L'histoire de l'autodrome de Linas-Montlhéry

⚖️ הלכות שבת סימן רמ »ט (עיון) • הרב מיכאל אבישיד (Livre voitures anciennes)

YouTube : du nouveau sur le thème « Livre voitures anciennes »

Une vidéo sur le thème « Livre voitures anciennes » par Rav Mikhael Abichid

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🎙 שיעורי עיון – הלכה למעשה, מפי הגה »ח הרב מיכאל
שלמה אבישיד שליט »א

הלכות שבת • סימן רמ »ט – מדיני ערב שבת:

• נסיעות, ארוחות.
• סעודות מצווה, ברית מילה, פדיון הבן, בזמנם ושלא בזמנם.
• טעימות בין קידוש להמוציא.

📯 השיעור נמסר במסגרת המכון-כולל להכשרת רבנים ומנהיגי קהילות « יושב אוהלים », שהרב אבישיד עומד בראשו כבר למעלה מ15 שנה.

🤝 קחו חלק בהפצת ההלכה של הרב אבישיד: https://www.allodons.fr/les-amis-d-y-o

🎉 **Grande Première !** 🎉
Les **chiourim du Rav Abichid** 📖🎙, donnés en hébreu, sont **enfin disponibles en français** !

Un trésor de Torah et de clarté, désormais accessible à tous les francophones ! 🇫🇷
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Un guide FAQ complet concernant l’acquisition de ouvrages sur les voitures anciennes a été élaborésur ce site. N’hésitez pas à l’utiliser pour enrichir votre collection ou pour offrir un cadeau précieux.

Qu’est-ce qui justifie le prix élevé de certains livres ?

Les prix des livres de collection voiture peuvent être perçus comme élevés à cause de leur qualité de fabrication et de leur valeur ajoutée. Les éditions limitées, ainsi que les livres anciens ou dédicacés, sont particulièrement appréciés pour leur rareté. De plus, les ouvrages de luxe intègrent souvent des images et des documents exclusifs, ainsi que des reliures en cuir ou des boîtiers, ce qui les rend très prisés par les collectionneurs.

Quel budget envisager pour un livre d’automobile ?

Le prix d’un ouvrage relatif aux voitures anciennes fluctue significativement en fonction de son édition et de sa qualité :

  • Livres Généralistes: Les livres d’introduction coûtent généralement entre 30 et 60 euros.
  • Ouvrages Spécialisés et Beaux Livres: Attendez-vous à des prix de 80 à 200 € pour les éditions illustrées.
  • Livres de Collection et Éditions Limitées: Les livres signés ou limités peuvent dépasser les 200 euros, selon leur rareté.

Les voitures vintage, joyaux de l’histoire voiture, captivent par leur style, leur ingénierie, et leur importance culturelle. Les passionnés cherchent souvent à enrichir leurs connaissances avec des livres, mais le choix sur le marché est varié. Comment choisir le bon livre, que ce soit pour soi-même ou pour un ami ? Ce guide vous assistera dans l’exploration des différents types de ouvrages, des lieux d’achat et des gammes de prix.

Le Livre Incontournable pour Chaque Passionné

Choisir un ouvrage sur les voitures anciennes peut être un vrai plaisir, que ce soit pour étoffer votre collection ou pour faire un cadeau significatif. Que votre préférence aille vers une rétrospective ou un ouvrage spécialisé, il est important de prendre le temps d’explorer les diverses options afin de dénicher celui qui répondra le mieux à votre passion ou à celle du destinataire. Des livres bien réalisés, regorgeant d’histoires et d’images, sont des joyaux pour les passionnés d’automobiles anciennes et des souvenirs précieux à garder.

Pourquoi certains livres affichent-ils des prix très élevés ?

Pour faire des économies, optez pour des livres d’occasion. Des plateformes comme Rakuten, eBay ou les librairies de seconde main constituent d’excellentes options pour dénicher des ouvrages en bon état à des prix avantageux. Les forums de passionnés et les groupes de collectionneurs représentent également de bonnes ressources.

Où se procurer des ouvrages de collection automobile

Le succès de votre recherche de livre est également lié au point de vente. Voici plusieurs moyens de dénicher des ouvrages de qualité :

  • Librairies Spécialisées et Salons de l’Automobile: Certaines librairies se consacrent exclusivement aux ouvrages sur l’automobile, offrant ainsi des livres rares ou anciens. De plus, les salons dédiés aux voitures anciennes et les événements pour collectionneurs disposent souvent de stands où des livres spécifiques peuvent être trouvés.
  • Sites de Collection et Plateformes en Ligne: Des sites comme AbeBooks, eBay, Amazon ou Le Bon Coin mettent à disposition une large sélection de livres, y compris des éditions d’occasion. Pour dénicher des éditions rares, les sites dédiés dans les livres d’occasion ou les catalogues de bibliophilie sont d’excellentes alternatives.
  • Bourses aux Livres et Bibliothèques: Certaines bibliothèques offrent la possibilité d’emprunter des livres rares, tandis que les bourses aux ouvrages peuvent révéler des trésors à des prix intéressants.

Raisons d’investir dans un livre consacré aux voitures anciennes

Dans un contexte où l’information numérique est omniprésente, il peut sembler plus facile de consulter des informations en ligne sur lesvoitures anciennes. Toutefois, leslivresrestent une option incontournable pour les véritables passionnés. Un livre richement documenté et illustré permet d’explorer l’histoire voiturede façon approfondie, grâce à une qualité d’édition et un savoir-faire qui rendent la lecture unique. En revanche, les ressources en ligne, souventincomplètesoufragmentées, ne peuvent rivaliser avec lesanalyses approfondiesoffertes par les livres de collection, souvent rédigées par desexpertsou des journalistes du domaine.

Leslivres concernant les voitures anciennesne se limitent pas à fournir des informations, ils représentent également de véritablesobjets de collection. Certains de ces ouvrages présentent des photographies rares, des dessins techniques, et des essais qui ne se trouvent nulle part ailleurs. Avoir unlivre sur son modèle favoriou sur une période précise devient alors unplaisirqui dépasse la simple lecture.

Rétrospectives ou ouvrages dédiés : Quels types de livres existent ?

Les titres spécialisés sur un modèle ou une marque

Pour les fans d’autos anciennes qui sont particulièrement attachés à une marque ou un modèle spécifique, un livre spécialisé peut s’avérer un excellent choix. Certains ouvrages se concentrent sur des marques emblématiques comme Ferrari, Bugatti, Harley-Davidson ou la Citroën 2CV. Toutefois, ces livres comportent un risque lorsqu’ils sont offerts à un collectionneur expérimenté : la personne peut déjà avoir ce livre, ou celui-ci risque de ne pas traiter des aspects qui l’intéressent réellement. Si le destinataire aime une période ou un type de véhicule plus large, une rétrospective pourrait être plus adaptée.

Les rétrospectives sur les voitures anciennes en général

Ces livres traitent généralement de plusieurs décennies de l’histoire automobile, rassemblant des modèles de diverses marques, styles et époques. Ils sont chargés d’informations précieuses et constituent un excellent point de départ pour les novices ou ceux qui veulent explorer l’histoire générale de l’automobile. Les rétrospectives bien illustrées fournissent une vue d’ensemble fascinante et mettent en lumière l’évolution du design, des technologies et des tendances. Ce type de livre est idéal pour offrir en tant quecadeau, car il convient à un large public sans être trop restreint.

Les beaux livres

Les beaux livres dédiés aux voitures anciennes se présentent fréquemment en grand format et sont très populaires pour leur qualité visuelle. Riches en photographies haute définition et en images d’archives peu communes, ces ouvrages sont parfaits pour l’exposition et le feuilletage. Ce type de ouvrage est souvent recherché pour ses qualités visuelles et son contenu informatif.

Avant de faire unacquisition, il est important d’explorer les différents types d’livresdisponibles sur le marché. Selon vos besoins ou le style de la personne à qui vous envisagez d’offrir uncadeau, certains livres seront plus pertinents.

Comment sélectionner un ouvrage de valeur ?

Pour sélectionner un ouvrage de qualité sur les voitures anciennes, il est important de prendre en compte plusieurs critères clés :

  1. L’Expertise des Auteurs: Assurez-vous de choisir des livres écrits par des experts, tels que des historiens de l’automobile ou des journalistes dédiés. Cela garantit des recherches approfondies et des informations fiables.
  2. Les Illustrations et la Qualité d’Édition: Un livre sur les voitures anciennes est rehaussé par de belles illustrations. Préférez les livres bien illustrés, avec des photos capturant l’essence des véhicules et leur caractère. Une édition de qualité, avec une bonne reliure et du papier de haute qualité, assure un livre agréable à consulter.
  3. Les Avis et les Critiques: Avant d’acheter, il est souvent utile de lire les avis des lecteurs et les critiques. Les fans d’automobile partagent régulièrement leurs impressions en ligne, ce qui peut aider à évaluer si le livre répond à vos attentes.

