme
0.49 heureux et serein qui dîit en compagnie
0.49 d&;une femme
0.49 ravissante Fernstein s&;approcha de la
0.49 vitre et demanda à Lorine pourquoi elle
0.49 avait commis un acte aussi stupide son
0.49 élève releva la tête et le regarda les
0.49 yeux pleins de tristesse Brisson allait
0.49 le tuer bonsoir professeur dit le jeune
0.49 interne ravi je veux récupérer mon
0.49 patient tout de suite je vous interdis
0.49 de commencer cette intervention je le
0.49 ramène avec moi j&;en doute fort objecta
0.49 Fernstein furieux monsieur le professeur
0.49 je vous invite à laisser faire le
0.49 docteur Brisson dit l&;inspecteur de
0.49 police
0.49 embarrassé granelly recula à pas feutrer
0.49 jusqu&;à la table d&;intervention il
0.49 vérifia la condition d&;Arthur et
0.49 débrancha une électrode à son poignet
0.49 aussitôt le signal d&;alarme de
0.49 l&;électrocardiographe retentit granelli
0.49 leva les bras au ciel
0.49 et voilà on parle on parle et ce jeune
0.49 homme va de plus en plus mal à moins que
0.49 ce monsieur qui nous enquikine ne prenne
0.49 la responsabilité de l&;aggravation
0.49 inévitable de la condition de notre
0.49 malade je pense qu&;il serait temps
0.49 d&;opérer de toute façon l&;anesthésie a
0.49 déjà commencé et il n&;est plus
0.49 transportable conclut-t-il
0.49 triomphal le masque chirurgical de
0.49 Norman pouvait cacher son sourire
0.49 Brisson foudrage pointa un doigt rageur
0.49 vers
0.49 Fernstein vous me le prez tous Je je
0.49 crois que nous n&;avons pas fini de faire
0.49 nos comptes jeune homme maintenant
0.49 partez d&;ici et laissez-nous travailler
0.49 ordonna le professeur en se retournant
0.49 sans adresser le moindre regard à
0.49 Lorine l&;inspecteur Bram rangea sa paire
0.49 de menotte et prit la jeune neurologue
0.49 par le bras Brisson leur emboî le
0.49 pas le moins que l&;on puisse dire reprit
0.49 granelli en remettant l&;électrode au
0.49 poignet d&;Arthur c&;est que cette soirée
0.49 est très
0.49 original le renronnement des appareils
0.49 recouvrit le silence qui s&;installa dans
0.49 la salle d&;opération
0.49 le liquide anesthésiant descendit le
0.49 long du tube de perfusion et entra dans
0.49 les veines d&;Arthur granelli vérifia la
0.49 saturation des gaz sanguins et fit signe
0.49 à Fernstein que l&;intervention pouvait
0.49 enfin
0.49 [Musique]
0.49 commencer Loren avait pris place à bord
0.49 de la voiture banalisée de l&;inspecteur
0.49 Eric Bram Brisson était monté dans celle
0.49 du policier en uniforme au croisement de
0.49 California Street les deux véhicules se
0.49 séparèrent Brisson rentrait finir sa
0.49 garde au San Pedro il viendrait signer
0.49 sa plainte dans la
0.49 matinée il était vraiment en danger
0.49 demanda l&;inspecteur il est toujours
0.49 répondit Lorine depuis la banquette
0.49 arrière et ce Brisson y est pour quelque
0.49 chose ce n&;est pas lui qui l&;a projeté
0.49 dans une vitrine mais disons que son
0.49 incompétence a aggravé la situation
0.49 alors vous lui avez sauvé la vie
0.49 j&;allais l&;opérer quand vous m&;avez
0.49 arrêté et vous faites ce genre de chose
0.49 pour tous vos patients
0.49 oui et non enfin essayez de les sauver
0.49 oui les enlever dans un autre hôpital
0.49 non vous avez pris tous ces risques pour
0.49 un inconnu poursuivit l&;inspecteur là
0.49 vous m paté ce n&;est pas ce que vous
0.49 faites tous les jours dans votre métier
0.49 prendre des risques pour des Inconnus Si
0.49 mais moi je suis policier moi
0.49 médecin la voiture entra dans Chinatown
0.49 Lorine pria l&;officier d&;ouvrir la
0.49 fenêtre ce n&;était pas vraiment
0.49 réglementaire mais il accepta ce soir il
0.49 en avait assez du
0.49 règlement ce type était très
0.49 antipathique mais je n&;avais pas le
0.49 choix vous comprenez Lorine ne répondit
0.49 pas la tête penchée à la fenêtre elle
0.49 respira l&;air marin qui gagnait les
0.49 quartiers Est de la
0.49 ville j&;aime cet endroit plus que tout
0.49 dit-elle dans d&;autres circonstances je
0.49 vous auraiis emmené manger le meilleur
0.49 Canar laqu du monde chez les Frères Tang
0.49 vous connaissez l&;endroit c&;est ma
0.49 cantine enfin c&;était depuis 2 ans je
0.49 n&;ai plus eu le temps d&;y mettre les
0.49 pieds vous êtes inquiète je préférerais
0.49 être avec eux dans la salle d&;opération
0.49 mais Fernstein est le meilleur
0.49 neurochirurgien de cette ville alors non
0.49 je ne devrais pas être soucieuse vous
0.49 avez déjà réussi à répondre à une
0.49 question seulement par oui ou par non
0.49 elle sourit vous avez vraiment fait ce
0.49 coupl toute seule reprit l&;inspecteur
0.49 oui la voiture se rangea sur le parking
0.49 du 7e district l&;inspecteur Bram aida
0.49 Lorine à descendre du véhicule dès
0.49 qu&;ils entrèrent dans le commissariat il
0.49 confia sa passagère à l&;officier de
0.49 permanence
0.49 Natalia n&;aimait pas passer la nuit loin
0.49 de son compagnon mais les heures entre
0.49 minuit et 6h du matin comptaient double
0.49 plus que 3 mois et elle aussi prendrait
0.49 sa retraite son vieux flic bourru lui
0.49 avait promis de l&;emmener faire ce grand
0.49 voyage dont elle rêvait depuis tant
0.49 d&;années à la fin de l&;automne il
0.49 s&;envolerait pour l&;Europe elle
0.49 l&;embrasserait sous la tourfel il
0.49 visiterait Paris et il partirait à
0.49 Venise pour s&;unir enfin devant Dieu en
0.49 amour la patience à ses vertus il n&;y
0.49 aurait aucune cérémonie ils entreraient
0.49 simplement tous les deux dans une petite
0.49 chapelle la ville en comptait des
0.49 dizaines Natalia entra dans la salle
0.49 d&;interrogatoire pour relever l&;identité
0.49 de Lauren Klein une interne en
0.49 neurochirurgie qui avait dérobé une
0.49 ambulance et enlevé un patient dans un
0.49 hôpital chapitre
0.49 [Musique]
0.49 11 Natalia posa son blocne sur la
0.49 table j&;ai vu des choses originales dans
0.49 mon métier mais là vous battez un record
0.49 dit-elle en prenant la cafetière sur le
0.49 réchaud
0.49 elle regarda longuement Lorine en 30 ans
0.49 de carrière elle avait assisté à un
0.49 grand nombre d&;interrogatoires et
0.49 pouvait juger de la sincérité d&;un
0.49 prévenu en moins de temps qu&;il en avait
0.49 fallu à ce dernier pour commettre son
0.49 délit la jeune interne décida de
0.49 coopérer hormis la complicité de Paul
0.49 elle n&;avait rien à cacher elle assumait
0.49 ses actes si une situation identique se
0.49 représentait elle adopterait la même
0.49 attitude une demi-heure s&;écoula Lorine
0.49 racontait Natalia l&;écoutait resservant
0.49 du café de temps à
0.49 autre vous n&;avez pas noté un mot de ma
0.49 déposition répondit Lorine je n&;étais
0.49 pas là pour ça un inspecteur viendra
0.49 demain matin je vous recommande
0.49 d&;attendre un avocat avant de raconter à
0.49 quiconque d&;autre ce que vous venez de
0.49 me dire votre patient a-t-il des chances
0.49 de s&;en sortir on ne le saura qu&;à la
0.49 fin de l&;intervention pourquoi
0.49 si Lorine lui avait vraiment sauvé la
0.49 vie Natalia pensait que cela
0.49 dissuaderait probablement les
0.49 administrateurs du mission San Pedro de
0.49 se porter partie civile il n&;y a aucun
0.49 moyen de me laisser sortir le temps de
0.49 l&;opération je jure de me représenter
0.49 ici demain matin il faudra d&;abord qu&;un
0.49 juge fixe le montant de votre caution
0.49 dans le meilleur des cas il vous recevra
0.49 dans le courant de l&;après-midi sauf si
0.49 votre collègue retirait sa plainte n&;y
0.49 comptez pas il n&;a pas pu m&;avoir quand
0.49 nous étions à la Faculté vous pensez
0.49 bien qu&;il tient la sa revanche vous
0.49 vous connaissiez j&;ai eu à le supporter
0.49 comme voisin de banc en 4e année et il
0.49 prenait un peu trop de place le jour où
0.49 il a posé ses mains sur mes cuisses je
0.49 l&; a conduit assez brusquement mais
0.49 encore je peux vous raconter ça sans la
0.49 présence de mon avocat rétorqua lurine
0.49 d&;un ton amusé je l&;ai giflé en plein
0.49 cours de biologie moléculaire la claque
0.49 a raisonné dans tout l&;amphithéâtre à
0.49 l&;académie de police je me souviens
0.49 d&;avoir me noté un jeune inspecteur qui
0.49 avait essayé de m&;embrasser de façon un
0.49 peu cavalière il a passé une très
0.49 mauvaise nuit à à la portière de sa
0.49 voiture et vous ne l&;avez jamais
0.49 recroisé nous allons bientôt nous
0.49 marier Natalia s&;excusa auprès de Lorine
0.49 mais le règlement l&;obligeait à
0.49 l&;enfermer Lorine regarda le réduit
0.49 grillagé au fond de la salle
0.49 d&;interrogatoire c&;est calme ce soir
0.49 reprit Natalia je vais laisser la
0.49 cellule ouverte si vous entendez des pas
0.49 enfermez-vous toute seule sinon c&;est
0.49 moi qui auraai des ennuis il y a du café
0.49 dans le tiroir sous le réchaud et des
0.49 tasses dans le petit placard ne faites
0.49 pas de
0.49 bêtises le la remercia Natalia quitta la
0.49 pièce et retourna à son bureau elle prit
0.49 le registre de nuit pour y reporter
0.49 l&;identité de la jeune femme interpellée
0.49 et conduite au 7e district à
0.49 [Musique]
0.49 4h35 quelle heure est-il demanda
0.49 Fernstein vous êtes fatigué répondit
0.49 Norma je ne vois pas pourquoi je le
0.49 serai j&;ai été réveillé au milieu de la
0.49 nuit et j&;opère depuis plus d&;une heure
0.49 bougonna le vieux chirurgien les ne font
0.49 pas des chats n&;est-ce pas ma chère
0.49 Norma reprit
0.49 l&;anesthésiste quel est le sens de votre
0.49 propos cher confrère interrogea
0.49 Fernstein je me demandais où votre élève
0.49 avait acquis ce phrasé si particulier
0.49 faut-il en déduire que vos étudiants
0.49 pratiqueront la médecine avec un léger
0.49 accent italien
0.49 Fernstein introduisit un drain par
0.49 l&;incision pratiquée dans le crâne
0.49 d&;Arthur déjà le sang s&;épenchait dans
0.49 le tube l&;hématôes sdural commençaient
0.49 enfin à se résorber
0.49 une fois les MICR dissections côérisé il
0.49 resterait à s&;attaquer à la petite
0.49 malformation vasculaire la sonde du
0.49 neuronavigateur avançait millimètres par
0.49 millimètre les vaisseaux sanguins
0.49 apparaissaient sur le moniteur de
0.49 contrôle sembla à des rivières
0.49 souterraines l&;extraordinaire voyage au
0.49 centre de l&;intelligence humaine se
0.49 déroulait pour l&;instant sans
0.49 encombre pourtant de part et d&;autre de
0.49 la prou du navigateur s&;étendait
0.49 l&;immensité grise de la matière
0.49 cérébelleuse tel un amas nuageux par
0.49 couru de millions
0.49 d&;éclairs minute après minute la sonde
0.49 se frayait une voix vers son objectif
0.49 final mais il faudrait encore beaucoup
0.49 de temps avant qu&;elle n&;atteigne les
0.49 veines cérébrales
0.49 [Musique]
0.49 internes Natalia reconnut les pas qui
0.49 grimpaient l&;escalier la tête de
0.49 l&;inspecteur pilgaise apparut dans
0.49 l&;entrebaillement de la porte les
0.49 cheveux en bataille le visage grisé par
0.49 la barbe naissante il posa un petit
0.49 paquet blanc fermé d&;un ruban marron
0.49 qu&;est-ce que c&;est demanda Natalia
0.49 curieuse un homme qui n&;arrive pas à
0.49 dormir quand tu n&;es pas dans son lit je
0.49 te manque à ce point-là pas toi mais ta
0.49 respiration elle me berce tu vas y
0.49 arriver un jour j&;en suis certaine à
0.49 quoi à me dire simplement que tu ne peux
0.49 plus vivre sans
0.49 moi le vieil inspecteur s&;assit sur le
0.49 bureau de Natalia il sortit son paquet
0.49 de cigarette de sa poche pour en porter
0.49 une à ses lèvres
0.49 puisque tu es en service actif pour
0.49 quelques mois encore je vais
0.49 exceptionnellement te faire partager le
0.49 fruit d&;une expérience rudement acquise
0.49 sur le terrain pour arriver à une
0.49 conclusion tu dois regrouper tes indices
0.49 dans le cas qui te préoccupe tu es en
0.49 face d&;un type à la soixantaine bien
0.49 tassé qui a quitté New York pour
0.49 partager ta vie le même bonhomme sort de
0.49 son lit quit aussi le tien à 4h du matin
0.49 il traverse la ville en voiture alors
0.49 qu&;il n&;y voit rien la nuit s&;arrête
0.49 pour t&;acheter des beigners alors que
0.49 son taux de cholestérol lui interdit de
0.49 fréquenter le trottoir d&;une pâtisserie
0.49 ce sont des beignets au sucre dans ce
0.49 paquet et il vient te déposer sur ton
0.49 bureau tu as besoin d&;une déposition en
0.49 plus j&;aimerais quand même que tu passes
0.49 aux aveux Natalia ôta la cigarette
0.49 coincée entre les lèvres de pilgy et
0.49 l&;échangea contre un
0.49 baiser c&;est pas mal du tout ça tu
0.49 progresses dans ton enquête reprit le
0.49 policier à la retraite tu me rends ma
0.49 cigarette tu es dans un établissement
0.49 public c&;est interdit à part toi et moi
0.49 je vois pas grand monde détrompe-toi il
0.49 y a une jeune femme dans la cellule 2
0.49 elle est allergique au tabac elle est
0.49 toutbibe vous avez coffré un médecin
0.49 qu&;est-ce qu&;elle a fait une histoire à
0.49 dormir debout j&;aurais décidément tout
0.49 vu dans ce métier elle a piqué une
0.49 ambulance et enlevé un patient dans le
0.49 Comat Natalia n&;avait pas eu le temps de
0.49 terminer sa phrase pilgais s&;était levé
0.49 d&;un bon et se dirigeait d&;un pas décidé
0.49 dans le
0.49 couloir George cria-t-elle tu es à la
0.49 retraite mais l&;inspecteur ne se
0.49 retourna pas et ouvrit la porte de la
0.49 salle
0.49 d&;interrogatoire j&;ai comme un
0.49 pressentiment marmonna-t-il en refermant
0.49 la porte derrière
0.49 [Musique]
0.49 lui je crois que nous ne sommes plus
0.49 très loin dit Fernstein en faisant
0.49 pivoter la poignée du robot
0.49 l&;anesthésiste se pencha sur son écran
0.49 et augmenta aussitôt le débit
0.49 d&;oxygène vous avez un problème demanda
0.49 le chirurgien la saturation baisse
0.49 laissez-moi quelques minutes avant de
0.49 continuer l&;infirmière s&;approcha de la
0.49 pâre elle régla le débit de la perfusion
0.49 et vérifia les tubes d&;admission d&;air
0.49 qui entrait dans le nez
0.49 d&;Arthur tout est en place dit-elle cela
0.49 semble se stabiliser reprit granelli
0.49 d&;une voix plus calme je peux continuer
0.49 demanda fenstein
0.49 oui mais je ne suis pas tranquille je ne
0.49 sais pas si cet homme a des antécédent
0.49 cardiaque je vais passer un second drain
0.49 l&;hématome est un peu encaloté
0.49 la tension d&;Arthur avait chuté les
0.49 constantes affichées sur l&;écran
0.49 n&;étaient pas alarmantes mais de nature
0.49 à maintenir l&;anesthésiste en état
0.49 d&;alerte la composition des gaz sanguins
0.49 n&;était pas des plus
0.49 satisfaisantes plutôt nous le
0.49 réveillerons et mieux ce sera il ne
0.49 réagit pas bien au diprivant reprit
0.49 granelli le tracé de
0.49 l&;électrocardiogramme marqua une
0.49 nouvelle inflexion l&;onde Q était
0.49 anormal Norma retint son souffle en
0.49 regardant le petit moniteur mais le
0.49 tracé vert reprit ses ondulations
0.49 régulières nous ne sommes pas passés
0.49 loin dit l&;infirmière en reposant les
0.49 poignés du
0.49 défibrillateur j&;aurais souhaité une
0.49 échographie de comparaison dit à son
0.49 tour fstein hélas il nous manque un
0.49 médecin ce soir mais qu&;est-ce qu&;elle
0.49 fait bon sang ils vont quand même pas la
0.49 garder toute la nuit et fstein se jura
0.49 de s&;occuper personnellement de ce
0.49 crétin de
0.49 [Musique]
0.49 Brison Lorine alla s&;asseoir sur la
0.49 banquette au fond de la cage grillagée
0.49 pilgais ouvrit la porte sourit en
0.49 remarquant que la serrure n&;était pas
0.49 fermée et se dirigea vers la desserte il
0.49 prit la cafetière et se servit une
0.49 tasse je ne dis rien pour la cellule et
0.49 vous ne dites rien pour le lait j&;ai du
0.49 cholestérolle elle serait furieuse elle
0.49 n&;aurait pas tort quel taux les
0.49 spécificités du décor qui vous entoure
0.49 vous échappe je ne suis pas venu pour
0.49 une consultation vous prenez vos
0.49 médicaments au moins il me coupe
0.49 l&;appétit et j&;aime manger demander un
0.49 changement de traitement pilgais
0.49 parcourut le rapport de police le
0.49 compte-rendu de Natalia était vierge
0.49 elle doit vous trouver sympathique que
0.49 voulez-vous elle est comme ça elle a ses
0.49 têtes de qui parlez-vous de ma femme
0.49 c&;est elle qui a oublié de reporter vos
0.49 déclarations et c&;est elle qui a aussi
0.49 oublié de refermer la grille de votre
0.49 cellule c&;est fou ce qu&;elle devient
0.49 distraite avec l&;âge et qui était ce
0.49 patient que vous avez enlevé un certain
0.49 Arthur Ashby si ma mémoire est bonne
0.49 pillgaz leva les bras au ciel il avait
0.49 l&;air
0.49 consterné pas si bonne que ça si vous
0.49 voulez mon avis vous pourriez être plus
0.49 clair interrogea Lorine il a déjà failli
0.49 gâcher mes derniers mois de service ne
0.49 me dites pas que vous avez décidé de
0.49 prendre la relève et de me pourir ma
0.49 retraite je n&;ai pas la moindre idée de
0.49 ce dont vous me parlez c&;est bien ce que
0.49 je craignais soupira l&;inspecteur et où
0.49 est-il au Mémorial hospital au bloc
0.49 opératoire de neurochirurgie là où je
0.49 devrais me trouver en ce moment au lieu
0.49 de perdre montant dans ce commissariat
0.49 j&;ai proposé à votre femme de me laisser
0.49 y retourner en lui promettant de revenir
0.49 dès l&;intervention achevée mais elle n&;a
0.49 pas voulu l&;inspecteur se releva pour
0.49 aller remplir sa tasse il tourna le dos
0.49 à Lorine et versa une cuillère de sucre
0.49 en poudre dans le
0.49 breuvage il manquerait plus que ça
0.49 dit-il d&;une voix qui couvrait le bruit
0.49 de la cuillère elle est à 3 mois de la
0.49 fin de sa carrière et nous avons déjà
0.49 nos billets pour Paris je sais que c&;est
0.49 presque un sport chez vous deux mais
0.49 vous nalz pas ça en l&;air aussi
0.49 je n&;ai pas le souvenir que nous nous
0.49 soyons déjà rencontré et je ne comprends
0.49 rien à vos petites remarques vous pouvez
0.49 m&;éclairer
0.49 pilgise posa un gobelet de café sur la
0.49 table et le poussa devant
0.49 Lorine faites attention c&;est brûlant
0.49 buvez ça et je vous emmène j&;ai causé
0.49 pas mal d&;ennui aux gens autour de moi
0.49 ce soir vous êtes sûr que je suis à la
0.49 retraite depuis 4 ans qu&;est-ce que vous
0.49 voulez qu&;il me fasse maintenant ils
0.49 m&;ont déjà piqué mon job alors je peux
0.49 vraiment retourner là-bas têtu et sourde
0.49 pourquoi vous faites ça vous êtes
0.49 médecin votre vre métier de soigner des
0.49 gens je suis flic faisons en sorte que
0.49 les questions restent ma prérogative
0.49 partons je dois vous ramener ici avant
0.49 la relève qui a lieu dans
0.49 4h Lorine suivit le policier dans le
0.49 couloir Natalia leva la tête et regarda
0.49 son
0.49 compagnon qu&;est-ce que tu fais tu as
0.49 laissé la porte de la cage ouverte et
0.49 l&;oiseau s&;envole ma chérie tu veux rire
0.49 toi qui te plains que je ne le fais
0.49 jamais je viens te chercher à la fin de
0.49 ton service et j&;en profiterai pour
0.49 ramener la
0.49 petite pilegise ouvrit la portière à
0.49 Lorine il contourna le véhicule et
0.49 s&;installa derrière le volant de la
0.49 Mercury Grand Marquis un parfum de cuir
0.49 fauve flottait dans l&;habitacle
0.49 elle sent un peu le neuf mais ma vieille
0.49 Toronado a rendu l&;â cet hiver vous
0.49 auriez dû entendre le bruit de ces 385
0.49 chevaux qui galopaient sous son capot on
0.49 a fait quelques belles poursuites elle
0.49 et moi vous aimez les vieilles voitures
0.49 non c&;était juste pour faire la
0.49 conversation une pluie fine se mit à
0.49 tomber sur la ville une de petites
0.49 gouttes se déposait sur le pare-brise en
0.49 un voile
0.49 brillant je sais que je n&;ai pas le
0.49 droit de vous poser des questions mais
0.49 pourquoi m&;avez-vous sorti de ma cellule
0.49 vous l&;avez dit vous-même vous serez
0.49 plus utile dans votre hôpital qu&;à boire
0.49 du mauvais café dans mon commissariat et
0.49 vous avez un sens aigu de l&;utilité
0.49 publique vous préférez que je vous
0.49 ramène au poste les trottoirs deser
0.49 luisaient dans la
0.49 nuit et vous reprit-il pourquoi
0.49 avez-vous fait tout ça cette nuit un
0.49 sens aigu du devoir
0.49 Lorine se tue et tourna la tête vers la
0.49 fenêtre je n&;en ai pas la moindre idée
0.49 le vieil inspecteur sortit son paquet de
0.49 cigarettes ne vous inquiétez pas je fume
0.49 plus depuis 2 ans je me contente de les
0.49 mastiquer c&;est bien vous prolongez
0.49 votre espérance de vie je ne sais pas si
0.49 je vais vivre plus vieux mais en tout
0.49 cas entre la retraite mon régime contre
0.49 le cholestérol et l&;arrête du tabac le
0.49 temple paraît déjà beaucoup plus long il
0.49 jeta sa cigarette par la fenêtre Lorine
0.49 enclencha les essuglaces
0.49 vous est-il arrivé de vous sentir bien
0.49 en compagnie de quelqu&;un que vous ne
0.49 connaissiez pas une femme est arrivée un
0.49 jour dans le commissariat à manatan où
0.49 j&;étais jeune inspecteur elle s&;est
0.49 présenté à moi mon bureau était près de
0.49 l&;entrée elle venait d&;être affectée au
0.49 dispatching pendant toutes ces années où
0.49 je sillonnait les rues de Midtown elle
0.49 était cette voix qui crépitait dans ma
0.49 radio de bord je me débrouillais pour
0.49 que mes heures de service collent avec
0.49 les siennes j&;étais dingue d&;elle comme
0.49 je ne la voyais que très rarement
0.49 j&;avais tendance à interpeller un peu
0.49 n&;importe qui pour n&;importe quoi ça
0.49 lement pour revenir au commissariat et
0.49 déférer mon détenu devant elle elle a
0.49 repéré mon manège assez vite et m&;a
0.49 proposé d&;aller boire un verre avant que
0.49 je ne coffre le buraliste au coin de la
0.49 rue pour vente d&;allumette humide nous
0.49 sommes allés dans un petit café derrière
0.49 le commissariat on s&;est assis à une
0.49 table et voilà voilà quoi questionna
0.49 Lorine amusée si j&;en allume une vous ne
0.49 direz rien de bouffé et vous l&; jetez
0.49 marcher
0.49 conclu le policier porta une nouvelle
0.49 cigarette à sa bouche il appuya sur la
0.49 cigar et reprit son récit il avait
0.49 quelques collègues au comptoir du bar il
0.49 faisait semblant de pas nous voir mais
0.49 nous savions elle et moi que dès le
0.49 lendemain ça jaserait j&;ai mis du temps
0.49 à m&;avouer que je ressentais un manque
0.49 quand elle était pas au commissariat
0.49 j&;ai répondu à votre question maintenant
0.49 et quand vous avez compris ça qu&;est-ce
0.49 que vous avez fait j&;ai continué à
0.49 perdre beaucoup de temps répondit
0.49 l&;inspecteur un silence s&;installa à
0.49 bord pilgais fixait la route cet homme
0.49 que j&;ai en lev je l&;ai à peine vu je
0.49 l&;ai examiné brièvement il est reparti
0.49 avec sa drôle de mine et son air un peu
0.49 perdu et puis son ami m&;a téléphoné les
0.49 nouvelles n&;étaient pas très bonne
0.49 l&;inspecteur tourna lentement la tête je
0.49 ne peux pas vous expliquer pourquoi
0.49 dit-elle mais en raccrochant j&;étais
0.49 heureuse de savoir où il était pilgaise
0.49 regarda sa passagère un sourire aux
0.49 lèvres il se pencha pour ouvrir la boîte
0.49 à gant et sortit un girophare rouge qu&;
0.49 l&;éanta sur le toit de sa voiture jouons
0.49 un petit tour votre impatience il alluma
0.49 sa cigarette la voiture filait dans la
0.49 nuit et aucun feu ne viendrait
0.49 interrompre sa
0.49 [Musique]
0.49 course Norma épongea le front du
0.49 professeur encore quelques minutes et la
0.49 sonde atteindrait sa destination la
0.49 petite anomalie vasculaire était en vue
0.49 l&;électrocardiographe émit un son bref
0.49 toute l&;équipe retenait son souffle
0.49 granelli se pencha sur l&;appareil
0.49 regarda le tracé qui défilait devant lui
0.49 il tapa du plat de la main sur le haut
0.49 du moniteur et l&;onde reprit sa courbure
0.49 normale cette machine est aussi fatiguée
0.49 que vous professeur dit-il en retournant
0.49 à sa
0.49 place mais cette remarque n&;apaisa pas
0.49 l&;inquiétude qui régnait dans la salle
0.49 Norma vérifia le niveau de charge du
0.49 défibrilateur
0.49 elle changea la poche qui recueillait le
0.49 sang épenché de l&;ématô désinfecta de
0.49 nouveau les pourtours de l&;incision et
0.49 retourna à sa place sur le côté de la
0.49 table
0.49 l&;accès est beaucoup plus compliqué que
0.49 je ne l&;imaginais précisa
0.49 Fernstein cette circonvolution ne
0.49 ressemble à rien de connu vous croyez
0.49 que c&;est un anévrisme demanda
0.49 l&;anesthésiste en regardant l&;écran du
0.49 neuronavigateur certainement pas on
0.49 dirais plutôt une petite glande je vais
0.49 la contourner pour en étudier les points
0.49 d&;attachement je ne suis plus du tout
0.49 certain qu&;il faille lootter alors que
0.49 la sonde atteignait la zone délimitée
0.49 par Fernstein l&;électroencéphalographe
0.49 qui mesurait l&;activité électrique du
0.49 cerveau d&;
0.49 attira l&;attention de Norma l&;une des
0.49 ondes se mettait à ossiller étrangement
0.49 elle marqua un brusque pic d&;une
0.49 amplitude
0.49 inégalé l&;infirmière imita le geste de
0.49 l&;anesthésiste et tapota sur le moniteur
0.49 l&;onde plongea d&;une façon vertigéneuse
0.49 avant de remonter à une altitude
0.49 raisonnable vous avez un problème
0.49 interrogea le
0.49 professeur à la première anomalie
0.49 l&;imprimante de l&;appareil aurait dû
0.49 marquer la bande de papi témoins mais
0.49 elle n&;avait pas réagi déjà l&;étrange
0.49 tracé fuyait à la droite de l&;écran
0.49 Norma haussa les épaules et pensa que
0.49 dans cette salle tout était aussi
0.49 fatigué
0.49 qu&;elle je crois que je vais pouvoir
0.49 inciser je ne suis pas certain de
0.49 vouloir enlever cette chose dit le
0.49 professeur mais au moins nous pourrons
0.49 pratiquer une biopsie vous ne voulez pas
0.49 faire une pause suggéra
0.49 l&;anesthésiste je préfère en finir le
0.49 plus vite possible nous n&;aurions pas dû
0.49 entreprendre une telle intervention avec
0.49 une équipe aussi réduite granelli qui
0.49 aimait travailler en petit nombre ne
0.49 partageait pas la vie de son confrère
0.49 les meilleurs praticiens de la ville
0.49 étaient réunis dans cette salle il
0.49 décida de garder ce point de vue pour
0.49 lui il pensa que ce weekend il erait
0.49 naviguer sur son voilier dans la baie de
0.49 San Francisco il venait d&;acheter une
0.49 grande voile
0.49 [Musique]
0.49 neuve la Mercury Grand Marquis se rangea
0.49 sur le parking de l&;hôpital pilgais se
0.49 pencha pour ouvrir la portière de Lorine
0.49 elle descendit de son véhicule et resta
0.49 à observer quelques
0.49 instants fichez-moi le cand d&;ici
0.49 ordonna l&;inspecteur vous avez mieux à
0.49 faire que de regarder cette voiture je
0.49 vais aller prendre un café en face je
0.49 compte sur vous pour m&;y retrouver avant
0.49 que mon carrosse se transforme en
0.49 citrouille c&;était vous que je regardais
0.49 je cherchais les mots pour vous
0.49 remercier Lorine s&;enfuit vers le Sass
0.49 des urgences elle traversa le hall en
0.49 courant et s&;engouffra dans
0.49 l&;ascenseur plus la cabine s&;est levait
0.49 vers les étages plus son cœur
0.49 tambourinait dans sa poitrine elle
0.49 s&;affairra à la hâte passa une blouse
0.49 qu&;elle noua seule et enfila ses gants
0.49 essoufflée elle pressa du coude le
0.49 poussoir qui commandait l&;accès au bloc
0.49 opératoire et la porte du sas coulissa
0.49 aussitôt personne ne semblait lui porter
0.49 attention Lorine patienta quelques
0.49 instants et tout sauta sous son
0.49 masque je dérange non vous êtes inutile
0.49 c&;est presque pire répondit fstein je
0.49 peux savoir ce qui vous a retenu tout ce
0.49 temps les barreaux d&;une cellule dans un
0.49 commissariat de police et ils ont fini
0.49 par vous libérer non c&;est mon fantôme
0.49 qui est là dit-elle d&;un ton
0.49 sec cette fois Fernstein releva la tête
0.49 épargnez-moi votre insolence reprit le
0.49 professeur Lorine s&;approcha de la table
0.49 d&;opération elle balaya du regard les
0.49 différents moniteurs et s&;inquiéta
0.49 auprès de granellie de l&;état général du
0.49 patient l&;anesthésiste la rassura
0.49 aussitôt une petite alerte l&;avait
0.49 inquiété tout à l&;heure mais les choses
0.49 semblaient être rentrées dans l&;ordre
0.49 avons plus pour très longtemps dit
0.49 Fernstein je renonce à la biopsie le
0.49 risque est trop important ce jeune homme
0.49 devra continuer à vivre avec cette
0.49 légère anomalie et la science avec cet
0.49 inconnu un bip stridant retentit Norma
0.49 se précipita sur le
0.49 défibrillateur l&;anesthésiste consulta
0.49 l&;écran le rythme cardiaque devenait
0.49 critique Loren prit les poignées des
0.49 mains de Norma elle les frotta l&;une à
0.49 l&;autre avant de les plaquer sur le
0.49 torse
0.49 d&;Arthur 300 cria-t-elle en envoyant le
0.49 courant
0.49 sous l&;impulsion de la décharge le corps
0.49 se courba avant de retomber lourdement
0.49 sur la table le tracé sur l&;écran
0.49 restait inchangé on le perd dit Norma
0.49 chargé à 350 demanda Lorine en appuyant
0.49 à nouveau sur les poignets le thorax
0.49 d&;Arthur se hissa vers le ciel cette
0.49 fois la ligne verte plongea avant de
0.49 redessiner un trait aussi triste que
0.49 droit on recharge à 400 passez-moi 5 mg
0.49 d&;adrénaline et 125 de solumédrool dans
0.49 cette perfusion hurla
0.49 Lorine l&;anesthésiste s&;exécuta sur le
0.49 champ en un instant sous l&;œil avisé
0.49 d&;un professeur à qui rien n&;échappait
0.49 la jeune urgentiste venait de reprendre
0.49 les commandes de la salle
0.49 opératoire dès que le défibrilateur e
0.49 recouvré sa charge leurine appuya sur
0.49 les poignés le corps d&;Arthur se leva
0.49 dans un ultime effort pour retenir la
0.49 vie qui s&;en
0.49 allait Norma une autre ampoule de 5 mg
0.49 d&;adrénaline et une unité de lidocaïne
0.49 tout de suite
0.49 regarda le tracé qui n&;avait pas évolué
0.49 il s&;approcha de Lorine et posa la main
0.49 sur son
0.49 épaule je crains que nous ayons fait
0.49 plus que le nécessaire mais la jeune
0.49 urgentiste arracha la seringue des mains
0.49 de Norma et la planta sans aucune
0.49 hésitation dans le cœur de son
0.49 patient le geste fut d&;une précision
0.49 redoutable l&;aiguille glissa entre deux
0.49 côtes elle traversa le péricarde et
0.49 pénétra de quelques millimètres la paroi
0.49 qui entourait le cœur aussitôt le soluté
0.49 se distilla dans toutes les fibres du
0.49 myocarde je te défends d&;abandonner
0.49 murmura le reine en colère
0.49 accroche-toi elle reprit les poignés du
0.49 défibrillateur mais Fernstein retint son
0.49 geste et les lui ôta des mains ça suffit
0.49 Lorine laissez-le partir elle repoussa
0.49 son professeur avec véhémence et
0.49 l&;attaqua de front ça ne s&;appelle pas
0.49 partir ça s&;appelle mourir quand va-t-on
0.49 accepter d&;utiliser de vrais mots mourir
0.49 mourir mourir répéta-t-elle en frappant
0.49 d&;un coup de PO le torse inerte
0.49 d&;Arthur le son Contin continu qui
0.49 s&;échappait de l&;électrocardiog grave
0.49 s&;interrompit brusquement laissant place
0.49 à une succession de bip court l&;équipe
0.49 resta immobile tous fixaient le tracé
0.49 vert qui était presque plat à son
0.49 extrémité l&;onde se mit à ossiller elle
0.49 s&;arrondit et finit par reformer une
0.49 courbe dont le dessin retrouvait un
0.49 aspect presque normal et ça ça ne
0.49 s&;appelle pas revenir mais vivre tempêta
0.49 Lorine en reprenant les poignées des
0.49 mains de fstein
0.49 le professeur quitta aussitôt la salle
0.49 en criant qu&;elle n&;avait pas besoin de
0.49 lui pour suurer il a laissé à son
0.49 patient et retourner retrouver son lit
0.49 qu&;il n&;aurait jamais dû quitter un
0.49 silence pesant s&;installa interrompu par
0.49 les bipes de l&;électrocardiographe qui
0.49 répandait en écho au battement du cœur
0.49 d&;Arthur le docteur granelli retourna
0.49 derrière sa console et vérifia la
0.49 saturation des gaz
0.49 sanguins le moins que l&;on puisse dire
0.49 c&;est que notre jeune homme revient de
0.49 loin personnellement j&;ai toujours
0.49 trouvé qu&;une certaine dose d&;entêement
0.49 pouvez avoir du charme je vous laisse 10
0.49 petites minutes cher consur pour
0.49 refermer les incisions et je vous le
0.49 ramène à la surface du monde Norma
0.49 préparait déjà les agrafes quand Lorine
0.49 entendit un gémissement à ses pieds elle
0.49 se pencha et aperçut un bras qui
0.49 s&;agitait sous elle s&;agenouillant elle
0.49 vit Paul le teint blanc comme un linceul
0.49 recroquevillé sous le tablier du plateau
0.49 d&;opération qu&;est-ce que vous faites là
0.49 demanda-t-elle stupéfaite vous êtes
0.49 revenu réussit à dire Paul d&;une voix à
0.49 peine audible avant de s&;évanouir Lorine
0.49 appuya fortement sur les points
0.49 d&;ancrage de ses mandibules causant une
0.49 douleur bien plus efficace que n&;importe
0.49 quel selle d&;ammoniaque Paul rouvrit les
0.49 yeux je voudrais sortir suplia-t-il mais
0.49 j&;ai les jambes terriblement faibles je
0.49 ne me sens pas très bien Lorine résista
0.49 à l&;envie de rire et demanda à
0.49 l&;anesthésiste de bien vouloir lui
0.49 préparer une sonde
0.49 d&;oxygène ça doit être l&;odeur de l&;
0.49 teres dit Paul d&;une voix tremblante ça
0.49 sent un peu les terres ici non granelli
0.49 haussa les sourcils il apparait à la
0.49 sonde et ouvrit le débit d&;air au
0.49 maximum Lorine appliqua le masque sur le
0.49 visage de Paul qui reprit quelques
0.49 couleur ah ah c&;est très agréable dit-il
0.49 ça fait beaucoup de bien c&;est un peu
0.49 comme à la montagne taisez-vous et
0.49 respirez à fond c&;est affreux les bruits
0.49 que j&;ai entendu et puis la poche là-bas
0.49 au bout elle s&;est remplie de sang et de
0.49 nouveau Paul perdit
0.49 connaissance je ne veux pas interrompre
0.49 ce tête à tête ma chère mais il est
0.49 temps de suurer le patient qui se trouve
0.49 sur la couchette du dessus Norma
0.49 remplaça Lorine quand Paul se sentit
0.49 mieux elle lui banda les yeux l&;aida à
0.49 se lever et l&;escorta chancelant jusqu&;à
0.49 la sortie du
0.49 bloc l&;infirmière l&;installa sur un lit
0.49 dans une pièce voisine elle jugea
0.49 préférable de le maintenir sous oxygène
0.49 alors qu&;elle lui a posé un masque sur
0.49 le visage elle ne résista pas à la
0.49 curiosité de lui demander quelle était
0.49 sa spécialité Paul regarda la la blous
0.49 tachée de Norma et ses yeux virèrent
0.49 encore au blanc Norma lui tapota les
0.49 joues dès qu&;il revint à lui elle
0.49 l&;abandonna et retourna au
0.49 bloc il était 6h du matin quand Lorenzo
0.49 granelli s&;attaqua au délicat processus
0.49 de la phase de réveil 20 minutes plus
0.49 tard Norman entraîné Arthur emmailloté
0.49 dans un drap vers le service de
0.49 réanimation Lorine quitta le bloc en
0.49 compagnie de l&;anesthésiste tous deux se
0.49 rendirent dans la salle adjacente ils
0.49 ôèrent leurs gants et se la les mains
0.49 sans un mot alors qu&;il allait quitter
0.49 la salle de préparation granellie se
0.49 retourna vers le reine et la regarda
0.49 attentif avant de lui confier qu&;il
0.49 réopérerait avec elle quand elle le
0.49 souhaiterait il aimait beaucoup sa façon
0.49 de
0.49 travailler la jeune neurologue s&;assit
0.49 sur le rebord de la vasque épuisée la
0.49 tête au creux des mains elle attendit
0.49 d&;être vraiment seule et se mit à
0.49 [Musique]
0.49 pleurer la salle de réanimation baignait
0.49 dans le silence du petit matin Norma
0.49 ajusta la sonde nasale et vérifia le
0.49 débit d&;oxygène le ballon au bout du
0.49 masque enflait et désenflit au rythme
0.49 régulier de la respiration d&;Arthur elle
0.49 referma le pansement vérifiant que le
0.49 drain n&;était pas comprimé par la gaz la
0.49 poche de perfusion s&;écoulait dans la
0.49 veine elle remplit la feuille du bilan
0.49 post-opératoire et confia son patient à
0.49 l&;infirmier de permanence qui prenait
0.49 désormais sa relève au bout du couloir
0.49 elle vit fstein qui avançait d&;un pas
0.49 lourd le professeur poussa les portes
0.49 battantes qui menaient au bloc
0.49 [Musique]
0.49 opératoire Lorine releva la tête et se
0.49 frotta les yeux Fernstein s&;assit à ses
0.49 côtés la nuit a été difficile n&;est-ce
0.49 pas Lorine regarda les chaussons
0.49 stériles qu&;elle portait encore au pied
0.49 elle les fit bouger comme deux
0.49 marionnettes absurdes et ne répondit pas
0.49 elle avait pris des risques inconsidérés
0.49 mais la fin de l&;intervention lui avait
0.49 donné raison poursuiv vit le professeur
0.49 il l&;invitait à en tirer une
0.49 satisfaction
0.49 personnelle ce soir elle avait recueilli
0.49 les fruits de l&;enseignement qu&; lui
0.49 avait dispensé Lorine regarda son
0.49 professeur perplexe il se redressa et
0.49 passa son bras autour de son
0.49 épaule vous avez sauvé une vie que
0.49 j&;aurais perdue vous voyez il est temps
0.49 que je prenne ma retraite et que je vous
0.49 apprenne une dernière chose les ride
0.49 autour de ses yeux trahissaiit cette
0.49 tendresse qu&;il s&;est forcé de cacher il
0.49 se releva
0.49 ayez la sérénité d&;accepter ce que vous
0.49 ne pouvez pas changer le courage de
0.49 changer ce que vous pouvez et surtout la
0.49 sagesse d&;en connaître la différence et
0.49 à quel âge arrive-t-on à faire ça
0.49 demanda Lorine au vieil homme marorel a
0.49 réussi à la fin de sa vie dit-il en
0.49 s&;éloignant les mains dans le dos ça
0.49 vous laisse encore un peu de temps
0.49 dit-il avant de disparaître derrière les
0.49 portes qui se refermèrent sur ses
0.49 pas Lorine resta seule quelques instants
0.49 elle consulta sa montre et se souvint de
0.49 sa promesse inspecteur de police
0.49 l&;attendait dans un café en face de
0.49 l&;hôpital
0.49 elle s&;engagea dans le couloir et
0.49 s&;arrêta devant la vitre de la salle de
0.49 réanimation sur un lit près de la
0.49 fenêtre au store baissé un homme bardé
0.49 de tube et de fil revenait à cette vie
0.49 décidément si fragile
0.49 elle le regardait et chaque fois
0.49 qu&;Arthur inspirait la poitrine de
0.49 Laurine s&;emplissait de
0.49 joie chapitre 12
0.49 [Musique]
0.49 à l&;accueil une jeune infirmière
0.49 remplaçait Betti Laurine effaça son nom
0.49 du tableau des médecins en service le
0.49 radiologue qui l&;avait reçu au service
0.49 d&;imagerie médical achevait aussi sa
0.49 garde il vint à sa rencontre et demanda
0.49 comment s&;était déroulé l&;intervention
0.49 si son patient s&;en était sorti
0.49 correctement en l&;accompagnant vers la
0.49 sortie Lorine lui fit un compte-rendu
0.49 des événements de la nuit elle mentionna
0.49 pas l&;épisode qu&;il avait opposé à
0.49 Fernstein et ajouta que ce dernier avait
0.49 préféré laisser la petite anomalie
0.49 vasculaire en
0.49 place le radiologue avoie ne pas être
0.49 surpris l&;irrégularités lui avaient
0.49 semblé d&;une taille infime qui ne
0.49 justifiait pas les risques
0.49 opératoires et puis on vit très bien
0.49 avec ce genre de petit défaut tu en a la
0.49 preuve vivante
0.49 ajouta-t-il l&;expression de Lorine
0.49 trahissait son étonnement le radiologue
0.49 l&;informa qu&;elle avait elle aussi une
0.49 petite singularité dans le lobe Paris
0.49 occipital fstein avait préféré ne pas y
0.49 toucher lorsqu&;il l&;avait opéré après
0.49 son accident le radiologue s&;en
0.49 souvenait comme si c&;était hier jamais
0.49 il n&;avait eu à faire autant de clichés
0.49 de scanner et d&;IRM pour une même
0.49 patiente bien plus que nécessaire mais
0.49 les examens avaient été exigés par le
0.49 chef du département de neurologie en
0.49 personne et certaines demandes ne se
0.49 discutaient pas pourquoi ne m&;en a-t-il
0.49 jamais rien dit je n&;en ai pas la
0.49 moindre idée mais je préférerais que
0.49 vous ne lui rapportiez pas notre
0.49 conversation secret médical oblige c&;est
0.49 quand même un comble je suis médecin
0.49 pour moi vous étiez surtout la patiente
0.49 de
0.49 Fernstein le professeur ouvrit la
0.49 fenêtre de son bureau il aperçu son
0.49 élève traverser la rue Lorine céda le
0.49 passage à une ambulance et entra dans le
0.49 petit bistr en face de l&;hôpital un
0.49 homme l&;attendait dans le box où
0.49 Fernstein et elle avaient l&;habitude de
0.49 prendre leur repas Fernstein retourna
0.49 s&;asseoir dans son fauteuil Norma venait
0.49 d&;entrer pour lui remettre un dossier il
0.49 souleva le R et pris connaissance de
0.49 l&;identité du patient qu&;il venait
0.49 d&;opérer c&;est bien lui n&;est-ce pas
0.49 j&;en ai bien peur répondit Norma le
0.49 visage fermé il est en salle de réveil
0.49 Norma reprit le dossier des mains du
0.49 professeur ses fonctions sont stables le
0.49 bilan neurologique est parfait le chef
0.49 du service de réanimation pense le faire
0.49 redescendre dans votre unité de ce soir
0.49 il a besoin de ses lit conclut
0.49 l&;infirmière il n&;est pas question que
0.49 Lorine s&;occupe de lui sinon il finira
0.49 par rompre sa promesse il ne l&;a pas
0.49 fait jusqu&;à présent pourquoi
0.49 céderait-il maintenant parce qu&;il n&;a
0.49 pas eu à la côtoyer tous les jours ce
0.49 qui sera le cas si elle le traite que
0.49 comptes-tu
0.49 faire songeur fstein retourna à la
0.49 fenêtre Lorine quittait le café elle
0.49 montait à bord d&;une Mercury Grand
0.49 Marquis rangée devant l&;établissement
0.49 seul un policier pouvait avoir eu
0.49 l&;audace de se garer le long du trottoir
0.49 en face des urgence il fallait aussi
0.49 qu&;il s&;occupe des incidents de cette
0.49 nuit Norma le tira de ses pensées
0.49 force-la à prendre des vacances tu as
0.49 déjà réussi à convaincre un arbre de se
0.49 plier en deux pour céder le passage aux
0.49 oiseaux non mais j&;en ai coupé un qui
0.49 gênait l&;accès à mon garage répondit
0.49 Norma en s&;approchant de fstein
0.49 elle reposa la chemise de carton sur le
0.49 bureau et on lassa le vieux professeur
0.49 tu n&;as jamais cessé de t&;inquiéter pour
0.49 elle elle n&;est pas ta fille après tout
0.49 qu&;adeviendrait-il de si grave si elle
0.49 apprenait la vérité que sa mère était
0.49 d&;accord pour
0.49 l&;ethanasier que je suis le médecin qu&;
0.49 en avait convaincu gromela le professeur
0.49 en repoussant Norma l&;infirmière
0.49 récupéra le dossier et sortit de la
0.49 pièce sans se retourner dès qu&;elle eut
0.49 refermé la porte Fernstein décrocha le
0.49 téléphone il appela le standard et
0.49 demanda à ce que l&;on joigne chez lui
0.49 l&;administrateur du mission sintpedro
0.49 [Musique]
0.49 hospital l&;inspecteur pilgise se rangea
0.49 sur la place de stationnement qui lui
0.49 avait été réservée pendant de nombreuses
0.49 années dit à Natalia que je l&;attends
0.49 ici Lorine descendit de la Mercury et
0.49 disparut dans l&;enceinte du commissariat
0.49 quelques minutes plus tard la
0.49 responsable du dispatch grimpait à bord
0.49 pilgais lança le moteur et la grand
0.49 marqué remonta vers le nord de la
0.49 ville à quelques minutes près dit
0.49 Natalia vous me mettiez tous les deux
0.49 dans une situation délicate mais nous
0.49 sommes arrivés à temps tu peux
0.49 m&;expliquer ce qui se passe avec cette
0.49 fille tu la sors de sa cellule sans mon
0.49 avis et tu disparais la moitié de la
0.49 nuit avec elle tu es jalouse demanda le
0.49 vieil inspecteur ravi si je cesse de
0.49 l&;être un jour c&;est là que tu auras du
0.49 souci à te faire tu te souviens de ma
0.49 dernière affaire comme si c&;était demain
0.49 soupira sa passagère pilgais s&;engagea
0.49 sur le Jerry expressw son petit sourire
0.49 au coin des lèvres n&;échappa pas à
0.49 Natalia
0.49 c&;était-elle quelque chose comme ça et
0.49 c&;était lui d&;après ce que j&;ai pu lire
0.49 dans le rapport de police c&;est bien le
0.49 même homme le moins qu&;on puisse dire
0.49 c&;est que de lousti ont un certain
0.49 talent pour faire le mur le visage
0.49 radieux pitgaz caressait la jambe de sa
0.49 compagne je sais que tu n&;accordes pas
0.49 de sens au petit signe de la vie mais là
0.49 av vouse qu&;on frise le feu d&;artifice
0.49 elle n&; même pas fait le rapprochement
0.49 poursuivit l&;inspecteur je suis fasciné
0.49 comme si personne ne lui avait rien
0.49 raconté de ce que cet homme a fait pour
0.49 elle et de ce que tu as fait toi aussi
0.49 moi je n&;ai rien fait à part la
0.49 retrouver dans cette maison de Carmel et
0.49 la ramener à l&;hôpital non tu as raison
0.49 tu n&;as rien fait et je ne te ferai
0.49 aucune allusion au fait que le dossier
0.49 de cette enquête se soit volatilisé là
0.49 je n&;y étais absolument pour rien c&;est
0.49 probablement pour ça que je l&;ai
0.49 retrouvé au fond de la penderie en
0.49 faisant du rangements pilegaise ouvrit
0.49 la fenêtre et enirlanda un piéton qui
0.49 traversait hors des clous et toi tu ne
0.49 lui as rien dit à la petite poursuivit
0.49 Natalia ça me brûlait les lèvres et tu
0.49 n&;as pas été à l&;incendie mon instinct
0.49 m&;a poussé à me taire tu me le prêterais
0.49 de temps en temps ton instinct pour quoi
0.49 faire la Mercury entra dans le garage de
0.49 la maison où vivaient l&;inspecteur et sa
0.49 compagne un soleil couleur tourn solol
0.49 se levait sur la baie de San Francisco
0.49 bientôt ces rayons chasseraient la brume
0.49 qui enveloppait le Golden Gate aux
0.49 premières heures du
0.49 [Musique]
0.49 jour allongé sur la couchette d&;une
0.49 cellule du commissariat de police Lorine
0.49 se demandait comment elle avait pu en
0.49 une nuit ruiner ses chances d&;obtenir
0.49 son internat de neurochirurg J est ainsi
0.49 cette année de travail
0.49 [Musique]
0.49 acharné Kali abandonna le tapis en laine
0.49 la chambre de Madame Klein lui était
0.49 interdite la porte-fenêtre du balcon
0.49 étant entrouverte elle se faufila et
0.49 passa son museau entre les barreaux du
0.49 garde-cors
0.49 elle suivit du regard une mouette qui
0.49 planait au ras des flots renifffla l&;air
0.49 frais du petit matin et retourna se
0.49 coucher dans le salon
0.49 [Musique]
0.49 fstein reposa le combiné sur son socle
0.49 la conversation avec l&;administrateur du
0.49 sint Pedro s&;était déroulé comme il
0.49 l&;avait prévu son confrère ordonnerait à
0.49 Brisson de retirer sa plainte et
0.49 ignorerait l&;emprunt de l&;ambulance
0.49 quant à lui il ne mettrait pas à
0.49 exécution sa menace de faire intervenir
0.49 une commission d&;inspection de leur
0.49 service
0.49 [Musique]
0.49 d&;urgence après une halte dans
0.49 boulangerie française sur Suter Street
0.49 un taxi conduisait Paul en direction de
0.49 Pacific
0.49 aides il se rangea devant l&;immeuble où
0.49 vivait une vieille dame au charme
0.49 ravageur hier soir elle avait sauvé la
0.49 vie de son meilleur ami Miss Morrison
0.49 promenait Pablo Paul descendit de la
0.49 voiture et l&;invita à partager des
0.49 croissants chauds et quelques nouvelles
0.49 rassurantes
0.49 [Musique]
0.49 d&;Arthur une infirmière entra sans faire
0.49 de bruit dans la salle 102 du service de
0.49 réanimation Arthur dormait elle changea
0.49 la poche qui recueillait les derniers
0.49 épanchements de l&;hématome et vérifia
0.49 les constantes vitales de son passion
0.49 satisfaite elle reporta ses relevés sur
0.49 un feuillet rose qu&;elle rangea dans le
0.49 dossier
0.49 [Musique]
0.49 d&;Arthur Norma frappa à la porte du
0.49 bureau Fernstein prit la doyenne des
0.49 infirmière par le bras et l&;entraîna
0.49 dans le couloir c&;était la première fois
0.49 qu&;il s&;autorisait un geste complice
0.49 dans l&;enceinte de l&;établissement
0.49 hospitalier j&;ai une idée dit-il allons
0.49 prendre un petit déjeuner au bord de
0.49 l&;océan et puis nous irons piquer un
0.49 petit somme sur la plage tu ne
0.49 travailles pas aujourd&;hui j&;ai fait mon
0.49 cota cette nuit je prends ma journée il
0.49 faut que j&;informe le planning que je
0.49 prends la mienne je viens de le faire à
0.49 ta
0.49 place les portes de l&;ascenseur
0.49 s&;ouvrirent devant eux deux
0.49 anesthésistes et un chirurgien
0.49 orthopédique en pleine conversation
0.49 saluèrent le professeur qui
0.49 contrairement à ce qu&;avait pensé Norma
0.49 ne quitta pas son en entrant dans la
0.49 [Musique]
0.49 cabine à 10h du matin un officier de
0.49 police entra dans la cellule où Loren
0.49 s&;était endormie le docteur Brisson
0.49 avait retiré sa plainte le mission San
0.49 Pedro hospital ne souhaitait pas la
0.49 poursuivre pour l&;emprunt d&;une de ses
0.49 ambulances une dépanneuse de la
0.49 fourrière avait rapatrié sa triomphe sur
0.49 le parking du commissariat Lorine
0.49 n&;avait plus qu&;à s&;acquiter des frais
0.49 d&;enlèvement et elle serait libre de
0.49 rentrer chez elle
0.49 sur le trottoir devant le commissariat
0.49 le soleil l&;éblouit autour d&;elle la
0.49 ville avait repris vie et pourtant le
0.49 reine se sentait étrangement seule elle
0.49 monta à bord de sa triomphe et reprit le
0.49 chemin dont elle s&;était écartée pour
0.49 faire un détour au milieu de la
0.49 [Musique]
0.49 nuit je pourrais lui rendre visite
0.49 demanda Miss Morrison en raccompagnant
0.49 Paul au bout du palier je vous
0.49 appellerai dès que je l&;aurai vu passez
0.49 plutôt me voir dit-elle en s&;accrochant
0.49 au bras de Paul je lui auraai préparé
0.49 une boîte de Sablé vous pourrez les lui
0.49 apporter
0.49 demain rose rentra chez elle prit le
0.49 double des clés de l&;appartement
0.49 d&;Arthur et alla arroser ses plantes son
0.49 voisin lui manquait beaucoup à son grand
0.49 étonnement Pablo décida de
0.49 [Musique]
0.49 l&;accompagner Norma et le professeur
0.49 fstein étaient allongés sur le sable
0.49 blanc de beaker Beach il lui tenait la
0.49 main et regardait une mouette virvoltée
0.49 dans le ciel l&;oiseau déploya ses ailes
0.49 pour jouer avec les courants
0.49 ascendants qu&;est-ce qui t&;inquiète
0.49 ainsi demanda Norma rien répondit
0.49 Fernstein tu feras plein d&;autres choses
0.49 quand tu arrêteras l&;hôpital tu
0.49 voyageras tu donneras des conférences et
0.49 puis tu t&;occuperas de ton jardin c&;est
0.49 ce que font les retraités non tu te
0.49 moques de moi là Fernstein se tourna
0.49 pour regarder attentivement
0.49 Norma tu comptes mes rides lui
0.49 demanda-t-elle tu sais je n&;ai pas fait
0.49 40 années de neurochirurgie pour finir
0.49 ma vie à tailler des bouguins Vilet et
0.49 des tuyas mais ton idée de conférence et
0.49 de voyage ça me plaît bien à condition
0.49 que tu m&;accompagnes tu as peur de la
0.49 retraite à ce point-là pour me proposer
0.49 des choses pareilles non pas le moins du
0.49 monde c&;est moi qui l&;ai avancé cette
0.49 retraite j&;aimerais rattraper le temps
0.49 perdu je voudrais qu&;il te reste quelque
0.49 chose de
0.49 nous Norma se redressa et regarda
0.49 tendrement l&;homme qu&;elle aimait
0.49 Wallace Fernstein pourquoi vous
0.49 entêtez-vous à refuser ce traitement
0.49 pourquoi ne pas au moins essayer je t&;en
0.49 supplie Norma ne reprenons pas cette
0.49 conversation faisons ces voyages et
0.49 oublions les conférences le jour où le
0.49 crabe aura eu raison de moi tu
0.49 m&;enterreras où je te l&;ai demandé je
0.49 veux mourir en vacances pas dans le
0.49 théâtre où j&;ai opéré toute ma vie et
0.49 encore moins côté
0.49 spectateur Norma embrassa le vieux
0.49 professeur à pleine bouche tous les deux
0.49 sur cette plage étaient comme deux vieux
0.49 amants magnifiques
0.49 [Musique]
0.49 Lorine referma la porte de son
0.49 appartement caliie n&;était pas là pour
0.49 lui faire la fête la lumière du
0.49 répondeur clignotait elle enclencha la
0.49 lecture mais n&;écouta pas jusqu&;au bout
0.49 le message que sa mère avait laissé elle
0.49 se rendit dans l&;alcôve qui dominait la
0.49 baie et prit son téléphone portable
0.49 efffleurant les touches du clavier une
0.49 mouette qui arrivait tout droit de Baker
0.49 Beach vint se poser sur le poteau
0.49 télégraphique dressé devant sa fenêtre
0.49 l&;oiseau pencher la tête de côté comme
0.49 pour mieux la regarder il agita ses
0.49 ailes et regagna le large elle composa
0.49 le numéro de Fernstein obtint sa
0.49 messagerie et raccrocha elle appela le
0.49 mémorial déclina son identité et demanda
0.49 à parler à l&;interne de garde elle
0.49 voulait obtenir des nouvelles d&;un
0.49 patient qu&;elle avait opéré cette nuit
0.49 le neurologue de service effectuait sa
0.49 visite elle laissa son numéro pour qu&;il
0.49 la
0.49 [Musique]
0.49 rappelle Paul attendait depuis plus
0.49 d&;une heure assis sur une chaise le long
0.49 d&;un mur de la salle d&;attente les
0.49 visites n&;étaient autorisées qu&;à partir
0.49 de
0.49 13h une femme à la tête bandée enserrait
0.49 dans ses bras une pochette de
0.49 radiographie comme on tient un trésor un
0.49 enfant turbulent jouait sur le tapis
0.49 faisant rouler une petite voiture le
0.49 long des motifs rectangulaires orange et
0.49 violets un vieux monsieur à l&;alure
0.49 élégante les mains croisées dans le dos
0.49 regardit attentif quelques reproductions
0.49 d&;aquarelle accroché au mur hormi
0.49 l&;odeur si caractérisque des hôpitaux on
0.49 aurait pu l&;imaginer visitant un
0.49 musé dans le couloir une jeune femme
0.49 emitouflé dans une couverture dormait
0.49 sur une civière une perfusion accrochée
0.49 à une pâre s&;écoulait dans la veine de
0.49 son bras deux ambulanciers adossés au
0.49 mur de chaque côté du brancard
0.49 veillaient sur
0.49 elle l&;enfant s&;empara d&;un journal et
0.49 commença à déchirer les pages produisant
0.49 un bruit aussi régulier qu&;irritant sa
0.49 mère ne lui portait aucune attention
0.49 profitant certainement d&;un précieux
0.49 moment de
0.49 répis Paul regardait la pendule
0.49 accrocher en face de lui enfin une
0.49 infirmière vint à sa rencontre mais elle
0.49 poursuivit son chemin vers le
0.49 distributeur de boisson ce n&;était qu&;un
0.49 sourire de courtoisie comme elle
0.49 fouillit les poches de sa blouse à la
0.49 recherche d&;un peu de monnaie Paul se
0.49 leva et avança vers elle il introduisit
0.49 une pièce dans la fente du moneur et
0.49 regarda l&;infirmière d&;un air
0.49 interrogatif le doigt sur le clavier de
0.49 la
0.49 machine un Red Bull dit la jeune femme
0.49 surprise vous êtes si fatigué que ça
0.49 demanda Paul en ant la série de chiffres
0.49 qui libérerait la boisson de son
0.49 compartiment un ressort se mit à tourner
0.49 la canette avança vers la vitre avant de
0.49 descendre dans le bac Paul la récupéra
0.49 et l&;attendit à
0.49 l&;infirmière voilà votre potion
0.49 énergisante nonan si dit-elle en le
0.49 remerciant c&;est écrit sur votre blouse
0.49 répondit Paul
0.49 mossade ça ne va pas j&;attends un
0.49 médecin l&;heure légale des visites
0.49 l&;infirmière consulta sa montre
0.49 qui venez-vous voir
0.49 Arthur mais il n&;eut pas le temps de
0.49 prononcer son nom Nancy l&;interrompit et
0.49 le prit par le bras pour l&;entraîner
0.49 dans le
0.49 couloir je sais de qui vous parlez
0.49 suivez-moi je vous emmène les règlements
0.49 n&;ont de sens que si on les enfraint de
0.49 temps en temps
0.49 elle le conduisit jusqu&;à la porte de la
0.49 chambre
0.49 307 ils auraient dû le garder en
0.49 réanimation jusqu&;à ce soir mais
0.49 l&;interne a jugé son état satisfaisant
0.49 alors il est chez nous nous avons tiré à
0.49 la courte paille et j&;ai gagné
0.49 Paul la dévisagea
0.49 interdit vous avez gagné quoi c&;est moi
0.49 qui m&;occupe de lui dit-elle en lui
0.49 faisant un clin
0.49 d&;œil une armoire une chaise en paille
0.49 tressée et une table roulante
0.49 composaient le mobilier de la pièce
0.49 Arthur dormait un tube d&;oxygène dans
0.49 les narines une perfusion dans la veine
0.49 de son bras il avait la tête penchée sur
0.49 le côté un pansement entourait son crâne
0.49 Paul s&;approcha à palan contenant
0.49 l&;émotion qui le submergeait
0.49 il approcha la chaise du lit en
0.49 regardant Arthur ainsi mûé dans son
0.49 silence mil souvenirs et autant de
0.49 moments partagés lui revinrent en
0.49 mémoire de quoi j&;ai l&;air murmura
0.49 Arthur les yeux clos Paul tout
0.49 sauta d&;un maharajja qui aurait pris une
0.49 cuite comment vas-tu on s&;en fiche un
0.49 peu et toi un peu mal à la tête je me
0.49 sent très fatigué répondit Arthur d&;une
0.49 voix pâteuse je t&;ai gâché ta soirée non
0.49 on peut voir ça sous cet angle là tu
0.49 m&;as surtout fiché une sacré trouille
0.49 arrête de faire cette tête là Paul tu as
0.49 les yeux fermés je te vois quand même et
0.49 cesse de t&;inquiéter les médecins m&;ont
0.49 dit qu&;une fois l&;hématom résorbé on
0.49 récupérrait à toute vitesse la
0.49 preuve Paul avança vers la fenêtre la
0.49 vue donnait sur les jardins de l&;hôpital
0.49 un couple avançait à pas lent le long
0.49 d&;une allée bordée de massifs de fleurs
0.49 l&;homme portait une robe de chambre sa
0.49 femme l&;aidait dans sa marche
0.49 il s&;assirent sur un banc sous un
0.49 tilleul argenté Paul resta le regard
0.49 fixé au
0.49 dehors j&;ai encore trop de défaut pour
0.49 rencontrer la femme de ma vie mais je
0.49 voudrais changer tu sais tu voudrais
0.49 changer quoi cet égoïsme qui me fait te
0.49 parler de moi alors que je suis au
0.49 chevet de ton lit d&;hôpital par exemple
0.49 je voudrais être comme toi tu veux dire
0.49 avec un turban sur la tête et une
0.49 migraine de cachalau réussir à
0.49 m&;abandonner sans avoir la trouille au
0.49 ventre à vivre les défauts de l&;autre
0.49 comme des fragilités sublime c&;est
0.49 d&;aimer dont tu parles quelque chose
0.49 comme ça oui c&;est tellement incroyable
0.49 ce que tu as fait mtre fait percuté par
0.49 un S car avoir continué à l&;aimer son
0.49 retour avoir su te nourrir du seul
0.49 sentiment que tu lui portais avoir
0.49 respecté sa liberté te contenter du fait
0.49 qu&;elle existe sans chercher à la revoir
0.49 juste pour la protéger ce n&;est pas pour
0.49 la protéger Paul c&;est pour lui laisser
0.49 le temps de s&;accomplir si je lui avais
0.49 dit la vérité si nous avions vécu cette
0.49 histoire je l&;aurais éloigné de sa vie
0.49 tu l&;attendras tout ce temps-là autant
0.49 que je le
0.49 pourrais l&;infirmière qui était entrée
0.49 sans qu&;il l&;entende fit signe à Paul