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Retranscription des paroles de la vidéo: au début du Siman, on parle du fait qu’une personne ne devrait pas voyager trois Parsaot (anciennes mesures de distance, pluriel de Parsa) la veille de Chabbat, car elle arriverait alors à destination – que ce soit sa maison ou chez quelqu’un d’autre – et ces personnes ne seraient pas au courant. Autrefois, l’abondance de nourriture n’était pas comme aujourd’hui. Par conséquent, un invité qui arrive soudainement, ou même le maître de maison qui arrive chez lui sans s’être annoncé, pouvait créer un problème de manque de nourriture. Il y avait de la pauvreté, il n’y avait pas l’abondance d’aujourd’hui. Même se procurer les produits n’était pas chose aisée. C’est pourquoi nos Sages (Chachamim) nous ont dit de ne pas voyager trois Parsaot. Une Parsa, chaque Parsa équivaut à quatre Mil (ancienne mesure, 1/4 de Parsa), ce qui fait donc douze Mil. Quatre Parsaot. Et un Mil, c’est en fait un temps de marche de 960 mètres. Arrondissons donc cela à 12 kilomètres. Le temps de parcourir 12 kilomètres. Donc, la règle (din) était qu’on ne pouvait pas voyager. L’Admour Hazaken (Rabbi Schneur Zalman de Liadi, le « Vieux Rabbi ») souligne que cela s’entendait depuis le début de la journée. Par exemple, depuis le Netz Hachama (lever du soleil). Si le voyage de trois Parsaot, soit 12 Mil, se terminait avant, alors c’était acceptable. Au-delà, cela devenait un problème. C’est-à-dire qu’on ne pouvait pas voyager. Pourquoi ? Parce qu’une personne pourrait ne pas s’être préparée, il pourrait ne pas y avoir assez, pas assez pour préparer le Chabbat. Telle était donc l’institution (takana). Alors, Baroukh Hachem (D.ieu soit béni), vous voyez dans le Magen Avraham c’est mentionné, et les Poskim (décisionnaires) l’ont accepté, au nom de l’Agoudah, qu étant donné qu’aujourd’hui on peut premièrement prévenir, même si vous êtes en avion, vous pouvez envoyer un SMS, un message WhatsApp, et même avant de monter dans l’avion, et aussi il y a une abondance, tout simplement une abondance telle qu’un invité ne causera aucun préjudice. C’est pourquoi cette loi (din) a, en fait, disparu. Maintenant, même si on pourrait en faire un cours entier, même d’une heure et demie, un cours sur la mesure du Mil selon toutes les opinions, car cela touche à de nombreux sujets, par exemple, concernant les lois de la Melikha (salaison) dans le Siman 69, Saïf (paragraphe) Vav, que si l’on doit saler la veille de Chabbat et qu’on n’a pas le temps de laisser la viande une heure avec le sel, alors la durée d’un Mil suffit. Donc, pour de nombreuses choses, il faut connaître la mesure du Mil. Donc, trois quarts de Mil, la question du Bein Hashmashot (crépuscule). Il y a, concernant les Matzot (pains azymes), oui, de ne pas laisser la pâte un Mil, car elle pourrait lever (le’hamitz). Donc, dans énormément d’endroits, les heures de, souvent, qu’est-ce que le Netz Hachama (lever du soleil) ? Qu’est-ce que Alot Hashachar (l’aube) ? etc., etc. Donc, souvent, il faut connaître la notion du Mil. Nous n’allons pas en faire un cours, car c’est très long, avec les preuves dans toutes les directions. Je vais juste le mentionner en passant, puisque nous y touchons et que nous voyons l’opinion de l’Admour Hazaken. L’opinion de l’Admour Hazaken, vous voyez dans quel contexte il en parle aussi, en dehors des trois Parsaot. Pourquoi donne-t-il cette mesure ? Car il dit : quelle serait la loi (din) si une personne ne voyage pas à pied, mais autrefois en charrette tirée par des chevaux, aujourd’hui en voiture ? Alors, même dans ce cas, allons-nous le limiter, si les gens ne cuisinent pas en abondance, s’il va dans un endroit où il ne sait pas s’il y aura des magasins et des choses à acheter ? Alors, même là, le limiter à 12 kilomètres, c’est une plaisanterie, c’est un temps de 10 minutes en voiture. Alors, il dit que c’est le même temps. Le même temps reste. C’est-à-dire que le temps que prenaient à pied 12 Mil, c’est le même temps en voiture. Donc, si le temps de 12 Mil, selon le calcul qu’il donne, l’Admour Hazaken, là, entre parenthèses, cela donne quatre heures et 48 [minutes], ce qui signifie que chaque Mil équivaut à 24 minutes. On voit son opinion ici, apparemment, que c’est 24 minutes. Ce qui n’est pas le cas des opinions qui se basent sur 18 minutes. Si vous vous souvenez, dans les lois de Melikha (salaison) dans le Shoulkhan Aroukh, il est écrit en fait que la mesure du Mil est de 18 minutes. Donc, ici, tu vois l’opinion de l’Admour Hazaken que le Shiur Mil (mesure du Mil) est de 24 minutes. Mais si c’était 18 minutes, cela aurait donné trois heures et 36 [minutes]. Maintenant, je dis en passant, et c’est très important pour la pratique (lema’assé) : le Bach (Rabbi Yoel Sirkis) dit que si tu prends un autre moyen que la marche, comme la charrette ou aujourd’hui les voitures – disons qu’il n’y avait pas de voitures à l’époque du Bach, mais nous traduisons cela dans le langage actuel – alors, même s’il y a des décisionnaires (Poskim) qui ont même prétendu que même la limitation de temps disparaît. Pourquoi ? Car à pied, il se peut que tu te fatigues, ce sont des heures de marche, une personne peut avoir mal, peut-être s’est-elle blessée, mal tombée. Souvent, tu penses pouvoir marcher de nombreuses heures et tu vois qu’à un certain stade, tu veux t’arrêter. Ce qui n’est pas le cas en charrette, et encore moins en voiture. Il se pourrait donc que toute la limitation soit d’arriver avant Chabbat. Maintenant, on voit que l’Admour Hazaken soutient qu’il y a aussi une limitation d’heures en voiture, pas 12 kilomètres, mais 4 heures et 48 minutes. Mais au fait, si vous remarquez, l’Admour Hazaken ne l’écrit pas ainsi. Il y a ici deux nouveautés (hidoushim) : quand tu voyages à cheval ou en charrette, premièrement, faut-il aussi ce temps de quatre heures et 48 minutes ? L’Admour Hazaken dit que oui. Mais même alors, y a-t-il une limitation que ce soit spécifiquement depuis le début de la journée ? Car, quelle est l’explication simple (pshat) ? Si un homme marche à pied, ce que l’Admour Hazaken a bien écrit que c’est depuis le début de la journée, qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que si une personne se lève tard, elle a moins de temps. Elle n’a pas le temps des trois Parsaot. Mais ici, est-ce que ce sera la même chose pour la voiture ? L’Admour Hazaken ne l’écrit pas ici. Il aurait pu le dire, car c’est important de le souligner. Il y a même des Poskim qui ont prétendu que même la limitation de quatre heures et 48 minutes, il y en a qui diront qu’il y a une limitation, mais comme le Bach, tu n’as pas de limitation spécifique, l’essentiel est que tu arrives avant Chabbat comme il se doit, mais pas nécessairement que tu doives arriver dans le premier tiers de la journée. Alors, je vous ai demandé ce que vous en pensez. Je pense, a priori, qu’en cela on peut être indulgent. Il y a de nombreuses raisons logiques (svarot). C’est-à-dire que si tu sais que tu arrives de toute façon comme il faut, tu arriveras trois heures avant Chabbat, alors quel est le problème que ton voyage, ton vol ou ta voiture doive partir spécifiquement au Netz (lever du soleil) ? Si tu voyages, je ne sais où, à Eilat, et tu sais que cela prend, je ne sais pas, quatre heures et 48 minutes de route, alors tu ne dois pas nécessairement partir à 6h du matin. Tu pourrais peut-être partir à 10h, l’essentiel étant que tu arrives. Alors, premièrement, il y a quelques Aharonim (décisionnaires plus tardifs) qui le disent de toute façon, que même s’il y a une limitation, car ici, de toute façon, c’est quelque chose qui arrive, il y a beaucoup moins de problèmes. Maintenant, j’ouvre quand même une autre Halakha (loi juive) intéressante qu’il faut noter pour que vous sachiez pourquoi. Il y a beaucoup de gens qui demandent : « Rabbi, est-il permis de voyager la veille de Chabbat ? Peut-être est-ce interdit ? Peut-être est-il interdit de prendre un vol ? Je veux aller à Nice, je prends le TGV, je prends un train rapide, ai-je le droit ou non ? » Des questions. On va à Genève, on va par-ci, par-là. Donc, d’après le Siman 248, concernant la loi de Tyr à Sidon, là-bas, comme nous l’avons dit, cela fait partie de la vie. Et comme le Shibolei Haleket le dit, et le Maor d’ailleurs – vous avez demandé où est le Maor – eh bien, le Shibolei Haleket étudie dans notre Maor. J’ai montré cela au Rav Levy hier. Donc, bref, là-bas, c’est pour des besoins spécifiques. Mais peut-on faire un voyage ? Ici, dans le Siman 248, on voit que oui. Dans le 249, on voit que oui, si l’on sait qu’on va nous recevoir, qu’il y a assez de nourriture, ou qu’il y a un endroit pour acheter de la nourriture. Tu sais que tu arrives dans un Kollel (centre d’études), tu sais que même si tu vas chez quelqu’un, il y a plein de nourriture, et même si tu as loué un appartement, tu sais que tout est ouvert jusqu’à telle heure et que tu peux acheter de la nourriture. Alors, il ne devrait pas y avoir de problème, en principe, à voyager la veille de Chabbat. Mais on peut quand même voir cela chez le Bach, aussi dans le Prisha, aussi dans le Chayei Adam, ils disent – le Mishmeret le mentionne aussi – faites attention quand même à ne pas voyager dans une situation où vous pourriez profaner le Chabbat. Donc, arrivez bien à l’avance (mib’od mo’ed). Il y a des gens qui seront stricts avec eux-mêmes. De grands Hassidim, parfois, ou des Tzadikim (justes), toutes sortes d’histoires, que le Hazon Ish, lui, ne sortait pas de chez lui après Hatsot (midi) pour aller où que ce soit. Il y a toutes sortes de rigueurs (houmrot) à ce sujet. Mais Halakhiquement (selon la loi), c’est permis, mais fais attention. Donc, à ce sujet, les Aharonim (décisionnaires plus tardifs) ont écrit, d’après le Prisha, le Bach et le Chayei [Adam], plusieurs conseils. Il y en a qui disent : arrive toujours une heure avant Chabbat. Ne pars pas – je ne parle pas du cas où tu arrives de loin et tu arrives à la 99ème minute, quand la sirène retentit déjà, d’accord, tu es dans le coin – mais tu dis : « Je vais à Bnei Brak, je vais à Hadera », et fais attention d’arriver une heure avant Chabbat. C’est quelcosa que beaucoup de Poskim (décisionnaires) ont dit que cela en vaut la peine. Autre chose, une rigueur (houmra) supplémentaire, le Rav Mordekhaiyahou l’a écrit plusieurs fois, il dit : en plus d’arriver une heure avant Chabbat, prévois toujours que ton voyage puisse prendre le double de temps. Il y a parfois des embouteillages à la 99ème minute, il suffit qu’il y ait un accident sur la route 6 ou quelque chose, soudain tu es arrêté. Alors parfois, jusqu’à ce que l’accident se dégage, cela prend du temps. Donc, encore une fois, ce que je veux souligner, ce n’est toujours pas une Halakha Moshé Misinai (loi de Moïse du Sinaï, immuable). Il est clair que ce que dit le Prisha, oui, fais attention, plus ou moins, veille à ne pas arriver au point de profaner le Chabbat, c’est évident. N’y va pas à la 99ème minute en espérant que tout ira bien. Ne monte pas dans un avion qui arrive à Ben Gourion une heure avant Chabbat, tu sais qu’il y a les formalités de sortie et qu’une heure, ce n’est rien. Donc, il est clair que c’est une Halakha, il est clair que ce qu’ils ont écrit est simple. Mais le fait que tu ailles maintenant à Bnei Brak, à Jérusalem, et que tu arrives une heure avant, tu vois des gens qui arrivent à la 99ème minute, ça a déjà sonné et tout, tu penses déjà que les invités n’arriveront pas, oui. Mais alors, tu ne peux pas dire que c’est une Halakha Moshé Misinai. Mais une personne craignant D.ieu (Yiré Shamayim) qui cherche à garder le Chabbat et à n’arriver à rien [de fâcheux] – l’Or Letsion en parle longuement aussi – une personne craignant D.ieu veille à arriver une heure avant, et prévois que le voyage prenne plus de temps. Donc si tu penses que Jérusalem c’est 40 minutes, considère que c’est une heure et demie, fais comme si c’était le double. C’est quelque chose de très, très