0.49 que le temps de visite réglementaire
0.49 tirait à sa fin Arthur devait se reposer
0.49 pour une fois Paul ne chercha pas à
0.49 discuter quand il arriva au pas de la
0.49 porte il se retourna et regarda
0.49 Arthur ne me refais jamais un coup comme
0.49 ça Paul oui elle était là cette nuit
0.49 n&;est-ce pas repose-toi nous en
0.49 reparlerons plus tard
0.49 Paul avancé dans le couloir les épaules
0.49 lourdes Nancy le rejoignit devant
0.49 l&;ascenseur elle entra dans la cabine
0.49 avec lui et appuya sur le bouton du
0.49 second tête baissée Nancy fixait le bout
0.49 de ses
0.49 sandales vous n&;êtes pas si mal que ça
0.49 vous savez et vous ne m&;avez pas vu en
0.49 tenue de chirurgien non mais j&;ai
0.49 entendu votre
0.49 conversation et comme Paul semblait ne
0.49 pas comprendre ce qu&;elle essayait de
0.49 lui dire elle regarda droit dans les
0.49 yeux et ajouta qu&;elle aurait aimé avoir
0.49 un ami comme lui alors que les portes de
0.49 la cabine s&;ouvrai sur le palier elle se
0.49 hissa sur la pointe des pieds et posa un
0.49 baiser sur sa joue avant de
0.49 [Musique]
0.49 disparaître le professeur Fernstein
0.49 avait laissé un message sur le répondeur
0.49 de Lorine il voulait la voir au plus
0.49 vite il passerait à son domicile en fin
0.49 de journée sans laisser d&;autre
0.49 explication il
0.49 raccrocha je ne sais pas si nous avons
0.49 raison de faire ça dit Madame
0.49 kleinstein range son téléphone portable
0.49 il est un peu tard pour changer ligne de
0.49 conduite vous ne trouvez pas vous ne
0.49 pouvez pas risquer de la perdre une
0.49 seconde fois c&;est bien ce que vous
0.49 m&;avez toujours dit je ne sais plus
0.49 peut-être que lui avouer enfin la vérité
0.49 nous délivrerit tous les deux d&;un poids
0.49 énorme avouer sa faute à l&;autre pour
0.49 soulager sa conscience c&;est une belle
0.49 idée mais c&;est tout simplement de
0.49 l&;égoïsme vous êtes sa mère vous avez
0.49 vos raisons de craindre qu&;elle ne vous
0.49 pardonne pas moi je ne supporte pas
0.49 l&;idée qu&;elle apprenne un jour que j&;ai
0.49 renoncé que c&;est moi qui ai voulu la
0.49 débrancher vous avez agi selon vos
0.49 convictions vous n&;avez rien à vous
0.49 reprocher ce n&;est pas cette vérité qui
0.49 compte reprit le professeur si j&;avais
0.49 été dans sa situation si mon s avait
0.49 dépendu de sa décision médicale je sais
0.49 qu&;elle n&;aurait jamais
0.49 renoncé la mère de Lorine s&;assit sur un
0.49 banc Fernstein prit place à côté d&;elle
0.49 le regard du vieux professeur se perdait
0.49 dans les eaux calmes du petit port de
0.49 plaisance j&;en ai encore pour 18 mois au
0.49 mieux après mon départ faites comme bon
0.49 vous semble je croyais que vous preniez
0.49 votre retraite à la fin de l&;année je ne
0.49 parlais pas de
0.49 ite madame Klein posa sa main sur celle
0.49 du vieux professeur les doigts
0.49 tremblaient il prit un mouchoir dans sa
0.49 poche et s&;épongea le front j&;ai sauvé
0.49 des tas de gens dans ma vie mais je
0.49 crois que je n&;ai jamais su les aimer la
0.49 seule chose qui m&;intéressait était de
0.49 les soigné je gagnais des victoires
0.49 contre la mort et la maladie j&;étais
0.49 plus fort qu&;elle enfin jusqu&;à
0.49 maintenant je n&;ai même pas été foutu
0.49 d&;avoir un enfant quel revers pour
0.49 quelqu&;un qui prétend s&;être voué à la
0.49 vie pourquoi avez-vous fait de ma fille
0.49 votre protégé parce qu&;elle est tout ce
0.49 que j&;aurais voulu être elle est
0.49 courageuse là où je n&;étais qu&;obstinée
0.49 elle invente là où je ne faisais
0.49 qu&;appliquer elle a survécu là où je
0.49 vais mourir et j&;ai une peur bleue je me
0.49 réveille la nuit la trouille au ventre
0.49 j&;ai envie de donner des coups de pieds
0.49 dans ces arbres qui vont me survivre
0.49 j&;ai oublié de faire tant de choses
0.49 madame Klein prit le professeur par la
0.49 main et l&;entraîna dans l&;allée où
0.49 allons-nous suivez-moi et ne dites rien
0.49 ils remontèrent le long de la Marina
0.49 devant eux près de la jetée un petit
0.49 parc accueillait une ribambelle
0.49 d&;enfants en basâge trois balançoirs
0.49 s&;élevaient dans le ciel au prix des
0.49 efforts surhumains de parents épuisés
0.49 qui poussaient sans relâche le toboggan
0.49 ne désemplissait pas en dépit de la
0.49 bonne volonté d&;un grand-père qui
0.49 tentait d&;en réguler l&;accès une
0.49 construction de bois et de cordage
0.49 souffrait des assauts de robinçon en
0.49 herbe un petit garçon s&;était coincé
0.49 dans une tubulure rouge il hurlait
0.49 paniqué un peu plus loin une mère
0.49 tentait sans résultat de convaincre son
0.49 chérubain d&;abandonner le bac à sable et
0.49 de venir prendre son goûteré à sortie de
0.49 champ indien une ronde infernale
0.49 tournait sans pitié autour d&;une jeune
0.49 fille au père tandis que deux garçons se
0.49 disputaient un ballon le concert de
0.49 pleur de hurlement et de cris virait à
0.49 la
0.49 cacophonie accoudé à la barrière madame
0.49 Klein épillait cet enfer miniature le
0.49 visage éclairé d&;un sourire complice
0.49 elle regarda le
0.49 professeur vous voyez vous n&;avez pas
0.49 tout perdu
0.49 une petite fille qui chevauchait un
0.49 cheval à ressort leva la tête son père
0.49 venait de pousser le portillon de l&;air
0.49 de jeu elle abandonna sa monture se
0.49 précipita à sa rencontre et sauta dans
0.49 ses bras grands ouverts l&;homme laïsa à
0.49 sa hauteur et l&;enfant se blottit contre
0.49 lui en enfouissant sa tête au creux de
0.49 sa nuque avec une infinie
0.49 tendresse c&;était bien tenté dit le
0.49 professeur en souriant à son
0.49 tour il regarda sa montre et s&;excusa
0.49 l&;heure de son rendez-vous avec Lorine
0.49 approchait sa décision la mettrait hors
0.49 d&;elle même s&;il l&;avait prise dans son
0.49 intérêt madame Klein le regarda
0.49 s&;éloigner seule dans l&;allée il
0.49 traversa le parking et monta dans sa
0.49 [Musique]
0.49 voiture les arbres alignés sur les
0.49 trottoir de Green Street plié sous le
0.49 poids de leur feuillage en cette saison
0.49 la rue éclatait de couleur les jardins
0.49 des maisons victoriennes étaient bordé
0.49 de fleurs le professeur sonna à
0.49 l&;interphone de l&;appartement de Lorine
0.49 et grimpa à l&;étage
0.49 assis sur le canapé du salon il prit son
0.49 air le plus grave et l&;informa qu&;elle
0.49 était mise à pied il lui était interdit
0.49 de s&;approcher du Mémorial hospital
0.49 pendant 2 semaines Lorine refusa de le
0.49 croire une telle décision devait être
0.49 validée par un conseil de discipline
0.49 devant lequel elle pourrait défendre sa
0.49 cause Fernstein lui demanda d&;entendre
0.49 ses arguments il avait obtenu sans trop
0.49 de difficultés de la part de
0.49 l&;administrateur du mission San Pedro
0.49 qu&;il s&;abstiennne d&;engager toute
0.49 poursuite mais pour convaincre Brisson
0.49 de retirer sa plainte il lui avait fallu
0.49 une monnaie d&;échange l&;interne avait
0.49 exigé une punition exemplaire de
0.49 semaines de congé sans sold était un
0.49 moindre mal au regard du sort encouru
0.49 s&;il n&;avait pas pu étouffer ainsi
0.49 l&;affaire et même si la colère l&;a gagné
0.49 a pensé aux exigences amères de Brisson
0.49 Lorine scandalisée par cette injustice
0.49 qui laissait son de collègue à
0.49 l&;abri de toute sanction pour ses
0.49 négligences inavoables savait que son
0.49 professeur venait de protéger sa
0.49 carrière
0.49 elle se résigna et accepta la sentant
0.49 Fernstein lui fit jurer qu&;elle
0.49 respecterait le marché à la lettre en
0.49 aucun cas elle ne s&;aventurerait près de
0.49 l&;hôpital pas plus qu&;elle n&;entrerait
0.49 en contact avec les membres de son
0.49 équipe même le Parisian coffee lui était
0.49 interdit quand Lorine lui demanda ce
0.49 qu&;elle aurait le droit de faire pendant
0.49 ses 15 journées perdues Fernstein lui
0.49 fit une réponse ironique elle allait
0.49 enfin pouvoir se reposer Lorine regarda
0.49 son professeur reconnaissante et
0.49 furieuse elle était sauvée et vaincue
0.49 l&;entretien de n&;avait pas duré plus
0.49 d&;un quart d&;heure fstein la complimenta
0.49 pour son appartement il trouvait
0.49 l&;ensemble bien plus féminin que ce
0.49 qu&;il s&;était imaginé Lorine lui désigna
0.49 la porte d&;un doigt
0.49 autoritaire sur le palier Fernstein
0.49 ajouta qu&;il avait donné des
0.49 instructions précises au standard pour
0.49 qu&;on refuse tout appel et manons d&;elle
0.49 il lui était interdit de pratiquer la
0.49 médecine le temps de la sanction même
0.49 par téléphone en revanche elle pouvait
0.49 mettre cette période à profit pour
0.49 compulser ses derniers cours de fin
0.49 d&;internat en reprenant la route
0.49 Fernstein ressentit une violente douleur
0.49 le crabe qui le rongeait venait de
0.49 mordre il profita d&;un feu rouge pour
0.49 essuyer son front qui perlait de sueur
0.49 derrière lui un automobiliste impatient
0.49 avait beau usé de son avertisseur pour
0.49 l&;inviter à avancer il ne trouvait pas
0.49 la force d&;appuyer sur
0.49 l&;accélérateur le vieux médecin ouvrit
0.49 sa vitre et aspira à plein poumon
0.49 cherchant à reprendre un peu de ce
0.49 souffle qui lui manquait la souffrance
0.49 était saisissante et sa vue se troublait
0.49 dans un ultime effort il changea de fil
0.49 et réussit à se ranger sur un parking
0.49 réservé à la clientèle d&;un magasin de
0.49 fleurs le contact coupé il desserra sa
0.49 cravate défit le bouton du col de sa
0.49 chemise et posa sa tête sur le volant
0.49 cet hiver il voudrait enemmener Norma
0.49 dans les Alpes et voir encore une fois
0.49 la neige et puis il la conduirait
0.49 jusqu&;en Normandie l&;oncle médecin qui
0.49 avait marqué son enfant s&;est reposait
0.49 dans un cimetière entouré de 9000 autre
0.49 tombe la douleur reculait enfin il
0.49 relança le moteur et reprit sa route
0.49 remerciant le ciel que cette crise n&;it
0.49 pas eu lieu pendant une
0.49 [Musique]
0.49 opération une odudie grise roulait vers
0.49 la marina la température de cette fin de
0.49 journée était douce de ravissantes
0.49 créatures venaient fréquemment courir à
0.49 cette heure dans les allées qui longent
0.49 le petit port de plaisance une jeune
0.49 femme s&;y promenait en compagnie de son
0.49 chien Paul se rangea sur l&;air de
0.49 stationnement et la rejoignit à pied
0.49 Lorine était perdue dans ses pensées
0.49 elle sursauta quand il l&;
0.49 Borda je ne voulais pas vous faire peur
0.49 dit-il je suis désolé merci d&;être venu
0.49 aussi vite comment va-t-il mieux il a
0.49 quitter la réanimation il s&;est réveillé
0.49 et il ne semble pas souffrir vous avez
0.49 parlé à l&;interne de garde paul n&;avait
0.49 pu s&;entretenir qu&;avec une infirmière
0.49 elle était confiante Arthur récupérerait
0.49 très bien demain elle enlèverait la
0.49 perfusion et commencerait à le
0.49 réalimenter c&;est bon signe dit Lorine
0.49 en libérant la lisse de Cali la chienne
0.49 partit gambader derrière quelques
0.49 mouettes qui volaiit en rasmotte
0.49 au-dessus des
0.49 pelouses vous prenez une journée de
0.49 repos Lorine expliqua à Paul que le
0.49 sauvetage lui avait coûté de semaines de
0.49 mise à pied Paul ne savait quoi dire ils
0.49 firent quelques pas côte à côte aussi
0.49 silencieux l&;un que
0.49 l&;autre je me suis conduit comm un lâche
0.49 finit par avouer Paul je ne sais même
0.49 pas comment vous remercier de ce que
0.49 vous avez fait cette nuit tout est de ma
0.49 faute demain j&;irraai me présenter au
0.49 commissariat et leur dire que vous n&;y
0.49 êtes pour rien vous arrivez comme la
0.49 cavalerie Brisson a retiré sa plainte il
0.49 l&;a troqué contre une punition les
0.49 faillots des premiers rang de l&;école
0.49 continuent adulte a levé le doigt à la
0.49 première occasion ah je suis désolé dit
0.49 Paul est-ce que je peux encore faire
0.49 quelque chose Lorine s&;arrêta pour le
0.49 regarder
0.49 attentivement moi je ne suis pas désolé
0.49 je crois que je ne me suis jamais senti
0.49 autant envie qu&;au cours de ces
0.49 dernières
0.49 heures à quelques mètres d&;eux une
0.49 buvette proposait des glaces et des
0.49 rafraîchissements Paul commanda un sodat
0.49 Lorine un cornet à la fraise et et
0.49 pendant que caliif faisait du charme à
0.49 un écureuil qu&;il a lorgné depuis la
0.49 branche de son arbre il s&;assire autour
0.49 d&;une des tables en bois c&;est une belle
0.49 amitié qui vous unit tous les deux nous
0.49 ne nous sommes pas quittés depuis
0.49 l&;enfance hormis quand Arthur est parti
0.49 vivre en France amour ou voyage d&;affair
0.49 les affaires sont plutôt de mon ressort
0.49 et l&;évasion du sien il fuyait quelque
0.49 chose Paul la regarda droit dans les
0.49 yeux vous moi demanda le reine
0.49 stupéfaite
0.49 but une longue gorgée de son sodat et
0.49 s&;essuya la bouche dans revers de la
0.49 main les femmes enchaîna Paul
0.49 mossade toutes les femmes répliqua
0.49 Lorine en souriant une en particulier
0.49 une rupture il est très secret il me
0.49 truciderait s&;il m&;entendait parler
0.49 ainsi alors changeant de sujet et vous
0.49 demanda Paul vous avez quelqu&;un dans
0.49 votre vie vous n&;êtes pas en train de me
0.49 draguer reprit Lorine amusée
0.49 certainement pas je suis allergique au
0.49 poil de chien j&;ai quelqu&;un une
0.49 histoire qui n&;occupe pas beaucoup de
0.49 place dans ma vie répondit Lorine mais
0.49 j&;imagine que je trouve une forme
0.49 d&;équilibre à cette situation bancale
0.49 mes horaires de travail ne laissent pas
0.49 beaucoup de place à d&;autres vies que
0.49 celle de médecin être deux réclame
0.49 beaucoup de temps et ben vous voyez plus
0.49 le temps passe et plus je trouve que la
0.49 solitude même bien masquée en fait
0.49 perdre beaucoup vivre pour son métier ne
0.49 devrait pas être une finalité en soi
0.49 Lorine appela C qui s&;éloignait un peu
0.49 trop elle se retourna vers Paul
0.49 regard de la nuit que je viens de passer
0.49 je ne suis pas sûr que votre ami partage
0.49 cet avis et puis nous ne sommes pas
0.49 assez intimes pour poursuivre cette
0.49 conversation je suis désolé je ne
0.49 voulais pas faire le moralisateur c&;est
0.49 juste que que quoi l&;interrompit Lorine
0.49 rien Lorine se leva et remercia Paul de
0.49 la glace qu&;il lui avait
0.49 offerte je peux vous demander quelque
0.49 chose dit-elle tout ce que vous voulez
0.49 je sais que cela peut paraître cavalier
0.49 mais si je pouvais vous appeler de temps
0.49 à autre pour prendre des nouvelles de
0.49 mon patient je n&;ai pas le droit
0.49 d&;appeler l&;hôpital le visage de Paul
0.49 s&;illumina pourquoi seriez-vous comme ça
0.49 demanda Lorine pour rien je crains que
0.49 nous ne soyons pas suffisamment intimes
0.49 pour que ce sujet fasse l&;objet d&;une
0.49 conversation entre nous un silence
0.49 s&;installa quelques minutes appelez-moi
0.49 quand vous voulez vous avez mon numéro
0.49 je suis désolé je l&;ai eu par Béti il
0.49 était sur la fiche d&;admission de votre
0.49 ami personne a contacter en cas
0.49 d&;urgence Paul a celui de son domicile
0.49 sur le dos d&;un reçu de carte bancaire
0.49 et le tendit à leorine elle pouvait le
0.49 joindre quand bon lui semblait elle mit
0.49 le papier dans la poche de son jean le
0.49 remercia et s&;éloigna dans
0.49 l&;allée votre patient s&;appelle Arthur
0.49 Ashby dit Paul presque
0.49 narquis Lorine hocha la tête elle salua
0.49 d&;un geste amical et parti retrouver
0.49 Cali dès qu&;elle fut assez loin de lui
0.49 Paul appela le mémorial hospital il
0.49 demanda qu&;on lui passe le bureau des
0.49 infirmières du service de neurologie il
0.49 avait un message très important à
0.49 communiquer au patients de la chambre
0.49 307 il faudrait le lui délivrer dès que
0.49 possible même dans la nuit s&;il venait à
0.49 se réveiller quel est ce message
0.49 interrogea l&;infirmière dites-lui qu&;il
0.49 a fait une touche et Paul raccrocha
0.49 heureux non loin de lui une femme le
0.49 regardait l&;air triste et furieux Paul
0.49 reconnut la silhouette qui se levait
0.49 d&;un banc et s&;en allait vers la rue à
0.49 quelques mètres de lui onga é là un taxi
0.49 il courut vers elle mais ne la rejoindre
0.49 avant qu&;elle s&;engouffre dans un taxi
0.49 qui s&;éloignait déjà
0.49 et merde dit-il seul sur le parking de
0.49 la
0.49 marina chapitre 13
0.49 le bar était presque désert dans le fond
0.49 de la salle un pianiste jouait une
0.49 mélodie du Duke onéa repoussa sa coupe
0.49 vide et invita le barman à lui resservir
0.49 un draille
0.49 Martini il est encore un peu tôt pour un
0.49 troisième verre non demanda le serveur
0.49 en lui servant sa boisson tu as des
0.49 heures pour le malheur toi mes clients
0.49 viennent plutôt cuver leur chagrin en
0.49 fin de journée mais moi je suis
0.49 ukrainienne dit onga en soulevant son
0.49 verre et nous avons un culte de la
0.49 nostalgie avec lequel aucun occidental
0.49 ne peut rivaliser il faut un talent à
0.49 l&;âme que vous n&;avez pas ona abandonna
0.49 le comptoir et vint s&;accouder au piano
0.49 où le musicien entamait une chanson de
0.49 natking Cole elle leva son verre et le
0.49 but cussec le pianiste fit signe au
0.49 barman de la resservir et reprit son
0.49 refrain le bar se peupla au fil des
0.49 heures la nuit était tombée quand Paul
0.49 entra dans l&;établissement
0.49 il s&;approcha d&;onega faisant mine
0.49 d&;ignorer qu&;elle était déjà
0.49 ivre l&;animal vient se repentir la queue
0.49 entre les jambes dit-elle je croyais
0.49 qu&;alest vous teniez mieux l&;alcool tu
0.49 n&;as cessé de te tromper sur mon compte
0.49 alors un peu plus un peu moins quelle
0.49 différence l&;a fait je t&;ai cherché
0.49 partout reprit-il en la retenant par
0.49 l&;épaule alors qu&;elle vassillait sur
0.49 son
0.49 tabouret et tu m&;as trouvé tu as du
0.49 flair viens je te raccompagne tu n&;as
0.49 pas eu ton S de sensation alors tu viens
0.49 jouer avec ta poupée russe c&;est
0.49 pratique il te suffit d&;ouvrir une des
0.49 gigognes et de prendre la taille en
0.49 dessous mais qu&;est-ce que tu racontes
0.49 je suis passé chez toi je t&;ai appelé
0.49 sur ton portable je suis passé par tous
0.49 les restaurants dont tu m&;avais parlé et
0.49 je me suis souvenu de cet
0.49 endroit Onega se leva s&;appuyant au
0.49 comptoir pourquoi faire Paul je t&;ai vu
0.49 à la marina avec cette fille tout à
0.49 l&;heure je t&;en supplie ne me dis pas
0.49 que ce n&;était pas ce que je crois ce
0.49 serait terriblement banal et décevant ce
0.49 n&;était pas ce que tu crois cette femme
0.49 c&;est Arthur qui l&;aime depuis des
0.49 années onga le dévisagea ses yeux
0.49 brillaient de
0.49 désespoir et toi qui aimes-tu dit-elle
0.49 fière en relevant la
0.49 tête Paul déposa quelques billets sur le
0.49 comptoir et la pris sous son
0.49 épaule je crois que je vais être malade
0.49 dit onga en parcourant les quelques
0.49 mètres de trottoir qui les séparé de la
0.49 voiture sur leur gauche une petite
0.49 ruelle s&;enfonçait dans la nuit Paul l&;y
0.49 conduisit les pavés déglingués
0.49 brillaient d&;un éclat sombre un peu plus
0.49 loin quelques caisses de bois les
0.49 mettrai à l&;abri des regards indiscrets
0.49 au-dessus d&;une grille d&;égoût Paul
0.49 soutenait onga qui se vidait d&;un trop
0.49 plein de chagrin au dernier soubressau
0.49 il prit un mouchoir de sa poche et lui
0.49 essuya les lèvres onga se redressa fière
0.49 et
0.49 distante ramène-moi chez
0.49 moi le cabriolet remontait aux Farell
0.49 cheveux au vent onéa reprenait des
0.49 couleurs Paul roula un long moment avant
0.49 de s&;arrêter devant le petit immeuble où
0.49 vivait son ami il coupa le moteur et la
0.49 regarda je ne t&;ai pas menti dit Paul en
0.49 brisant le silence je sais murmura la
0.49 jeune femme est-ce que tout cela était
0.49 bien nécessaire un jour tu apprendras
0.49 peut-être à me connaître je ne t&;invite
0.49 pas à monter je ne suis pas en état de
0.49 te
0.49 recevoir elle descendit de la voiture et
0.49 avança vers l&;entrée de l&;immeuble au
0.49 pas de la porte elle se retourna
0.49 brandissant le mouchoir de
0.49 Paul je peux le garder ne t&;en fais pas
0.49 pour ça jette-le chez nous on ne se
0.49 débarrasse jamais d&;un premier mot
0.49 d&;amour Onega entra dans le corridor et
0.49 gravit l&;escalier Paul attendit que la
0.49 fenêtre de son appartement s&;éclaire la
0.49 voiture s&;éloigna dans la rue
0.49 [Musique]
0.49 déserte l&;inspecteur pilgise refermait
0.49 les boutons de sa veste de pyjama il se
0.49 regardait dans le long miroir de la
0.49 chambre à coucher
0.49 il te va très bien dit Natalia je l&;ai
0.49 su dès que je l&;ai vu dans la boutique
0.49 merci dit Georg en l&;embrassant sur le
0.49 nez Natalia ouvrit le tiroir de la table
0.49 de nuit et en sortit un petit pot en
0.49 verre et une
0.49 cuillère George dit-elle d&;une voix
0.49 déterminée oh non
0.49 suplia-t-il tu avais promis reprit-elle
0.49 en forçant la cuillère dans sa
0.49 bouche la moutarde forte envahit ses
0.49 papigues gustative et les yeux de
0.49 l&;inspecteur rougirent aussitôt il tapa
0.49 d&;un pierrageur en inspirant à fond par
0.49 le nez bon dieu que c&;est fort ce machin
0.49 je suis désolé mon chéri sinon tu
0.49 ronfles toute la nuit dit Natalia déjà
0.49 allongée sous les draps allez viens te
0.49 [Musique]
0.49 coucher au dernier des trois étages
0.49 d&;une maison victorienne perchée sur les
0.49 hauteurs de Pacific AIDS une jeune
0.49 interne lisait allongée dans son lit sa
0.49 chienne Kali dormait sur le tapis bercé
0.49 par la pluie qui frappait au carreau
0.49 pour la première fois depuis longtemps
0.49 Lorine avait délaissé ses traité
0.49 habituel de neurologie pour une thèse
0.49 qu&;elle s&;était procurée à la librairie
0.49 de la faculté le sujet en était le
0.49 [Musique]
0.49 coma Pablo vint se blottir au pied du
0.49 fauteuil où s&;était endormi Miss
0.49 Morrison le dragon de fumanschou avait
0.49 eu beau réaliser l&;une de ses plus
0.49 belles cascades ce soir morphé avait
0.49 gagné le
0.49 [Musique]
0.49 combat penché sur la vasque onga
0.49 recueillit l&;eau au creux de ses mains
0.49 elle frictionna son visage et releva la
0.49 tête regardant son image dans la glace
0.49 elle laissa ses mains glisser sur ses
0.49 joues rehaussa ses pommettes et souligna
0.49 du doigt une petite ride au pourtour de
0.49 ses yeux du bout de l&;index elle suivit
0.49 le contour de sa bouche descendit le
0.49 long de sa gorge et tira sur son cou se
0.49 forçant à sourire elle éteignit la
0.49 lumière quelqu&;un grattait à la porte du
0.49 petit studio ona traversa la pièce
0.49 unique qui faisait office de chambre et
0.49 de salon vérifia que la chaîne de
0.49 sécurité était passée dans son fourreau
0.49 et ouvrit Paul voulait juste s&;assurer
0.49 que tout allait bien tant qu&;on n&;est
0.49 pas mort lui répondit Onega rien n&;est
0.49 vraiment grave
0.49 elle le fit entrer et quand elle referma
0.49 la porte le sourire qui se dessinait sur
0.49 ses lèvres ne ressemblait en rien à
0.49 celui qui s faait déjà dans la buée
0.49 imprimée sur le miroir de la salle de
0.49 [Musique]
0.49 bain une infirmière entra dans la
0.49 chambre 307 du Mémorial hospital elle
0.49 prit l&;attention d&;Arthur et ressortit
0.49 les premières lueurs du jour entit par
0.49 la fenêtre qui donnait sur le
0.49 [Musique]
0.49 jardin Lorine s&;étira de tout son long
0.49 les yeux encore engourdis de sommeil
0.49 elle attrapa son oreiller et et le serra
0.49 dans ses bras elle regarda le petit
0.49 réveil repoussa la couette et roula sur
0.49 le côté Cali grimpa sur le lit et vint
0.49 se blottir contre elle Robert ouvrit les
0.49 yeux et les referma aussitôt Lorine
0.49 avança la main vers l&;épaule de son ami
0.49 elle retint son geste et se tourna vers
0.49 la fenêtre la lumière dorée qui filtrait
0.49 par les persiennes annonçait une belle
0.49 journée
0.49 elle s&;assit sur le rebord du lit et
0.49 réalisa seulement alors qu&;elle n&;était
0.49 pas de garde elle quitta la chambre
0.49 passa derrière le coin cuisine appuya
0.49 sur le bouton de la bouilloire
0.49 électrique et attendit que l&;eau
0.49 frémisse sa main glissa vers le
0.49 téléphone elle regarda la pendule du
0.49 four et se ravisa il n&;était pas encore
0.49 8h Betty ne serait pas à son poste une
0.49 heure plus tard elle courait en petite
0.49 foulée le long des allées de la marina
0.49 Kali trtinait derrière elle la langue
0.49 pentelante Lorine suivit du regard deux
0.49 ambulances qui passaient toute sirène
0.49 hurlante elle prit le portable qui
0.49 pendait à son coup Betty décrocha
0.49 le personnel des urgences avait été
0.49 informé de la sanction prise à son
0.49 encontre l&;ensemble du service avait
0.49 voulu faire circuler une pétition
0.49 exigeant sa réincorporation immédiate
0.49 mais l&;infirmière en chef qui
0.49 connaissait bien Fernstein les en avait
0.49 dissuadé tout en continuant sa course
0.49 Lorine ne put s&;empêcher de sourire
0.49 toucher que sa présence au sein de
0.49 l&;équipe ne soit pas aussi anonyme
0.49 qu&;elle l&;imaginait alors que
0.49 l&;infirmière en chef se répandait en
0.49 anecdote elle en profita pour lui
0.49 demander des nouvelles discrètes du
0.49 patient de la 307
0.49 Betty s&;interrompit il t&;a pas causé
0.49 assez d&;ennui comme ça Betty comme tu
0.49 voudras je n&;ai pas encore eu de raison
0.49 de monter dans les étages mais je
0.49 t&;appellerai dès que j&;ai du neuf c&;est
0.49 assez calme ce matin et toi comment
0.49 vas-tu je réapprends à faire des choses
0.49 totalement inutiles comme quoi ce matin
0.49 je me suis maquillé pendant 10 bonnes
0.49 minutes et alors demanda Betty brûlant
0.49 de
0.49 curiosité je me suis démaquillé juste
0.49 après Bety rangeait une pile de dossier
0.49 dans le casier des inter le combiné
0.49 coincé entre la nuque et la joue tu
0.49 verras 15 jours de repos te feront
0.49 reprendre goût au petit plaisir de la
0.49 vie Lorine s&;arrêta à la hauteur de la
0.49 buvette pour acheter une bouteille d&;eau
0.49 minérale qu&;elle vida presque d&;un
0.49 trait souhaite-le moi une matinée à ne
0.49 rien faire me rend déjà dingue je me
0.49 suis mêlé au jogger en priant le ciel
0.49 pour qu&;il y ait au moins une petite
0.49 foulure autour de moi Betty lui promis
0.49 de la rappeler dès qu&;elle aurait des
0.49 informations deux ambulances venaient
0.49 d&;arriver dans le sas des urgences
0.49 Lorine accrocha le pied posé sur un banc
0.49 renoant le laçet de sa chaussure elle se
0.49 demanda si c&;était vraiment par
0.49 conscience professionnelle qu&;elle se
0.49 souciait à ce point de la santé d&;un
0.49 homme qu&;hier elle ne connaissait pas
0.49 [Musique]
0.49 encore Paul prit les clés de sa voiture
0.49 et quitta son bureau il informa Maine
0.49 qu&;il serait en rendez-vous tout
0.49 l&;après-midi il ferait tout 100 possible
0.49 pour repasser en fin de journée une
0.49 demi-heure plus tard il entrait dans le
0.49 hall du San Francisco mémorial Hospital
0.49 et monté quatre à qu à la volée de
0.49 marche jusqu&;au premier étage 3 à TR
0.49 jusqu&;au second et une à une jusqu&;au
0.49 troè se jurant en avançant dans le
0.49 couloir qu&;il retournerait à la salle de
0.49 Gy dès le weekend il croisa Nani qui
0.49 sortait d&;une chambre lui fit un
0.49 baiseemain et poursuivit son chemin la
0.49 laissant stupéfaite au milieu du couloir
0.49 il entra dans la chambre et s&;approcha
0.49 du lit il fit semblant de régler le
0.49 débit de la perfusion pris le poignet
0.49 d&;Arthur et regarda sa montre pour
0.49 relever son
0.49 pou tire la langue pour voir dit-il
0.49 gogenard je peux savoir à quoi tu joues
0.49 demanda Arthur voler des ambulances
0.49 kidnapper des gens dans le Comat
0.49 maintenant j&;ai pris un vrai coup de
0.49 main mais tu as raté le meilleur tu
0.49 aurais dû me voir en blouse verte avec
0.49 mon masque et mon câot sur la tête
0.49 l&;élégance absolue Arthur se redressa
0.49 dans son lit tu as vraiment assisté à
0.49 l&;intervention franchement on en fait
0.49 tout un plat de la médecine mais
0.49 chirurgien ou architecte tout ça c&;est
0.49 du pareil au même c&;est une question de
0.49 travail en équipe il manquait de
0.49 personnel j&;étais là je n&;allais pas
0.49 rester sans rien faire alors j&;ai aidé
0.49 et Lorine elle est impressionnante elle
0.49 anesthésie elle coupe elle recoue elle
0.49 réanime et avec quel tempérament c&;est
0.49 un plaisir de bosser avec elle le visage
0.49 d&;Arthur
0.49 s&;assombrit qu&;est-ce qu&;il y a
0.49 maintenant questionna Paul il y a
0.49 qu&;elle va avoir des ennuis à cause de
0.49 moi
0.49 ouais et bien vous êtes kit c&;est quand
0.49 même fascinant le seul auquel vous ne
0.49 pensez jamais quand vous organisez vos
0.49 soirées débiles c&;est moi et toi tu n&;as
0.49 pas eu d&;ennui Paul tout sauta et
0.49 souleva une paupière
0.49 d&;Arthur tu as bonne mine dit-il sur un