utile. Maintenant, concernant l’avion, alors oui, c’est possible. Tu, je ne sais pas, tu es maintenant à Paris, tu veux arriver en Israël, il y a un vol à neuf heures, tu arrives pour Chabbat, qui entre à sept heures, donc tu as une marge de manœuvre. Maintenant, je peux comprendre qu’il y ait des gens qui diront – appelons-les les gens de la pratique (anshei ma’assé) – « Je n’ai pas envie de voyager un vendredi, je ne veux pas prendre de risques. » Parfois, il y a des problèmes, soudain il doit s’arrêter en chemin car il y a un problème de moteur, alors il s’arrête dans un pays au milieu. Et des histoires, chacun entend cela au moins une fois par heure, tu entends que soudain – vous vous souvenez, il y a peut-être un an, ils se sont arrêtés en Grèce et on ne les laissait pas sortir de l’avion, et toutes sortes de choses. Tout le temps tu entends parler de ça. Mais c’est rare. Donc, les gens de la pratique qui ne voyagent pas la veille de Chabbat, excellent. Mais tout le monde ne peut pas le faire. Si tu peux le faire, pourquoi choisirais-tu cela ? Mais parfois, ce n’est pas que tu peux, c’est simplement difficile pour toi de faire autrement. Tu voyages maintenant à Paris, tu as plusieurs missions (shlihouyot), tu as un Farbrengen (rassemblement hassidique) mercredi, jeudi tu dois donner un cours quelque part, ou tu dois marier quelqu’un. Alors il n’y a pas de vol jeudi à minuit, et tu ne veux pas quitter ta communauté ou ta famille pour Chabbat. Alors tu dis : « Je prendrai le vol de neuf heures du matin. » Maintenant, sois malin. Si tu vois plusieurs heures de retard, n’y va pas, annule, dis-lui : « Je ne peux pas voyager, je ne peux pas prendre le risque, je ne monte pas dans l’avion. » Donc, il faut [faire attention]. Maintenant, tu vois qu’il n’y a qu’une heure de retard environ, d’accord. Tu vois que les heures passent et il n’y a pas, il y a une réparation, quelque chose au moteur, ils essaient de réparer. Pendant ce temps, le vol est en retard (delay), il n’y a pas d’information claire sur ce qui se passe. Alors, en général, ici, arrête l’histoire. N’envoie même pas tes valises. Ils savent que si vous ne montez pas dans l’avion, ils sont obligés de vous rendre vos valises en retour. Il leur est interdit de les envoyer si une personne ne monte pas dans l’avion et qu’ils savent qu’elle n’est pas montée. Alors, ils doivent sortir la valise. Bien, maintenant, revenons à la question du Mil. Donc, comme je l’ai dit, je n’en ai pas fait un long cours, juste quelques points. Il est écrit qu’une personne peut marcher – dans la Sougya (passage talmudique) de Pessahim 94a – qu’une personne peut faire 10 Parsaot en une journée. Alors, est-ce que l’intention, en fait, l’intention simple, a priori, c’est d’Alot Hashachar (l’aube) jusqu’à la sortie des étoiles. Et alors, si tu divises cette histoire en Parsaot et en temps, beaucoup arrivent ainsi au calcul des 18 minutes par Mil. Car c’est en fait 40 Mil, 10 Parsaot c’est 40 Mil. Il y a une façon de dire qu’une personne marchera, en fait, il y a ici une mesure parfois de moins de Parsaot entre le Netz (lever du soleil), entre le Netz et, il y a en fait quatre Mil d’Alot Hashachar jusqu’au Netz, et quatre Mil depuis le coucher du soleil, en fait. Et là, tu peux marcher quatre Mil. Et alors au milieu, si c’est quatre Mil, c’est comme une Parsa et une Parsa. Donc, cela signifie que du Netz jusqu’au coucher du soleil, tu marches huit Parsaot. Alors, il y a une opinion selon laquelle tout dépend des calculs. J’ai dit qu’on peut en faire un cours entier. Il y a une opinion selon laquelle tu dois faire, euh, en fait, c’est cinq Milim (pluriel de Mil) qu’on peut marcher d’Alot Hashachar au Netz, et cinq Milim du coucher du soleil jusqu’à la nuit, jusqu’à. Et au milieu, combien marches-tu ? Donc, si c’est cinq et cinq, alors tu marches 30, oui. Alors, bref, si. Et pourtant, il y en a qui disent : à partir de quand calcules-tu ? Alors, finalement, il y a une controverse célèbre entre le Teroumat Hadeshen et le Rambam (Maïmonide). Le Teroumat Hadeshen dira que la mesure d’un Mil est de 18 minutes. Et le Rambam, dans son commentaire sur la Mishna du traité Pessahim, dit que c’est 24 minutes. Maintenant, il se peut que si nous avons le temps, nous fassions un jour un cours juste sur cela, pour voir toutes les opinions, comment on l’apprend dans la Guemara, etc. Mais j’ai plein, j’ai 10 sujets à aborder sur ce Siman, donc je ne veux pas m’attarder là-dessus. Juste en passant, que l’Admour Hazaken, quand il parle de la mesure du Mil, alors voici un exemple, nous avons un exemple ici dans le Siman 249 où il dit que c’est 24 minutes. C’est pourquoi il dit que c’est quatre heures et 48 [minutes pour] 12 Mil. Dans le Siman 89, ce sont les lois de la prière, le temps de la prière. Là-bas, il ne mentionne pas ce qu’est un Mil, mais il dit que du Netz, d’Alot Hashachar au Netz, il y a quatre Mil. C’est ce qu’il écrit. Souvenez-vous de cela, car Rav Haim Naeh, le Yaakov, tous les endroits chez l’Admour Hazaken et dans le Pahat [?] selon le Siddour (livre de prières), pour concilier les choses, il arrive à la conclusion qu’il y a cinq Milim, et chaque Mil est de 24 minutes selon son opinion. Cela fait comme 120 minutes, oui. C’est-à-dire, avant le Netz, 120 minutes avant. Ce sont des questions concernant les jeûnes qui commencent à Alot Hashachar, etc. Et aussi la mesure du Netz, la mesure d’Alot Hashachar pour de nombreuses lois. Alors, ici, dans le Siman 89, il dit que c’est quatre Mil. Dans le 249, il dit qu’un Mil c’est 24 minutes. Dans le 184, ce sont les lois du temps que tu as pour dire le Birkat Hamazon (actions de grâce après le repas) ou une bénédiction finale (Berakha Aharona). Alors, il entre là dans toutes sortes d’opinions. Bon, la conclusion là-bas, par exemple, c’est que si tu as mangé beaucoup, cela peut même être plus d’une heure et 12 minutes. Mais là, en fait, il ressort de l’Admour Hazaken que, quand il parle de la mesure du Mil, parfois tu dis : « Bon, tu ne sais pas si tu es rassasié ou non, etc. » Ou, pour les autres opinions, c’est une controverse, c’est dans le Magen Avraham. Alors, pendant qu’il explique la mesure du Mil, il dit que si tu fais quatre Mil de 18 minutes, cela fait 72 minutes. Et c’est ainsi qu’il considère là-bas qu’après cela, tu peux perdre une Berakha Aharona, le Birkat Hamazon. Bon, n’entrons pas, j’ai dit qu’il y a des lois si tu as mangé à satiété, beaucoup, alors c’est beaucoup plus. Mais finalement, il ressort du Siman 180 qu’il considère 18 minutes, le contraire de ce qu’il a écrit dans le [Siman] 249. Maintenant, dans le Siman 459, ce sont les lois de Pessa’h, combien de temps tu fais attention à ce que la Matza ne reste pas sans être travaillée. Donc, Shiur Mil (la mesure d’un Mil). Alors, l’Admour Hazaken dit là-bas, il apporte les deux opinions. Il y a l’opinion du Rambam dans son commentaire sur la Mishna de Pessa’him, et il y a le Teroumat Hadeshen. Alors, il dit que l’essentiel, c’est 24 minutes, c’est l’opinion principale. Mais à cause de la rigueur (houmra) du Hametz (levain), alors on est strict comme le Teroumat Hadeshen. Donc, encore une fois, du Siman 459, on voit que l’essentiel, c’est 24 minutes. Donc, cela correspond au Siman 249, mais ne correspond pas au Siman 184. Et là où l’affaire se complique davantage, c’est dans le Siddour (livre de prières), quand il parle de l’entrée du Chabbat etc., et de toutes les lois. Alors, là-bas, il rejette l’opinion de Rabbenou Tam. Il dit que l’opinion de Rabbenou Tam est contre le sens commun (neged ha’housh). Oui, vous connaissez tout ce développement. Alors, là-bas, avec toutes les arguties (pilpoulim), on a voulu dire : voici, l’Admour Hazaken, quand il attaque Rabbenou Tam, il en ressort que le Mil est de 18 minutes. Et il y a une autre preuve qu’ils disent, car là-bas, en passant, il a voulu dire qu’en Russie, à l’époque de Mi’Haïyar Lag BaOmer jusqu’à quelque chose de tardif là-bas, en Tamouz, alors il en ressort là-bas qu’Alot Hashachar devrait sortir presque à Hatsot (minuit). C’est-à-dire que si tu jeûnes le 17 Tamouz – il donne un autre exemple là-bas – si tu jeûnes le 17 Tamouz, alors il en ressort que là-bas, c’est des heures, pas comme aujourd’hui chez nous, Alot Hashachar ne sortira jamais à 1h du matin ou à minuit comme ça. Mais il dit : dans nos pays, à cette époque, selon les calculs, il en ressort : faites attention à ne pas manger à partir de Hatsot Hayom (midi). Maintenant, il y a aussi la lettre du Rabbi, le Gaon (génie), connue, sur Iguerot Kodesh (Lettres Saintes), Igueret Hateshouva au chapitre 3, concernant le fait qu’il y avait des gens qui ne mangeaient pas, en fait, trois heures, en fait, trois heures avant le Netz (lever du soleil), oui, comme s’ils commençaient très, très tôt. Alors, là-bas, il en ressort, le Rabbi a une lettre et explique le Yeroushalmi (Talmud de Jérusalem), le Bavli (Talmud de Babylone), toutes les questions. Alors, là-bas, en fait, il en ressort que la mesure est selon Keriat Hagever (le chant du coq), ce qui est une autre mesure. Et d’ailleurs, ce n’est pas pour la pratique (lema’assé), c’est pour les jeûnes de repentance (teshouva). Pour les jeûnes que nous faisons, c’est Alot Hashachar. Mais de là aussi, il y a de quoi débattre. Je vous donne juste en passant toutes sortes de sources sur lesquelles on discute. Maintenant, beaucoup ont prétendu, selon les calculs que l’Admour Hazaken a dit qu’en Russie, à cette époque, cette période-là, il en ressort que tu es obligé aussi de dire que le Mil est de 18 minutes, selon ces calculs qu’il a dits. Ils font un calcul profond, et c’est beaucoup qui ont écrit là-dessus, Rav Pagelshtut, Rav Levine, beaucoup ont écrit sur ces choses. Et alors, il en ressort qu’il y a de nombreuses opinions à ce sujet. Chez Habad, il y a une opinion selon laquelle le Shiur Mil (mesure du Mil) est de 18 minutes, comme Rav Levine. Il y a une opinion comme Rav Haim Naeh, que c’est 24 minutes. Et 24 minutes, l’intention est en fait que d’Alot Hashachar jusqu’au Netz, il y a cinq Milim, ce qui fait 120 minutes. Et parfois, cela peut être plus en été, etc. On parle ici d’heures plus ou moins proportionnelles (zmaniyot). Et il y a une opinion chez Habad, Rav Alshvili et aussi Rav Ashkenazi et quelques autres, qui ont soutenu que l’Alter Rebbe (Admour Hazaken) le dit explicitement, cela ne peut pas être. Tu arrives à la conclusion que c’est cinq Mil à cause de toutes sortes d’histoires. Rav Haim [Naeh] les concilie bien et dit : l’Alter Rebbe a dit explicitement, à l’une des occasions, comme je vous l’ai dit, c’est le [Siman] 89 et quatre autres endroits, que c’est quatre Mil. Et que ce sont quatre Mil de 24 minutes, ce qui donne 96 minutes, oui. Alors, bref, toutes les preuves qu’on apporte sur les 18 minutes, ce que je soutiens – je ne peux pas vous l’expliquer car je ne veux pas perdre de temps – mais là où il attaque Rabbenou Tam, selon Rabbenou Tam, selon ses calculs, il est clair qu’il considère 18 minutes. Donc, puisqu’il considère 18 minutes, alors par conséquent – d’ailleurs, il y a aussi dans le Sh[ulchan Aruch] une référence concernant Bein Hashmashot (crépuscule) et cela, que là aussi chez l’Admour Hazaken, on peut parfois voir les 18 minutes. Mais, disons brièvement que lorsqu’il attaque Rabbenou Tam, il suit la méthode de Rabbenou Tam, donc il adopte les 18 minutes, c’est clair. Mais c’est parce qu’il suit son opinion et il le réfute sur la base de son opinion, il dit : « C’est contre le sens commun (neged ha’housh) ce que tu dis, même selon ton calcul. » Mais il est clair que l’Admour Hazaken a toujours soutenu qu’un Mil c’est 24 minutes, et qu’il n’y a que quatre Mil entre Alot Hashachar et le Netz. Il a toujours soutenu cela. Que fais-tu avec le [Siman] 184 ? Quelle est la question dans le 184 ? Il y a une question de Safek Berakhot Lehakel (en cas de doute sur une bénédiction, on est indulgent). Et là-bas, même sur autre chose, un doute sur la mesure, il dit : puisqu’il y a Safek Berakhot Lehakel, alors il faut être strict en cela, pour ne pas faire une bénédiction en vain (levatala). Donc, concernant la Berakha Aharona (bénédiction finale), il a été strict en cela, comme il a été strict concernant la Matza, pour les raisons du Hametz (levain) à Pessa’h. Mais son opinion, c’est 24 minutes, comme il l’écrit ici dans le Siman 249, et comme il l’a écrit dans le [Siman] 459. C’est la Halakha. Ici, il en discute vraiment et dit explicitement que l’essentiel est comme le Rambam et non comme le Teroumat Hadeshen, et seulement à cause de la Houmra (rigueur) de Pessa’h. Il ne faut pas en faire [une généralité]. Et d’ailleurs, la preuve qu’ils ont dite concernant le calcul de Iyar etc., que l’Admour Hazaken a écrit, on dit que ceux qui ont fait des calculs très, très bons ont vu que ce n’est pas du tout vrai, et on peut le prouver même sur quelque chose comme 90 minutes. Et d’ailleurs, c’est l’opinion du Rav Teichtag. Il y a une opinion selon laquelle chaque Mil est de 22 minutes et demie. Bon, cela dépend de comment on le calcule. Je vous enverrai, j’ai un résumé très intéressant sur ce sujet aussi. Mais ne perdons pas plus de temps. Donc, je voulais juste dire qu’il y a ici un « Sturm und Drang » (tempête et passion, ici: une complexité) au sein de l’Admour Hazaken sur toutes sortes de Simanim (sections), oui, comment concilier cela, comment concilier dans le Siddour. Et je dis juste ma conclusion : c’est 24 minutes, comme c’est écrit dans le Siman 249. C’est pourquoi toute l’histoire, c’est 4 heures et 48 minutes. Mais comme mentionné, souvent, cette Halakha n’est plus d’actualité parce qu’aujourd’hui on peut, on peut prévenir les gens qu’on arrive, et aussi les gens cuisinent en abondance, comme le dit l’Agoudah. Et donc, en cela, nous n’avons pas ici de problème. Maintenant, il y a le sujet d’un repas (Seouda) la veille de Chabbat. Alors, nous avons dans Guitin, à la page 38, la Sougya (passage talmudique) de Ketzara, où deux familles se sont querellées. Et ce qui nous intéresse, c’est une famille ici qui faisait des repas la veille de Chabbat. Et bref, nous avons dans de nombreux passages, dans Pessahim page 99, la discussion où Rabbi Yossi [dit à] Rabbi Yehouda : peut-on faire un repas la veille de Chabbat et des jours fériés (Yamim Tovim) ? La veille de Pessa’h, c’est beaucoup plus grave. Maintenant, pour ceux qui ne savent pas pourquoi la veille de Pessa’h c’est plus grave, c’est parce que c’est une Mitzvah (commandement) de manger la Matza (pain azyme). Et nous n’avons pas d’autre exemple comme celui-là, en général, d’une Mitzvah de manger pour l’acte même de manger. Par exemple, à Chabbat, ce n’est pas que la nourriture est la Mitzvah. La Mitzvah, c’est le Oneg (plaisir). La nourriture te procure le Oneg. Tu sais, tu as fait un mauvais rêve, tu ne te sens pas bien pour manger, tu penses que cela te fera du mal si tu ne jeûnes pas. Alors, si tu prends plaisir à jeûner, cela devient permis. Ce qui n’est pas le cas si une personne a un Taanit Halom (jeûne suite à un mauvais rêve), alors quoi, elle ne mangera pas la Matza ? Il y a ici une Mitzvah de manger. Donc, là-bas, c’est très, très important qu’il y ait vraiment de l’appétit, car c’est la Mitzvah de manger, d’origine biblique (DeOraïta), vraiment sur l’acte de manger lui-même. Alors, là-bas, en fait, à partir de la dixième heure, tu ne fais même pas un repas normal. Mais concernant les veilles de Chabbat et les veilles de Yamim Tovim, il est écrit selon Rabbi Yossi que jusqu’à ce qu’il fasse nuit, jusqu’à l’entrée de Chabbat ou du Yom Tov, il n’y a pas de problème à manger un repas. Maintenant, comment concilier le fait que deux familles avaient des coutumes [différentes] ? Il y a de nombreux Rishonim (premiers décisionnaires) qui discutent dans un sens et dans l’autre. Et ce que nous retenons, c’est comme il ressort du Rambam (Maïmonide), selon l’explication du Maguid Mishna, qu’en fait, un grand repas, c’est-à-dire qu’on n’a pas l’habitude de faire en semaine (yemei ‘hol), les repas de Chabbat ne sont pas des repas ordinaires. Il y a beaucoup de salades, il y a du poisson, de la viande, un dessert. C’est un grand repas. Aussi lors d’une Brit Milah (circoncision), lors de réjouissances (sma’hot), en général, on fait des salades que tu commandes aussi à quelqu’un qui travaille dans ce domaine. Alors, que te dit-il ? « Tu veux 10 salades, 12 salades ? Choisis les salades. Quoi mettre ? Quel poisson ? Quel [plat] ? » Donc, simplement, ce sont des repas riches. On peut aussi imaginer un repas riche dans un hôtel. Le matin, à l’hôtel, tu as des tonnes de salades, des tonnes de yaourts, de fromages et de choses. Et une personne a payé, alors elle veut profiter de son argent tant qu’elle est à l’hôtel. Et alors tu remplis, tu remplis, même si tu ne finis pas tout ce que tu veux, mais tu manges richement. Alors, on dit que le repas riche, c’est la Guemara dans Guitin, et c’est interdit, même dès le matin. Et ce n’est pas un Hidour (embellissement) ici, c’est une Mitzvah de s’abstenir, c’est bien de s’abstenir. Interdit, pas seulement que deux familles, une famille a été nommée ainsi. Donc, c’est d’ailleurs l’une des Halakhot (lois) où il y a, on peut dire, une très grande [observance] dans le public Haredi (ultra-orthodoxe) à ce sujet. Souvent, tu peux aller dans un magasin chez « Big », et il y a là « Cafe Rimon », ils font le matin une sorte de, le vendredi, ils font une sorte de dégustation ou quelque chose, et il y a plein de nourriture, c’est comme un hôtel. Tu paies une formule, je ne sais pas, 120 shekels, je ne sais combien c’est, et les gens mangent à volonté. Ou une personne dit : « Je vais au restaurant le matin. » Tu es maintenant en vacances à Jérusalem, ou tu es à l’hôtel, ou tu dis : « Je vais au restaurant. » Et si tu vas déjà au restaurant, ce n’est pas pour un café et un gâteau. Il y en a qui font ça souvent, tous les deux jours ils vont prendre un café et un gâteau ou quelque chose de petit. Et il y a des gens qui vont au restaurant, c’est pour se lâcher. Alors, le vendredi, c’est interdit. Peu importe si tu as prié au Netz (lever du soleil) ou non, c’est interdit toute la journée. C’est d’ailleurs un point important. J’ai vu plusieurs Bahourim (jeunes hommes), Avrekhim (jeunes hommes mariés étudiants), qui ont remarqué qu’à un certain stade, l’Alter Rebbe parle d’un problème d’appétit (teavon) pour Chabbat, et que ce n’est pas aussi grave que ce que nous, nous verrons plus tard, l’Admour Hazaken dit que ce n’est pas si grave, c’est pourquoi il n’y a pas de protestation (nim’hout). Et il y a l’expression « tu pourras faire, manger comme il faut ». N’est-ce pas, vous avez vu cette expression à ce sujet. Et il faut faire attention, car il y a des choses qui sont faites seulement par Mitzvah de s’abstenir, ou pas vraiment Medinah (selon la loi stricte), et il y a des choses que les Sages ont complètement interdites, comme ceci. Alors, quelle est la différence ? Et en particulier, que tu peux dire un repas normal, très tard dans l’après-midi, cela pourrait, a priori, nuire davantage à mon appétit qu’un repas que j’ai pris à l’hôtel à 8h00 du matin. A première vue, même si tu as beaucoup mangé, alors tu dis, tu sors du petit-déjeuner à l’hôtel, tu dis : « C’est bon, je ne mange plus pendant deux ou trois jours », oui, tellement tu as senti que tu avais mangé. Mais finalement, tu vois qu’à 6h00 du soir, 7h00, tu as très, très faim. Oui. Alors, que se passe-t-il ici ? Premièrement, tu peux dire : ils n’ont pas voulu faire de distinctions ici, jusqu’où tu débordes ou non dans le repas, peut-être que cela dure quelques heures, c’est un grand repas. Peut-être que si on commence à permettre à 8h00 du matin, on sera aussi indulgent à 13h00. Alors, peut-être qu’ils ont fait une sorte de « Lo Ploug » (pas de distinction) sur les repas riches. C’est une possibilité d’expliquer ainsi. J’explique plutôt différemment. Car là, c’est interdit même dès le matin, et a priori, il y a un problème que tu ne mangeras pas comme il faut. Alors, je dis ainsi : vous savez qu’il y a des gens, parfois, c’est sûr que chacun a une histoire personnelle à ce sujet, parfois tu n’as pas mangé, c’est l’heure du repas, alors tu as faim comme à chaque repas, et tu n’as pas envie de manger. Pourquoi ? Pas à cause du sport ou quelque chose, tu veux faire un régime. Tu n’as pas envie de manger. Quelqu’un t’a dit quelque chose qui t’a énervé, c’est bon, tu ne te sens pas bien maintenant. Tu as reçu une mauvaise nouvelle, quelque chose. Alors, tu n’es pas dans ton assiette, ça te coupe l’appétit, oui. Donc, dans l’appétit, il y a aussi le moral, l’envie de manger dépend aussi de beaucoup de choses. Une personne qui est au milieu de calculs très, très importants, elle ne sent même pas qu’elle a faim. C’est ce qui est écrit dans le Maamar Siah Sodot, n’est-ce pas ? Une personne qui aime les concepts intellectuels (mouskalot) et cela, et soudain, parfois, ils ne mangent presque pas pendant un jour et demi. Une personne, tant qu’elle n’est pas arrivée, elle est en train d’écrire un Hidoush (nouveauté, interprétation originale), elle n’a pas envie de manger. Elle est maintenant concentrée sur un Hidoush qu’elle veut dire et l’habiller de mots, c’est difficile pour elle, elle n’a pas envie. Donc, une personne – et cela fonctionne vraiment, et les Sages l’ont sûrement vu – une personne qui a fait un repas énorme ce jour-là, alors, c’est comme – vous est-il déjà arrivé d’avoir plusieurs jours de Yom Tov (fête) l’un après l’autre ? Alors, oui, parfois, parfois trois jours, c’est rare en Israël, mais les Français connaissent bien cela, nous les Sefaradim. Alors, au début, « Wow, des salades, c’est délicieux, et ceci, et cela », et tu as mangé de l’agneau, je ne sais quoi. C’est bon. Après, tu dis : « Halas (assez), je n’ai plus envie. » Qu’est-ce que ça veut dire « je n’ai plus envie » ? Tu as mangé hier à 18h, maintenant il est 14h, tu es allé prier, c’est sûr que tu as faim. C’est bon, c’est cassé, je n’ai pas envie. Toutes ces viandes, toutes ces choses, je n’ai pas envie. Pourquoi ? Parce qu’au moment où tu as eu satisfaction et enthousiasme lors d’un très grand repas, etc., etc., et que soudain, le même soir, il y a le repas de Chabbat, cela le perd. Ce n’est pas spécifique, il n’y a pas ici des étoiles qui ne tournent plus quand tu regardes la table. C’est probablement l’une des explications que, ici, ce n’est pas « comme il faut ». En plus du fait qu’il y en a vraiment qui disent que quand une personne mange vraiment beaucoup, cela nuit à son envie, à son appétit, de manière non seulement psychologique, mais physique. Une personne qui a mangé énormément, c’est difficile pour elle, elle n’a tout simplement pas d’appétit intégré dans le corps. Mais je pense que même moralement, les Sages craignaient cela, qu’une personne, elle va faire – il y avait une famille qui célébrait la veille de Chabbat, faisait la fête, faisait un festin et mangeait ainsi. Alors, il est clair que le soir, la lumière du Chabbat, le plaisir de manger, l’appétit, l’envie de manger, diminuent. D’accord. Mais peu importe comment on l’explique, un grand repas est interdit, ce qu’on n’a pas l’habitude de faire en semaine. Un repas normal est permis selon la Halakha (loi stricte), selon le Din (loi), a dit Rabbi Yossi, et la Guemara dit : « La Halakha est comme Rabbi Yossi. » Il est permis toute la journée, jusqu’à l’entrée de Chabbat. Seulement, quoi ? Le Rambam (Maïmonide) a écrit que, néanmoins, il faut s’abstenir. L’Admour Hazaken a utilisé l’expression « Mitzvah Lehimanea » (c’est un commandement de s’abstenir), il y a un intérêt à s’abstenir d’un repas normal à partir de la dixième heure. Maintenant, c’est très facile parfois, si quelqu’un ne sait pas faire les calculs, il cherche Minha Ketana (office de l’après-midi, le plus tôt). Et bon, nous pensons que ce sont des heures proportionnelles (zmaniyot), mais arrondis cela à 40 minutes, 45 minutes avant Minha Ketana, et alors tu