0.49 ton emprunté au médecin comment t&;en
0.49 es-tu sorti insista Arthur je me suis
0.49 comporté comme une merde si tu veux tout
0.49 savoir quand la police est arrivée aux
0.49 portes du bloc je me suis caché sous la
0.49 table d&;opération c&;est pour ça que j&;ai
0.49 dû assister à toute l&;intervention cela
0.49 dit en décomptant les périodes où
0.49 j&;étais dans les pommes j&;ai quand même
0.49 dû participer 5 bonnes minutes c&;est à
0.49 elle que tu dois d&;avoir la VI sauve moi
0.49 je n&;y suis pas pour grand-chose Nancy
0.49 entra dans la chambre elle vérifia la
0.49 tension d&;Arthur et lui demanda s&;il
0.49 voulait essayer de se lever et de
0.49 marcher Paul se proposa de l&;aider ils
0.49 firent quelques pas jusqu&;au bout du
0.49 couloir Arthur se sentait bien il avait
0.49 retrouvé son équilibre et il e même
0.49 envie de poursuivre la promenade dans
0.49 l&;allée du jardin de l&;hôpital il prie à
0.49 Paul de lui rendre deux
0.49 service Paul repartit dès qu&;Arthur fut
0.49 couché en chemin il s&;arrêta chez un e
0.49 d&;union Street il fit composer un
0.49 bouquet de pivoine blanche et glissa la
0.49 carte qu&;Arthur lui avait confié dans
0.49 l&;enveloppe les fleurs seraient livré
0.49 avant la soirée puis il redescendit vers
0.49 la marina et se gara devant un vidéo
0.49 club vers 19h il sonna à l&;interphone de
0.49 rose Morrison et lui donna des nouvelles
0.49 d&;Arthur et le dernier épisode des
0.49 aventures de
0.49 [Musique]
0.49 fouanchu le était allongé sur le tapis
0.49 plongé dans sa thèise sa mère installée
0.49 sur le canapé du salon feuilletait les
0.49 pages d&;un magazine de temps à autre
0.49 elle relevait les yeux de sa lecture
0.49 pour regarder sa
0.49 fille qu&;est-ce qui t&;a pris de faire
0.49 une chose pareille demanda-t-elle en
0.49 jetant son journal sur la table basse
0.49 Lorine reporta quelques notes sur un
0.49 cahier à spirale sans répondre tu aurais
0.49 pu ruiner ta carrière toutes ces années
0.49 de travail perdu au nom de quoi Arga sa
0.49 mère tu as bien perdu toutes ces années
0.49 avec ton mariage et tu n&;as pas sauvé la
0.49 vie de papa que je sache la mère de
0.49 Lorine se leva je vais promener Cali
0.49 dit-elle sèchement en décrochant son
0.49 trench cô du porte-manteau et elle
0.49 quitta l&;appartement en claquant la
0.49 porte au revoir murmura le reine en
0.49 suivant d&;une oreille les pas qui
0.49 s&;éloignaient madame Klein croisa un
0.49 coursier au bas de l&;escalier il portait
0.49 un énorme bouquet de pivoine blanche et
0.49 chercher l&;appartement de Lauren
0.49 Klein je suis Madame Klein dit-elle en
0.49 prenant la petite enveloppe accrochée au
0.49 papier de célophane il n&;avait qu&;à
0.49 laisser les fleurs dans le hall elle les
0.49 récupérerait à son retour elle lui donna
0.49 un pour boire et le jeune homme s&;en
0.49 alla en descendant la rue elle souleva
0.49 le rabat de la petite enveloppe deux
0.49 mots étaient rédigés sur la carte de
0.49 correspondance vous revoir ils étaient
0.49 signés
0.49 Arthur madame Klein froissa la carte et
0.49 l&;abandonna au fond de la poche de son
0.49 imperméable dans le quartier il n&;y
0.49 avait qu&;un seul squir qui acceptait les
0.49 animaux si le destin avait ses raisons
0.49 l&;homme sans imagination les trouverait
0.49 toujours imparfait madame Klein s&;assit
0.49 sur un banc à côté d&;elle la vieille
0.49 dame qui lisait son journal eut envie de
0.49 faire sa
0.49 connaissance dans l&;enclos réservé au
0.49 chien Ky grimpait sur un jackreul qui se
0.49 reposait à l&;ombre douce d&;un
0.49 tyleul vous n&;avez pas l&;air d&;aller
0.49 bien dit la vieille dame madame Klein
0.49 sursauta simplement song
0.49 répondit la mère de Lorine nos chiens
0.49 ont l&;air de bien s&;entendre Pablo a
0.49 toujours été attiré par les grandes
0.49 perches je vais quand même lui relire le
0.49 manuel j&;ai l&;impression qu&;ils sont à
0.49 l&;envers qu&;est-ce qui vous
0.49 préoccupe rien si vous avez besoin de
0.49 vous confier je suis la personne idéale
0.49 je suis sourde comme un pot madame Klein
0.49 regarda rose qui n&;avait pas quitté sa
0.49 lecture vous avez des enfants dit-elle
0.49 d&;une voix
0.49 abandonnée Miss Morrison fitom de la
0.49 tête alors vous ne pourrez pas
0.49 comprendre mais j&;ai aimé des hommes qui
0.49 en avaient cela n&;a rien à voir ce que
0.49 ça peut m&;agacer protesta rose les gens
0.49 qui ont des enfants regardent ceux qui
0.49 n&;en ont pas comme s&;ils appartenaient à
0.49 une autre planète aimer un homme est
0.49 aussi compliqué que d&;élever des gamins
0.49 je ne partage pas tout à fait votre
0.49 point de vue et vous êtes toujours marié
0.49 madame Klein regarda sa main le temps
0.49 avait effacé la marque de son alliance
0.49 alors quels sont ces soucis que vous
0.49 cause votre fille comment savez-vous
0.49 qu&;il ne s&;agit pas d&;un garçon une
0.49 chance sur deux je crois que j&;ai fait
0.49 quelque chose de mal murmura la mère de
0.49 Lorine la vieille dame replia son
0.49 journal et écouta attentivement ce que
0.49 Madame Klein avait tant besoin
0.49 d&;avouer c&;est moche le coup des fleurs
0.49 et pourquoi redoutez-vous tant qu&;elle
0.49 revoit ce jeune homme parce qu&;il risque
0.49 de réveiller un passé qui peut nous
0.49 faire du tort à toutes les deux
0.49 la vieille dame replongea dans son
0.49 quotidien le temps de réfléchir et le
0.49 reposa sur le
0.49 banc je ne sais pas de quoi vous parler
0.49 mais on ne protège personne à l&;abri
0.49 d&;un mensonge je suis désolé dit Madame
0.49 Klein je vous parle de choses que vous
0.49 ne pouvez pas
0.49 comprendre rose Morrison avait tout le
0.49 temps de comprendre la mère de laorine
0.49 hésita mais après tout quelle risque
0.49 courrait-elle de se confier à une
0.49 inconnue l&;envie de chasser sa solitude
0.49 fut la plus forte elle se rassit et
0.49 raconta l&;histoire d&;un homme qui avait
0.49 enlevé une jeune femme pour la sauver
0.49 alors que sa propre mère avait
0.49 renoncé votre jeune homme n&;aurait pas
0.49 un grand père célibataire par hasard
0.49 quand il m&;a rendu les clés de
0.49 l&;appartement je n&;ai plus jamais eu de
0.49 ces nouvelles et il a disparu comme cela
0.49 disons que nous l&;avons un peu aidé nous
0.49 un neurochirurgien réputé s&;est chargé
0.49 de lui expliquer à quel point la santé
0.49 de ma fille était fragile il a su
0.49 trouver 1000 raisons de le convaincre de
0.49 s&;éloigner d&;elle alors devant tant
0.49 d&;évidence cet homme s&;est effacé la
0.49 mère de Lorine soupira
0.49 oui je croyais qu&;il en avait un peu
0.49 plus que ça reprit la vieille dame
0.49 remarquez quand ils sont fous d&;amour
0.49 ils perdent beaucoup de leur capacités
0.49 et ce que disait ce professeur était
0.49 sincère sincère sûrement vrai je n&;en
0.49 sais trop rien Lorine a récupéré très
0.49 vite en quelques mois elle était à
0.49 nouveau elle-même vous pensez qu&;il est
0.49 trop tard maintenant pour parler à votre
0.49 fille je me pose cette question tous les
0.49 jours et je n&;arrive pas à imaginer sa
0.49 réaction j&;ai vu pas mal de vie gâché
0.49 par des secrets de famille je n&;ai pas
0.49 eu la chance d&;avoir d&;enfant et en
0.49 dépit de ce que je vous disais tout à
0.49 l&;heure pour me donner une conten vous
0.49 ne savez pas à quel point cela me manque
0.49 mais j&;aimis trop souvent pour m&;en
0.49 croire capable enfin c&;était mon excuse
0.49 pour ne pas regarder mon égoïme en face
0.49 je comprends vos réticences même si je
0.49 suis convaincu que vous avez tort
0.49 l&;amour est fait de tolérance c&;est ce
0.49 qui lui donne sa force
0.49 j&;aimerais tellement que vous ayez
0.49 raison on quitte un homme on croit
0.49 l&;oublier jusqu&;à ce qu&;un souvenir nous
0.49 rappelle à lui alors comment imaginer ce
0.49 défaire de l&;amour que nous portons à
0.49 nos parents on perd un temps fou à ne
0.49 pas leur dire qu&;on les aime pour finir
0.49 par se rendre compte après leur mort
0.49 comme il nous
0.49 manque la vieille dame se pencha vers
0.49 madame
0.49 Klein si ce jeune homme a sauvé votre
0.49 fille vous lui être devable allez donc
0.49 le trouver et rose replongea dans la
0.49 leure de son journal madame Klein
0.49 attendit quelques instants elle salua sa
0.49 voisine de banc à placali et s&;éloigna
0.49 dans l&;allée du
0.49 parc en rentrant elle récupéra le
0.49 bouquet de fleurs au pied des marches
0.49 l&;appartement était désert elle arrangea
0.49 les pivoine dans un vase qu&;elle posa
0.49 sur la table basse du salon et referma
0.49 la porte derrière
0.49 [Musique]
0.49 elle les jours de la semaine
0.49 s&;écoulaient avec la régularité d&;un
0.49 métronome
0.49 tous les matins Lorine allait faire une
0.49 longue promenade sous les arbres du parc
0.49 du Présidio il lui arrivait de marcher
0.49 jusqu&;à la plage qui bordait le versant
0.49 Pacifique elle s&;installait alors sur le
0.49 sable et plongait dans sa tèse qu&;elle
0.49 retrouvait chaque
0.49 soir l&;inspecteur pilgaaise avait fini
0.49 par s&;adapter aux horaires de Natalia
0.49 chaque jour à midi il partageait un
0.49 repas où se rencontraient leurs appétits
0.49 celui d&;un petit- déjeuner pour l&;une
0.49 d&;un déjeuner pour
0.49 l&;autre au milieu du une journée
0.49 entrecoupée de réunion avec le bureau
0.49 d&;étude et de visite de chantier Paul
0.49 retrouvait onga qui l&;attendait sur un
0.49 banc au bout d&;une jetée face à la
0.49 baie Miss Morrison emmenait Pablo
0.49 profiter des belles après-midis d&;été
0.49 dans le petit parc situé près de chez
0.49 elle il lui arrivéit de croiser madame
0.49 Klein et reconnu un jour Lorine au chien
0.49 qui suivait ses pas ce jeudi de grand
0.49 soleil elle fut tentée de la border mais
0.49 renonça finalement à distraire la jeune
0.49 femme de sa lecture quand Lorine quitta
0.49 l&;allée centrale elle l&; suivi d&;un
0.49 regard
0.49 amusé chaque début de soirée George
0.49 pilgz déposait Natalia devant le
0.49 commissariat juste avant de retrouver
0.49 onga pour dîner Paul rendait visite à
0.49 son ami il lui présentait es qui ses
0.49 projets qu&;Arthur corrigéit d&;un trait
0.49 crayon ou amendé de quelques annotations
0.49 sur les choix de coloris et de
0.49 matériaux ce vendredi
0.49 Fernstein se félicita de l&;état de santé
0.49 de son patient il lui ferait passer un
0.49 scanner de contrôle dès qu&;il y aurait
0.49 un créneau de libre et si comme il en
0.49 était convaincu tout était normal il
0.49 signerait son bon de sortie plus rien ne
0.49 justifiait qu&;il occupe un lit d&;hôpital
0.49 ensuite il faudrait être raisonnable
0.49 quelque temps mais la vie ne tarderait
0.49 pas à reprendre son cours normal Arthur
0.49 le remercia de tous les soins qu&;il lui
0.49 avait
0.49 [Musique]
0.49 apporté Paul était parti depuis
0.49 longtemps les couloirs ne résonnaient
0.49 déjà plus des pas tumultueux de la
0.49 journée l&;hôpital avait revêtu son habit
0.49 de nuit
0.49 Arthur alluma le téléviseur perché sur
0.49 une tablette en face de son lit il
0.49 ouvrit le tiroir de sa table de nuit et
0.49 prit son téléphone portable le regard
0.49 perdu dans ses pensées il fit dérouler
0.49 les noms du répertoire et renonça à
0.49 déranger son meilleur ami le téléphone
0.49 lui échappa lentement de la main et
0.49 roula sur les draps sa tête glissa sur
0.49 l&;oreiller la porte s&;entrebailla une
0.49 interne entra dans la chambre elle se
0.49 dirigea aussitôt au pied du lit et
0.49 consulta le dossier médical Arthur
0.49 entreouvrit les yeux et la regarda
0.49 silencieux elle semblait
0.49 concentrée un problème
0.49 dit-il non répondit Lorine en relevant
0.49 la tête que faites-vous ici demanda-t-il
0.49 stupéfait ne parlez pas si fort chuchota
0.49 le reine pourquoi parler à voix basse
0.49 j&;ai mes raisons et elles sont secrètes
0.49 oui alors il faut que je vous avoue même
0.49 à voix basse que je suis content de vous
0.49 voir moi aussi enfin je veux dire que je
0.49 suis contente que vous alliez mieux
0.49 je suis vraiment désolé de ne pas avoir
0.49 diagnostiqué cette hémorragie au premier
0.49 examen vous n&;avez aucune raison de vous
0.49 en vouloir je crois que je ne vous ai
0.49 pas beaucoup faciliter la tâche dit
0.49 Arthur vous étiez si pressé de partir
0.49 l&;obsession du travail un jour sa me tua
0.49 vous êtes architecte c&;est ça c&;est ça
0.49 c&;est un métier très pointu beaucoup de
0.49 mathématique
0.49 oui enfin comme en médecine à la fac et
0.49 puis après on laisse les autres faire
0.49 les maths pour vous les autres les
0.49 calculs de portant de résistance tout ça
0.49 c&;est surtout le boulot des ingénieurs
0.49 et que font les architectes pendant que
0.49 les ingénieurs bossent ils rêvent et
0.49 vous rêvez à quoi Arthur regarda
0.49 longuement Lorine il sourit et pointa du
0.49 doigt l&;angle de la
0.49 chambre avancer jusqu&;à la fenêtre
0.49 pourquoi faire s&;étonna leorine un petit
0.49 voyage un petit voyage à la fenêtre non
0.49 un petit voyage depuis la fenêtre
0.49 elle obéit un sourire presque moqueur au
0.49 coin des lèvres et maintenant
0.49 ouvrezla quoi la fenêtre et le reine fit
0.49 exactement ce qu&;Arthur lui avait
0.49 demandé que voyez-vous demanda-t-il en
0.49 chuchaotant
0.49 toujours un arbre répondit-elle
0.49 décrivez-le moi comment ça il est grand
0.49 il est haut comme deux étages mais il a
0.49 de grandes feuilles vertes alors fermez
0.49 les yeux Lorine se pris au jeu et la
0.49 voix d&;Arthur la rejoignit dans une
0.49 obscurité
0.49 improvisée les branches sont immobiles à
0.49 cette heure de la journée les vents de
0.49 la mer ne sont pas encore levés
0.49 approchez-vous du tronc les cigales se
0.49 cachent souvent dans les recoins d&;é
0.49 Corse au pied de l&;arbre s&;étend un
0.49 tapis d&;épines de pain elles sont
0.49 roussies par le soleil maintenant
0.49 regardez tout autour de vous vous êtes
0.49 dans un grand jardin il est parsemé de
0.49 larges bandes de terre ocre planté de
0.49 quelques pains parasol à votre gauche
0.49 vous enverrait des argentés à droite des
0.49 seyas devant des grenadiers et un peu
0.49 plus loin des caroubiers qui semblent
0.49 couler jusqu&;à l&;océan empruntez le
0.49 petit escalier de pierre qui borde le
0.49 chemin les marches sont irrégulières
0.49 mais ne craignaent rien la pente est
0.49 douce regardez sur votre droite vous
0.49 devinez les restes d&;une roserée
0.49 maintenant arrêtez-vous en bas et
0.49 regardez devant vous et Arthur inventait
0.49 un univers fait juste de mot Lorine vit
0.49 la maison au volet clos qui lui
0.49 décrivait elle avança vers le perron
0.49 grimpa les marches et s&;arrêta sous la
0.49 véranda en contrebas l&;océan semblait
0.49 vouloir briser les rochers les vagues
0.49 chariait des amadalgues marié à des
0.49 entrelas d&;épines le vent soufflait dans
0.49 ses cheveux elle eut presque envie de
0.49 les repousser en arrière
0.49 elle contourna la maison et suivit à la
0.49 lettre les instructions d&;Arthur qui la
0.49 guidait pas à pas dans son pays
0.49 imaginaire sa main effleurit la façade à
0.49 la recherche d&;une petite cale au bas
0.49 d&;un volet elle fit comme il disait et
0.49 la reti ira du bout des doigts le
0.49 panneau de bois s&;ouvrit et elle crut
0.49 même l&;entendre grincer sur ses gonss
0.49 elle souleva la fenêtre à guillotine en
0.49 déboîant légèrement le châssis qui
0.49 accepta de coulisser sur ses
0.49 cordeaux ne vous arrêtez pas dans cette
0.49 pièce elle est trop sombre traversez-la
0.49 vous arrivereit dans le couloir
0.49 elle avançait à pant derrière les murs
0.49 chaque pièce paraissait contenir un
0.49 secret elle entra dans la cuisine sur la
0.49 table il y avait une vieille cafetière
0.49 italienne on y faisait un excellent café
0.49 et devant elle une cuisinière comme on
0.49 en trouvait autrefois dans les vieilles
0.49 demeures
0.49 elle fonctionne avec du bois demanda
0.49 leurine si vous le voulez vous trouverez
0.49 même des bûches à l&;abri d&;un appenti
0.49 juste au dehors en passant par derrière
0.49 je veux rester dans la maison et
0.49 continueer à la visiter
0.49 murmura-t-elle alors ressortez de la
0.49 cuisine ouvrez la porte juste en
0.49 face elle entra dans le salon un long
0.49 piano dormait dans l&;obscurité du lieu
0.49 elle alluma la lumière et s&;approcha
0.49 assez près pour s&;asseoir sur le
0.49 tabouret je ne sais pas jouer c&;est un
0.49 instrument particulier rapporté d&;un
0.49 lointain pays si vous pensez très fort à
0.49 une mélodie que vous aimez il vous la
0.49 jouera mais uniquement si vous posez vos
0.49 mains sur son clavier Lorine se
0.49 concentra de toutes ses forces et la
0.49 partition du clair de lune de werter
0.49 envahit sa tête
0.49 elle avait l&;impression que quelqu&;un
0.49 jouait à côté d&;elle et plus elle se
0.49 laissait entraîner dans le songe plus la
0.49 musique était profonde et présente
0.49 elle visita ainsi chaque endroit
0.49 grimpant jusqu&;à l&;étage allant de
0.49 chambre en chambre et petit à petit les
0.49 mots qui décrivaient la maison se
0.49 transformai en une multitude de détails
0.49 qui inventaient une vie tout autour
0.49 d&;elle elle retourna dans la seule pièce
0.49 qu&;elle n&;avait pas encore visité
0.49 elle entra dans le petit bureau regarda
0.49 le lit et frissonna elle ouvrit les yeux
0.49 et la maison
0.49 s&;évanouit je crois que je l&;ai perdu
0.49 dit-elle ce n&;est pas grave maintenant
0.49 elle est à vous vous pourrez y retourner
0.49 quand vous voudrez il vous suffira d&;y
0.49 penser je ne pourrais pas recommencer
0.49 toute seule je ne suis pas très doué
0.49 pour les mondes imaginaires vous avez
0.49 tort de ne pas vous faire confiance je
0.49 trouve que pour une première fois vous
0.49 vous êtes plutôt bien débrouillé alors
0.49 c&;est ça votre métier vous fermez les
0.49 yeux et vous imaginez des lieu non
0.49 j&;imagine la vie qu&;il y aura à
0.49 l&;intérieur et c&;est elle qui me suggère
0.49 le reste c&;est une drôle de façon de
0.49 travailler c&;est plutôt une façon drôle
0.49 de travailler il faut que je vous laisse
0.49 les infirmières ne vont pas tarder à
0.49 faire le ronde vous reviendrez si je le
0.49 peux
0.49 elle se dirigea vers la porte de la
0.49 chambre et se retourna juste avant de
0.49 sortir merci pour cette visite c&;était
0.49 bien j&;ai aimé ce moment moi aussi
0.49 elle existe cette maison tout à l&;heure
0.49 vous l&;avez vu comme si j&;y étais alors
0.49 si elle existe dans votre imagination
0.49 c&;est qu&;elle est vraie vous avez une
0.49 étrange façon de penser à force de
0.49 fermer les yeux sur ce qui les entoure
0.49 certains sont devenus aveugles sans même
0.49 le savoir je me suis contenté
0.49 d&;apprendre à voir même dans le noir je
0.49 connais un hibou qui aurait bien besoin
0.49 de vos conseils celui qui était dans
0.49 votre blouse l&;autre soir vous vous
0.49 souvenez je n&;ai pas eu l&;occasion de
0.49 fréquenter beaucoup de médecins mais il
0.49 est difficile d&;en oublier un qui vous
0.49 examine avec une peluche dans la poche
0.49 il a peur du jour et son grand-père m&;a
0.49 demandé de le guérir il faudrait lui
0.49 trouver une paire de lunettes de soleil
0.49 pour enfants j&;en possédais une quand
0.49 j&;étais petit c&;est incroyable ce que
0.49 l&;on peut voir au travers comme quoi des
0.49 rêves fait de pays imaginaires merci du
0.49 conseil mais attention quand vous aurez
0.49 guéri votre hibou dites-lui bien qu&;il
0.49 suffit de cesser de croire une seule
0.49 seconde pour que le rêve se brise en
0.49 1000 morceaux je le lui dirai comptez
0.49 sur moi reposez-vous maintenant et
0.49 Lorine sortit de la chambre un cler de
0.49 lune entrait par les persiennes Arthur
0.49 repoussa ses draps et se rendit à la
0.49 fenêtre il resta là appuyé au rebord à
0.49 regarder les arbres du jardin immobile
0.49 il n&;avait aucune envie de suivre le
0.49 conseil de son ami depuis trop longtemps
0.49 il se nourrissait de patience et rien
0.49 n&;avait pu le détacher du souvenir de
0.49 cette femme ni le temps ni les voyages
0.49 peuplés d&;autres regards bientôt il
0.49 sortirait
0.49 [Musique]
0.49 d&;ici chapitre 14
0.49 le weekend s&;annonçait beau pas un nuage
0.49 ne venait troubler l&;horizon tout était
0.49 calme comme si la ville se réveillait
0.49 d&;une nuit d&;été trop courte pieds nus
0.49 les cheveux en bataille vêtus d&;un vieux
0.49 Pulau vert qu&;elle porté comme une robe
0.49 légère Lorine travaillait à son bureau
0.49 reprenant ses recherches là où elle les
0.49 avait laissé la veille
0.49 elle continua jusqu&;au milieu de la
0.49 matinée guettant l&;heure du courrier
0.49 elle attendait un ouvrage scientifique
0.49 commandé depuis 2 jours elle le
0.49 trouverait peut-être enfin dans sa boîte
0.49 lettres elle traversa le salon ouvrit la
0.49 porte de son appartement et sursauta en
0.49 poussant un
0.49 cri je suis désolé je ne voulais pas
0.49 vous faire peur dit Arthur les mains
0.49 croisées dans le dos j&;ai eu votre
0.49 adresse grâce à Betti qu&;est-ce que vous
0.49 faites là demanda laorine en tirant sur
0.49 son pull je n&;en sais trop rien moi-même
0.49 il n&;aurait jamais dû vous laisser
0.49 sortir c&;est beaucoup trop tôt dit-elle
0.49 en bfouillant je vous avoue que je ne
0.49 leur ai pas vraiment donné le choix vous
0.49 me laissez entrer quand même elle lui
0.49 céda le passage et lui proposa de
0.49 s&;installer dans le
0.49 salon j&;arrive tout de suite
0.49 lança-t-elle en s&;enfuyant vers la salle
0.49 de bain j&;ai l&;air d&;un grimlin se
0.49 dit-elle en essayant de remettre un peu
0.49 d&;ordre dans ses cheveux elle se
0.49 précipita dans le dressing et commença à
0.49 se débattre avec les
0.49 ceintres tout va bien demanda Arthur
0.49 étonné du bruit qui émanait de la
0.49 penderie vous voulez un café cria Lorine
0.49 qui cherchait désespérément ce qu&;elle
0.49 allait bien pouvoir mettre
0.49 elle regarda de plus près un siteur et
0.49 le jeta par terre le chemisier blanc
0.49 n&;allait pas non plus il virvolta en
0.49 l&;air une petite robe ne tarda pas à le
0.49 rejoindre seconde après seconde un amas
0.49 de vêtements s&;empilait derrière elle
0.49 Arthur avança au milieu du salon il
0.49 regarda tout autour de lui Dieu que ce
0.49 lieu lui était familier les étagères
0.49 d&;une bibliothèque en bois clair plié
0.49 sous les ouvrages elle finirait par
0.49 céder si leorine complétait sa
0.49 collection d&;encyclopédie médicale
0.49 Arthur sourit en voyant qu&;elle avait
0.49 installer son bureau exactement là où il
0.49 avait mis jadis sa table
0.49 d&;architecte à travers les portes
0.49 entrouvertes il devinait la chambre à
0.49 coucher et le lit qui faisait face à la
0.49 baie il entendit leurine tout sauter
0.49 dans son dos et se retourna elle portait
0.49 un jean et un t-shirt blanc ce café avec
0.49 lait et sucre sans lait et avec sucre ou
0.49 sans sucre avec les
0.49 demanda-t-elle comme vous voudrez
0.49 répondit Arthur
0.49 elle passa derrière le comptoir de la
0.49 cuisine l&;eau fuyait du robinet elle se
0.49 mit à jaillir à
0.49 granget je crois que j&;ai un problème
0.49 dit-elle en tentant de contenir
0.49 l&;inondation entre ses mains Arthur lui
0.49 indiqua aussitôt la vanne d&;arrêt
0.49 général dans le petit placard situé
0.49 juste à côté d&;elle Lorine se précipita
0.49 pour la fermer le visage éclaboussé elle
0.49 regarda fixement
0.49 Arthur comment le saviez-vous je suis
0.49 suis architecte c&;est un métier qui
0.49 permet de voir au travers des murs la
0.49 plomberie d&;une maison est moins
0.49 complexe que celle du corps humain mais
0.49 nous aussi nous avons nos petits trucs
0.49 pour arrêter les hémorragies vous avez
0.49 des outils Loren sécha son visage avec
0.49 une serviette en papier et ouvrit un
0.49 tiroir elle sortit un vieux tournevis
0.49 une clé à molette et un marteau elle
0.49 posa les outils sur le comptoir l&;air
0.49 désolé on devrait quand même pouvoir
0.49 opérer dit Arthur je ne crois pas être
0.49 qualifié pour ça c&;est une interv moins
0.49 compliqué que ce que vous faites au bloc
0.49 opératoire vous avez un joint neuf non
0.49 regardez dans l&;armoire à fusible je ne
0.49 sais pas pourquoi mais on en trouve
0.49 toujours un ou deux qui traînent
0.49 audessus du compteur électrique et où
0.49 traîne l&;armoire
0.49 électrique Arthur lui montra du doigt le
0.49 petit coffrage juste à côté de la porte
0.49 d&;entrée ça c&;est le disjoncteur dit
0.49 Loren c&;est là que ça se trouve dit
0.49 Arthur d&;un ton amusé Lorine se campa
0.49 devant lui et bien puisque les placard
0.49 de ma maison n&;ont aucun secret pour
0.49 vous allez chercher ses joints vous-même
0.49 ça nous fera gagner du temps Arthur se
0.49 dirigea vers l&;entrée il avança la main
0.49 vers le coffrage et se
0.49 ravisa qu&;est-ce que vous avez demanda
0.49 Lorine mes mains sont encore mal habiles
0.49 murmura Arthur visiblement embarrassé
0.49 Lorine s&;avança vers lui ce n&;est pas
0.49 grave dit-elle d&;une voix rassurante
0.49 soyez patient vous n&;aurez pas de séquel
0.49 mais il faut un peu de temps pour
0.49 récupérer c&;est la nature qui veut ça
0.49 pour la réparation je peux quand même
0.49 vous guider si vous voulez dit Arthur
0.49 j&;avais d&;autres projets ce matin que de
0.49 soigner un robinet mon voisin est un
0.49 bricoleur de génie c&;est lui qui m&;a
0.49 presque tout installé ici il sera ravi
0.49 de s&;en occuper c&;est lui qui a eu
0.49 l&;idée de mettre la bibliothèque contre
0.49 cette fenêtre pourquoi il ne fallait pas
0.49 si si dit Arthur en retournant dans le
0.49 salon ça c&;est un si qui veut dire
0.49 exactement le contraire non pas du tout
0.49 insista Arthur qu&;est-ce que vous mentez
0.49 mal il invita Lorine à s&;installer sur
0.49 le
0.49 canapé retournez-vous dit Arthur Lorine
0.49 s&;exécuta ne comprenant pas bien où il
0.49 voulait en
0.49 venir vous voyez si ces étagères
0.49 n&;occulaient pas la fenêtre vous auriez
0.49 une très jolie vue d&;ici j&;aurais une
0.49 très jolie vue mais dans mon dos en
0.49 général je m&;assiais à l&;endroit sur mon
0.49 canapé c&;est pour cela qu&;il serait plus
0.49 judicieux de le retourner honnêtement la
0.49 porte d&;entrée ce n&;est pas ce qu&;il y a
0.49 de plus beau non Lorine se leva posa ses
0.49 mains sur les hanche et le
0.49 dévisagea je n&;y avais jamais prêté
0.49 attention vous êtes venu chez moi à
0.49 l&;improviste en sortant de l&;hôpital
0.49 pour refaire la décoration je suis
0.49 désolé dit Arthur en baissant la tête
0.49 non c&;est moi qui suis désolé reprit
0.49 Lorine d&;une voix calme je m&;emporte un
0.49 peu facilement ces temps-ci je vous
0.49 prépare ce café vous n&;avez plus d&;eau
0.49 Lorine ouvrit le
0.49 réfrigérateur je n&;ai même pas un jus de
0.49 fruits à vous offrir alors je vous
0.49 emmène petit-
0.49 déjeuner elle lui demanda juste de
0.49 l&;attendre le temps qu&;elle descende
0.49 chercher son courrier dès qu&;il
0.49 l&;entendit s&;éloigner dans le couloir
0.49 Arthur fut pris de l&;envie irrésistible
0.49 de renouer avec ce lieu qu&;il avait
0.49 habité il entra dans la chambre à
0.49 coucher et s&;approcha du lit le souvenir
0.49 d&;un matin d&;été ressurgit comme évadé
0.49 des pages d&;un livre tombé d&;une
0.49 bibliothèque il aurait voulu que le
0.49 temps remonte à ce jour où il l&;a
0.49 regardé dormir il effleura la couverture
0.49 du bout des doigts les chevaux de laine
0.49 se souleva lentement sous sa main il
0.49 passa dans la salle de bain et regarda
0.49 les flacons posés près de la vasque un
0.49 lait un parfum quelques rares produits
0.49 de maquillage une idée lui traversa
0.49 l&;esprit il jeta un coup d&;œil au dehors
0.49 et se décida à assouvir un très vieux
0.49 rêve il entra à l&;intérieur de la
0.49 penderie attenante et referma la porte
0.49 derrière
0.49 lui caché entre les scintres il
0.49 regardait les vêtements au sol ceux
0.49 encore accrochés et tentait d&;imaginer
0.49 leorine dans l&;une ou l&;autre détenu il
0.49 aurait voulu rester là attendre qu&;elle
0.49 le trouve peut-être que la mémoire lui
0.49 reviendrait elle hésiterait juste un
0.49 instant se souviendrait des mots qu&;il
0.49 se disait alors il la prendrait au creux
0.49 de ses bras et l&;embrasserait comme
0.49 avant ou plutôt d&;un baiser différent
0.49 plus rien ni personne ne pourrait la lui
0.49 enlever c&;était idiot s&;il resta là elle
0.49 commencerait par avoir peur qui n&;aurait
0.49 pas peur de quelqu&;un qui se cache dans
0.49 le placard de votre salle de bain il
0.49 fallait sortir d&;ici avant qu&;elle ne
0.49 revienne un court instant encore qui
0.49 pourrait lui en vouloir qu&;elle remonte
0.49 l&;escalier lentement quelques secondes
0.49 volaient au bonheur d&;être au milieu
0.49 d&;elle Arthur
0.49 j&;arrive il s&;excusa d&;être entré dans
0.49 la salle de bain sans autorisation il
0.49 avait voulu se laver les mains il n&;y a
0.49 pas d&;eau je m&;en suis souvenu en