sais très facilement, à tout moment, en été, en hiver, quand commence en fait la dixième heure. Car Minha Ketana, c’est neuf heures et demie de la journée. Et le début de la dixième heure, qu’est-ce que cela signifie ? Une demi-heure avant cela. Quand tu entres dans la dixième heure, tu as fini neuf heures. Alors, c’est une Mitzvah de s’abstenir. Maintenant, qu’est-ce qu’un repas normal ? Ce qu’on mange habituellement en semaine. Alors, maintenant, ne venez pas demander – on m’a parfois demandé – « Je mange beaucoup en semaine. » D’accord, cela n’a rien à voir. On parle de manière normative, en général. Comme les portions que vous apportez ici, oui. Donc, un peu de riz, un peu de viande, un peu de ceci, une pomme, c’est tout, c’est le repas. Pas, tu arrives au Kollel (centre d’études) pour le déjeuner, cinq, six plats, oui. Du poisson, de la viande, un dessert. Non. Donc, même à la maison, il y a des gens qui, justement, font le matin [un repas], le soir, cela peut être des pâtes ou des cornflakes, oui, il y en a, ou une omelette. Et même si la femme s’est investie et a fait quelque chose à manger, alors d’accord, il y a du poulet, des pommes de terre, et peut-être une pomme à la fin. C’est tout. Tu n’as pas, en fait, cinq, six salades et des choses. C’est pourquoi ils ont parlé de la manière de la plupart du monde. Il y a des repas festifs qu’on fait en semaine, les mêmes repas qu’on fait en semaine, il est permis de les faire le vendredi, toute la journée. Seulement, c’est une Mitzvah de s’abstenir à partir de la dixième heure. Qui a inventé cela ? Pas le Shas (Talmud). C’est rapporté par le Rambam, oui, qu’il est bon de s’abstenir. Dans la Guemara, il n’est pas écrit qu’il y a une Mitzvah de s’abstenir. Ce qui est écrit, c’est que la veille de Pessa’h, alors tu ne fais pas de repas normal, c’est vraiment interdit, ce n’est pas Medin (selon la loi stricte), pas seulement une Mitzvah de s’abstenir à partir de la dixième heure. Alors, comment le Rambam l’a-t-il appris ? Les commentateurs du Rambam expliquent par la logique (svara). Il n’a pas de Yeroushalmi (Talmud de Jérusalem), il n’a pas de Tossefta, il n’a pas de Guemara. Tu parles d’un repas normal la veille de Chabbat et de Yom Tov (jour de fête). Alors, d’où le sort-il ? Il a dit : « Voici, tu vois que la veille de Pessa’h, cela nuit à l’appétit, un repas normal, oui, cela nuit. » Là-bas, même pour les fruits, ce n’est pas bon, oui. Mais, il dit, cela nuit. Donc, c’est parce que cela nuit. Alors, pourquoi, a priori (lekhat’hila), nuirais-tu à l’appétit ? Il est clair qu’il y a un avantage à le manger vraiment avec appétit. Oui, oui. Je ne parle pas du fait que tu fasses, qu’avant le Kiddouch tu manges des choses, avant le Motsi (bénédiction sur le pain). On en parlera plus tard, c’est plus [grave], mais c’est plus ou moins la même famille. Mais c’est autre chose. Mais c’est une Mitzvah de s’abstenir. Pourquoi ? Logiquement, cela va te nuire un peu à l’appétit. Ce n’est pas que tu es affamé, mais alors, prends un fruit, prends un morceau de poulet. J’ai appris, fais Netilat Yadayim (ablution des mains) et mange. On parle d’un repas normal de semaine, c’est-à-dire du pain, quelques petites choses. Prends quelque chose de petit. Donc, c’est le point de la Mitzvah de s’abstenir. Donc, c’est rapporté dans le Me’haber (auteur du Choulkhan Aroukh) et tout le monde est d’accord avec cela, ce Rambam de la Mitzvah de s’abstenir. On parlera plus tard du repas de Mitzvah. Mais d’abord, selon le repas de… ce repas normal. Je reçois la question chaque fois que je rencontre un Bahour (étudiant) de Yeshiva (école talmudique), on pose toujours la question. Dans de nombreuses Yeshivot, les Bahourim mangeaient le matin après la prière, après ils étudiaient peut-être un peu, il a fait un examen, ils courent aux Mivtsaïm (campagnes de Mitzvot), ils arrivent avant Chabbat, affamés. Oui. Donc, pas ceux, il y a deux types de Bahourim et de Bahourim, oui. Ish Hatsone VeEt Hatsone (expression biblique, ici pour distinguer deux types). Celui qui saute chez la famille et a déjà mangé tout le Maadan Hashabbat (délice du Chabbat) avant même, et apporte même des choses à la Yeshiva. Et il y a le Bahour qui a Baalei Mesirout Nefesh (dévouement), il ne va qu’aux Mivtsaïm et cela, et retourne à la Yeshiva affamé. Il n’a pas perdu de temps à manger un falafel là-bas ou quelque chose, il a fait Mivtsaïm, Mivtsaïm. Donc, beaucoup de Bahourim arrivent, et souvent, les heures où ils arrivent, alors, que leur donne-t-on dans de nombreuses Yeshivot ? Un grand sandwich avec du salami, et parfois il y a des [petits pains] comme ça, et il y en a plusieurs, oui. Je connais à Kiryat Gat. Alors, combien tu viens et tu en prends, en fait, un, deux. Et souvent, cela arrive à l’heure du début de la dixième heure. Et un Bahour mange ainsi. Alors, premièrement, tout le monde demande : « Rabbi, c’est bien, ce n’est pas bien ? » Et ce n’est pas simple. Ouvrez la cuisine, apportez-leur plein de pommes, de bananes, d’autres choses, et ne faites pas vraiment un grand sandwich ou deux sandwichs, jusqu’à ce qu’ils calment un peu leur faim. Alors, premièrement, on parle d’une Mitzvah de s’abstenir. D’ailleurs, regardez si vous voulez maintenant, dans le Kountres Aharon (appendice) du Siman 250, je pense que c’est le Saïf Katan (petit paragraphe) Beth ou Guimel, qui parle du fait que, peut-être Aleph, que chaque Rav préparait lui-même des choses, Mitzvah Bo Yoter Mibeshlou’ho (c’est une plus grande Mitzvah de le faire soi-même que par son délégué). Il y a, oui. Alors, il y a dans le Kountres Aharon, si ce n’est pas Aleph, c’est Beth là-bas. Et alors il dit quelque chose de très intéressant dans les quatre premières lignes, très intéressant. Il dit : quand il est écrit simplement « Mitzvah », ce n’est pas un Din (loi) comme « Mitzvah Bo Yoter Mibeshlou’ho ». Ce n’est pas qu’il y a un problème si quelqu’un prélève la Terouma (prélèvement sur la récolte) à ma place. Mais il dit, quand il est écrit « Mitzvah », l’intention est que c’est permis, qu’il n’y a aucune interdiction Medin (selon la loi stricte), c’est permis. Et il dit, comme il est écrit dans le Siman 249, vous avez vu que l’exemple est le Siman 249. Donc, c’est un fondement. Ce qui est écrit ici « Mitzvah Lehimanea » (c’est un commandement de s’abstenir), ce n’est pas une interdiction. Il n’y a pas d’interdiction ici. Je transgresse une Mitzvah. Ce n’est pas que, wow, il y a une Mitzvah, c’est-à-dire que je ne mets pas les Tefilin (phylactères) aujourd’hui, j’ai annulé une Mitzvah. Ce n’est pas cela. Ce qui est écrit ici « Mitzvah Lehimanea », c’est seulement pour dire que oui, c’est quelque chose de positif, c’est quelque chose, et c’est bien de faire cela, c’est une Mitzvah de se soucier du Chabbat de manière, de proposer l’honneur du Chabbat de manière plus sérieuse, et ne mange pas maintenant un repas. Mais ce n’est pas une interdiction. Donc, premièrement, il n’y a pas de Nim’hout (protestation). Ce sont des choses, les Bahourim ont faim, et c’est, et c’est pratique pour la Yeshiva de préparer quelque chose. Ils ne veulent pas maintenant sortir, que chacun prenne cinq, six pommes pour se calmer. Cela leur revient moins cher, en général. C’est celui du magasin de pain qui a apporté le pain gratuitement pour les Bahourim, celui-ci a apporté la charcuterie gratuitement. Vous connaissez, il y a beaucoup de combines dans les Yeshivot, chacun donne quelque chose, cela leur revient bien. Donc, c’est une chose. Mais je dis une autre raison logique (svara) concernant les Yeshivot, pour justifier, pour dire ainsi : si un Bahour de Yeshiva peut manger quelque chose un peu avant cela, qu’il s’arrête quand il est en Mivtsaïm (campagnes de Mitzvot), qu’il prenne, qu’il s’arrête sur le côté, qu’il prenne un falafel avant l’heure du début de la dixième heure, ou s’il a une banane ou des choses, alors pourquoi ne pas faire une Mitzvah de s’abstenir ? Mais pour trouver des circonstances atténuantes, alors premièrement, c’est Nim’hout (on ne proteste pas), car Medinah (selon la loi stricte), c’est permis, c’est une Guemara explicite, jusqu’à ce qu’il fasse nuit. Et deuxièmement, c’est le point, à mon avis, qui est important : pourquoi y a-t-il le début de la dixième heure ? Car selon le calcul, quand un Juif ira-t-il manger en général ? Autrefois, on priait Mib’od Yom (pendant qu’il fait encore jour) et on mangeait assez tôt. Donc, apparemment, ces heures-là sont des heures qui nuisent. Mais que se passe-t-il dans les Yeshivot ? Vous savez pourquoi, l’une des raisons pour lesquelles on fait cela, ce n’est pas seulement pour calmer la faim parce qu’ils n’ont pas mangé depuis le matin, ce n’est pas seulement cela. C’est parce que chez les Bahourim, il y a un Seder (étude) de Hassidout, et ils étudient beaucoup, parfois même un Seder Nigounim (chants hassidiques), il y a des choses. Et ils ne viennent pas manger à table après avoir chanté Shalom Aleikhem (chant d’accueil du Chabbat) joliment, toute la Yeshiva, pas comme un Ba’al Habayit (maître de maison) qui peut le faire rapidement. Donc, jusqu’à ce qu’un Bahour de Yeshiva mange, il se passe beaucoup plus de temps. Vous connaissez cela dans les Yeshivot, n’est-ce pas ? Ils ne mangent pas comme nous quand nous arrivons à la maison. Eux, ils ne mangent pas encore. Ils ont un certain Seder, une heure et demie, je sais, ils étudient la Hassidout, et il y a la prière, et lentement, lentement, et jusqu’à ce qu’ils descendent, etc. Donc, cela prend du temps. Il se peut donc que, relativement, même s’ils ont mangé à 14h00, jusqu’à ce qu’ils arrivent au repas à 20h30, 21h00, oui. Alors, même l’appétit, ils l’ont. Et ici, comme je l’ai dit, nous n’avons pas de Halakha (loi) qui a une source dans le Shas (Talmud). C’est une Svara (raisonnement logique) que cela nuit. Donc, si toute l’histoire repose sur une Svara, alors je te dis aussi une Svara. Mais que se passe-t-il quand une personne ne mange pas rapidement ? Alors, maintenant, comment entrons-nous dans les Halakhot où il est écrit qu’il est bon de faire Kiddouch immédiatement, etc. ? C’est une autre histoire dans les Yeshivot. Il y a la Torah, et il y a des choses, et il y a aussi des permissions. Ainsi, même dans le Yeroushalmi (Talmud de Jérusalem), Rabbi [Yehouda Hanassi] donne des cours la nuit et tout. Donc, quand c’est la Torah, il y a une permission. Vous comprenez la réponse maintenant. Concernant un repas de Mitzvah. Concernant un repas de Mitzvah, alors, ici, c’est beaucoup plus facile. Pourquoi ? Parce que dans un repas de Mitzvah, Chabbat aussi est un repas de Mitzvah, et ceci aussi est un repas de Mitzvah. J’ai une Brit Milah (circoncision) maintenant, alors c’est un repas de Mitzvah. Donc, repas de Mitzvah, repas de Mitzvah, d’accord. L’un nuira à l’autre. Alors, pourquoi préférerais-je Chabbat ? En particulier, je vis le moment présent maintenant. Kol Yoma Veyoma Avid Avidta (Chaque jour a sa propre tâche). Maintenant, je suis dans un repas de [Mitzvah], il y a ici une Mitzvah. D’accord, c’est au détriment d’une autre Mitzvah. Sur le principe de HaOsek BeMitzvah Patour Min HaMitzvah (Celui qui est occupé par une Mitzvah est exempté d’une autre Mitzvah), comme nous l’avons vu dans le Siman 248 avec Oneg Shabbat (plaisir du Chabbat). C’est pourquoi, dans la Guemara, dans les sources, il n’y a aucun problème, même chez les Rishonim (premiers décisionnaires), chez le Rambam. Un repas de Mitzvah, on peut le faire toute la journée, jusqu’à l’entrée de Chabbat. Cela a nui ? Alors, cela a nui. C’est un repas de Mitzvah, un grand repas. Et alors ? Cela a nui, cela a nui. Il n’y a pas de limitation ici, il n’y a pas de début de la dixième heure, il n’y a rien. Repas de Pourim, ah, repas de Pourim aussi. Attends, a priori, le repas de Pourim devrait être ainsi aussi. Mais voyons. Mais un repas de Mitzvah, selon le Din (loi) et dans le Shoulkhan Aroukh, il n’y a rien, pas de limitation, pas de début de la dixième heure. Qui a écrit que même ici, il est