0.49 ouvrant le robinet dit-il confus votre
0.49 livre est arrivé oui je range ce pavé
0.49 dans la bibliothèque et on y va je meurs
0.49 de faim en passant devant la cuisine
0.49 Arthur regarda la gamelle de C c&;est
0.49 l&;écuel de ma chienne elle est chez
0.49 maman
0.49 Lorine prit ses clés sur le comptoir et
0.49 ils quittèrent
0.49 l&;appartement la rue était inondée de
0.49 soleil Arthur eu envie de prendre Lorine
0.49 par le
0.49 bras où voulez-vous aller demanda-t-il
0.49 en croisant ses mains dans son dos
0.49 elle était affamée et hésité par pure
0.49 féminité à lui avouer qu&;elle rêvait
0.49 d&;un hamburger Arthur la rassura c&;était
0.49 beau une femme qui avait de
0.49 l&;appétit et puis à New York c&;est déjà
0.49 l&;heure du déjeuner et à Sydney celle du
0.49 dîner ajouta-t-elle radieuse c&;est une
0.49 façon de voir les choses dit Arthur en
0.49 marchant à son côté interne on finit par
0.49 manger n&;importe quoi à n&;importe quelle
0.49 heure
0.49 elle l&;entraîna jusqu&;à guérardisquire
0.49 ils longèrent les quais et s&;engagèrent
0.49 sur une jetée perché sur des piloti la
0.49 salle de restaurant du Simbad était
0.49 ouverte nuit et jour l&;ôesse d&;accueil
0.49 les installa à une table elle tendit un
0.49 menu à Loren et disparu Arthur n&;avait
0.49 pas faim il renonça à lire la carte que
0.49 Lorine lui tendait
0.49 un serveur se présenta quelques instants
0.49 plus tard il nota la commande de leorine
0.49 et s&;en retourna vers les
0.49 cuisines vous ne mangez vraiment rien
0.49 j&;ai été nourri toute la semaine à coup
0.49 de perfusion et je crois que mon estomac
0.49 a rétréc mais j&;adore vous regarder
0.49 manger il faudra quand même vous
0.49 réalimenter le serveur déposa une énorme
0.49 assiette de pancake sur la
0.49 table pourquoi êtes-vous venu chez moi
0.49 ce matin pour réparer une fuite d&;eau
0.49 sérieusement pour vous remercier de
0.49 m&;avoir sauvé la vie je crois Lorine
0.49 reposa la fourchette qu&;elle tenait dans
0.49 sa main parce que j&;en avais envie à
0.49 voix Arthur
0.49 elle le regarda attentive et arrosa son
0.49 plat de sirop
0.49 d&;érable je n&;ai fait que mon métier
0.49 dit-elle à voix basse je ne suis pas sûr
0.49 qu&;anesthési un de vos collègues a volé
0.49 une ambulance surit votre lot quotidien
0.49 l&;ambulance était une idée de votre
0.49 meilleure ami je m&;en doutais un peu le
0.49 serveur revint vers la table demander à
0.49 Lorine si elle avait besoin de quelque
0.49 chose
0.49 non pourquoi dit Lorine je croyais que
0.49 vous m&;aviez appelé répondit le garçon
0.49 d&;un temps
0.49 auint Lorine le regarda s&;éloigner elle
0.49 haussa les épaules et reprit sa
0.49 conversation votre ami m&;a dit que vous
0.49 vous étiez connu au pensionnat maman est
0.49 morte quand j&;avais 10 ans nous étions
0.49 très proches c&;est courageux la plupart
0.49 des gens ne prononcent jamais ce mot ils
0.49 disent parti ou encore quitter quitter
0.49 ou partir sont des actions volontaires
0.49 vous avez grandi seul la solitude
0.49 peut-être une forme de compagnie et vous
0.49 vous avez toujours vos parents ma mère
0.49 seulement depuis mon accident nos
0.49 relations sont plutôt tendues elle est
0.49 un peu trop présente l&;accident un
0.49 tonneau en voiture j&;ai été éjecté
0.49 laissé pour morte mais l&;acharnement
0.49 d&;un de mes professeurs m&;a ramené à la
0.49 vie après quelques mois de coma vous
0.49 n&;avez gardé aucun souvenir de cette
0.49 période je me souviens des dernières
0.49 minutes avant l&;impact après il y a un
0.49 trou de 11 mois dans ma vie personne n&;a
0.49 jamais réussi à se souvenir de ce qui se
0.49 passe pendant ces moments-là demanda
0.49 Arthur la voix chargée d&;espoir Lorine
0.49 sourit elle regarda un chariot à dessert
0.49 rangé non loin
0.49 d&;elle pendant qu&;on est dans le coma
0.49 c&;est impossible reprit-elle c&;est le
0.49 monde de l&;inconscience il ne se passe
0.49 rien pourtant la vie continue tout
0.49 autour non ça vous intéresse vraiment
0.49 vous n&;êtes pas obligé d&;être poli vous
0.49 savez Arthur promit que sa curiosité
0.49 était sincère Lorine lui explica qu&;il y
0.49 avait bien des à ce sujet et peu de
0.49 certitude les patients avaient-ils une
0.49 perception de ce qui les entourait d&;un
0.49 point de vue médical elle n&;y croyait
0.49 pas
0.49 beaucoup vous avez dit d&;un point de vue
0.49 médical pourquoi cette distinction parce
0.49 que j&;ai vécu la chose de l&;intérieur et
0.49 vous en avez tiré des conclusions
0.49 différentes Lorine hésita à répondre
0.49 elle montra le chariot de dessert au
0.49 serveur qui s&;empressa d&;accourir à sa
0.49 table elle choisit une mousse au
0.49 chocolat pour elle et comme Arthur ne
0.49 demandait rien elle commanda un éclair
0.49 au chocolat pour lui et deux merveilleux
0.49 desserts pour Miss dit le garçon en
0.49 servant les
0.49 assiettes je fais parfois des rêves
0.49 étrange qui ressemblent à des fragments
0.49 de mémoire comme des sensations qui me
0.49 reviennent mais je sais aussi que le
0.49 cerveau est capable de transformer en
0.49 souvenir ce qu&;on lui a raconté et que
0.49 vous att-ende dit rien de particulier la
0.49 présence de ma mère tous les jours celle
0.49 de Betty une infirmière qui travaille
0.49 dans mon service et d&;autres choses sans
0.49 réelle importance comme mon veille mais
0.49 nous avons assez parlé de tout ça il
0.49 faut que vous goûtiez assez de desserts
0.49 ne m&;en veillez pas mais je suis
0.49 allergique au chocolat vous ne voulez
0.49 rien d&;autre vous n&;avez ni bu ni mangé
0.49 je comprends votre mère elle doit être
0.49 un peu excessive dans ses comportements
0.49 mais ce n&;est que de l&;amour elle vous
0.49 adorerait si elle vous entendait je sais
0.49 c&;est un de mes grands défauts lequel je
0.49 suis le genre d&;homme dont les belles
0.49 mères se souviennent mais pas toujours
0.49 leurs filles et des belles- mères comme
0.49 vous dites il y en a eu beaucoup demanda
0.49 Laurine en prenant une grande cuillère
0.49 de mousse au chocolat Arthur la regarda
0.49 amusée elle avait un trait de chocolat
0.49 au-dessus de la lèvre il avança la main
0.49 comme pour effacer la flèche de l&;arc de
0.49 Cupidon mais il n&;osa
0.49 pas derrière son comptoir un barman
0.49 regardait leur table
0.49 intrigué je suis célibataire j&;ai du mal
0.49 à vous croire et vous reprit Arthur
0.49 Lorine chercha ses mots avant de
0.49 répondre j&;ai quelqu&;un dans ma vie nous
0.49 ne vivons pas vraiment ensemble enfin il
0.49 est là c&;est parfois comme cela les
0.49 sentiments s&;éteignent vous êtes
0.49 célibataire depuis
0.49 longtempsez longtemps oui là je ne vous
0.49 crois plus du tout qu&;est-ce qui vous
0.49 semble impossible qu&;un type comme vous
0.49 reste seul je ne suis pas seul ah vous
0.49 voyez on peut aimer quelqu&;un et être
0.49 célibataire il suffit que le sentiment
0.49 ne soit pas réciproque ou que la
0.49 personne ne soit pas libre et on peut
0.49 rester fidèle à quelqu&;un tout ce temps
0.49 si ce quelqu&;un est la femme de votre
0.49 vie cela vaut la peine d&;attendre non
0.49 donc vous n&;êtes pas célibataire pas
0.49 dans mon cœur Lorine prit une grande
0.49 gorgée de son café et grimassa le
0.49 liquide était froid Arthur aurait voulu
0.49 lui en commander un autre mais elle le
0.49 devança et montra au serveur la
0.49 cafetière posée sur la plaque chauffante
0.49 d&;une
0.49 desserte Miss voudra une ou deux tasses
0.49 demanda le serveur un sourire ironique
0.49 aux lèvres vous avez un problème réplica
0.49 Lorine moi pas du tout dit le garçon en
0.49 repartant vers son office vous croyez
0.49 qu&;il est énervé parce que vous n&;avez
0.49 rien pris demanda-t-elle à Arthur
0.49 c&;était bon répondit-il affreux dit
0.49 Lorine en riant alors pourquoi avez-vous
0.49 choisi cet endroit répliqua Arthur en la
0.49 rejoignant dans son rire j&;aime sentir
0.49 le souffle de la mer mesurer sa tension
0.49 son
0.49 humeur le rire d&;Arthur se mut en un
0.49 sourire chargé de mélancolie il y avait
0.49 de la tristesse dans ses yeux des
0.49 étoiles de chagrin avec un goût de
0.49 sel qu&;est-ce que vous avez questionna
0.49 Lorine rien juste un souvenir Lorine fit
0.49 signe au serveur de lui porter
0.49 l&;addition
0.49 elle a de la chance dit-elle en
0.49 reprenant une gorgée de café qui ça
0.49 celle que vous attendez depuis longtemps
0.49 vraiment demanda Arthur oui vraiment
0.49 qu&;est-ce qui vous a séparé problème de
0.49 compatibilité vous ne vous entendiez
0.49 plus
0.49 si très bien nous partagions des f RIRs
0.49 des envies nous nous étions même jurés
0.49 de rédiger un jour une liste des choses
0.49 heureuses à faire elle appelait ça la
0.49 happy to do list qu&;est-ce qui vous a
0.49 empêché de l&;écrire le temps nous a
0.49 séparé avant vous ne vous êtes pas revu
0.49 le serveur posa l&;addition sur la table
0.49 Arthur voulut la prendre mais Lorine
0.49 l&;enleva d&;un geste plus rapide que le
0.49 sien j&;apprécie votre galanterie
0.49 dit-elle mais n&;y pensez même pas la
0.49 seule chose que vous avez sommet ici ce
0.49 sont mes paroles je ne suis pas
0.49 féministe mais il y a des limites quand
0.49 même Arthur n&;eut pas le temps
0.49 d&;argumenter Lorine avait déjà remis sa
0.49 carte de crédit à l&;employé du
0.49 restaurant je devrais rentrer et
0.49 travailler dit Lorine et en même temps
0.49 je n&;en ai pas du tout envie alors
0.49 allons nous promener la journée est
0.49 magnifique et moi je n&;ai pas du tout
0.49 envie de vous laisser aller travailler
0.49 elle repoussa sa chaise et se
0.49 leva j&;accepte la balade le serveur
0.49 Oucha la tête quand elle quitta à
0.49 l&;établissement
0.49 elle voulait marcher dans le parc du
0.49 Présidio elle aimait iflaner sous les
0.49 grands secoyas souvent elle descendait
0.49 jusqu&;à l&;avancée de terre où vient
0.49 s&;ancrer l&;une des piles du Golden Gate
0.49 Arthur connaissait bien l&;endroit de là
0.49 le pont suspendu s&;étendait comme un
0.49 trait dans le ciel entre la baie et
0.49 l&;océan Lorine devait récupérer sa
0.49 chienne Arthur promit de la retrouver
0.49 là-bas Lorine le quitta au bout de la
0.49 jetée il la regarda s&;éloigner sans rien
0.49 dire c un moment ont un goût
0.49 d&;éternité chapitre
0.49 [Musique]
0.49 15 il l&;attendait au pied du grand pont
0.49 assis sur un muret en brique à cet
0.49 endroit les vagues de l&;océan affrontai
0.49 celle de la baie dans un combat qui
0.49 durait depuis la nuit des
0.49 temps je vous ai fait attendre
0.49 s&;excusa-t-elle où est Cali je n&;eni pas
0.49 la moindre idée maman n&;était pas là
0.49 vous connaissez son nom venez allons
0.49 marcher de l&;autre côté du pont j&;ai
0.49 envie de voir l&;océan répondit
0.49 Arthur ils gravirent une colline et la
0.49 redescendirent par son autre versant en
0.49 contrebas la plage s&;étendait sur des
0.49 kilomètres ils marchèrent le long de
0.49 l&;eoup vous êtes différ dit Lorine de
0.49 qui de personne en particulier alors ce
0.49 n&;est pas très difficile ne soyez pas
0.49 idiot quelque chose chez moi vous gêne
0.49 non rien ne me gêne vous semblez
0.49 toujours serein c&;est tout c&;est un
0.49 défaut non mais c&;est très déroutant
0.49 comme si rien n&;avait l&;air de vous
0.49 poser de problème j&;aime chercher des
0.49 solutions cette famille ma mère était
0.49 comme moi vos parents vous manquent j&;ai
0.49 à peine eu le temps de connaître mon
0.49 père maman avait un certain regard sur
0.49 la vie différent comme vous dites Arthur
0.49 s&;agenouill pour ramasser du
0.49 sable un jour dit-il j&;avais trouvé dans
0.49 le jardin une pièce d&;un dollar je
0.49 croyais être drôlement riche j&;ai couru
0.49 vers elle mon trésor serré dans la paume
0.49 je le lui ai montré j&;étais si fier de
0.49 ma découverte après m&;avoir écouté lui
0.49 dictter la liste de tout ce que j&;allais
0.49 acheter avec une telle fortune elle a
0.49 refermé mes doigts sur la pièce retourné
0.49 délicatement ma main et m&;a demandé de
0.49 l&;ouvr
0.49 et alors le dollar est tombé par terre
0.49 maman m&;a dit voilà c&;est ce qui arrive
0.49 quand on meurt même à l&;homme le plus
0.49 riche de la terre l&;argent et le pouvoir
0.49 ne nous survivent pas l&;homme n&;invente
0.49 l&;éternité de son existence que dans les
0.49 sentiments qu&;il partage et c&;était vrai
0.49 elle est morte hier il y a des années de
0.49 cela depuis si longtemps que j&;ai cessé
0.49 d&;en compter les mois sans en perdre un
0.49 seul jour elle apparaît parfois dans
0.49 l&;instant d&;un regard qu&;elle m&;a appris
0.49 à poser sur sur les choses sur un
0.49 paysage un vieillard qui traverse la rue
0.49 en portant son histoire elle surgit dans
0.49 un rayon de pluie dans un reflet de
0.49 lumière au détour d&;un mot dans une
0.49 conversation elle est mon
0.49 immortel Arthur laissa filer les grains
0.49 de sable entre ses doigts il y a des
0.49 chagrins d&;amour que le temps n&;efface
0.49 pas et qui laisse au sourire des
0.49 cicatrices
0.49 imparfaites Lorine s&;approcha d&;Arthur
0.49 elle prit son bras et l&;aida à se
0.49 relever il continuèrent à marcher sur la
0.49 plage comment fait-on pour attendre
0.49 quelqu&;un aussi longtemps pourquoi me
0.49 reparlez-vous de ça parce que cela
0.49 m&;intrigue nous avons vécu le début
0.49 d&;une histoire elle était comme une
0.49 promesse que la vie n&;a pas tenu moi je
0.49 tiens toujours mes promesses Lorine
0.49 lâcha son bras Arthur la regarda
0.49 s&;éloigner seule vers la grève il
0.49 attendit quelques instants pour la
0.49 rejoindre elle jouait à effleurer les
0.49 vagues du bout du pied j&;ai dit quelque
0.49 chose qui ne fallait pas non murmura
0.49 Lorine au contraire je crois qu&;il est
0.49 temps que je rentre j&;ai vraiment du
0.49 travail et ça ne peut pas attendre
0.49 demain demain ou cet après-midi
0.49 qu&;est-ce que cela change une envie peut
0.49 tout changer vous ne croyez pas et de
0.49 quoi avez-vous envie de continuer à
0.49 marcher sur cette plage avec vous à
0.49 accumuler les gaffes nous pourrions
0.49 dîner ensemble ce soir suggéra Lorine
0.49 Arthur plissa les yeux comme s&;il
0.49 hésitait elle lui donna une tape sur
0.49 l&;épaule je choisis l&;endroit dit-il en
0.49 riant juste pour vous prouver que
0.49 tourisme et gastronomie ne font pas
0.49 toujours mauvais ménage où allons-nous
0.49 au Cliff house là-bas dit-il en montrant
0.49 au loin une falaise j&;habite cette ville
0.49 depuis toujours et je n&;y ai jamais mis
0.49 les pieds j&;ai connu des Parisiens qui
0.49 n&;étaient jamais montés sur la tour
0.49 effffel vous êtes déjà allé en France
0.49 demanda-t-elle les yeux émerveillés à
0.49 Paris à Venise à
0.49 Tanger et Arthur entraî Lorine tout
0.49 autour du monde le temps de quelques pas
0.49 que la M montant effacerait derrière eux
0.49 à la tombée du
0.49 [Musique]
0.49 jour la salle au boiseries sombre était
0.49 presque vide Lorine entra la première un
0.49 maître d&;hôtel en livré vint
0.49 l&;accueillir elle demanda une table pour
0.49 deux il lui suggéra d&;attendre son hôte
0.49 au bar étonné Lorine se retourna Arthur
0.49 avait disparu elle revint sur ses pas et
0.49 le chercha dans l&;escalier elle le
0.49 trouva sur la plus haute marche il
0.49 attendait un sourire au
0.49 lèvre qu&;est-ce que vous faites là la
0.49 salle du bas est sinistre celle-ci est
0.49 beaucoup plus gai vous trouvez tout
0.49 l&;endroit est sinistre n&;est-ce pas
0.49 Lorine hocha la tête
0.49 partagée c&;est exactement ce que je me
0.49 disais allons ailleurs j&;ai réservé
0.49 auprès du maître d&;hôtel dit-elle gênée
0.49 alors ne lui dites surtout rien cette
0.49 table sera la nôre nous essaierons de
0.49 nous en souvenir toujours ce sera là
0.49 l&;endroit où nous n&;aurons pas partagé
0.49 notre premier
0.49 dîner Arthur entraîna Lorine sur le
0.49 parking de l&;établissement et lui
0.49 demanda si elle voulait bien appeler un
0.49 taxi il n&;avait pas de téléphone sur lui
0.49 Lorine prit le sien et appela la
0.49 compagnie un quart d&;heure plus tard ils
0.49 se firent déposer sur la jetée du PER 39
0.49 décidé à tester tous les lieux à
0.49 touristes de la ville s&;ils n&;étit pas
0.49 trop fatigués ils iraient même prendre
0.49 un verre dans Chinatown Arthur
0.49 connaissait un immense bar où des
0.49 autocards d&;étrangers se déversaient du
0.49 début à la fin de la
0.49 soirée il marchait sur les planches
0.49 quand Lorine crut reconnaître Paul au
0.49 loin il était accoudé à la balustrade en
0.49 pleine conversation avec une rabissante
0.49 jeune femme aux jambes
0.49 infinies ce n&;est pas votre ami
0.49 demanda-t-elle si c&;est bien lui
0.49 répondit Arthur en faisant demi-tour
0.49 Lorine le
0.49 rejoignit vous ne voulez pas que nous
0.49 allions le saluer non je ne tiens pas à
0.49 interrompre leur tête à-tête venez
0.49 allons plutôt par là c&;est vous qui
0.49 redoutez qu&;il nous voi en semble quelle
0.49 idée pourquoi pensez-vous une chose
0.49 pareille parce que vous avez eu l&;air
0.49 d&;avoir peur je vous assure que non il
0.49 serait terriblement jaloux que ma
0.49 première visite est été pour vous
0.49 suivez-moi je vous emmène à
0.49 guérardisquire l&;ancienne chocolaterie
0.49 est truffée de japonais à cette heure de
0.49 la
0.49 soirée le long de la promenade la fête
0.49 battait son plein chaque année les
0.49 pêcheurs de la ville y fêtent
0.49 l&;ouverture de la saison de la pêche au
0.49 crab le jour avait perdu ses derniers
0.49 reflets lumière de feu et déjà la lune
0.49 s&;élevait dans le ciel étoilé de la baie
0.49 sur des bûchers de grands chaudrons
0.49 d&;eau de mer regorgeaient de crustacés
0.49 que l&;on distribuait au passants Lorine
0.49 dégusta du plus bel appétit si
0.49 gigantesque pince qu&;un marin
0.49 bienveillant avait décortiqué pour elle
0.49 Arthur la regardait se régalé émerveillé
0.49 elle arrosa ce repas improvisé de trois
0.49 gobelets plein à rabord d&;un Cabernet
0.49 Sauvignon de la Napa vallée après s&;être
0.49 léché les doigts elle se pendit au bras
0.49 d&;Arthur l&;air
0.49 coupable je crois que je viens de
0.49 compromettre notre dîner dit-elle un
0.49 carré de chocolat et je meurs je crois
0.49 surtout que vous êtes un peu pompette ce
0.49 n&;est pas du tout impossible la mer
0.49 s&;est levée ou est-ce que c&;est moi qui
0.49 tangue les deux venez allons prendre
0.49 l&;air un peu plus loin il l&;entraî à
0.49 l&;écart de la foule et la fit asseoir
0.49 sur un banc éclairé par un vieux
0.49 réverbère solitaire Lorine posa sa main
0.49 sur le genou d&;Arthur elle emplit ses
0.49 poumons de l&;air frais du
0.49 soir vous n&;êtes pas venu me voir ce
0.49 matin juste pour me dire merci je suis
0.49 venu vous voir parce que sans que je
0.49 puisse vous l&;expliquer vous me
0.49 manqueiez il ne faut pas dire ce genre
0.49 de chose pourquoi ces mots font peur mon
0.49 père aussi disait de jolies phrases à ma
0.49 mère quand il voulait la séduire mais
0.49 vous n&;êtes pas elle non j&;ai un métier
0.49 une carrière un but à atteindre et rien
0.49 ne m&;en écarte c&;est ma liberté je sais
0.49 c&;est pour cela que que quoi dit-elle en
0.49 l&;interrompant rien mais je pense que ce
0.49 n&;est pas seulement l&;endroit où où l&;on
0.49 va qui donne un sens à la vie mais aussi
0.49 la façon dont on s rend c&;est ce que
0.49 vous disait votre mère non c&;est ce que
0.49 je pense alors pourquoi avoir rompu avec
0.49 cette femme qui vous manque tant pour
0.49 quelques
0.49 incompatibilités disons que nous sommes
0.49 passés très près l&;un de l&;autre je
0.49 n&;étais que locataire de ce bonheur elle
0.49 n&;a pas pu renouveler mon bail lequel
0.49 des deux a rompu elle m&;a quitté et moi
0.49 je l&;ai laissé partir pourquoi ne pas
0.49 vous être battu parce que c&;est un
0.49 combat qui lui aurait fait du mal
0.49 c&;était une question posée à
0.49 l&;intelligence du cœur privilégier le
0.49 bonheur de l&;autre au détriment du sien
0.49 c&;est une jolie raison non vous n&;en
0.49 êtes toujours pas guéri je n&;étais pas
0.49 malade je ressemble à cette femme vous
0.49 avez quelques mois de plus
0.49 qu&;elle de l&;autre côté de la rue un
0.49 magasinier fermait son échop à touriste
0.49 il rentrait les tourniqués à carte
0.49 postale nous aurions dû en acheter une
0.49 dit Arthur je vous aurais écrit quelques
0.49 mots et vous l&;aurez posté vous croyez
0.49 vraiment que l&;on peut aimer toute une
0.49 vie la même personne demanda Lorine je
0.49 n&;ai jamais eu peur du quotidien
0.49 l&;habitude n&;est pas une fatalité on
0.49 peut réinventer chaque jour le luxe et
0.49 le banal la démesure et le commun je
0.49 crois à la passion qui se développe à la
0.49 mémoire du sentiment je suis désolé tout
0.49 cela est de la faute de ma mère elle m&;a
0.49 gavé d&;idé amoureux cela place la barre
0.49 très haut pour l&;autre non pour soi-même
0.49 je fais vieux jeu n&;est-ce pas la
0.49 vieillesse a ses charmes j&;ai pris soin
0.49 de une part
0.49 d&;enfance Lorine releva la tête et
0.49 regarda Arthur dans les yeux
0.49 imperceptiblement leurs deux visages se
0.49 rapprochaient j&;ai envie de t&;embrasser
0.49 dit Arthur pourquoi est-ce que tu me le
0.49 demandes au lieu de le faire répondit
0.49 Lorine je t&;ai dit que j&;étais
0.49 terriblement vieux jeu le rideau du
0.49 magasin grinçait sur ses railles de fer
0.49 une alarme retentit Arthur se redressa
0.49 interdit retenant la main de Lorine dans
0.49 la sienne il se leva d&;un bon il faut
0.49 que je parte les traits d&;Arthur avaient
0.49 changé Lorine devina sur son visage les
0.49 marques d&;une douleur soudaine qu&;est-ce
0.49 qu&; ne va pas l&;alarme du magasin
0.49 sonnait de plus en plus fort bourdonnant
0.49 jusque dans leurs
0.49 oreilles je ne peux pas t&;expliquer mais
0.49 il faut que je m&;en aille je ne sais pas
0.49 où tu vas mais je t&;accompagne dit-elle
0.49 en se levant Arthur l&;a pris dans ses
0.49 bras il ne l&; quit pas des yeux il était
0.49 incapable de resserrer son étreinte
0.49 autour
0.49 d&;elle écoute-moi chaque seconde compte
0.49 tout ce que je t&;ai dit est vrai si tu
0.49 le peux je voudrais que tu te souviennes
0.49 de moi moi je ne t&;oublierai pas un
0.49 autre instant de toi même si cour cela
0.49 valait vraiment la peine Arthur
0.49 s&;éloigna à
0.49 reculon pourquoi dis-tu un autre instant
0.49 demanda Lorine paniqué la mer est pleine
0.49 de merveilleux crabes maintenant
0.49 pourquoi dis-tu un autre instant Arthur
0.49 hurla Lorine chaque minute de toi fut
0.49 comme un moment volé rien ne pourra me
0.49 l&;enlever fais bouger le monde Loren ton
0.49 monde
0.49 il s&;éloigna encore de quelques pas et
0.49 se mit à courir à toutes jambes Lorine
0.49 hurla son nom Arthur se
0.49 retourna pourquoi as-tu dit un autre
0.49 instant de toi je savais que tu existais
0.49 je t&;aime et ça ne te regarde pas et
0.49 Arthur disparut dans l&;ombre au coin de
0.49 la
0.49 ruelle le rideau de fer acheva lentement
0.49 sa course contre la butée du trottoir le
0.49 magasinier tourna sa clé dans le petit
0.49 boîtier accroché au mur la sirène
0.49 infernale se tue à l&;intérieur du
0.49 magasin la centrale de l&;alarme
0.49 continuait d&;émettre un bip à intervalle
0.49 [Musique]
0.49 régulier un moniteur diffusait un halot
0.49 de lumière verte dans la pénombre de la
0.49 chambre l&;électro encéphalographe
0.49 émettait une série de bips stridant à
0.49 intervalle régulier Betty entra dans la
0.49 pièce elle alluma la lumière et se
0.49 précipita vers le lit elle consulta la
0.49 bande de papier qui sortait de la petite
0.49 imprimante et décrocha aussitôt le télé
0.49 j&;ai besoin d&;un chariot de Ra à 307
0.49 bipez-moi Fernstein trouvez-le haut
0.49 qu&;il se trouve et dites-lui de venir
0.49 ici dans les plus brefs délais mettez le
0.49 bloc de neuro en alerte et faites monter
0.49 un
0.49 [Musique]
0.49 anesthésiste une brune s&;étendait sur
0.49 les bas quartiers de la ville Lorine
0.49 abandonna son banc et traversa la rue où
0.49 tout lui semblait en noir et blanc quand
0.49 elle entra dans Green Street la nuit se
0.49 chargeait de nuage la pluie fine céda la
0.49 place à un orage d&;été Lorine leva la
0.49 tête et regarda le ciel elle s&;assit sur
0.49 un petit muret d&;enceinte et resta là un
0.49 long moment sous laave à contempler la
0.49 maison victorienne qui s&;élevait dans
0.49 les hauteurs de Pacific aides quand
0.49 l&;ondé cessa elle pénétra dans le hall
0.49 gravit les marches de l&;escalier et
0.49 entra dans son
0.49 appartement ses cheveux étaient trempés
0.49 elle abandonna ses vêtements dans le
0.49 salon se frotta la tête avec un chiffon
0.49 arraché au crochet de la cuisine et
0.49 s&;emitouffla dans un plaide en emprunté
0.49 au dosseret d&;un
0.49 fauteuil dans la cuisine elle ouvrit un
0.49 placard et déboucha une bouteille de
0.49 Bordeaux elle se servit un grand verre
0.49 avança jusqu&;à l&;alcauve et contempla
0.49 les tourelles de guardisquire en
0.49 contrebas au loin la corne de brume d&;un
0.49 grand cargot en partance pour la Chine
0.49 résonna dans la baie Lorine jeta un
0.49 regard en coin au canapé qui lui tendait
0.49 les bras elle l&;ignora et avança d&;un
0.49 pas décidé vers la petite bibliothèque
0.49 elle prit un livre le laissa tomber à
0.49 ses pieds recommença avec un autre et
0.49 gagné par une colère froide elle poussa
0.49 tous lesmanuel à
0.49 terre quand les étagères furent vidé de
0.49 leur contenu elle repoussa la
0.49 bibliothèque libérant la petite fenêtre
0.49 qui se cachait derrière elle s&;attaqua
0.49 au canapé et usant de toutes ses forces
0.49 le fit pivoter de
0.49 90°grés titubante elle récupéra le verre
0.49 qu&;elle avait abandonné sur le rebord de
0.49 l&;alcauve et s&;affala sur les coussins
0.49 Arthur avait raison de là la vue sur les
0.49 toits des maisons était splend
0.49 elle but son vin presque d&;un
0.49 trait dans la rue encore humide une
0.49 vieille dame promenait son chien elle
0.49 releva la tête vers une petite maison où
0.49 seule une fenêtre versait encore un rai
0.49 de lumière dans la nuit grise la main de
0.49 leorine enourd de sommeil s&;ouvrit
0.49 lentement et le verre vide roula au pied
0.49 du
0.49 [Musique]
0.49 canapé je l&;emmène au bloc cria Betti à
0.49 l&;interne de réanimation laisse-moi
0.49 faire remonter la saturation d&;abord
0.49 nous n&;avons pas le temps bordel Béti
0.49 c&;est moi l&;interne ici docteur Stern
0.49 j&;étais infirmière quand vous étiez
0.49 encore en barboteuse et si nous
0.49 remontions sa saturation sanguine en
0.49 même temps que les étages Betty poussait
0.49 le lit dans le couloir le docteur philpp
0.49 Stern la suivait entraînant dans leur
0.49 sillage le chariot de
0.49 réanimation qu&;est-ce qu&;il a
0.49 demanda-t-il tout était normal si tout
0.49 était normal il serait chez lui et
0.49 conscient il était somnolant ce matin et
0.49 j&;ai préféré le remettre sous monitoring
0.49 encéphalique ça c&;est le métier
0.49 d&;infirmière quand à savoir ce qu&;il a
0.49 ça c&;est votre boulot de médecin les
0.49 roues du lit tournaient à toute vitesse
0.49 les portes de l&;ascenseur allaient se
0.49 refermer Betty hurla attendez-nous c&;est
0.49 une urgence un interne retint les bâtons
0.49 métalliques Betty s&;engouffra dans la
0.49 cabine le docteur stterern fit pivoter
0.49 son chariot de réanimation pour se
0.49 trouver une petite
0.49 place de quel type cette urgence
0.49 interrogea le médecin curieux Betty le
0.49 regarda de haut et répondit du type qui
0.49 est allongé sur ce lit et elle appuya
0.49 sur le bouton du 5e
0.49 étage pendant que la cabine s&;estleva
0.49 elle voulut s&;emparer du téléphone
0.49 portable enfoui au fond de la poche de
0.49 sa blouse mais les portes s&;ouvrirent
0.49 sur le palier du service de neurologie
0.49 elle poussa de toutes ses forces le lit
0.49 vers les blocs opératoires situés à
0.49 l&;autre bout du corridor Granell
0.49 l&;attendait à l&;entrée de la salle de
0.49 préparation il se pencha sur le
0.49 patient on se connaît non et comme
0.49 Arthur ne répondait pas gran regarda
0.49 Betti on le connaît non réduction d&;un
0.49 hématome soudural fulgurant lundi
0.49 dernier ah alors nous avons là un petit
0.49 problème Fernstein est prévenu mais il
0.49 est encore ici celui-là dit le
0.49 chirurgien en entrant à son tour on ne
0.49 va quand même pas l&;opérer toutes les
0.49 semaines opérez-le une bonne fois pour
0.49 toutes r la Bti en quittant les lieux
0.49 elle courut dans le couloir et descendit
0.49 en toute hâte vers le standard des
0.49 urgences
0.49 [Musique]
0.49 la sonnerie du téléphone tira laorine de
0.49 son sommeil elle chercha le combiné à
0.49 tâon enfin dit la voix de B c&;est la
0.49 troisème fois que j&;appelle où étais-tu
0.49 quelle heure est-il je vais me faire
0.49 tuer si fin apprend que je t&;ai prévenu
0.49 Lorine se redressa dans son canapé Betty
0.49 expliqua qu&;elle avait dû remonter au
0.49 bloc le patient de la 37 celui qu&;elle
0.49 avait opéré récemment le cœur de Lorine
0.49 se mit à battre à tout rompre
0.49 mais pourquoi l&;avez-vous laissé sortir
0.49 aussitôt demanda-t-elle en colère de
0.49 quoi parles-tu l&;interrogea Betty vous
0.49 n&;auriez jamais dû l&;autoriser à quitter
0.49 l&;hôpital ce matin tu sais très bien de
0.49 quoi je parle c&;est toi qui lui a dit où
0.49 j&;habitais tu as bu un tout petit peu
0.49 pourquoi qu&;est-ce que tu racontes je
0.49 n&;ai pas cessé de m&;occuper de ton
0.49 patient il n&;est même pas sorti de son
0.49 lit aujourd&;hui et puis je ne lui ai
0.49 rien dit du tout mais j&;ai déjeuné avec
0.49 lui il a eu un moment de silence Betti
0.49 tout sauta
0.49 je le savais je n&;aurais jamais dû te
0.49 prévenir mais bien sûr que si pourquoi
0.49 dis-tu ça parce que tel que je te
0.49 connais tu vas débarquer dans la
0.49 demi-heure et ivre morte ça ne va rien
0.49 arranger Lorine regarda la bouteille
0.49 posée sur le comptoir de la cuisine il
0.49 manquait le contenu d&;un grand verre de
0.49 vin pas plus Bety le patient dont tu me
0.49 parles c&;est bien oui et si tu me dis
0.49 que tu as déjeuné avec lui alors qu&;il
0.49 est sous monitoring depuis ce matin je
0.49 t&;hospitalise dès que tu arrives et pas
0.49 dans sa chambre bet raccrocha Lorine
0.49 regarda autour d&;elle le canapé n&;était
0.49 plus à la même place avoir les livres am
0.49 moncelés au pied de la bibliothèque on
0.49 aurait cru que son appartement avait été
0.49 cambriolé elle refusa de se laisser
0.49 aller à la sensation absurde qui
0.49 l&;envahissait il y avait une explication
0.49 rationnelle à ce qu&;elle était en train
0.49 de vivre il suffisait de la trouver il y
0.49 en avait toujours une en se levant elle
0.49 marcha sur le verre vide et se fit une
0.49 profonde entaille au talon un sang rouge
0.49 jaillit sur le tapis de coco il ne
0.49 manquait plus que cela
0.49 elle sautilla sur une jambe jusqu&;à la
0.49 salle de bain mais il n&;y avait pas
0.49 d&;eau au robiné elle mit son pied dans
0.49 la baignoire tendit le bras vers
0.49 l&;armoire à pharmacie et attrapa la
0.49 bouteille d&;alcool à 90 elle la vida sur
0.49 la plaie la douleur était saisissante
0.49 elle inspira à fond pour repousser le
0.49 vertige et retira un à un les éclats
0.49 enfichés dans sa chair soigner les
0.49 autres était une chose intervenir sur
0.49 son propre corps une autre 10 minutes
0.49 s&;écoulèrent sans qu&;elle arrive à
0.49 stopper l&;hémorragie elle regarda à
0.49 nouveau la blessure
0.49 une simple compression ne suffirait pas
0.49 à en refermer les bords il faudrait
0.49 suurer elle se releva fit dégringoler
0.49 tous les flacons d&;une étagère à la
0.49 recherche d&;une boîte de gaz stérile en
0.49 vin elle enroula sa cheville d&;une
0.49 serviette de toilette fit un nœud
0.49 qu&;elle serra du mieux qu&;elle le
0.49 pouvait et reparti à clochepied vers la
0.49 [Musique]
0.49 penderie il dort comme un ange dit
0.49 granelly fstein consulta les clichés de
0.49 l&;IRM
0.49 j&;ai crain que ce ne soit cette petite
0.49 anomalie que je n&;avais pas opéré mais
0.49 ce n&;est pas le cas le cerveau assuinté
0.49 nous avons retiré les drains trop tôt
0.49 c&;est une petite suppression
0.49 intracrânienne je repose une voix
0.49 d&;extraction et tout devrait rentrer
0.49 dans l&;ordre donnez-moi une heure
0.49 d&;anesthésie très volontiers chers
0.49 collègu reprit granelli d&;excellente
0.49 humeur j&;espérais le faire sortir lundi
0.49 mais nous allons prolonger son séjour
0.49 d&;au moins une semaine et cela ne
0.49 m&;arrange pas du tout RA fstein en
0.49 pratiquant son incision et pourquoi cela
0.49 demanda granelli en vérifiant les
0.49 constantes vitales sur ses moniteurs
0.49 j&;ai mes raisons dit le vieux
0.49 [Musique]
0.49 professeur enfiler un jean ne fut pas
0.49 une simple affaire un pull passé à même
0.49 la peau un pied chaussé l&;autre nu
0.49 Lorine referma la porte de son
0.49 appartement l&;escalier lui semblait
0.49 soudain des plus
0.49 inamicales au second palier la douleur
0.49 se fit bien trop vive pour continuer
0.49 debout elle s&;assit sur les marches et
0.49 se laissa glisser comme sur la pente
0.49 d&;une journée chaotique elle cludica
0.49 jusqu&;à sa voiture et actionna la
0.49 télécommande du garage sous un ciel de
0.49 rage la vieille triomphe filait vers le
0.49 San Francisco mémorial hospital chaque
0.49 fois qu&;il lui fallait changer de
0.49 vitesse la douleur l&; lançait à en
0.49 perdre conscience elle ouvrit la vitre à
0.49 la recherche d&;un peu d&;air
0.49 [Musique]
0.49 frais la SAB de Paul descendait
0.49 California struite à vive alure depuis
0.49 qu&;ils avaient quitté le restaurant il
0.49 n&;avait pas dit à un mot onga posa sa
0.49 main sur sa jambe et caressa doucement
0.49 sa
0.49 cuisse ne t&;inquiète pas ce n&;est
0.49 peut-être pas si grave que cela Paul ne
0.49 répondit pas il béfurqua sur Market
0.49 Street et remonta vers la 20e rue tous
0.49 deux dînaient au sommet de la tour de la
0.49 banque of America quand le portable de
0.49 Paul avait sonné une infirmière l&;avait
0.49 prévenu que l&;état de santé d&;Arthur
0.49 hashby s&;était aggravé le patient
0.49 n&;était pas en mesure d&;accepter
0.49 l&;intervention qu&;il devait subir
0.49 Paul figurant sur sa fiche d&;admission
0.49 il fallait qu&;il vienne aussitôt que
0.49 possible signer l&;autorisation
0.49 d&;intervention chirurgicale il avait
0.49 donné son accord par téléphone et après
0.49 avoir quitté précipitamment le
0.49 restaurant il filait dans la nuit en
0.49 compagnie
0.49 [Musique]
0.49 d&;Ona la triomphe se rangea sous l&; vent
0.49 du hall des urgences un officier de
0.49 sécurité s&;approcha de la portière pour
0.49 indiquer à la conductrice qu&;elle ne
0.49 pouvait pas stationner à cet endroit
0.49 Lorine eut à peine le temps de répondre
0.49 qu&;elle était interne de l&;hôpital et
0.49 blessée l&;agent demanda de l&;assistance
0.49 dans son talkkywalkie Lorine venait de
0.49 [Musique]
0.49 s&;évanouir granelli se pencha sur son
0.49 moniteur de contrôle Fernstein remarqua
0.49 aussitôt l&;inquiétude qui figeait les
0.49 traits de
0.49 l&;anesthésiste vous avez un problème
0.49 interrogea le chirurgien une légère
0.49 arythmie ventriculaire plus vite vous
0.49 aurez fini et mieux ce sera je
0.49 souhaiterai le réveiller dès que
0.49 possible je fais de mon mieux cher
0.49 collègue derrière la vitre Betty qui
0.49 avait réussi à se faire remplacer
0.49 quelques minutes ne perdait rien de ce
0.49 qui se déroulait dans la salle
0.49 d&;opération elle regarda sa montre
0.49 Lorine ne tarderait pas à
0.49 [Musique]
0.49 arriver Paul entra dans le hall des
0.49 urgences il se présenta à l&;accueil
0.49 l&;otesse le pria de bien vouloir
0.49 patienter dans la salle d&;attente
0.49 l&;infirmière en chef était monté dans
0.49 les étages elle ne tarderait pas à
0.49 revenir ona l&;en laça par la taille et
0.49 l&;entraîna vers une chaise elle le
0.49 laissa quelques instants et inséra une
0.49 pièce dans la fente du distributeur de
0.49 boisson chaude elle choisit un café
0.49 court sans sucre et rejoignit Paul le
0.49 gobelet à la main tiens dit-elle de sa
0.49 belle voix erraillée tu n&;as pas eu le
0.49 temps d&;en prendre restaurant je suis
0.49 désolé pour cette soirée dit Paul en
0.49 relevant la tête triste n&; pas à être
0.49 désolé et puis ce poisson n&;était pas
0.49 très bon c&;est vrai demanda Paul l&;air
0.49 inquiet non mais ici ou ailleurs nous
0.49 passons quand même la nuit ensemble bois
0.49 ça va être froid il a fallu que cela
0.49 arrive le seul jour où je n&;ai pas pu
0.49 venir le voir Onega passa sa main dans
0.49 la chevelure é bourrifée de Paul elle le
0.49 caressa avec une infinie tendresse il la
0.49 regardait avec l&;air d&;un enfant oublié
0.49 au milieu d&;un monde
0.49 d&;adulte je ne peux pas le perdre je
0.49 n&;ai que lui
0.49 Onega encaissa le coup sans rien dire
0.49 elle s&;assit à ses côtés et le prit au
0.49 creux de ses bras il y a un champ chez
0.49 nous qui dit que tant que l&;on pense à
0.49 une personne elle ne meurt jamais alors
0.49 pense à lui et pas à ton
0.49 [Musique]
0.49 chagrin le docteur Stern entra dans le
0.49 box numéro 2 il avança jusqu&;au lit et
0.49 prit la feuille d&;admission de sa
0.49 patiente votre visage m&;est familier
0.49 dit-il je travaille ici répondit Lorine
0.49 oui mais moi je viens d&;arriver j&;étais
0.49 encore résident à Boston vendredi
0.49 dernier alors nous ne nous sommes jamais
0.49 vu je suis en congé forcé depuis 8 jours
0.49 et je n&;ai jamais mis les pieds là-bas à
0.49 propos de pieds le vôtre est dans un sal
0.49 état comment vous êtes-vous fait cette
0.49 blessure bêtement mais encore en
0.49 marchant sur un verre à pied et le
0.49 contenu de ce verre est dans votre
0.49 estomac en quelque sorte vos analyses
0.49 sont éloquentes j&;ai quand même réussi à
0.49 trouver un peu de sang dans votre alcool
0.49 il ne faut rien exagérer dit Lorine en
0.49 essayant de se redresser je n&;ai bu que
0.49 quelques gorgées de
0.49 Bordeaux la tête lui tourna elle sentit
0.49 son cœur se soulever et l&;interne e
0.49 juste le temps de lui présenter le
0.49 bassinet il lui tendit un mouchoir en
0.49 papier et sourit j&;en doute cher
0.49 collègue d&;après les résultats du labo
0.49 que j&;ai devant moi je dirais que vous
0.49 avez aussi ingurgiter la moitié des
0.49 crabes de la baie et une bonne bouteille
0.49 de cabernet sauvignon à vous toute seule
0.49 très mauvaise idée mélanger ces deux
0.49 couleurs dans la même soirée rouge sur
0.49 blanc tout Foucan qu&;est-ce que vous
0.49 venez de dire demanda Lorine moi rien
0.49 votre estomac en
0.49 revanche Loren s&;allongea et prit sa
0.49 tête entre ses mains ne comprenant plus
0.49 rien de ce qui lui
0.49 arrivait il faut que je sorte d&;ici au
0.49 plus vite je vais faire de mon mieux
0.49 reprit Stern mais je dois d&;abord vous
0.49 recoudre et aussi vous faire un rappel
0.49 antitétanique vous préférez une
0.49 anesthésie locale
0.49 ou Lorine l&;interrompit pour le sommet
0.49 de refermer cette PL au plus vite le
0.49 jeune résident s&;empara d&;un kit de
0.49 suture et prit place sur le petit
0.49 tabouret à côté d&;elle il resserrait son
0.49 troisième point quand Betty entra dans
0.49 le
0.49 box mais qu&;est-ce qui t&;est arrivé
0.49 demanda l&;infirmière en chef une cuite
0.49 je crois répondit schterern à sa place
0.49 sale blessure reprit Betty en regardant
0.49 le pied que schterern opérait comment
0.49 va-t-il demanda l reine en ignorant
0.49 l&;interne je redescends à l&;instant du
0.49 bloc ce n&;est pas encore gagné mais je
0.49 pense qu&;il va s&;en sortir que s&;est-il
0.49 passé sudation encéphalique
0.49 post-opératoire on a retiré les drains
0.49 trop tôt Betty je peux te poser une
0.49 question ai-je vraiment le choix Lorine
0.49 saisit le poignet du docteur chterne et
0.49 le pria de les laisser seul quelques
0.49 instants le résident tenait à terminer
0.49 d&;abord son travail Betty lui enleva
0.49 l&;aiguille des doigts elle finirait de
0.49 suurer elle-même il y avait dans le hall
0.49 des urgences une foule de patients qui
0.49 avaient plus besoin de ses compét que
0.49 Lorine Stern regarda Betty il abandonna
0.49 son tabouret après tout elle n&;avait
0.49 qu&;à se charger du pansement et du
0.49 rappel de tetanos les infirmières en
0.49 chef des services hospitaliers avaient
0.49 une certaine autorité sur les jeunes
0.49 résidents Bettis sassit près de
0.49 Lorine je t&;écoute
0.49 dit-elle je sais que ce que je vais te
0.49 demander va te paraître bizarre mais
0.49 est-il possible que le patient de la 307
0.49 a échappé à ton attention au cours de la
0.49 journée je te jure que cela restera
0.49 entre nous précise ta question répliqua
0.49 Betty d&;un ton presque indigné je ne
0.49 sais pas est-ce qu&;il aurait pu mettre
0.49 un polochon dans son lit pour faire
0.49 croire à sa présence et disparaître
0.49 quelques heures sans que tu t&;en rendes
0.49 compte il a l&;air très doué pour ça
0.49 Betty jeta un regard au bassiné posé
0.49 près de la vasque et leva les yeux au
0.49 ciel j&;ai honte pour toi ma chérie
0.49 stterern réapparut dans le box vous êtes
0.49 absolument certaine que nous ne nous
0.49 sommes pas vus quelque part j&;ai fait un
0.49 stage ici il y a 5 ans
0.49 dehors ordonna
0.49 [Musique]
0.49 Betti le professeur Fernstein consulta
0.49 sa
0.49 montre 54 minutes vous pouvez le
0.49 réveiller dit Fernstein en s&;éloignant
0.49 de la
0.49 table le professeur salua l&;anesthésiste
0.49 et quitta le bloc opératoire de mauvaise
0.49 humeur qu&;est-ce qu&;il a demanda Granell
0.49 il est fatigué en ce moment répondit
0.49 Norma d&;une voix triste
0.49 l&;infirmière se chargea du pansement
0.49 pendant que granelli ramenait Arthur à
0.49 la
0.49 vie les portes de la cabine d&;ascenseur
0.49 s&;ouvrirent sur le palier des urgences
0.49 Fernstein traversa le couloir d&;un pas
0.49 pressé une voix dans un box attira son
0.49 attention suspicieux il passa la tête
0.49 par le rideau et découvrit Lorine assise
0.49 sur un lit en conversation avec
0.49 Betty quelque chose vous a échappé
0.49 l&;accès à cet hôpital vous est interdit
0.49 bon sang vous n&;êtes pas encore
0.49 réintégré dans vos fonctions de médecin
0.49 je me suis réintégré toute seule en
0.49 patiente Fernstein la regarda dubitatif
0.49 Lorine leva fièrement la jambe en l&;air
0.49 et Betty confirma au professeur qu&;on
0.49 venait de lui faire se points de suture
0.49 au talent Fernstein
0.49 gromela vous êtes vraiment capable de
0.49 faire n&;importe quoi pour le plaisir de
0.49 me
0.49 contrarier Lorine eut envie de répliquer
0.49 mais Betty qui tournait le dos au
0.49 professeur lui fit les gros yeux pour
0.49 qu&;elle se taise fstein avait déjà
0.49 disparu c&;est pas raisonné dans le
0.49 couloir il traversa le hall et prévint
0.49 la standardiste d&;un ton autoritaire
0.49 qu&;il rentrait chez lui il ne fallait
0.49 plus le déranger même si le gouverneur
0.49 de Californie se casser la gueule
0.49 pendant sa
0.49 gymnastique qu&;est-ce que je lui ai fait
0.49 demanda Lorine secoué tu lui manques
0.49 depuis qu&;il t&;a mis à l&;écart il en a
0.49 après la terre entière tout le monde
0.49 l&;emmerde ici à part toi et bien je
0.49 préférerais lui manquer un peu moins tu
0.49 as entendu comment il m&;a parlé Betty
0.49 récupéra les bandages inutilisés et
0.49 commença à les ranger dans les tiroirs
0.49 de la
0.49 desserte là ma chérie on ne peut pas
0.49 dire que tu manques de vocabulaire non
0.49 plus ton pensement est terminé tu peux
0.49 aller gambadé ou bon te semble hormis
0.49 dans les étages de cet hôpital tu crois
0.49 qu&;ils l&;ont redescendu dans sa chambre
0.49 qui interrogea Betty d&;une voix
0.49 hypocrite en refermant la porte de
0.49 l&;armoire à pharmacie
0.49 Betty je vais aller voir si tu me jures
0.49 que tu pars d&;ici dès que j&;ai eu ton
0.49 renseignement Lorine promit d&;un signe
0.49 de la tête et btit quitta la salle
0.49 d&;examen
0.49 Fernstein traversa le parking la douleur
0.49 le saisit à nouveau à quelques mèt de
0.49 son véhicule c&;était la première fois
0.49 qu&;elle s&;était manifestée au cours
0.49 d&;une opération il savait que Norma
0.49 avait deviné sur ses trait la morsure
0.49 qui le saisissait au bas du ventre les 6
0.49 minutes qu&;il avait gagné sur
0.49 l&;intervention ne furent pas salvatrices
0.49 que pour son patient de grosses gouttes
0.49 perlait à son front sa vue se troublait
0.49 un peu plus à chaque pas un goût de
0.49 métal envahit son palais plié en deux il
0.49 porta la main à la bouche une quinte de
0.49 tout et le sang coula entre ses doigts
0.49 quelques mètres encore Fernstein prier
0.49 pour que le gardien ne le voit pas il
0.49 s&;adossa à la portière et chercha dans
0.49 sa poche le petit boîtier qui en
0.49 commandait l&;ouverture réunissant le peu
0.49 de force qui lui restait il s&;assit
0.49 derrière le volant et attendit que la
0.49 crise passe le paysage disparut derrière
0.49 un voile
0.49 [Musique]
0.49 sombre Betty n&;était pas là Lorine se
0.49 faufila dans le couloir et cludica vers
0.49 le vestiaire elle ouvrit un casier et
0.49 emprunta la première blouse qu&;elle
0.49 trouva avant de ressortir aussi
0.49 discrètement qu&;elle était entrée elle
0.49 ouvrit une porte de service traversa un
0.49 long corridor où filait une multitude de
0.49 tuyaux au-dessus de sa tête et réapparut
0.49 au service de pédiatrie dans une autre
0.49 aile de l&;immeuble elle emprunta les
0.49 ascenseurs ouest du bâtiment jusqu&;au
0.49 3oè étage reprit une coursive technique
0.49 en sens inverse et se retrouva enfin
0.49 dans le service de neurologie
0.49 elle s&;arrêta devant la porte de la
0.49 chambre
0.49 [Musique]
0.49 307 Paul se leva d&;un bon le visage
0.49 pétri d&;inquiétude mais le sourire de
0.49 Béti qui venait vers lui était
0.49 apaisant le pire est derrière nous
0.49 dit-elle l&;intervention s&;était bien
0.49 déroulée Arthur se reposait déjà dans sa
0.49 chambre il n&;était même pas resté en
0.49 réanimation l&;incident de ce soir
0.49 n&;était qu&;un petit trouble poste
0.49 opératoire sans conséquence il pourrait
0.49 lui rendre visite dès le lendemain Paul
0.49 aurait voulu rester toute la nuit à ses
0.49 côtés mais Betty le rassura à nouveau il
0.49 n&;y avait aucune raison de continuer à
0.49 s&;inquiéter elle avait son numéro et
0.49 l&;appellerait s&;il arrivait quoi que ce
0.49 soit mais vous me promettez qu&;il ne
0.49 peut plus rien se passer de grave
0.49 demanda Paul d&;une voix fébrile viens
0.49 dit Onega en le prenant par le bras
0.49 rentrons tout est sous contrôle affirma
0.49 Betti allez vous reposer vous avez une
0.49 mine de papier mâchée une bonne nuit de
0.49 sommeil vous fera le plus grand bien je
0.49 veille sur lui Paul prit la main de
0.49 l&;infirmière et la secoua énergiquement
0.49 se confondant en merci et en excuse onga
0.49 d presque le tirer de force vers la
0.49 sortie si j&;avais su j&;aurais choisi le
0.49 rôle du meilleur ami tu es bien plus
0.49 démonstratif dans ce domaine dit-elle en
0.49 traversant le parking mais je n&;ai
0.49 jamais eu l&;occasion de m&;occuper de toi
0.49 malade répondit-il avec une mauvaise foi
0.49 redoutable en lui ouvrant la
0.49 portière Paul s&;installa derrière le
0.49 volant et regarda d&;un air perplexe la
0.49 voiture stationnée à côté de la
0.49 sienne tu ne démarres pas demanda
0.49 ona regarde ce type à droite il n&;a pas
0.49 l&;air d&;aller bien nous sommes sur le
0.49 parking d&;un hôpital et tu n&;es pas
0.49 médecin ton tonnelet de Saint-Bernard
0.49 est vite pour ce soir rentrons la sabe
0.49 quitta son emplacement et disparut à
0.49 l&;angle de la
0.49 rue Lorine poussa la porte et entra dans
0.49 la pièce la chambre silencieuse était
0.49 plongée dans une
0.49 semi-obscurité Arthur entrreouvrit les
0.49 yeux il sembla lui sourire et se
0.49 rendormit aussitôt elle avança au pied
0.49 du lit et le regarda
0.49 attentive quelques mots de Santiago
0.49 surgirent de sa mémoire en quittant la
0.49 chambre de sa petite fille l&;homme aux
0.49 cheveux blancs s&;était retourné une
0.49 dernière fois pour dire en espagnol si
0.49 la vie était comme un long sommeil le
0.49 sentiment serait la rive Lorine avança
0.49 dans la nbre elle se pencha à l&;oreille
0.49 d&;Arthur et
0.49 murmura j&;ai fait un trôle de songe
0.49 aujourd&;hui et depuis que je suis
0.49 réveillé je rêve d&;y retourner sans
0.49 savoir pourquoi ni comment faire je
0.49 voudrais te revoir là où tu dors
0.49 elle posa un baisa sur son front et la
0.49 porte de la chambre se referma lentement
0.49 sur ses pas
0.49 chapitre
0.49 [Musique]
0.49 16 le jour se levait sur la baie de San
0.49 Francisco Fernstein rejoignit Norma dans
0.49 la cuisine il s&;assit au comptoir prit
0.49 la cafetière et remplit de
0.49 tasses tu es rentré tardè dit Norma
0.49 j&;avais du travail tu as pourtant quitté
0.49 l&;hôpital bien avant moi je devais
0.49 régler quelques affaires en ville Norma
0.49 se tourna vers lui les yeux
0.49 rougis moi aussi j&;ai peur mais tu ne la
0.49 vois jamais ma peur tu ne penses qu&;à la
0.49 tienne tu crois que je ne crève pas de
0.49 trouille à l&;idée de te
0.49 survivre le vieux professeur abandonna
0.49 son tabouret et prit Norma dans ses
0.49 bras je suis désolé je ne pensais pas
0.49 que mourir serait si difficile tu as
0.49 côtoyé la mort toute ta vie
0.49 celle des autres pas la mienne Norma
0.49 serra le visage de son amant dans le
0.49 creux des mains ses lèvres se posèrent
0.49 sur sa
0.49 joue je te demande juste de te battre
0.49 une rallonge 18 mois 1 an je ne suis pas
0.49 prête pour ne rien te cacher moi non
0.49 plus alors accepte ce
0.49 traitement le vieux professeur
0.49 s&;approcha de la fenêtre le soleil
0.49 apparaissait derrière les collines de
0.49 Tiburon il inspira
0.49 profondément dès que Lorine sera
0.49 titularisé je donnerai ma démission nous
0.49 irons à New York j&;ai un vieil ami
0.49 là-bas qui veut bien me prendre dans son
0.49 service tentend le coup c&;est vrai
0.49 demanda Norma en larme je t&;ai drôlement
0.49 fait chier mais je ne t&;ai jamais menti
0.49 pourquoi pas tout de suite partant dès
0.49 demain je t&;ai dit dès que le rine sera
0.49 titularisé je veux bien démissionner de
0.49 mes fonctions mais pas tout laisser en
0.49 friche quand même maintenant tu me l&;as
0.49 fait cette tartine
0.49 [Musique]
0.49 Paul déposa onga en bas de chez elle il
0.49 se gara en double fil descendit et
0.49 contourna la voiture en toute hâte il se
0.49 colla à la portière empêchant sa
0.49 passagère de l&;ouvrir onga le regarda ne
0.49 comprenant pas à quoi il jouait il tapa
0.49 au carreau et lui fit signe de baisser
0.49 la
0.49 vitre je te laisse la voiture je vais
0.49 prendre un taxi pour aller à l&;hôpital
0.49 sur le trousseau de clé il y a celle de
0.49 la maison garde là c&;est la tienne j&;en
0.49 ai une autre dans ma poche onga le
0.49 regarda
0.49 intrigué bon j&;avoue que c&;est une façon
0.49 idiote de te dire que j&;aimerais bien
0.49 que nous vivions plus souvent ensemble
0.49 ajouta Paul enfin en ce qui me concerne
0.49 tous les soirs cela m&;irait même très
0.49 bien mais maintenant que tu as ta clé
0.49 c&;est toi qui décide tu fais comme tu
0.49 veux oui tu as raison c&;est une façon
0.49 idiote répondit-elle d&;une voix douce je
0.49 sais j&;ai perdu pas mal de neurones
0.49 cette semaine tu me plais quand même
0.49 beaucoup même aussi stupide c&;est une
0.49 bonne nouvelle Phil tu vas rater son
0.49 réveil
0.49 Paul se pencha dans
0.49 l&;habitacle fait très attention les
0.49 fragile enfin surtout
0.49 l&;embrayage il embrassa onga avec fou et
0.49 courut vers le carrefour un taxi
0.49 l&;emmenait déjà vers le San Francisco
0.49 mémorial hospital quand il dirait à
0.49 Arthur ce qu&;il venait de faire ce
0.49 dernier lui prêterait certainement sa
0.49 vieille
0.49 [Musique]
0.49 Ford Lorine se réveilla au rythme des
0.49 marteaupqueurs qui frappaient dans sa
0.49 tête son pied l&;élançait et elle ne put
0.49 s&;empêcher de défaire le pansement pour
0.49 vérifier la plie
0.49 et merde dit-elle en constatant que la
0.49 cicatrice suintait il ne manquait plus
0.49 que ça elle se leva à clochepied et se
0.49 rendit vers la salle de bain elle ouvrit
0.49 l&;armoire à pharmacie déboucha une
0.49 bouteille d&;antiseptique et arrosa son
0.49 talon la douleur fut si violente qu&;elle
0.49 lâcha le flacon d&;alcool qui roula dans
0.49 la baignoire Lorine savait très bien
0.49 qu&;elle ne s&;en sortirait pas comme ça
0.49 il fallait nettoyer à nouveau cette
0.49 pliee en profondeur et prescrire un
0.49 traitement antibiotique une infection de
0.49 cette nature pouvait avoir des
0.49 conséquences redoutables elle s&;habilla
0.49 et appela la compagnie de taxi il
0.49 n&;était pas envisageable de conduire
0.49 dans cet état
0.49 elle arriva 10 minutes plus tard à
0.49 l&;hôpital claudicant au milieu du hall
0.49 un patient qui attendait son tour depuis
0.49 2h lui suggéra avec véhémence de faire
0.49 la queue comme tout le monde
0.49 elle lui montra son badge et franchit la
0.49 porte vitrée qui ouvrait sur les salles
0.49 d&;examen qu&;est-ce que tu fais là
0.49 demanda Betty si Fernstein te voit
0.49 occupe-toi de moi j&;ai un mal de chien
0.49 pour que tu te plaignes ça doit être
0.49 sérieux installe-toi dans ce fauteuil
0.49 roulant n&;exagérons rien quel box est
0.49 libre le 3 et dépêche-toi je suis là
0.49 depuis 26h je ne sais même pas comment
0.49 je tiens encore debout tu as pu te
0.49 reposer un peu cette nuit quelques
0.49 minutes de répis à l&;aube Betty la fit
0.49 s&;asseoir sur le lit et défie le
0.49 pansement pour inspecter la
0.49 plie comment as-tu fait pour que ça
0.49 s&;infecte aussi
0.49 vite l&;infirmière prépara une seringue
0.49 de lidocaïne dès que l&;anesthésique
0.49 locale eut délivré Lorine de la douleur
0.49 bettier écarta les bords de la cicatrice
0.49 et commença un curtage en profondeur des
0.49 tissus infectés elle prépara ensuite un
0.49 nouveau kit de
0.49 suture tu te recoues toi-même ou tu me
0.49 fais confiance fais-le mais mets-moi un
0.49 drain d&;abord je ne veux prendre aucun
0.49 risque tu vas avoir une belle cicatrice
0.49 je suis désolé une de plus une de moins
0.49 pendant que l&;infirmière opérait Lorine
0.49 triturait le drap du lit en entre ses
0.49 doigts quand Betty lui tourna le dos
0.49 elle en profita pour lui poser une
0.49 question qui lui brûlait les lèvres
0.49 comment va-t-il il s&;est réveillé en
0.49 pleine forme ce type a failli mourir
0.49 dans la nuit et la seule chose qui
0.49 l&;intéresse c&;est de savoir quand il va
0.49 sortir d&;ici je te jure nous avons de
0.49 sacré numéro dans ce service ne sers pas
0.49 trop le pansement je fais ce que je peux
0.49 et toi je te défends de monter dans les
0.49 étages même si je me perds dans les
0.49 couloirs Lorine ne fais pas l&;endouille
0.49 tu joues avec le feu tu as quelques mois
0.49 de la fin de ton internat ne Vaas pas
0.49 tout mettre en péril maintenant j&;ai
0.49 beaucoup pensé à lui cette nuit d&;une
0.49 façon assez étrange d&;ailleurs et bien
0.49 pensz encore cette semaine et tu le
0.49 verra dimanche prochain a priori on le
0.49 libérera samedi contrairement à ton
0.49 fantôme de l&;opéra celui-là a une
0.49 identité une adresse et un téléphone si
0.49 tu veux le revoir appelle-le quand il
0.49 sortira c&;est tout à fait mon genre
0.49 reprit Lorine d&;une voix timide Betty
0.49 lui souleva le monton et la regarda
0.49 attendri mais dis-moi toi tu n&;es pas en
0.49 train de me faire un petit épanchement
0.49 sentimental je ne t&;ai jamais entendu
0.49 parler aussi doucement Lorine repoussa
0.49 la main de
0.49 Betty je ne sais pas bien ce qui
0.49 m&;arrive j&;ai juste envie de le voir et
0.49 de vérifier moi-même qu&;il va bien c&;est
0.49 mon patient quand même moi j&;ai une
0.49 petite idée de ce qui t&;arrive tu veux
0.49 que je t&;explique arrête de te moquer de
0.49 moi ce n&;est pas aussi simple Betty
0.49 éclata de rire je ne me moque pas je
0.49 trouve ça déroutant bon je te laisse je
0.49 fais me coucher ne fais pas de bêtises
0.49 elle prit une attelle et la posa sous le
0.49 pied de
0.49 lurine voilà qui t&;aidera à marcher
0.49 passe à la pharmacie centrale chercher
0.49 tes antibiotiques il y a une paire de
0.49 béquille dans le placard Betty disparut
0.49 derrière le rideau elle revint aussitôt
0.49 et au cas où tu ne saurais plus te
0.49 repérer dans cet hôpital la Pharmacie
0.49 centrale est au premier sous-sol ne te
0.49 trompe pas avec le service de neurologie
0.49 ce sont les mêmes ascenseurs Lorine
0.49 l&;entendit s&;éloigné dans le couloir
0.49 [Musique]
0.49 Paul était devant le lit d&;Arthur il
0.49 ouvrit un sachet plein de croissant et
0.49 de pain au chocolat c&;est moche de
0.49 retourner au bloc opératoire en mon
0.49 absence j&;espère qu&;ils ont pu se
0.49 débrouiller sans moi comment te sens-tu
0.49 ce matin très bien à part que j&;en ai
0.49 assez d&;être ici toi tu n&;as pas bonne
0.49 mine tu m&;as fait passer une sale
0.49 [Musique]
0.49 nuit Lorine prit le bloc d&;ordonnance
0.49 sur le comptoir et se prescrivit un
0.49 antibiotique puissant elle signa la
0.49 feuille et l&;attendit au préposé vous
0.49 n&;y allez pas de main morte vous soignez
0.49 une septicémie mon cheval a une grosse
0.49 fièvre avec ça il devrait être remis sur
0.49 ses sabots dans la
0.49 journée l&;employé se retira derrière ses
0.49 rayonnages il revint quelques instants
0.49 plus tard un flacon à la main allez-y
0.49 doucement quand même j&;aime les animaux
0.49 avec ça vous pourriez le tuer Lorine ne
0.49 répondit pas elle récupéra les
0.49 médicaments et retourna vers les