bon de s’abstenir à partir du début de la dixième heure lors d’un repas de Mitzvah ? L’Admour Hazaken, le Bach, le Magen Avraham. Ce sont eux qui l’ont écrit. Alors, même ici, comme nous avons demandé sur le Rambam, d’où ont-ils sorti cela ? Alors, pourquoi, d’où ont-ils sorti cela ? C’est très simple. Ce sont des choses de Svara (raisonnement logique). Si tu peux faire la paix dans les hauteurs (Shalom Bimromav), alors pourquoi pas ? Tu peux aussi honorer Chabbat et aussi cela. Comme il est écrit : « HaOsek BeMitzvah Patour Min HaMitzvah » (Celui qui est occupé par une Mitzvah est exempté d’une autre Mitzvah). Mais si tu peux faire les deux – vous connaissez la discussion dans Soucca, Kapa, et d’autres endroits – si tu as le temps, alors. C’est pourquoi, même ici, ils ont écrit : pourquoi ferais-tu un repas de Mitzvah, une Brit Milah, jusqu’à l’entrée de Chabbat ? Fais-le jusqu’à deux heures de l’après-midi, jusqu’à trois heures. C’est-à-dire, au moins, commence, commence avant le début de la dixième heure. Mais [commencer] trop tard, cela te nuira certainement. Pourquoi ? C’est vrai que ce n’est pas si terrible, Medin (selon la loi stricte), c’est permis. Mais si tu peux aussi faire cette Mitzvah-ci et aussi cette Mitzvah-là, même si Chabbat sera un peu, comment dire, atteint, mais ne l’atteins pas complètement si tu peux. Pourquoi pas ? C’est pourquoi, même ce qui a été rapporté par le Magen Avraham, même les Poskim (décisionnaires) Sefaradim et tous, comme Rav Haim [Palaggi], tous l’ont accepté. Ils ont dit : « Ne nuis pas du tout. » Il y a une approche chez les Poskim de dire – on le voit dans l’Aroukh Hashoulkhan, on le voit dans le Michna Beroura, on le voit dans le Kaf Hachaim – que même les choses qui sont permises, si tu sais que cela te nuit, alors même avant cela. Il y en a qui sont stricts à partir de Hatsot (midi). Tu as un repas de travail, un repas normal, à partir de Hatsot, ne mange pas. Et il y en a qui disent : cela dépend si c’est Chabbat d’hiver ou d’été. Il vaut mieux pour toi, tu manges vraiment très tôt, alors il vaut mieux pour toi faire attention. En été, les heures sont beaucoup plus longues, alors on le repousse davantage. Mais en hiver, alors le Mishmerot en parle. Le Bach dit que les Anshei Ma’assé (gens de la pratique) en général faisaient – il y a beaucoup de gens qui écrivent qu’en général, même dès le matin, ils ne mangeaient pas beaucoup, ils faisaient des dégustations. On a vu même ceux qui jeûnaient. Bon, ce sont des gens qui sont Istinisim (délicats), ils [ne peuvent pas] manger une boîte de conserve, déjà [après] deux jours, un jour entier, ils ne peuvent pas manger. Mais en principe, il y a de tels concepts. Donc, dans ces Halakhot (lois), l’approche des Aharonim (décisionnaires plus tardifs) est justement d’être strict, et cela sur la base de cette même Svara (raisonnement logique). Au fond, tu te connais toi-même. Chez toi, cela nuit. Il y a des gens qui, lorsqu’ils mangent un peu trop, c’est fini, ils n’ont plus envie de manger pendant longtemps, ils sont dégoûtés par beaucoup de nourriture. Donc, chacun se connaît. Alors, dans ces choses-là, il vaut mieux, en vérité, parfois, justement être strict et ne pas être indulgent dans ces choses. Car l’honneur que tu donneras à l’honneur de Chabbat, sa récompense est très élevée. Mais, bien sûr, nous avons parlé ici Medin (selon la loi stricte). Maintenant, concernant un repas de Mitzvah, comme nous l’avons dit, c’est permis toute la journée, seulement c’est une Mitzvah de s’abstenir, c’est-à-dire, Mitzvah de le commencer avant le début de la dixième heure, etc. Et qui a apporté cela ? Le Magen Avraham. Ici, chez nous, pas le Rama (Rabbi Moshe Isserles). Le Rama laisse la loi dans sa simplicité, que toute la journée on peut le faire. Donc, ici, il y a la question concernant le repas de Pourim, que le Rama lui-même, pour le repas de Pourim, dans le [Siman] Taf Reish Tsa, a écrit qu’on fait le repas de Pourim le matin. Le matin. Pourquoi ? C’est un repas de Mitzvah. Tu calcules quoi ? Et tu n’as même pas apporté le, même pour un repas de Mitzvah, la [restriction de la] dixième [heure], tu n’as pas apporté de Houmra (rigueur). C’est le Magen Avraham qui l’a apportée. Et encore plus, le Gaon de Vilna, dans le Taf Reish Tsa, [critique] cette [position] du Rama qui dit de le faire à Shekhiz [?]. Il dit : « Qu’est-ce que le Saïf Beth (paragraphe 2) ? » Ni chez le Me’haber (auteur du Choulkhan Aroukh), ni chez le Rama, il n’y a rien. Et si, si tu voulais même te référer au Magen Avraham, le Magen Avraham parle du début de la dixième heure, pas du matin. Alors, il y a de nombreuses explications. Premièrement, ici, ce n’est pas un repas d’un secteur, de quelques familles qui ont une Brit Milah (circoncision). On parle du peuple d’Israël. Il se peut donc que, concernant le peuple d’Israël, oui, on ne veuille pas que tout le monde compte sur l’honneur du repas de Chabbat. C’est une bonne Svara (raisonnement logique). Cela n’expliquera pas le Gaon de Vilna qui cite cela là-bas, car ici, c’est quelque chose de spécifique. Ici, ce n’est pas un repas de Brit Milah d’une seule personne, c’est un repas de Brit Milah pour le monde entier. Alors, que tu saches qu’ils compteront sur Chabbat, cette famille-là, cela leur nuira un peu à l’appétit. Mais 99% du peuple d’Israël ne seront pas [affectés], d’accord. Mais si tout le monde y va, si tu permets le repas l’après-midi, etc., alors cela nuira certainement à Chabbat pour tout le monde. Alors, on n’a pas voulu [cela] pour tout le monde. C’est une explication. Mais que peut-on concilier concernant le Gaon de Vilna qui cite cela ? C’est encore une fois une question de Svara (raisonnement logique), que ce que le Rama a écrit, que toute la journée, ce n’est pas un signe qu’il contredit le Magen Avraham qui dit qu’il vaut mieux faire cela avant. Il n’a simplement pas écrit, non, il a écrit le Din (loi) Medinah (selon la loi stricte), c’est bon, c’est l’honneur, c’est une Mitzvah et c’est une Mitzvah. Alors, qu’est-ce que Chabbat m’importe ? Mais il se peut que ce même Rama, si on lui avait demandé : « Rabbi, quand faire un repas de Brit [Milah], de Pidyon Haben (rachat du premier-né) ? Le matin ou l’après-midi ? » Que pensez-vous que le Rama, justement, aurait dit : « Fais-le même une minute, une heure avant Chabbat » ? Pas nécessairement. Ah, il a écrit « toute la journée ». On dit : « Bon, j’ai écrit toute la journée, que c’est permis. » Je ne suis pas obligé maintenant. Le fait qu’il ait écrit, que le Me’haber (auteur du Choulkhan Aroukh) ait écrit « Mitzvah Lehimanea » (c’est un commandement de s’abstenir), et le Rama est probablement d’accord, c’est simple, car c’est un Rambam explicite. Donc, le Rambam l’a dit. Mais eux, pas nécessairement, ils n’ont pas voulu inventer cette loi. Mais il est clair que comme bon conseil, autant que je suis sûr que si on avait demandé au Rama, il aurait aussi dit : « Faites-le avant. » Et maintenant, qu’est-ce que le repas de Pourim ? Le repas de Pourim, ce n’est pas seulement cela, c’est un festin et de la joie (Mishté Vesim’ha). Bon, il y a un Taz (Touré Zahav) qui veut dire que c’est ainsi qu’il explique la Guemara dans Guitin, que c’est lié à l’ivresse (shikrout), Mishté, du mot Shikrout, que seulement alors c’est vraiment un problème. Mais laissons le Taz de côté, c’est-à-dire, ne le prenons pas pour la pratique (lema’assé). Mais le repas de Pourim, c’est vraiment quelque chose qui dure longtemps, et c’est Ad Lo Yada (jusqu’à ne plus savoir distinguer). Alors, même selon l’opinion du Rama, qu’on ne boit pas jusqu’à l’ivresse, il dit qu’il faut boire un peu. Mais il sait que Pourim, c’est une expérience, et c’est un repas très long. Puisque c’est un repas long, et le repas normal d’une Brit Milah, quoi, même quand tu es à une Brit Milah la veille de Chabbat, tu penses que les gens resteront trois heures si tu fais un repas l’après-midi ? Les gens savent que c’est la veille de Chabbat. Mais le repas de Pourim, c’est un repas où les gens, sans, qu’est-ce que c’est ? C’est une joie qui déborde, tout le peuple d’Israël est dans la joie, et cela. Alors, il savait qu’il valait mieux le faire le matin. Donc, ces Halakhot (lois) sont en fait basées sur une logique saine, qu’une chose qui peut vraiment prendre beaucoup, beaucoup de temps, et c’est tout, tu sais, quelqu’un va faire un repas de Brit Milah, mais c’est riche comme Korah, et il a prévu, il leur dit : « Je vous ai prévu, il y a des chanteurs, il y a un [spectacle] d’une heure et demie, et il y a ceci. » Alors, il est clair, si on demandait au Rama pour un tel événement, il leur dirait : « Fais-le le matin, ne me fais pas ça l’après-midi », comme un repas de Pourim. D’accord. Donc, c’est tout selon la logique. Maintenant, concernant une Brit Milah (circoncision) qui a été repoussée, une Brit Milah qui a lieu ce jour-là, alors c’est certain, c’est un repas de Mitzvah ce jour-là, c’est le jour de la Brit. Si elle a été repoussée, car il y a une interdiction d’être Arel (incirconcis) chaque instant. Donc, ici, tu ne peux pas dire : « Bon, ce n’est plus la date, alors qu’est-ce que ça te fait de repousser ? Pourquoi me ferais-tu un repas et nuirais-tu à Chabbat, alors que la Brit, de toute façon, n’est pas à sa place ? » Alors, une Milah (circoncision) repoussée est bien à sa place, même si elle a été repoussée, même si elle a été repoussée intentionnellement. Chaque instant que tu retardes, il y a une interdiction en cela. Donc, chaque instant, c’est son temps. Son premier temps, c’était le huitième [jour], et c’est le temps idéal, et ce temps-là repousse Chabbat, comme on l’apprend dans Tazria. Mais, mais, si ce n’est pas cela, c’est aussi son temps. Plus que cela, l’Admour Hazaken, dans les lois de Shehita (abattage rituel), chapitre 2, Siman [?], dans les lois de Shehita, Saïf Katan (petit paragraphe) Youd-Zayin, regardez là-bas, Ba’al HaTanya (l’Admour Hazaken), car il y a une grande controverse. Il est écrit que pour une Mitzvah Assé (commandement positif), il y a Karet (retranchement) seulement pour Pessa’h et la Milah. Mais que signifie « il y a Karet » ? Il y en a beaucoup qui disent que même un jeune homme qui ne se fait pas circoncire et qui est majeur, il y a Karet s’il meurt sans Milah. Mais pas qu’à chaque instant il y a Karet. Le Karet commencera si une personne meurt sans Milah. Mais chaque instant où il peut encore se faire circoncire, alors il n’y a pas de Karet. Le Raavad (Rabbi Abraham ben David de Posquières) – alors il y a des opinions à ce sujet. Il y a des opinions qu’en tout cas, en transgressant la Mitzvah, il peut y avoir sur lui, si ce n’est pas cela, le père doit faire attention à l’interdiction de Karet, c’est ce qui est écrit. Alors, la nouveauté (hidoush) que dit le Raavad, non, c’est que chaque instant, instant après instant, tu es en état de Karet quand tu l’annules. Donc, il y a Karet. Bien sûr, l’enfant n’est pas coupable, donc cela retombe sur le père, la gravité du Karet qu’il y a ici. Alors, par conséquent, il est certain que c’est son temps. D’accord. Donc, par conséquent, et ce n’est pas en contradiction avec toutes sortes d’expressions qu’il y a dans le Sh[ulchan Aruch] qu’une Brit Milah qui a été repoussée, alors à Chabbat tu ne la fais pas car tu peux retarder la Milah, et toutes sortes d’expressions qu’il y a là. Mais il y a ici [l’interdiction] d’être Arel (incirconcis), et il y a ici une question de Karet selon le Raavad, et c’est ainsi que l’Alter Rebbe tranche dans les lois de Shehita, comme je l’ai mentionné. Donc, par conséquent, la Milah est à son heure la veille de Chabbat. C’est pourquoi on fait un repas de Brit Milah la veille de Chabbat, qu’elle ait été repoussée ou non repoussée. Après, alors, revenons à la question de qui peut venir. Concernant le Pidyon Haben (rachat du premier-né), alors, un Pidyon Haben dont le temps est la veille de Chabbat, il n’y a pas de question, c’est son jour. Pas la veille de Chabbat, c’est son temps. Alors, on