0.49 ascenseurs elle hésita avant d&;appu sur
0.49 le bouton du trème étage au rez
0.49 de-chaussée un technicien entra dans la
0.49 cabine poussant un appareil
0.49 d&;électroencéphalographie l&;écran était
0.49 entouré d&;une bande de plastique
0.49 jaune quel étage demanda le reine
0.49 neurologie il est en panne ces machines
0.49 sont de plus en plus sophistiquées mais
0.49 aussi de plus en plus capricieuses
0.49 celle-ci a déroulé toute sa bobine de
0.49 papier hier avec un tracé
0.49 incompréhensible ce n&;était plus de
0.49 l&;hyperactivité cérébrale mais le
0.49 courant d&;une centrale électrique
0.49 qu&;elle enregistrait les types de la
0.49 maintenance sont pas passer 3 heures
0.49 dessus et ils disent qu&;elle n&;a rien
0.49 probablement des
0.49 [Musique]
0.49 interférences qu&;est-ce que tu faisais
0.49 hier soir demanda Arthur je te trouve
0.49 bien curieux je dînis en compagnie d&;une
0.49 jeune femme Arthur regarda son ami d&;un
0.49 air inquisiteur
0.49 ona à voie Paul vous vous revoyez en
0.49 quelque sorte tu as une drôle devoix
0.49 j&;ai peur d&;avoir fait une connerie de
0.49 quel genre je lui ai donné les clés de
0.49 chez moi le visage d&;Arthur s&;éclaira il
0.49 aurait presque voulu taquiner Paul mais
0.49 son ami se leva et se posta devant la
0.49 fenêtre l&;air
0.49 soucieux tu le regrettes déjà j&;ai peur
0.49 de l&;avoir effrayé je suis peut-être
0.49 allé un peu vite tu es tombé amoureux ce
0.49 n&;est pas impossible alors fis-toi à ton
0.49 instinct si tu as fait ce pas c&;est que
0.49 tu en avais envie et c&;est ce qu&;elle
0.49 ressentira il n&;y a pas de honte à
0.49 partager ses sentiments crois-moi alors
0.49 tu penses que je n&;ai pas eu tort
0.49 demanda Paul le visage plein d&;espoir je
0.49 ne t&;ai jamais vu dans cet état tu n&;as
0.49 aucune raison d&;être inquiet elle ne m&;a
0.49 pas téléphoné depuis combien de temps
0.49 Paul regarda sa montre 2h tout ce
0.49 temps-là tu es gravement atteint
0.49 laisse-lui le temps de profiter de ton
0.49 geste et puis aussi de libérer sa ligne
0.49 de téléphone elle doit appeler toutes
0.49 ses copines pour leur dire qu&;elle a
0.49 réussi à faire craquer le célibataire le
0.49 plus corias de San Francisco
0.49 ouais ben fais le mariool j&;aimerais t&;y
0.49 voir je ne sais pas du tout ce qui
0.49 m&;arrive j&;ai chaud j&;ai froid j&;ai les
0.49 mains moites j&;ai mal au ventre et je
0.49 manque de salive tu es amoureux je
0.49 savais bien que je n&;étais pas fait pour
0.49 ça ça me rend malade tu verras les
0.49 effets secondaires sont
0.49 magnifiques une interne passait devant
0.49 la vitre de la chambre Paul écquill a
0.49 les
0.49 yeux je vous dérange demanda Lorine en
0.49 entrant dans la pièce non dit Paul il
0.49 s&;apprêtait justement à aller chercher
0.49 un café au distributeur il en proposa un
0.49 à Arthur Lorine répondit à sa place que
0.49 ce n&;était pas recommander Paul
0.49 s&;éclipsa vous êtes blessé s&;inquiéta
0.49 Arthur un accident stupide confia Lorine
0.49 en décrochant la feuille de soin au pied
0.49 du lit Arthur regarda la telle qu&;est-ce
0.49 qui vous est arrivé une indigestion à la
0.49 fête du crabe et on peut se casser le
0.49 pied comme ça ce n&;est qu&;une méchante
0.49 coupure ils vous ont pincé vous n&;avez
0.49 aucune idée de ce que je vous raconte
0.49 n&;est-ce pas pas vraiment mais si vous
0.49 voulez bien m&;en dire un peu plus et
0.49 vous comment s&;est déroulé votre nuit
0.49 assez agité vous avez quitté votre lit
0.49 demanda leurine pleine d&;espoir je me&;y
0.49 suis plutôt enfoncé mon cerveau a
0.49 surchauffé à ce qu&;il paraît ils ont dû
0.49 me remonter au bloc en urgence Lorine le
0.49 regarda
0.49 attentivement qu&;est-ce qu&;il y a
0.49 demanda Arthur vous avez l&;air étrange
0.49 non rien c&;est idiot il y a un problème
0.49 avec mes résultats non rassurez-vous ça
0.49 n&;a rien à voir dit-elle d&;une voix
0.49 douce alors de quoi s&;agit il
0.49 elle s&;appuya à la romarde du lit vous
0.49 n&;avez aucun souvenir de de quoi
0.49 l&;interrompit arartur
0.49 fébril non c&;est vraiment ridicule ça
0.49 n&;a aucun sens dites-le moi quand même
0.49 insista Arthur Lorine se dirigea vers la
0.49 fenêtre je ne bois jamais d&;alcool et là
0.49 je crois que j&;ai pris la plus grande
0.49 cuite de ma vie Arthur restait
0.49 silencieux elle se retourna et les mots
0.49 sortirent de sa gorge sans même qu&;elle
0.49 puisse les
0.49 retenir ce que je voudrais vous dire
0.49 n&;est pas facile à
0.49 entendre une femme entra dans la pièce
0.49 portant une immense gerbe de fleurs qui
0.49 masquait son visage elle posa le bouquet
0.49 sur la table roulante et avança jusqu&;au
0.49 lit mon Dieu que j&;ai eu peur dit Carole
0.49 Hanne en prenant Arthur dans ses bras
0.49 Lorine regarda l&;anneau serti de diamant
0.49 que la femme portait à l&;annulaire de la
0.49 main gauche c&;était absurde murmura
0.49 Lorine je voulais juste prendre de vos
0.49 nouvelles je vous laisse avec votre
0.49 fiancée Carole Hanne serrait Arthur
0.49 encore plus fort elle caressa ses joues
0.49 tu sais que dans certains pays on
0.49 appartient pour toujours à celui qui
0.49 vous a sauvé la vie Carol Anne tu
0.49 m&;étouffes la jeune femme un peu confuse
0.49 desserra son étreinte elle se redressa
0.49 et ajusta sa jupe Arthur chercha le
0.49 regard de Lorine mais elle n&;était déjà
0.49 plus
0.49 [Musique]
0.49 là Paul remontait le couloir au loin il
0.49 vit laorine qui avançait vers lui en la
0.49 croisant il lui fit un sourire complice
0.49 qu&;elle ne lui rendit pas il haussa les
0.49 épaules poursuivit son chemin vers la
0.49 chambre d&;Arthur et n&;en crut pas ses
0.49 yeux quand il découvrit Carole Hanne
0.49 assis sur la chaise près de la
0.49 fenêtre bonjour Paul dit Carole Hanne
0.49 mon Dieu cria Paul en lâchant son café
0.49 il se baissa pour ramasser le
0.49 gobelet une catastrophe n&;arrive jamais
0.49 seul dit-il en se redressant je dois
0.49 prendre cela comme un compliment demanda
0.49 Carole Hanne d&;un ton ainsi si j&;étais
0.49 bien élevé je te dirai oui mais tu me
0.49 connais j&;ai une nature grossière Carole
0.49 Hann se leva de sa chaise offusqué et
0.49 fixa Arthur du regard et toi tu ne dis
0.49 rien Carol Anne je me demande vraiment
0.49 si tu ne me porte pas la poisse Carole
0.49 Hanne reprit le bouquet de fleurs et
0.49 quitta la chambre en claquant la porte
0.49 et maintenant que comptes-tu faire
0.49 reprit Paul sortir d&;ici au plus vite
0.49 Paul tournait en r dans la pièce
0.49 qu&;est-ce que tu as je m&;en veux dit
0.49 Paul de quoi d&;avoir été aussi long à
0.49 comprendre et Paul recommença de faire
0.49 les 100 pas dans la chambre
0.49 d&;Arthur tu reconnaîtras à ma décharge
0.49 que je n&;avais jamais pu vous voir
0.49 véritablement ensemble enfin je veux
0.49 dire conscient tous les deux au même
0.49 moment c&;est quand même quelque chose
0.49 qui a l&;air d&;être assez compliqué entre
0.49 vous mais en les regardant tous deux au
0.49 travers de la vitre Paul avait compris
0.49 sans peut-être même le savoir eux-même
0.49 Laurine et Arthur composaient une
0.49 partition unique une
0.49 évidence alors je ne sais pas ce que tu
0.49 dois faire mais ne passe pas à côté
0.49 d&;elle et que veux-tu que je lui dise
0.49 que nous nous sommes aimés au point de
0.49 faire ensemble tous les projets du monde
0.49 mais qu&;elle ne s&;en souvient plus
0.49 dis-lui plutôt que pour la protéger tu
0.49 es parti construire un musée de l&;autre
0.49 côté de l&;océan en ne pensant qu&;à elle
0.49 dis-lui que tu es revenu de ce voyage
0.49 toujours atteindre la même folie
0.49 d&;elle Arthur avait la gorge nouée il ne
0.49 pouvait répondre au mot de son ami alors
0.49 la voix de Paul s&;éleva un peu plus
0.49 encore dans la chambre
0.49 d&;hôpital tu as tellement rêvé cette
0.49 femme que tu m&;as convaincu d&;entrer
0.49 dans ton rêve tu m&;as dit un jour
0.49 pendant qu&;on calcule qu&;on analyse les
0.49 pour et les contres la vie passe et il
0.49 ne se passe rien alors réfléchis vite
0.49 c&;est grâce à toi que j&;ai donné mes
0.49 clés à Onega elle m&;a toujours pas
0.49 téléphoné et pourtant je ne me suis
0.49 jamais senti aussi léger de ma vie à
0.49 charge de revanche mon vieux ne renonce
0.49 pas à leorine avant même d&;avoir eu le
0.49 temps de l&;aimer dans la vraie vie je
0.49 suis dans une impass Paul je ne pourrais
0.49 jamais vivre à ses côtés dans le
0.49 mensonge et je ne peux pas lui raconter
0.49 tout ce qui s&;est vraiment passé mais la
0.49 liste est longue étrangement on en veut
0.49 souvent à la personne qui vous dit une
0.49 vérité difficile à entendre impossible à
0.49 croire Paul s&;approcha du lit c&;est de
0.49 dire la vérité sur sa mère qui te fait
0.49 peur mon vieux souviens-toi de ce que
0.49 nous disait lid il vaut mieux se battre
0.49 pour réaliser un rêve qu&;un projet Paul
0.49 se leva et avança à la porte il mit un
0.49 genou à terre et un sourire malicieux
0.49 aux lèvres
0.49 d&;éclama si l&;amour vit d&;espoir il
0.49 périt avec lui bonne nuit don Rodrig et
0.49 il sortit de la chambre
0.49 [Musique]
0.49 d&;Arthur Paul cherchait les clés de sa
0.49 voiture au fond de sa poche il ne trouva
0.49 que son téléphone portable une petite
0.49 enveloppe clignotait sur le cadran le
0.49 message d&;onega disait à tout à l&;heure
0.49 fait vite Paul regarda le ciel et poussa
0.49 un cri de
0.49 joie qu&;est-ce qui vous rend si heureux
0.49 demanda le reine qui attendait un taxi
0.49 j&;ai prêté ma voiture répondit Paul
0.49 qu&;est-ce que vous prenez comme céréal
0.49 au petit-déjeuner dit-elle en le
0.49 rejoignant dans son sourire un break de
0.49 la yellocab compagnie s&;arrêta devant
0.49 eux Laurine ouvrit la portière et fit
0.49 signe à Paul de
0.49 grimper je vous
0.49 dépose Paul s&;installa à côté d&;elle
0.49 Green Street dit-il au chauffeur vous
0.49 habitez cette rue demanda Lorine moi non
0.49 mais vous oui Lorine regarda interloqué
0.49 Paul avait l&;air songeur il chuchota
0.49 d&;une voix à peine audible il va me tuer
0.49 si je fais ça il va me tuer si vous
0.49 faites quoi reprit le reine mettez
0.49 d&;abord votre ceinture conseilla Paul
0.49 elle le dévisageait de plus en plus
0.49 intriguée Paul hésita quelques secondes
0.49 il prit une grande inspiration et
0.49 s&;approcha
0.49 d&;elle tout d&;abord une précision la
0.49 folle furieuse dans la chambre d&;Arthur
0.49 avec sa gerbe de fleurs immonde c&;était
0.49 une de ses ex une ex qui date de la
0.49 préhistoire bref une erreur et ensuite
0.49 je ne peux pas il va vraiment
0.49 m&;assassiner si je continue il est
0.49 dangereux à ce point-là votre copain
0.49 s&;inquiéta le chauffeur de taxi de quoi
0.49 je me mêle Arthur sauve même les
0.49 insectes rétorqua Paul d&;un ton agacé il
0.49 fait vraiment ça demanda Lorine il est
0.49 convaincu que sa mère s&;est réincarnée
0.49 en mouche ah dit Lorine en regardant au
0.49 loin
0.49 c&;est complètement idiot de vous avoir
0.49 dit ça vous allez vraiment le trouver
0.49 bizarre n&;est-ce pas poursuivit Paul
0.49 d&;une voix inquiète cela dit interrompit
0.49 le chauffeur de taxi la semaine dernière
0.49 j&;emmena mes enfants aux EAU et mon fils
0.49 m&;a fait remarquer qu&;un hippopotame
0.49 ressemblait très pour très à sa
0.49 grand-mère je vais peut-être y retourner
0.49 pour
0.49 voir Paul le fustigea d&;un regard dans
0.49 le
0.49 rétroviseur bon et puis tant pis je me
0.49 lance dit-il en prenant la main de
0.49 Lorine dans l&;ambulance qui nous
0.49 ramenait du sint Pedro vous m&;avez
0.49 demandé si l&;un de mes proches avait été
0.49 dans le Comat vous vous souvenez oui
0.49 très bien et bien à cet instant précis
0.49 cette personne est assise à côté de moi
0.49 il est temps que je vous raconte deux ou
0.49 trois
0.49 choses la voiture abandonna le San
0.49 Francisco memmorial Hospital et remonta
0.49 vers Pacific HES le destin a parfois
0.49 besoin d&;un tout petit coup de pouce
0.49 aujourd&;hui l&;amitié consistait à lui
0.49 tendre la
0.49 main Paul expliqua à Lorine comment par
0.49 une nuit d&;été il s&;était déguisé en
0.49 infirmier et Arthur en médecin pour
0.49 enlever à bord d&;une vieille ambulance
0.49 le corps d&;une jeune femme dans le Comat
0.49 qu&;on voulait débrancher des appareils
0.49 qui la maintenaiit en vie les rues de la
0.49 ville défilé derrière la vitre de temps
0.49 à autre le chauffeur lançait un regard
0.49 perplexe dans son rétroviseur Lorine
0.49 écouta le récit sans jamais
0.49 l&;interrompre paul n&;avait pas vraiment
0.49 trahi le secret de son ami si Lorine
0.49 connaissait désormais l&;identité de
0.49 l&;homme qui la veillait à son réveil
0.49 elle ignorait toujours tout de ce
0.49 qu&;elle avait vécu avec lui quand elle
0.49 était dans le
0.49 Comat arrêtez-vous supplia le d&;une voix
0.49 tremblante maintenant demanda le
0.49 chauffeur je ne me sens pas très
0.49 bien la voiture fit une embarder avant
0.49 de se ranger sur le bas côté dans un
0.49 stridant crissement de pneus leorine
0.49 ouvrit la portière et clodica vers un
0.49 carré de pelouse qui bordait le trottoir
0.49 elle se courba en deux pour mieux
0.49 résister à la nausée qui montait son
0.49 visage était assailli de picotement une
0.49 sensation de chaleur l&;envahissait
0.49 pourtant elle frissonnait elle eut un
0.49 haut le cœur elle n&;arrivait plus à
0.49 respirer ses paupières étaient lourdes
0.49 les sons qui lui parvenaient feutré ses
0.49 jambes se dérobaient elle vacilla le
0.49 chauffeur épaulle qui se précipité e à
0.49 peine le temps de la retenir elle tomba
0.49 à genou sur l&;herbe et prit sa tête
0.49 entre ses mains juste avant de perdre
0.49 conscience il faut appeler les secours
0.49 dit Paul paniqué laissez-moi m&;en
0.49 occuper j&;ai un brevet de secouriste je
0.49 vais lui faire du bouche à bouche reprit
0.49 le chauffeur d&;un ton assuré on va être
0.49 très clair si tu approches tes lèvres
0.49 adipeuse de cette jeune femme je
0.49 t&;assomme je disais ça pour aider
0.49 répondit le chauffeur d&;un air
0.49 renfrogné Paul s&;agenouilla près de
0.49 Lorine et tapota ses joues
0.49 doucement mademoiselle susurait Paul
0.49 d&;une voix douce ah B comme ça elle ne
0.49 risque pas de se réveiller râa le
0.49 chauffeur toi tu vas aller faire du
0.49 bouche à bouche à ta grand-mère
0.49 hippopotame et tu m&;oublies Paul posa
0.49 ses mains sur le menton et appuya de
0.49 toutes ses forces sur la jonction des
0.49 mandibules de
0.49 Lorine mais qu&;est-ce que vous faites
0.49 vous allez lui déboiter la mâchoire je
0.49 sais parfaitement ce que je fais hurla
0.49 Paul je suis chirurgien
0.49 intérimaire laorine ouvrit les yeux et
0.49 Paul toisa le chauffeur d&;un regard plus
0.49 que
0.49 satisfait les deux hommes l&;aidèrent à
0.49 remonter à bord elle avait retrouver des
0.49 couleurs elle ouvrit sa vitre et aspira
0.49 une grande bouffée
0.49 d&;oxygène je suis désolé ça va mieux
0.49 maintenant je n&;aurais pas dû vous
0.49 raconter tout ça n&;est-ce pas poursuivit
0.49 Paul d&;une voix fébrile si vous avez
0.49 d&;autres chose a me raconter au point où
0.49 nous en sommes allez-y c&;est le moment
0.49 je crois que j&;ai fait le tour quand le
0.49 taxi entra dans Green Street Lorine le
0.49 questionnait sur les motivations
0.49 d&;Arthur pourquoi avait-il pris tous ces
0.49 risques ce secret là je ne peux pas le
0.49 trahir je me demande s&;il va me noyer au
0.49 mimolet par le feu quand il saura que je
0.49 vous ai parlé vous ne voulez pas que
0.49 j&;achète aussi l&;urne pour recueillir
0.49 mes cendres moi je pense que c&;est parce
0.49 qu&;il avait le béguin pour vous affirma
0.49 le chauffeur que la conversation
0.49 passionnait de plus en plus
0.49 la voiture se rangea devant l&;immeuble
0.49 de leurine et le chauffeur se retourna
0.49 vers ses
0.49 clients si vous voulez on peut refaire
0.49 un tour de pâté de maison je coupe le
0.49 compteur on continue un peu juste au cas
0.49 où vous auriez d&;autres trucs à vous
0.49 raconter Lorine se pencha au-dessus de
0.49 Paul pour ouvrir sa portière il la
0.49 regarda
0.49 étonné c&;est vous qui vivez là pas moi
0.49 je sais dit-elle mais c&;est vous qui
0.49 descendez j&;ai changé de destination où
0.49 allez-vous questionna Paul inquiet en
0.49 sortant du taxi
0.49 la vitre se referma et le taxi disparut
0.49 dans Green Street et moi je peux savoir
0.49 où nous allons interrogea le chauffeur
0.49 d&;où nous venons répondit
0.49 [Musique]
0.49 Lorine Miss Morrison avait caché Pablo
0.49 dans son sac en traversant le hall de
0.49 l&;hôpital le petit chien s&;était
0.49 installé sur les genoux d&;Artur sur
0.49 l&;écran du téléviseur accroché au mur
0.49 Scarlett OARA descendait les marches
0.49 d&;un grand escalier et sur le lit Pablo
0.49 remuit la queue dès que R Butler entra
0.49 dans la maison et s&;approcha de Miss
0.49 Scarlett le petit chien se dressa sur
0.49 ses pattes arrièr et se mit à
0.49 grogier je ne&;avais encore jamais vu
0.49 dans cet état dit Arthur en regardant
0.49 Pablo oui ça m&;étonne moi aussi il
0.49 n&;avait pas du tout aimé le livre
0.49 répliqua
0.49 rose Scarlett fixait r défiante quand le
0.49 téléphone sonna Arthur décrocha sans
0.49 détourner les yeux du film
0.49 je te dérange demanda Paul d&;une voix
0.49 tremblante je suis désolé je peux pas te
0.49 parler je suis avec les médecins je te
0.49 rappelle et Arthur raccrocha laissant
0.49 Paul seul au milieu de Green Street et
0.49 puis merde dit ce dernier en
0.49 redescendant Green Street à pied et les
0.49 mains dans les
0.49 [Musique]
0.49 poches le film au 10 Oscar venait de se
0.49 terminer Miss Morrison fit entrer Pablo
0.49 dans son sac et promis à Arthur de
0.49 revenir le voir très vite ne vous donnez
0.49 pas cette peine je sors dans quelques
0.49 jours en sortant rose croisa dans le
0.49 couloir une interne qui marchait en sens
0.49 inverse où l&;avait-elle déjà
0.49 vu chapitre 17
0.49 tout va bien demanda laorine au pied du
0.49 lit ça ne vous dérange pas que je
0.49 m&;asseille sur cette chaise
0.49 ajouta-t-elle d&;un ton un peu cassant
0.49 pas le moins du monde dit Arthur en se
0.49 redressant et si je reste 15 jours ça ne
0.49 vous dérangera pas non plus Arthur la
0.49 regarda
0.49 interloquée j&;ai ramené votre ami Paul
0.49 en taxi et nous avons eu une petite
0.49 conversation ah qu&;est-ce qu&;il vous a
0.49 dit presque tout Arthur baissa les
0.49 yeux je suis désolé de quoi de m&;avoir
0.49 sauvé la vie ou d&;avoir fait comme si de
0.49 rien n&;était quand je vous ai soigné la
0.49 première fois vous m&;aviez déjà reconnu
0.49 n&;est-ce pas parce que rassurez-moi vous
0.49 n&;enlevez pas des femmes toutes les
0.49 semaines pour que mon visage vous soit
0.49 anonyme je ne vous ai jamais oublié
0.49 Lorine croisa les
0.49 bras maintenant il va falloir me
0.49 raconter pourquoi vous avez fait tout ça
0.49 pour qu&;on ne vous débranche pas ça je
0.49 le sais déjà c&;est le reste que votre
0.49 camarade a refusé de me dire quel reste
0.49 pourquoi moi pourquoi avez-vous pris
0.49 tous ces risques pour une inconnue vous
0.49 avez fait la même chose pour moi non
0.49 mais vous étiez mon patient bon sang qui
0.49 étais-je pour vous Arthur ne répondit
0.49 pas Lorine s&;approcha de la fenêtre dans
0.49 le jardin un jardinier ratissait une
0.49 allée elle se retourna brusquement les
0.49 traits de son visage trahissaient sa
0.49 colère la confiance c&;est ce qu&;il y a
0.49 de plus précieux au monde et aussi de
0.49 plus fragile sans elle rien n&;est
0.49 possible personne ne me fait confiance
0.49 dans mon entourage si vous vous y mettez
0.49 vous a nous n&;avons plus grand chose à
0.49 nous dire ce qui se construit sur le
0.49 mensonge ne peut pas durer je sais
0.49 justement mais j&;ai mes raisons j&;aurais
0.49 voulu respecter vos raisons mais elle me
0.49 concerne aussi non c&;est un comble c&;est
0.49 quand même moi que vous avez kidnappé
0.49 vous aussi vous m&;avez kidnapper nous
0.49 sommes kit Lorine le fusilla du regard
0.49 et se dirigea vers la porte avant de
0.49 quitter la chambre elle se retourna et
0.49 dit à Arthur d&;une voix
0.49 résolue vous me plaisiez imbécile
0.49 elle claqua la porte et Arthur entendit
0.49 ses pas s&;éloigner le téléphone sonna là
0.49 je te dérange questionna la voix de Paul
0.49 tu avais quelque chose à me dire tu vas
0.49 rire mais je crois que j&;ai fait une
0.49 gaffe enlèvele tu vas rire elle sort
0.49 d&;ici Arthur pouvait entendre le souffle
0.49 de Paul qui cherchait ses mots tu
0.49 me onéa t&;a appelé demanda à Arthur pour
0.49 toute réponse je D avec elle ce soir
0.49 murmura mon Paul alors je te laisse te
0.49 préparer et toi tu me laisses réfléchir
0.49 faisons comme ça et les deux compères
0.49 [Musique]
0.49 raccrochèrent tout s&;est bien passé
0.49 demanda le chauffeur de taxi à Lorine je
0.49 nen sais encore rien pendant votre
0.49 absence j&;ai appelé ma femme et je l&;ai
0.49 prévenu que j&;allais rentrer tard je
0.49 suis à votre entière disposition alors
0.49 où va-t-on maintenant Lorine lui demanda
0.49 si elle pouvait lui emprunter son
0.49 téléphone ravie le chauffeur lui tendit
0.49 l&;appareil et Lorine composa le numéro
0.49 d&;un appartement situé non loin de la
0.49 marina madame Klein décrocha à la
0.49 première
0.49 sonnerie tu as ta partie de bridge ce
0.49 soir interrogea Lorine oui répondit
0.49 madame Klein alors annule-la et fais-toi
0.49 belle je t&;emmène dîner au restaurant je
0.49 passe te chercher dans une heure le
0.49 chauffeur déposa Lorine en bas de chez
0.49 elle et l&;attendit pendant qu&;elle se
0.49 changeait Lorine traverse le salon et
0.49 fit glisser ses vêtements sur le parquet
0.49 son voisin avait réparé la fuite dans la
0.49 douche elle veilla à maintenir son pied
0.49 droit bien au dehors quelques instants
0.49 plus tard elle ressortit une serviette
0.49 nouée autour de la taille une autre
0.49 retenait ses cheveux elle ouvrit la
0.49 porte du placard de la salle de bain et
0.49 se mit à fredonner sa chanson favorite
0.49 fever de Peggy
0.49 elle hésita entre un jean et une robe
0.49 légère et pour plaire à son invité du
0.49 soir elle enfila la
0.49 robe habillée et peine maquillée elle se
0.49 pencha à la fenêtre du salon le taxi
0.49 était toujours dans la rue elle
0.49 s&;installa alors sur son canapé songeuse
0.49 et profita pour la première fois d&;un
0.49 magnifique coucher de soleil dans l&;axe
0.49 d&;une petite fenêtre
0.49 d&;angle il était 19h quand le taxi
0.49 klaxonna en bas de chez Madame Klein la
0.49 mère de Lorine entra dans la voiture et
0.49 regarda sa fille elle ne l&;avait pas vu
0.49 habiller ainsi depuis des
0.49 années je peux te poser une question
0.49 murmura-t-elle à son oreille pour
0.49 pourquoi est-ce qu&;il y a 80 dollars au
0.49 compteur je t&;expliquerai à table je te
0.49 laisse régler la course je n&;ai pas de
0.49 liquide mais c&;est moi qui t&;invite à
0.49 dîner j&;espère que nous n&;allons pas
0.49 dans un fast food au Cliff house dit
0.49 laorine au
0.49 [Musique]
0.49 chauffeur Paul grimpa 4 à qu les marches
0.49 de l&;escalier qui menait à son
0.49 appartement onga était allongé sur un
0.49 tapis pleurant à chaude
0.49 larme qu&;est-ce qu&;il t&;arrive
0.49 demanda-t-il en s&;agenouillant à ses
0.49 côtés
0.49 c&;est tostoy dit-elle en refermant le
0.49 livre je n&;arriverai jamais à finir Anna
0.49 cararenine Paul la pris dans ses bras et
0.49 lança l&;ouvrage à l&;autre bout de la
0.49 pièce lève-toi nous avons quelque chose
0.49 à fêter quoi dit-elle en s&;essuyant les
0.49 yeux Paul se rendit dans la cuisine et
0.49 revint avec deux verres et une bouteille
0.49 de vodka à la main à Anna cararenine
0.49 dit-il en trinquant onga but son verre
0.49 cul sec et amorça le geste de le lancer
0.49 derrière
0.49 tu as eu peur pour ta moquette c&;est un
0.49 tapis perçant de 1910 je t&;emmène dîner
0.49 si tu veux je sais même où je veux aller
0.49 et Onega entraîna Paul et la bouteille
0.49 de vodka dans la chambre elle referma la
0.49 porte du bout du
0.49 [Musique]
0.49 pied le professeur Fernstein posa la
0.49 valise de Norma dans la ravissante
0.49 chambre du Wine Country in voilà des
0.49 mois qu&;il s&;était promis cette escapade
0.49 dans la nappe all après avoir déjeuné à
0.49 Sonoma ils avaient repris la route pour
0.49 kalistoga ce soir il dormait à Saint-
0.49 elelena la décision méritait d&;être
0.49 fêtée la veille Fernstein avait rédigé
0.49 une note au président du conseil du
0.49 Mémorial hospital lui annonçant sa
0.49 volonté d&;avancer sa retraite de
0.49 quelques mois dans une autre lettre
0.49 adressée à la Direction générale du
0.49 service des urgences il avait recommandé
0.49 que l&;interne Lauren Klein soit
0.49 titularisé au plus vite il serait
0.49 regrettable qu&;un autre hôpital profite
0.49 des qualités de la meilleure de ses
0.49 élèves
0.49 lundi prochain Norman et lui prendraient
0.49 l&;avion pour New York mais avant de
0.49 retrouver la ville qu&;il avait vu naître
0.49 il était résolu à profiter de ces
0.49 derniers jours en
0.49 [Musique]
0.49 Californie à 21h précise Georg pilgais
0.49 déposa Natalia devant la porte du 7e
0.49 district je t&;ai préparé des cookquis je
0.49 les ai mis dans ton sac
0.49 elle déposa un baiser sur ses lèvres et
0.49 sortit de la voiture pilgais ouvrit la
0.49 vitre et l&;apostropha alors qu&;elle
0.49 montait les marches du
0.49 commissariat si un de mes anciens
0.49 collègues veut savoir qui a fait ces
0.49 merveilleux biscuits tu tiens le coup la
0.49 garde à vue ne dure que 48
0.49 he Natalia esquissa un petit signe de la
0.49 main et disparu à l&;intérieur du
0.49 bâtiment pilgais resta quelques instants
0.49 sur le parking se demandant si c&;était
0.49 la retraite ou l&;âge qui rendait la
0.49 solitude de moin en moins supportable
0.49 peut-être un mélange des deux se dit-il
0.49 en repartant
0.49 [Musique]
0.49 la nuit était étoilée Lorine et Madame
0.49 Klein promenaient cille le long de la
0.49 marina c&;était délicieux ce dîner je ne
0.49 m&;étais pas régalé autant depuis
0.49 longtemps merci je voulais t&;inviter
0.49 pourquoi ne m&;as-tu pas laissé faire
0.49 parce que ton salaire y serait passé et
0.49 que je suis encore ta
0.49 mère dans le petit port de plaisance les
0.49 haut bans des voiliers grinçaient au
0.49 rythme de la brise légère l&;air était
0.49 doux madame cl jeta au loin le bâton
0.49 qu&;elle tenait à la main et qu&;aliss
0.49 lança à sa
0.49 poursuite tu voulais fêter une bonne
0.49 nouvelle pas particulièrement répondit
0.49 Lorine alors pourquoi ce dîner Lorine
0.49 s&;arrêta pour faire face à sa mère et
0.49 prit ses mains dans les
0.49 siennes tu as froid pas particulièrement
0.49 répondit madame Klein j&;aurais pris la
0.49 même décision que toi si j&;avais été à
0.49 ta place si j&;avais pu c&;est moi qui te
0.49 l&;aurais demandé tu m&;aurais demandé
0.49 quoi de débrancher les ma
0.49 les yeux d&;Émilie Klein s&;emplirent de
0.49 larmes depuis quand le sais-tu maman je
0.49 ne veux plus jamais que tu aies peur de
0.49 moi nous avons chacune notre caractère
0.49 nous sommes différentes et nos vies ne
0.49 seront pas les mêmes mais en dépit de
0.49 mes coups de gueule je ne t&;ai jamais
0.49 jugé et je ne le ferai jamais tu es ma
0.49 mère c&;est ainsi que tu es dans mon cœur
0.49 et quoi qu&;il nous arrive c&;est la place
0.49 que tu y tiendras jusqu&;à la fin de mes
0.49 jours madame Klein prit sa fille au
0.49 creux de ses bras et Cali revint à
0.49 grande foulée pour se faufiler entre les
0.49 deux femmes
0.49 après tout elle aussi avait une place à
0.49 préserver tu veux que je te redépose
0.49 avec ma voiture demanda madame Klein en
0.49 essuyant ses yeux d&;un revers de la main
0.49 non je vais rentrer seul j&;ai un drôle
0.49 de dîner à
0.49 éliminer Lorine s&;éloigna saluant sa
0.49 mère d&;un signe de la main Cali hésita
0.49 quelques instants tournant la tête de
0.49 droite à gauche en serrant le bâton de
0.49 toutes ses forces entre ses mâchoires
0.49 elle s&;élança vers sa maîtresse Lorine
0.49 s&;agenouilla caressa la tête de sa
0.49 chienne et murmurait à son
0.49 oreille va avec elle je ne veux pas
0.49 qu&;elle reste seule ce soir elle prit le
0.49 bout de bois et le lança vers sa mère k
0.49 boya et repartit en courant vers Émilie
0.49 Klein Lorine
0.49 oui personne n&;y croyait plus c&;était un
0.49 miracle je sais sa mère se rapprocha de
0.49 quelques pas les fleurs dans ton
0.49 appartement ce n&;est pas moi qui te les
0.49 avais offertes Lorine la regarda
0.49 intriguée
0.49 madame Klein plongea la main dans sa
0.49 poche et en sortit une petite carte
0.49 froissée qu&;elle tendit à sa fille entre
0.49 les pliures du papier Loren luut les
0.49 deux mots qui étaient inscrits elle
0.49 sourit et embrassa sa mère avant de
0.49 [Musique]
0.49 s&;éloigner les premières lueurs du jour
0.49 irisaient la baie Arthur était éveillé