rachète et on fait un repas. Mais si c’est un Pidyon qui n’est pas à son temps – il y a des gens qui ne savaient même pas, il y a des gens qui se sont trompés dans le calcul – alors ce n’est pas son temps. L’enfant était si malade qu’on ne l’a pas fait. Alors, dès que tu as en fait un Pidyon Haben qui n’est pas à son temps, quelle est la loi (din) ? Alors, chez l’Admour Hazaken, quand vous regardez son expression, au début, il écrit que, puisque ce n’est pas son temps, alors la Mitzvah, en fait, est déjà repoussée. Il en ressort de là que tu ne peux pas faire la Mitzvah et ne pas faire le repas. Il ressort des expressions du début du Saïf (paragraphe) que tu la repousses, tu la repousses avec le repas. Mais à la fin, entre parenthèses, il écrit : « Plutôt, il le rachètera sans repas. » Plutôt, tu le rachètes sans repas. C’est le contraire de ce qui ressort des trois heures [lignes] précédentes. Alors, chacun sursaute quand il voit cela, il ne se sent pas à l’aise avec l’expression. Alors, il y a en fait, cette contradiction est inhérente, elle est claire et nette. Il n’y a pas ici, quand on regarde bien l’expression, simplement, je ne l’ai pas ici sous les yeux, mais, ou prends-la, tu veux Attends, attends, attends, il y a un cours là-dessus, précisément. J’explique juste : « Puisque la Mitzvah a déjà été repoussée de son temps, elle sera aussi repoussée la veille de Chabbat à cause de l’honneur de Chabbat. » Il parle de la Mitzvah du Pidyon Haben, alors elle sera repoussée. Et alors il dit : « Plutôt, que feras-tu ? Il le rachètera sans repas de festin (mishté). » Alors, peut-être feras-tu le Pidyon Haben avec quelque chose de petit, un peu de Mezonot (aliments à base de céréales), sans, ne fais pas ici un grand repas, fais le minimum, pas un repas de festin et tout. Mais avant cela, il ressort que, alors tu repousses la Mitzvah. C’est pourquoi il y en a qui lisent : « Et il ne le rachètera pas sans repas. » Alors, pourquoi souligner ? Il l’a dit plus ou moins avant cela, c’est ce qui ressort. Plutôt, tu peux dire que, ici, il y avait vraiment une Hava Amina (première supposition) qu’il est écrit que la Brit Milah, ils l’ont reçue avec joie, et c’est pourquoi cela doit être lié. Mais le Pidyon Haben, l’essentiel, c’est que tu fasses le repas, d’accord. Alors, tu retardes le repas de Mitzvah d’un jour, et cela. Alors, il le souligne. Il est clair qu’il ne le rachètera pas sans repas, mais plutôt, repousse, repousse cela au dimanche, car on ne rachète pas le Chabbat. Alors, il en ressort que c’est ainsi que Rav Haim Naeh comprend vraiment. Il dit qu’il faut adopter la version « Et il ne le rachètera pas ». Il y en a qui disent : « Non, il faut garder ce qui est écrit. Rachète, mais avec un petit repas. » Car alors, il ressort avant cela que tu repousseras. Mais d’accord, il voulait dire que, à cause d’un grand repas, alors tu aurais pu penser qu’il faut tout repousser. Mais d’accord, on peut faire le Pidyon et le repas, c’est. Et au maximum, le grand repas, tu le feras un autre jour. Alors, il en ressort que chez Habad, il y a deux approches. Au début, pour l’instant, je vais te donner une troisième approche, qui est la mienne et celle de quelques autres Rabbanim. Donc, ou ne pas racheter et adopter la version de Rav Haim Naeh, de repousser cela au dimanche, car c’est un Pidyon Haben qui n’est pas à son temps. Ou le faire, mais sans grand repas. Ou faire le Pidyon avec un grand repas. Et c’est ce que je dis : faire, racheter avec un grand repas, le contraire de ce qui est écrit chez l’Admour Hazaken. Et pourquoi ? Très simple. Même Rav Ashkenazi était d’accord avec moi, et beaucoup d’autres ont été d’accord, de grands Rabbanim Habad, beaucoup sont d’accord avec cela. J’ai aussi parlé avec le Rav qui a écrit le « Pidyon Kekhito » (nom d’un livre sur le Pidyon Haben), le Rabbi de Berlander. Alors, il y a en fait, j’ai fait ce cours justement devant Rav Ashkenazi, alav hashalom (paix à son âme), et devant, devant de nombreux Rabbanim, le Rav était Rosh Yeshiva (directeur d’école talmudique) de Kfar Habad, Rav Grozman, il y avait Rav Teperdowitch. C’était à Youd-Tes Kislev (19 Kislev, fête Habad) en 5759 (1998-1999). C’était au Pidyon Haben de mon fils Binyamin. Alors, justement, il y a la photo où je leur fais une Drasha (sermon) au repas. Alors, bref, il y a plusieurs opinions concernant un Pidyon Haben qui a été repoussé. Alors, il y a plusieurs opinions. Je ne vais pas répéter les trois opinions. Il y a une opinion, c’est le Magen Avraham, même ici, même dans le [Siman] Taf Kof Samekh Het, il dit que, qu’est-ce que « Miben Hodesh » (à partir d’un mois) il faut racheter ? « Tivdé » (tu rachèteras), l’intention est que tu peux racheter à partir du jour Lamed (30) jusqu’à quand ? Jusqu’à tant qu’il est vivant, c’est le temps qui commence. Ici, tu as une Mitzvah de faire la Brit Milah le huitième jour. Alors, concernant la Mitzvah du huitième jour, cela doit-il être à 7h00 du matin ? Cela peut être à 15h00, cela peut être à [?], cela peut être aussi à 17h00, cela peut être avant le coucher du soleil, tout est en ordre. Seulement, quoi ? Zrizim Makdimim LeMitzvot (les zélés devancent [l’accomplissement des] Mitzvot). D’accord. Mais le temps, c’est toute la journée. Donc, ici, c’est à partir du jour Lamed (30) et au-delà. Et donc, si tu ne rachètes pas ce jour-là, tu as failli à « Zrizim Makdimim LeMitzvot ». C’est ce que le Magen [Avraham] soutient, beaucoup d’autres Poskim (décisionnaires) le soutiennent ainsi, le Tanya Rabbati, il y en a beaucoup. Mais il y a des Poskim qui disent : « Non, à partir de là, il transgresse un Assé (commandement positif). » C’est comme si tu transgressais un Assé. Alors, non, ce n’est pas nécessairement un Assé qui se renouvelle à chaque instant. C’est aussi existant que chaque jour il y a un Assé, en fait. Seulement, puisque tant que tu es dans le jour Lamed (30), c’est bon. Mais au-delà, c’est comme si tu transgressais un Assé à chaque instant et instant. Et alors, cela devient très grave, car tu transgresses un Assé. Maintenant, le Magen Avraham dit que tu ne transgresses pas un Assé. Mais simplement, l’Admour Hazaken, ici, tranche les Halakhot (lois) selon de nombreuses choses qui sont liées au Magen Avraham. Et c’est pourquoi il se base – car il y a des Poskim qui tranchent différemment, qui soutiennent qu’on peut faire un Pidyon même s’il n’est pas à son temps. C’est ce qu’il me semble que le Michna Beroura dit, n’est-ce pas ? Le Michna Beroura dit que, qu’un Pidyon qui n’est pas à son temps, on ne le fait pas le vendredi. Et alors ? Mais le Magen Avraham soutient différemment. Quelle est la raison ? Car il ne soutient pas que « d’ici et au-delà, il transgresse un Assé ». Mais regardez dans le Siddour (livre de prières). Le Siddour, l’Admour Hazaken ne l’a pas écrit dans le Kountres HaShoulkhan Aroukh (appendice du Choulkhan Aroukh) quand il avait 25 ans. Il l’a écrit à l’âge de 60 et quelques, 68 ans, à la fin de sa vie, il a écrit le Siddour et le Psak (décision halakhique) du Siddour. Qu’écrit-il là-bas ? Qu’il faut le racheter le jour Lamed (30), et d’ici et au-delà, il transgresse un Assé. Le contraire du Magen Avraham. Oui, selon toutes les opinions, c’est-à-dire, tous ceux qui ont écrit un livre sur le Pidyon Haben écrivent que l’Admour Hazaken [soutient qu’]il transgresse un Assé, il contredit le Magen Avraham. Oui, il n’y a pas de discussion là-dessus. Et par conséquent, selon l’opinion qu’il transgresse un Assé d’ici et au-delà – c’est explicite dans le Siddour – alors toute l’histoire a sauté. De la même manière qu’il est interdit d’être Arel (incirconcis), de la même manière que quoi ? Pourquoi le Pidyon Haben serait-il ici un problème ? Le Pidyon Haben sera un problème seulement si, en fait, ce n’est pas son temps maintenant. Donc, si ce n’est pas le moment, pourquoi nuirais-tu au repas de Chabbat ? Mais si je dois faire maintenant le Pidyon Haben parce que je transgresse un Assé, alors il est clair que le repas est en ordre. D’accord. Alors, et plusieurs fois, Baroukh Hachem (D.ieu soit béni), nous avons eu l’occasion de dire aux gens de faire un Pidyon Haben, même repoussé. Cela n’arrive pas souvent que quelqu’un repousse, mais il y a des gens qui disent : « Toute la semaine, nous n’avons pas réussi. Maintenant, c’est jeudi. » Parfois encore, tu attrapes quelqu’un, tu lui dis : « Attends, tu sais que tu es obligé de faire un Pidyon Haben ? » « Ah, je ne savais pas, je ne savais pas. » Parce que ma femme est juive et le père est non-juif. Je ne savais pas. Alors, attends, mais la mère est israélite, il n’y a aucun lien avec le père. Il y a beaucoup de cas. J’ai eu un cas, justement, hier. Quelqu’un m’a demandé hier, il ne savait pas que l’enfant devait être racheté (Pidyon). Il s’agit d’une femme qui était mariée à un Cohen (prêtre), elle a divorcé de lui. Donc, divorcés. Et ce qui s’est passé quelques mois après cela, quatre mois après cela – et en fait, avant le divorce, ils étaient déjà séparés depuis longtemps – ils se sont rencontrés à un certain moment, ils ont fauté, et de cette union est née une fille. Donc, elle est Halala (profanée, fille d’un Cohen et d’une femme interdite à un Cohen). Car lui, il est divorcé. Même sans mariage, elle est Halala. Donc, est née une fille Halala. Maintenant, cette fille a eu un fils. Et je reçois une question, oui, je reçois une question hier, je devrais vous montrer cela plus tard. Bon, bien sûr, sans noms et sans rien. Mais je reçois la question, et on me dit cette situation. Alors, maintenant, elle s’est mariée avec quelqu’un qui n’est pas Cohen, et elle est Halala. Car une femme qui est Israélite, qui est Bat Cohen (fille de Cohen) ou Bat Levi (fille de Levi), n’est pas obligée, il n’y a pas de Pidyon. Mais ici, elle est Bat Cohen Halala. C’est pourquoi elle est obligée, ils sont obligés de faire le Pidyon Haben. Donc, le Pidyon Haben, souvent, il ne sera pas à son temps. Halal (licite) – bon, ici, ils l’ont fait hier, mais – Halal, il est obligé de faire le Pidyon Haben. Un Halal (profané) à qui naît un fils. Alors, un Halal à qui naît un fils, le problème, oui. Alors, aussi, bien sûr, bien sûr qu’il est obligé. Là où il y a une question dans le Shoulkhan [Aroukh] et dans le Shina [?], c’est autre chose. C’est si, en fait, il n’est pas profané. Il est allé avec sa femme, avec la femme divorcée, ils ont eu un enfant, et c’est un fils. Le fils est-il, car ce fils est Halal, mais le père n’est pas Halal. Le père est un Cohen qui a causé la profanation, mais un Cohen ne se profane pas par cela. Et alors, le père, qui est Cohen, est-il obligé de racheter son fils, alors qu’il est Cohen ? C’est la question. Question. Alors, à ce sujet, il est écrit dans le Shoulkhan Aroukh, toute la discussion est de savoir quand ils feront le Pidyon, s’il sera majeur et pas par l’intermédiaire de son père. C’est là qu’il y a une discussion à ce sujet. Bon, maintenant, continuons notre sujet. Pourquoi ne pas repousser le repas lui-même ? Très simple, car il n’existe pas une telle chose, il n’y a pas une telle Halakha (loi). Quand il y a, quand il y a une Mitzvah, qu’il y a un Pidyon Haben, il y a un repas. Demande à quelqu’un : « Rabbi, j’ai un Pidyon Haben aujourd’hui, c’est le jour Lamed (30), mais j’ai envie de faire le repas trois jours plus tard. » « Où ? » « Aujourd’hui, je fais une Brit Milah aujourd’hui, mais j’ai envie de faire la Brit Milah, le repas de Brit Milah, deux jours plus tard, demain. » « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Où cela existe-t-il ? » Alors, ici, c’est la même chose, la même chose. Une Brit Milah qui a été repoussée, pourquoi, pourquoi ne repousse-t-on pas le repas ? Parce que maintenant, c’est la Mitzvah de faire la Brit Milah. On ne peut pas la repousser. Donc, si on ne peut pas la repousser, alors c’est un paquet. Alors, le repas vient avec. Donc, ici, parce qu’il transgresse un Assé (commandement positif), c’est très simple. D’accord. Avançons. Donc, l’un des exemples, voici, vous m’avez demandé, Rav Touboul, vous m’avez demandé parfois, il y a chez l’Alter Rebbe, si parfois, alors peut-être que la conclusion sera différente. C’est un exemple. Donc, ce n’est pas différent parce que c’est l’Admour Hazaken lui-même dans le Siddour. Mais il est clair que parfois, tu vois le Shoulkhan Aroukh, et pourtant, cela ne veut pas dire que c’est la fin du verset (sof passouk). Parfois, il y a le Tzemah Tzedek, parfois il y a une révision de l’Admour Hazaken. D’accord, d’accord, d’accord. Avançons. Concernant un repas de Brit Milah, cela n’a rien à voir, ce sont les lois de la Brit Milah. Mais en passant, l’une des sources de cette discussion se trouve dans le [Siman] Reish Mem Tet (249) chez nous, et aussi chez l’Alter Rebbe. J’ai eu une fois un Rav Habad qui a dit à quelqu’un qui avait une Brit repoussée – c’est ici, des faits quotidiens, pas comme le Pidyon Haben, le Pidyon, c’est généralement une erreur – mais une Brit repoussée, c’est plein. L’enfant était malade. Maintenant, c’est bon, il peut être circoncis jeudi ou vendredi. Mais ce n’est pas une Brit Milah à son temps. Alors, dans la Guemara, qu’est-il écrit ? Qu’une Milah (circoncision) qui a été repoussée, il est facile [de la faire] à Sheves (Chabbat) [selon] Kisraïm [?]