0.49 il se leva et s&;aventura dans le couloir
0.49 il arpentait le linoléum sautant d&;une
0.49 dalle noire à une blanche comme sur un
0.49 échiquier qui n&;en finissait
0.49 pas l&;infirmière d&;étage sortit de sa
0.49 vigille pour aller à sa rencontre Arthur
0.49 lui assura qu&;il allait bien elle
0.49 accueillit la nouvelle avec satisfaction
0.49 et le raccompagna jusqu&;à sa chambre il
0.49 fallait qu&;il soit encore patient il
0.49 sortirait à la fin de la
0.49 semaine dès qu&;elle s&;éclipsa Arthur
0.49 prit le combiné du téléphone et composa
0.49 son numéro Paul
0.49 décrocha je te dérange pas du tout
0.49 mentit Paul je ne veux même pas regarder
0.49 ma montre c&;est toi qui a raison dit
0.49 Arthur enthousiaste je vais rendre ses
0.49 couleurs à cette maison rabaler la
0.49 façade réparer les fenêtres poncer et
0.49 revernir tous les planchers y compris
0.49 ceux de la véranda on fera décaper les
0.49 tomettes de la cuisine par l&;artisan
0.49 dont tu m&;avais parlé je vais tout
0.49 restaurer ce sera comme avant même la
0.49 balancelle va retrouver sa
0.49 jeunesse Paul s&;étira les yeux plissés
0.49 de sommeil il regarda le réveil sur la
0.49 table de
0.49 nuit tu es en train de faire une réunion
0.49 de chantier à 5h du matin je vais
0.49 reconstruire la toiture du garage en
0.49 haut du jardin replanter la roserie et
0.49 redonner vie à cet endroit tu vas faire
0.49 tout ça là maintenant ou ça peut
0.49 attendre un petit peu demanda Paul de
0.49 plus en plus énervé tu commences le
0.49 chiffrage dès lundi poursuiv Arthur
0.49 enthousiaste début des travaux dans un
0.49 mois et je viendrai suivre l&;avancement
0.49 les weekends jusqu&;à ce que tout soit
0.49 achevé tu m&;aideras je retourne dans mon
0.49 rêve si je croise un menuisier je lui
0.49 demande un devis et je te rappelle quand
0.49 je me réveille
0.49 enouille Paul
0.49 raccrocha qui était-ce interrogea Onega
0.49 en se blottissant contre lui un
0.49 [Musique]
0.49 fou l&;après-midi s&;alanguissait dans la
0.49 chaleur de l&;été Lorine se gara derrière
0.49 le parking réservé au véhicules de
0.49 police elle entra dans le commissariat
0.49 et expliqua à l&;officier de garde
0.49 qu&;elle cherchait à joindre un
0.49 inspecteur à la retraite il répondait au
0.49 nom de George pilgz le policier désigna
0.49 un banc en face de lui il décrocha son
0.49 téléphone et composa un
0.49 numéro après quelques minutes de
0.49 conversation il griffonna une adresse
0.49 sur son blocne et fit signe à Lorine de
0.49 se
0.49 lever tenez dit-il en lui tendant une
0.49 feuille il vous
0.49 [Musique]
0.49 attend la petite maison se trouvait à
0.49 l&;autre bout de la ville entre la 15e et
0.49 la 16e rue Lorine se gara dans l&;allée
0.49 Georg pilgz était dans son jardin il
0.49 cacha dans son dos le sécateur et les
0.49 roses qu&;il venait de
0.49 couper vous avez grillé combien de feu
0.49 dit-il en regardant sa montre je n&;ai
0.49 jamais réussi à faire ce temps-là même
0.49 avec ma sirène jolie fleur répondit
0.49 Lorine gêné l&;inspecteur proposa à
0.49 Lorine de s&;asseoir sous la
0.49 tonnelle que puis-je faire pour vous
0.49 pourquoi ne l&;avez-vous pas
0.49 arrêté j&;ai dû rater quelque chose je
0.49 n&;ai pas compris votre question
0.49 l&;architecte je sais que c&;est vous qui
0.49 m&;avez ramené à l&;hôpital
0.49 le vieil inspecteur regarda Lorine et
0.49 s&;assit en
0.49 grimaçant vous voulez une limonade
0.49 j&;aimerait mieux que vous répondiez à ma
0.49 question 2 ans de retraite et le monde
0.49 tourne déjà à l&;envers les tobip qui
0.49 interrogent les flics on aura tout vu la
0.49 réponse est si embarrassante que ça tout
0.49 dépend de ce que vous savez de ce que
0.49 vous ne savez pas je sais à peu près
0.49 tout alors pourquoi êtes-vous là j&;ai
0.49 horreur de l&; peu près je savais bien
0.49 que je vous trouvais sympathique je vais
0.49 chercher ch ses rafraîchissements et je
0.49 reviens il posa les roses dans l&;évier
0.49 de la cuisine et se débarrassa de son
0.49 tablier après avoir sorti deux canettes
0.49 de sodat du réfrigérateur il fit une
0.49 courte halte devant la glace du couloir
0.49 le temps de remettre un peu en ordre les
0.49 derniers cheveux qui lui restaient
0.49 elles sont fraîches dit-il en s&;essayant
0.49 à la table Lorine le
0.49 remercia votre mère n&;a pas portter
0.49 plainte je n&;avais aucune raison de le
0.49 coffrer votre architecte pour un
0.49 enlèvement l&;État aurait dû partie
0.49 civile n&;est-ce pas demanda Lorine en
0.49 buvant une gorgée de limonade oui mais
0.49 nous avons eu un petit problème le
0.49 dossier s&;est égaré vous savez ce que
0.49 c&;est les commissariats sont parfois
0.49 très en désordre vous ne voulez pas
0.49 m&;aider n&;est-ce pas vous ne m&;avez
0.49 toujours pas dit ce que vous cherchiez
0.49 je cherche à comprendre la seule chose à
0.49 comprendre c&;est que ce type vous a
0.49 sauvé la vie pourquoi a-t-il fait ça ce
0.49 n&;est pas à moi de vous répondre
0.49 posez-lui la question vous l&;avez sous
0.49 la main c&;est votre patient il ne veut
0.49 rien me dire il a S raison j&;imagine et
0.49 quels sont les vôtres je suis comme vous
0.49 docteur tenu au secret professionnel je
0.49 doute qu&;au moment de prendre votre
0.49 retraite vous vous libériez de cette
0.49 obligation je veux juste connaître ses
0.49 motivations vous sauver la vie ne vous
0.49 suffit pas vous faites bien ça tous les
0.49 jours pour des inconnus vous n&;allez pas
0.49 lui en vouloir d&;avoir voulu essayer une
0.49 fois Lorine abandonna la partie elle
0.49 remercia l&;inspecteur pour son accueil
0.49 et se dirigea vers sa voiture pilgise
0.49 l&;a suivit
0.49 oubliez ma leçon de morale c&;était de
0.49 l&;esbof je ne peux pas vous raconter ce
0.49 que je sais vous me prendriez pour un
0.49 fou vous êtes médecin moi un vieil homme
0.49 je ne tiens pas du tout à me faire
0.49 embarquer par les services sociaux je
0.49 suis tenu au secret professionnel
0.49 souvenez-vous l&;inspecteur la jaugea il
0.49 se pencha à la portière pour raconter
0.49 l&;aventure la plus folle qu&;il avait
0.49 vécu de sa vie l&;histoire commence c&;est
0.49 une nuit d&;été dans une maison au bord
0.49 de la mer dans la baie de
0.49 Carmel qu&;est-ce que je peux vous dire
0.49 d&;autre poursuivit pilgis il faisait 30
0.49 degrés dehors et presque autant dedans
0.49 et j&;ai frissonné docteur vous dormiez
0.49 dans le lit de ce petit bureau tout près
0.49 de l&;endroit où nous nous trouvions et
0.49 pendant qu&;il me racontait son histoire
0.49 à brac àabante j&;ai senti votre présence
0.49 tantôt à ses côtés parfois même comme si
0.49 vous étiez assise près de moi alors je
0.49 l&;ai cru probablement parce que j&;en
0.49 avais envie ce n&;est pas la première
0.49 fois que je repense à cette affaire mais
0.49 comment vous expliquer elle a changé mon
0.49 regard et peut-être même un peu ma vie
0.49 alors tant pis si vous me prenez pour un
0.49 vieux cingl Lorine posa sa main sur
0.49 celle du policier son visage
0.49 rayonnait moi aussi j&;ai cru devenir
0.49 folle un jour je vous promets que je
0.49 vous raconterai une histoire tout aussi
0.49 incroyable elle s&;est passée le jour de
0.49 la fête de la pêche au crabe
0.49 elle se hissa pour l&;embrasser sur la
0.49 joue et la voiture disparut dans la
0.49 rue qu&;est-ce qu&;elle voulait demanda
0.49 Natalia qui venait d&;apparaître devant
0.49 la porte de la maison le visage
0.49 ensommeillé c&;est au sujet de cette
0.49 vieille histoire ils ont ouvert
0.49 l&;enquête
0.49 elle oui allez viens je vais te préparer
0.49 ton petit
0.49 déjeuner chapitre
0.49 [Musique]
0.49 18 le jour suivant Paul se présenta à
0.49 l&;hôpital en milieu de matinée Arthur
0.49 l&;attendait dans sa chambre déjà tout
0.49 habillé on a mis du temps ça fait 1
0.49 heure que je suis en bas ils m&;ont dit
0.49 que tu ne pouvais pas sortir avant la
0.49 visite des médecins et la visite des
0.49 médecins est à 10h alors je ne pouvais
0.49 pas monter plusôt ils sont déjà passés
0.49 le vieux rallur n&;est pas là non je ne
0.49 l&;ai pas vu depuis mon opération c&;est
0.49 un de ses collègues qui s&;occupe de moi
0.49 on y va je n&;en peux plus d&;être ici
0.49 Lorine traversait le hall d&;un pas
0.49 décidé elle inséra son badge dans le
0.49 lecteur magnétique et passa derrière le
0.49 comptoir de l&;accueil Betty releva la
0.49 tête de ses dossiers
0.49 où est Fernstein demanda-t-elle d&;une
0.49 voix déterminée je connaissais
0.49 l&;expression aller au devant des ennuis
0.49 mais toi tu y cours réponds à ma
0.49 question je l&;ai vu monter dans son
0.49 bureau il avait des papiers à prendre il
0.49 m&;a dit qu&;il repartait bientôt Lorine
0.49 remercia Betti et se dirigea vers les
0.49 [Musique]
0.49 ascenseurs le professeur était assis
0.49 derrière son bureau il rédigeait une
0.49 lettre on frappa à la porte
0.49 il posa son stylo et se leva pour ouvrir
0.49 Lorine entra sans
0.49 attendre je croyais que cet
0.49 établissement vous étit interdit pendant
0.49 encore quelques jours j&;ai peut-être du
0.49 mal compté dit le professeur quelle
0.49 serait la sanction infligée à un médecin
0.49 qui mentirait à ses patient tout dépend
0.49 si c&;est dans l&;intérêt du malade mais
0.49 si c&;était dans l&;intérêt du médecin
0.49 j&;essaierai de comprendre ce qu&; l&;a
0.49 motivé et si le patient est aussi une de
0.49 ses élèves alors il perdrait toute
0.49 crédibilité dans ce cas je crois que je
0.49 lui conseillerait de démissionner ou de
0.49 prendre sa retraite pourquoi m&;avez-vous
0.49 caché la vérité j&;étais en train de vous
0.49 l&;écrire je suis en face de vous alors
0.49 parlez-moi vous songez probablement à
0.49 cette Hur luuberlu qui passait ses
0.49 journées dans votre chambre après avoir
0.49 hésité à l&;interné pour démon précocece
0.49 je me suis contenté de le neutraliser si
0.49 je l&;avais laissé vous raconter son
0.49 histoire vous auriez été capable de
0.49 faire des séances d&;hypnose pour en
0.49 avoir le cnette je vous ai sorti du
0.49 comas ce n&;était pas pour que vous y
0.49 replongiez toute seule foutise cria
0.49 Lorine en tapant du point sur le bureau
0.49 du professeur Fernstein dites-moi la
0.49 vérité vous la voulez vraiment la vérité
0.49 je vous préviens qu&;elle n&;est pas
0.49 facile à entendre pour qui pour moi
0.49 pendant que je vous maintenais en vie
0.49 dans mon hôpital il prétendait vivre
0.49 avec vous ailleurs votre mère m&;a assuré
0.49 qu&;il ne vous connaissait pas avant
0.49 votre accident mais quand il me parlait
0.49 de vous chacun de ces mots me prouvait
0.49 le contraire vous voulez entendre la
0.49 chose la plus incroyable il était si
0.49 convaincant que j&;ai failli croire à
0.49 cette fable et si c&;était vrai c&;est
0.49 bien là le problème ça m&;aurait dépassé
0.49 c&;est pour cela que vous m&;avez menti
0.49 tout ce temps je ne vous ai pas menti je
0.49 vous ai protégé d&;une vérité impossible
0.49 à admettre vous m&;avez sous-estimé ce
0.49 serait bien la première fois vous
0.49 n&;allez pas me le reprocher pourquoi
0.49 n&;avez-vous pas essayer de comprendre oh
0.49 et puis à quoi bon c&;est moi qui me suis
0.49 sous-estimé vous avez toute la vie
0.49 devant vous pour ruiner votre carrière à
0.49 élucider ce mystère j&;ai connu quelques
0.49 étudiants brillants qui ont voulu faire
0.49 progresser la médecine trop vite ils se
0.49 sont tous briser les reins vous
0.49 réaliserez un jour que dans notre
0.49 profession le génie ne se distingue pas
0.49 en repoussant les limites du savoir mais
0.49 en réussissant à le faire à un rythme
0.49 qui ne bouscule ni la morale ni l&;ordre
0.49 établi pourquoi avoir renoncé parce que
0.49 vous allez vivre longtemps et que je
0.49 vais mourir bientôt simple équation de
0.49 temps Lorine se tu elle regarda son
0.49 vieux professeur au bord des
0.49 larmes je vous en supplie épargnez-moi
0.49 ça c&;est pour cela que je préférais vous
0.49 écrire nous avons passé de merveilleuses
0.49 années ensemble je ne vais pas vous
0.49 laisser comme dernier souvenir celui
0.49 d&;un vieux professeur
0.49 pathétique la jeune interne contourna le
0.49 bureau et serra fstein contre elle il
0.49 resta les bras ballants et puis un peu
0.49 gauche il finit par enlacer son élève et
0.49 chuchota à son oreille vous êtes ma
0.49 fierté ma plus grande réussite ne
0.49 renoncez jamais tant que vous serez là
0.49 je continuerai à vivre à travers vous
0.49 plus tard il faudra que vous enseigniez
0.49 vous en avez l&;envergure et le talent
0.49 votre seul ennemi c&;est votre caractère
0.49 mais avec le temps ça s&;arrangera
0.49 regardez je ne m&;en suis pas si mal
0.49 sorti si vous m&;aviez connu à votre âge
0.49 allez maintenant partez d&;ici sans vous
0.49 retourner je veux bien pleurer à cause
0.49 de vous mais je ne veux pas que vous
0.49 vous en rendiez compte Lorine ser à
0.49 Fernstein de toutes ses
0.49 forces comment je vais faire sans vous
0.49 avec qui je vais pouvoir m&;engueuler
0.49 dit-elle en songlotant vous finirez bien
0.49 par vous marier vous ne serez plus là
0.49 lundi je ne serai pas encore mort mais
0.49 je serai parti d&;ici nous n&;allons plus
0.49 nous revoir mais nous penserons souvent
0.49 l&;un à l&;autre j&;en suis sûr je vous
0.49 dois tellement de merci non dit fstein
0.49 en s&;éloignant un peu vous ne les devez
0.49 qu&;à vous-même ce que je vous ai appris
0.49 tout autre professeur vous l&;aurit
0.49 enseigné c&;est vous qui avez fait la
0.49 différence si vous ne commettez pas les
0.49 mêmes erreurs que moi vous serez un
0.49 grand médecin vous n&;en avez commis
0.49 aucune j&;ai fait attendre Norma bien
0.49 trop longtemps si je l&;avais laissé
0.49 entrer plutôt dans ma vie si j&;étais
0.49 entr dans la sienne j&;aurais été bien
0.49 plus qu&;un grand
0.49 professeur il lui tourna le dos et fit
0.49 un signe de la main il était en quelle
0.49 parte et comme promis Lorine quitta son
0.49 bureau sans se
0.49 [Musique]
0.49 retourner Paul avait conduit Arthur chez
0.49 lui dès que Miss Morrison apparut en
0.49 compagnie de Pablo il fit là au bureau
0.49 la journée du vendredi était toujours
0.49 trop courte et il avait une pile de
0.49 dossier en retard avant son départ
0.49 Arthur lui demanda une ultime faveur
0.49 quelque chose dont il rêvait depuis
0.49 quelques jours nous verrons comment tu
0.49 te sens demain matin je passerai te voir
0.49 ce soir maintenant repose-toi je fais
0.49 que ça à me reposer et bien
0.49 [Musique]
0.49 continue Lorine trouva une enveloppe en
0.49 craft dans sa boîte au lettres elle
0.49 décacheta le pli en montant les marches
0.49 de l&;escalier en entrant dans
0.49 l&;appartement elle sortit de l&;enveloppe
0.49 une grande photo
0.49 était accompagné d&;un petit mot au cours
0.49 de ma carrière j&;ai résolu la plupart
0.49 des énigmes en cherchant la solution sur
0.49 les lieux du crime voici la photo et
0.49 l&;adresse de la maison où je vous ai
0.49 retrouvé je compte sur votre discrétion
0.49 ce dossier s&;est égaré par mes gardes
0.49 bonne chance George pilgueise inspecteur
0.49 de police à la retraite PS vous n&;avez
0.49 pas
0.49 changé Lorine referma l&;enveloppe
0.49 consulta sa montre et se rendit aussitôt
0.49 dans sa penderie pendant qu&;elle
0.49 préparait son sac de voyage elle appela
0.49 sa mère ce n&;est pas une très bonne idée
0.49 tu sais la dernière fois que tu es
0.49 partie en weekend à Carmel maman je te
0.49 demande juste de garder Cali encore un
0.49 peu de temps tu m&;as fait promettre de
0.49 ne pas avoir peur de toi mais tu ne peux
0.49 pas m&;interdire d&;avoir peur pour toi
0.49 sois prudente et appelle-moi de là-bas
0.49 pour me dire que tu es bien arrivé
0.49 Lorine raccrocha elle retourna dans la
0.49 penderie et se hissa pour attraper
0.49 d&;autres sacs de voyage elle commença à
0.49 les remplir empilant vêtements et une
0.49 quantité d&;autres affaires
0.49 [Musique]
0.49 Arthur avait enfilé un pantalon et une
0.49 chemise il fit ses premiers pas dans la
0.49 rue au bras de rose derrière eux Pablo
0.49 tirait sur sa laiss freinant des quatre
0.49 pattes nous verrons la fin du film quand
0.49 tu auras fait ce que tu as à faire dit
0.49 Miss Morrison à son
0.49 [Musique]
0.49 chien la porte de l&;appartement s&;ouvrit
0.49 Robert entra dans le salon
0.49 il arriva dans le dos de Lorine et la
0.49 pris dans ses bras Lorine
0.49 sursauta je ne voulais pas te faire peur
0.49 c&;est raté Robert regarda les bagages
0.49 entassés au milieu de la
0.49 pièce tu pars en voyage en weekend
0.49 seulement et tu as besoin de tous ces
0.49 sacs uniquement du petit rouge qui est
0.49 dans l&;entrée tous les autres sont les
0.49 tiens elle s&;approcha de lui et posa ses
0.49 mains sur ses
0.49 épaules tu me disais que les choses
0.49 avaient changé depuis mon accident mais
0.49 c&;est faux même avant nous n&;étions pas
0.49 si heureux moi j&;ai mon métier qui
0.49 m&;empêchait de me rendre compte ce qui
0.49 me fascine c&;est que toi tu ne t&;en sois
0.49 pas aperçu parce que je t&;aime non c&;est
0.49 notre couple que tu aimes nous nous
0.49 protégeons l&;un l&;autre de la solitude
0.49 ce n&;est déjà pas si mal si tu étais
0.49 sincère tu serais plus lucide je
0.49 voudrais que tu t&;en ailles Robert j&;ai
0.49 regroupé tes affaires pour que tu les
0.49 remportes chez toi Robert la regarda
0.49 l&;air
0.49 désemparé alors ça y est tu as décidé
0.49 que c&;était fini non je crois que nous
0.49 avons décidé ça ensemble je suis la
0.49 première à le formuler c&;est tout tu ne
0.49 veux pas nous laisser une seconde chance
0.49 ce serait une troisième cela fait très
0.49 longtemps que nous nous contentons
0.49 d&;être ensemble mais c&;est un confort
0.49 qui ne suffit pas aujourd&;hui j&;ai
0.49 besoin d&;aimer je peux rester cette nuit
0.49 ici tu vois l&;homme de ma vie n&;aurait
0.49 jamais posé cette question Lorine prit
0.49 son sac elle embrassa Robert sur la joue
0.49 et sortit de l&;appartement sans se
0.49 retourner
0.49 le moteur de la vieille anglaise
0.49 répondit au quart de tour la porte du
0.49 garage se souleva et la triomphe
0.49 s&;élança dans Green Street elle tourna
0.49 au coin de la rue sur le trottoir un
0.49 jack russul trottinait vers le petit
0.49 parc un homme et une vieille dame
0.49 passaient derrière un
0.49 platane il était presque 16 heures quand
0.49 elle emprunta la route numéro 1 celle
0.49 qui borde le Pacifique au lointain les
0.49 falaises semblaient se découper dans la
0.49 brume comme une dentelle d&;ombre bordée
0.49 de feu
0.49 elle arriva à la tombée du jour dans une
0.49 ville presque déserte elle se gara sur
0.49 le parking le long de la plage et
0.49 s&;installa seule sur la jetée de gros
0.49 nuages masquaient l&;horizon au loin le
0.49 ciel virait du mauve au
0.49 noir en début de soirée elle descendit
0.49 au Carmel valallé in la réceptionniste
0.49 lui remit les clés d&;un bingalo qui
0.49 domine la baie de Carmel Lorine
0.49 défaisait son sac quand les premiers
0.49 éclairs déchirèrent le ciel elle courut
0.49 au dehors pour mettre sa triomp à l&;abri
0.49 d&; ha vent et rentra sous une pluie
0.49 diluvienne enfouie dans un peignoir au
0.49 coton épais elle commanda un plateau et
0.49 s&;installa devant la télévision ebysy
0.49 diffusait son film préféré un affire to
0.49 remember elle se laissa bercer par les
0.49 gouttes qui frappaient au carreau au
0.49 baiser que carigrant posait enfin sur
0.49 les lèvres de Débora Ker elle prit son
0.49 oreiller et le serra contre
0.49 elle la pluie cessa au petit matin les
0.49 arbres s&;égûtaient dans le grand parc et
0.49 leur ne trouvait toujours pas le sommeil
0.49 elle s&;habilla passa une gabardine sur
0.49 ses épaules et quitta sa
0.49 chambre la voiture parcourait les
0.49 dernières minutes de cette longue nuit
0.49 les fardes éclairaient les bandes
0.49 oranges et blancs qui alternaient entre
0.49 chaque virage taillé au creux des
0.49 falaises au loin elle devina les
0.49 bordures de la propriété et s&;engagea
0.49 dans un chemin de terre battu au détour
0.49 d&;une courbe elle se gara dans un
0.49 renfoncement cachant sa voiture derrière
0.49 un rang de si près le portique vert en
0.49 fer forgé se dressait devant elle
0.49 elle repoussa la grille fermée par la
0.49 cordelette d&;un panneau indiquant les
0.49 coordonnées d&;une agence immobilière de
0.49 la baie de monteré Lorine se faufila
0.49 entre les deux vantaux
0.49 elle contempla le paysage qui
0.49 l&;entourait de larges bandes de terre
0.49 ocre planté de quelques pain parasol ou
0.49 argenté de scoyas de grenadier et de
0.49 caroubiers semblaient couler jusqu&;à
0.49 l&;océan elle emprunta le petit escalier
0.49 de pierre qui bordait le chemin à
0.49 mi-course elle devina les restes d&;une
0.49 rose sur sa droite le parc était à
0.49 l&;abandon mais une multitude de parfums
0.49 mêlés provoquait à chaque pas une
0.49 farandole de souvenir les grands arbres
0.49 se courbaient au vent léger de
0.49 l&;Aube face à elle elle vit la maison au
0.49 volet clou elle avança vers le perron
0.49 grimpa les marches et s&;arrêta sous la
0.49 véranda l&;océan semblait vouloir briser
0.49 les rochers les vagues charé des
0.49 amadalgues entrelacé d&;épines le vent
0.49 soufflait dans ses cheveux elle les
0.49 repoussa en arrière
0.49 elle contourna la maison cherchant le
0.49 moyen d&;y entrer sa main effleurait la
0.49 façade ses doigts s&;arrêtèrent sur une
0.49 cale au bas d&;un volet elle la retira et
0.49 le panneau de bois s&;ouvrit en grinçant
0.49 sur ses gonds Lorine appuya sa tête
0.49 contre la vitre elle essaya de soulever
0.49 la fenêtre à guillotine elle insista
0.49 déboîant légèrement le châssis qui
0.49 accepta de coulisser sur ses cordeaux
0.49 plus rien ne l&;empêchait de se glisser à
0.49 l&;intérieur
0.49 elle referma le volet et la fenêtre
0.49 derrière elle puis elle traversa le
0.49 petit bureau jeta un coup d&;œil furtif
0.49 au lit et sortit
0.49 elle avançait àâant dans le couloir
0.49 derrière les murs chaque pièce contenait
0.49 un secret et Lorine se demandait si
0.49 cette sensation intime émanait d&;un
0.49 récit entendu dans une chambre d&;hôpital
0.49 ou de plus loin encore
0.49 elle entra dans la cuisine son cœur
0.49 battait plus fort elle regarda autour
0.49 d&;elle les yeux humides sur la table une
0.49 vieille cafetière alienne lui semblait
0.49 familière elle hésita prit l&;objet et le
0.49 caressa avant de le
0.49 reposer la porte suivante ouvrait sur le
0.49 salon un long piano dormait dans
0.49 l&;obscurité du lieu elle s&;approcha d&;un
0.49 pas timide s&;assit sur le tabouret ses
0.49 doigts posés sur le clavier délièrent
0.49 les premières notes fragiles d&;un clair
0.49 de lune de werter
0.49 elle s&;agenouilla sur le tapis et fit
0.49 flotter sa main sur les échevaux de
0.49 laine
0.49 elle revisitait chaque endroit grimpant
0.49 jusqu&;à l&;étage courant de chambre en
0.49 chambre et petit à petit les souvenirs
0.49 de la maison se muaient en instant
0.49 présent un peu plus tard elle descendit
0.49 l&;escalier et retourna dans le bureau
0.49 elle regarda le lit s&;approcha pas à pas
0.49 du placard et avança la main à peine
0.49 l&;ffleurat-elle que la poignée se mit à
0.49 tourner sous ses yeux brillaient les
0.49 deux serrures d&;une petite valise noir
0.49 Lorine s&;assit en tailleur elle fit
0.49 glisser les deux loquets et le rabat
0.49 s&;ouvrit
0.49 la valise débordait d&;objets de toute
0.49 taille elle contenait des lettres
0.49 quelques photos un avion en pâte de
0.49 selle un collier de coquillage une
0.49 cuillère en argent des chaussons de bébé
0.49 et une paire de lunettes de soleil
0.49 d&;enfant une enveloppe en feuille de
0.49 rive portait son prénom elle la prit
0.49 dans ses mains huma le papier la
0.49 décacheta et se mit à la
0.49 lire au fil des mots qu&;elle découvrait
0.49 d&;une main tremblante les fragments de
0.49 souvenirs recomposaient enfin l&;histoire
0.49 elle avança jusqu&;au lit et posa sa tête
0.49 sur l&;oreiller pour relire encore et
0.49 encore la dernière page qui
0.49 disait ainsi se referme l&;histoire sur
0.49 tes sourires et le temps d&;une absence
0.49 j&;entends encore tes doigts sur le piano
0.49 de mon enfance je t&;ai cherché partout
0.49 même ailleurs je t&;ai trouvé où que je
0.49 sois je m&;endors dans tes regards ta
0.49 chair était ma chair de nos moitiés nous
0.49 avons inventé des promesses ensemble
0.49 nous étions nos deux mains je sais
0.49 désormais que les rêves les plus fous
0.49 s&;écrivent à l&;encre du cœur j&;ai vécu
0.49 là où les souvenirs se forment à deux à
0.49 l&;abri des regards dans le secret d&;une
0.49 seule confidence où tu règnes encore tu
0.49 m&;as donné ce que je ne soupçonnais pas
0.49 un temps où chaque seconde de toi conta
0.49 dans ma vie bien plus que toute autre
0.49 seconde j&;étais de tous les villages tu
0.49 as inventé un monde te souviendras-tu un
0.49 jour je t&;ai aimé comme je n&;imaginais
0.49 pas que cela serait possible tu es
0.49 dans ma vie comme on entre en
0.49 été je ne ressens ni colère ni regret
0.49 les moments que tu m&;as donné portent un
0.49 nom les merveillement il le portent
0.49 encore ils sont faits de ton éternité
0.49 même sans toi je ne serai plus jamais
0.49 seul puisque tu existe quelque part
0.49 Arthur Lorine ferma les yeux elle serra
0.49 le papier contre elle bien plus tard le
0.49 sommeil qui avait manqué à la nuit
0.49 arriva enfin
0.49 [Musique]
0.49 il était midi une lumière dorée filtrée
0.49 par les persiennes les pneus d&;une
0.49 voiture crissèrent sur le gravier juste
0.49 devant le Porsche Lorine sursauta elle
0.49 chercha aussitôt un endroit sûr pour se
0.49 [Musique]
0.49 cacher je vais chercher la clé et je
0.49 reviens t&;ouvrir dit Arthur en ouvrant
0.49 la portière de la SAB tu ne veux pas que
0.49 j&;y aille moi proposa Paul non tu ne
0.49 sauras pas ouvrir volet il y a une
0.49 astuce Paul descendit de la voiture il
0.49 ouvrit le coffre et s&;empara de la
0.49 trousse à
0.49 outil qu&;est-ce que tu fais demanda
0.49 Arthur en s&;éloignant je vais aller
0.49 démonter le panneau à vendre il gâche la
0.49 vue une minute et je t&;ouvre reprit
0.49 Arthur en s&;éloignant vers le volet clos
0.49 prends tout ton temps mon vieux répondit
0.49 Paul une clé anglaise à la
0.49 [Musique]
0.49 main Arthur referma la fenêtre et alla
0.49 récupérer la longue clé dans la valise
0.49 noire il ouvrit la porte du placard et
0.49 sursauta un petit hibou blanc tenu à
0.49 bout de bras le fixait dans le noir le
0.49 regard à l&;abri d&;une paire de lunettes
0.49 d&;enfant qu&;Arthur reconnut
0.49 aussitôt je crois qu&;il est guéri il
0.49 n&;aura plus jamais peur du jour dit une
0.49 voix timide cachée dans
0.49 l&;obscurité je veux bien le croire ces
0.49 lunettes c&;est moi qui les porortait on
0.49 y voit des merveilles en couleur il
0.49 paraît répondit leorine je ne veux
0.49 surtout pas être indiscret mais
0.49 qu&;est-ce que vous faites là tous les
0.49 deux
0.49 elle avança d&;un pas et elle sortit de
0.49 l&;ombre ce que je vais vous dire n&;est
0.49 pas facile à entendre impossible à
0.49 admettre mais si vous voulez bien
0.49 écouter notre histoire si tu veux bien
0.49 me faire confiance alors peut-être que
0.49 tu finiras par me croire et c&;est très
0.49 important car maintenant je le sais tu
0.49 es la seule personne au monde avec qui
0.49 je puisse partager ce
0.49 secret et Arthur entra enfin dans le
0.49 placard
0.49 [Musique]
0.49 épilogue Paul et Onega emménagèrent à
0.49 Noël dans un appartement qui bordait la
0.49 marina madame Klein gagna le tour no de
0.49 bridge de la ville l&;été suivant celui
0.49 de l&;État de Californie elle s&;est mise
0.49 au poker et à l&;heure où s&;écrivent ses
0.49 lignes elle dispute la demi-finale des
0.49 championnats nationaux à Las
0.49 Vegas le professeur Fernstein est mort
0.49 dans la chambre d&;un hôtel à Paris
0.49 normal a conduit en Normandie pour qu&;il
0.49 repose non loin de son oncle tombé en
0.49 terre de France un jour de juin
0.49 1944 George pilguez et natthalia se sont
0.49 mariés dans une petite chapelle de
0.49 Venise chez daivo une merveilleuse peti
0.49 tratoria ils ont dîné sans le savoir en
0.49 face du docteur Lorenzo granelli ils
0.49 poursuivent un long voyage en Europe le
0.49 commissariat du 7e district aurait reçu
0.49 récemment une carte postée
0.49 d&;Istanbul Miss Morrison a réussi
0.49 l&;impossible Paris de fiancer Pablo à
0.49 une femelle jackul qui s&;est révélé être
0.49 après naissance de leur chiot un fox
0.49 terrier Pablo élève deux de ses six
0.49 enfants bet est toujours infirmière en
0.49 chef des urgences du San Francisco
0.49 méorial hospital
0.49 quant à Arthur et Lorine ils ont demandé
0.49 à ce qu&;on ne les dérange pas pendant
0.49 quelques temps
0.49 [Musique]
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