. Pourquoi ? Alors, que fais-tu, une Brit Milah le huitième jour si cela tombe un Chabbat ? Tu apprends maintenant, si, si tu as une Brit Milah qui a été repoussée, alors qu’est-il écrit ? Que le Chabbat, c’est interdit. C’est seulement une Milah à son temps qui repousse le Chabbat. Alors, qu’est-ce qui ressort d’ici ? Que jeudi, vendredi, chaque jour, on peut la faire. C’est seulement le Chabbat. Mais le Tashbetz (Rabbi Shimon ben Tzemah Duran) a innové une chose énorme. Le Tashbetz, c’est Rav Shimon meDuran. En fait, il est né dans, vous connaissez la région d’Aragon en Espagne. Quand vous descendez de France, vous avez l’Espagne, et sur le côté droit, il y a des îles aussi, je pense que cela s’appelle Les Îles Baléares, quelque chose comme ça, Baléares, quelque chose comme ça. Ce sont des îles, des îles, oui. Alors, là-bas est né Rav Shimon meDuran, l’un des grands Rishonim (premiers décisionnaires). C’était il y a 700 ans. Alors, bref, si vous êtes en Espagne, que vous êtes sur ces îles, en face, sur le côté droit, alors si vous descendez, c’est l’Algérie. Alors, finalement, il est descendu en Algérie. Et son fils, le Rashbash, c’est Rav Shlomo ben Shimon meDuran. Alors, maintenant, le Tashbetz, en fait, il est très célèbre, l’un des grands, qui est beaucoup cité dans la Halakha (loi juive). Alors, le Tashbetz vient et dit : une Brit Milah qui a été repoussée, il est interdit de la faire le jeudi. Il ne parle pas spécifiquement du vendredi, il est indulgent le vendredi. Il dit que parce qu’après trois jours, en général, il fallait le laver à l’eau chaude, et il y a toutes sortes de choses qui profanent Chabbat pour lui. Et alors il dit : « Voici, nous avons appris dans le [Siman] Reish Mem Het (248), même s’il y a une Mitzvah ici – ici, il est clair qu’il y a une Mitzvah de le circoncire, car il est interdit de rester Arel (incirconcis) et tout – mais même s’il y a une Mitzvah, si cela peut entraîner des profanations de Chabbat par la suite, et de manière certaine, en particulier, alors il dit : « Non, ne faites pas la Milah. » Et le vendredi, en général, il dit que le danger arrive le troisième jour après la Milah. Alors, il dit que le vendredi, ce n’est pas un problème. Mais le jeudi, puisque Chabbat, c’est [le surlendemain], le vendredi, c’est un problème. Beaucoup n’ont pas compris ainsi. Beaucoup ont même compris que même le, comme, même le vendredi, c’est un problème, car il peut toujours y avoir un risque, une hémorragie, des choses, et il y a une probabilité très, très élevée qu’il y ait ici des profanations. Alors, beaucoup de grands d’Espagne l’ont accepté, Rav Haim Palaggi, le Hida, le Knesset Hagedola, beaucoup ont pris le Tashbetz. Il était quand même un Rav très, très important, l’un des grands Rishonim. Et vraiment, ils ont eu cette coutume. Une Brit Milah qui a été repoussée, même, il y a un Taz dans les lois de la Milah, dans le [Siman] Reish Samekh Beth, qui dit que même le vendredi, c’est un problème. Mais qui conteste cela ? Le Magen Avraham. On le rapporte dans le [Siman] Reish Mem Tet (249). Il y a ici aussi, même pour [?], on voit que le Magen Avraham conteste. Et le ShaKh (Siftei Cohen) dans Yoreh Deah conteste. Et vraiment, on peut dire que la plupart des Poskim (décisionnaires) contestent. Et plus que cela, beaucoup disent aujourd’hui que même le Tashbetz aurait dû se rétracter. Car aujourd’hui, ce n’est plus la même chose. Aujourd’hui, ce n’est pas qu’il y a un risque élevé de profanation. Le risque élevé est qu’il n’y aura aucune profanation. Quoi, en général, à part des cas isolés où parfois une Brit Milah se complique, oui. C’est pourquoi, chez Habad, on est très strict pour que le Mohel (circonciseur) soit compétent, avant même sa crainte du Ciel (Yirat Shamayim). C’est, si tu peux combiner les deux, c’est encore mieux. Mais son professionnalisme, c’est très important. Ne prenez pas de risques pour faire plaisir à telle ou telle personne qui n’est pas experte. Après qu’il se soit exercé pendant des années et qu’il fasse beaucoup de Brit Milot. Peut-être qu’il y en a un qui en fait une fois toutes les deux semaines, un mois, deux mois, quelque chose comme ça. Un Mohel expérimenté qui fait cela souvent, alors en général, tout va bien. Donc, c’est pourquoi, même lui aurait dû se rétracter. Oui. Et quoi, pour la souffrance de Chabbat ? C’est une Mitzvah de circoncire. Alors, c’est pourquoi, chaque fois qu’on me demande, Sefaradim, Ashkenazim, Litaïm (Lituaniens), je ne leur dis jamais, si c’est jeudi, vendredi, de faire la Brit Milah, comme la plupart des Poskim (décisionnaires). Et même l’Alter Rebbe y adhère aussi. C’est ce que j’ai commencé à dire, qu’une fois, un Rav Habad – cela m’a simplement énervé beaucoup – j’entends quelqu’un dont la Milah (circoncision) a été repoussée, et soudain sa fièvre est tombée, nous avons même attendu une semaine, et maintenant c’est devenu jeudi. Alors, un Mohel (circonciseur) appelle et me dit : « Le Rav Untel a dit qu’il n’y a pas de Brit Milah jeudi, vendredi, il n’y a pas de Brit Milah. » J’ai dit : « Quoi ? La plupart des Poskim (décisionnaires) contestent cela ! Et l’Admour Hazaken conteste cela ! » Où ? Reish Mem Tet (Siman 249). Vous voyez ici, une Brit Milah le vendredi qui a été repoussée, on dit : « Fais la Brit. » Il aurait fallu dire : « Mais de toute façon, on ne fait pas de Milah le vendredi. » Et en plus, il s’appuie sur le Magen Avraham, et le Magen Avraham, c’est clair. Donc, c’est pourquoi, il est certain qu’il faut agir ainsi. Et même chez les Sefaradim, Rav Ovadia dit une chose pareille. Il dit : « Bon, seulement dans les endroits où c’était la coutume, alors il faut maintenir la coutume. » Oui. Aujourd’hui, je ne pense pas qu’il s’agisse maintenant d’un endroit où c’était la coutume, avec toutes les communautés qui sont mélangées. Celui-ci est à moitié Marocain, celui-là à moitié Tunisien, et chacun, la moitié de la maison fait un peu comme ci, un peu comme ça. Ne dis pas ici qu’il y a une coutume. Donc, la directive est de circoncire, même si c’est repoussé. C’est une parenthèse au début. Alors, avançons. Il y a un Kountres Aharon (appendice). Pendant la journée, si vous avez le temps, répondez-y vraiment. Le Aleph, Beth, en général, Aleph, Beth, Guimel, sont très, très pratiques. Le Beth, d’ailleurs, est très court. Mais vous vous souvenez l’avoir vu dans le Beit Yossef, et vous avez sûrement remarqué que vous ne l’avez pas revu dans le Me’haber (auteur du Choulkhan Aroukh) ou le Rama, qu’il y a ceux qui distinguent dans les repas, que si c’est un repas normal, c’est permis la veille de Chabbat, nous avons dit, seulement à partir du début de la [dixième] heure. Mais si c’est BeKehila (en communauté), mais si une personne mange régulièrement ainsi – il y en a même qui l’écrivent même sur les dégustations de [?], si c’est de manière régulière que tu manges, pas comme ça, cela t’est arrivé, mais de manière régulière, organisée, il se peut qu’il y ait un problème avec cela. Alors, on ne tient pas compte de cette opinion. C’est ainsi que l’Alter Rebbe l’explique dans ce Kountres Aharon. Maintenant, dans le Kountres Aharon Aleph, Kountres Aharon très intéressant. C’est en fait, en fait – et ici aussi, c’est quelque chose qu’on ne sait pas, comme beaucoup ne savent pas pour les grands repas la veille de Chabbat, ils pensent que c’est interdit si ce n’est pas un repas de Mitzvah – il y a autre chose, même si c’est un repas de Mitzvah, tout le monde ne peut pas y assister. Maintenant, qui dit que tout le monde ne peut pas y assister ? C’est en fait, c’est rapporté par le Magen Avraham, mais aussi par l’Alter Rebbe, mais il y a ceux qui contestent cela. Le Rama, lui, n’a pas limité aux proches et à dix personnes. Le Rama ne limite pas. Le Halahot Yezotah ne limite pas. Le Levoush, l’élève du Rama, ne limite pas. Beaucoup disent qu’il n’y a pas de problème ici. Mais l’Admour Hazaken a dit. Mais très important, toujours être précis, être précis dans le Shoulkhan Aroukh. Chaque mot de l’Admour Hazaken est en or. Il n’est pas écrit ici que c’est une Mitzvah de s’abstenir. Bien. Et même dans le Kountres Aharon, il explique pourquoi c’est bien. Il dit que parce que l’Eliyahou Rabba et tout, et l’Eliyahou Zouta et le Levoush contestent cela, mais c’est bien. D’accord. Alors, qu’est-ce que cela signifie ? Que selon l’Admour Hazaken, il en ressort ainsi : le Ba’al Habrit (celui qui fait la circoncision, le père), tout le monde vient, c’est sûr. Les proches. Qu’est-ce que les proches ? Ce que nous avons appris dans Even Haezer, Siman 34, [Saïf] Guimel, qu’ils sont disqualifiés pour témoigner (psoulei edout). Donc, tous les disqualifiés pour témoigner peuvent venir. Disons, deuxième au troisième [degré de parenté], ce ne sont pas des disqualifiés pour témoigner. Oui, oui. Tu, à ta cousine ou à ton cousin, à l’enfant du cousin, oui. Donc, bref, les proches, et encore dix personnes en plus de cela. Maintenant, il en ressort que, pour ne pas se tromper, à une Brit Milah, il peut y avoir 1000 personnes à la Brit. Tu n’es pas obligé de rester pour le repas. À la Brit Milah, il n’y a pas de limitation. Mais rester au repas, qui est généralement un repas riche, oui, alors à ce repas, seulement ces personnes : les Ba’alei Habrit (ceux qui font la circoncision), les proches et dix personnes. Maintenant, si tu ne fais pas partie d’eux, tu vois déjà qu’il y a plus de dix personnes assises, alors tu ne devrais pas t’asseoir là. Maintenant, c’est difficile pour toi, tu as très envie. Wow, c’est un ami, quand même, c’est un bon ami à moi. Je n’ai pas mangé. Wow, quand verrai-je déjà une telle table ? Souvent, je n’ai pas vu de [?] et de [?], je ne sais quoi. Alors, alors, quand même, il est écrit : « Bien. » Si c’est, si tu vois que c’est très difficile pour lui. Mais en somme, ce n’est pas interdit. Tu as le Levoush, tu as. C’est pourquoi l’Alter Rebbe justifie. Que dit le Kountres Aharon ? « C’est pourquoi j’ai écrit ‘bien’, car il y a plein, plein d’indulgents à ce sujet. » D’accord. Donc, c’est pourquoi, si on demande, il est clair que c’est un Hidour (embellissement). L’Admour Hazaken soutient qu’il y a un Hidour à ne pas participer au repas. Mais c’est un Hidour, ce n’est pas obligatoire. Une personne qui sent qu’elle en a besoin, alors elle en a besoin. D’accord. C’est un point. Maintenant, maintenant, dans le Kountres Aharon, en passant, il y a quelque chose d’intéressant. C’est l’essentiel du Kountres Aharon. Mais ce qui est intéressant, en passant, cela commence avec le Maharshal Halevi. Le Rama Halevi, il est le Rav du Shela (Rabbi Yeshaya Horowitz). Rav Shlomo Halevi. Il est le Rav du Shela. Il est aussi le Rav du Bach, aussi le Rav du Sema (Sefer Meirat Einayim), aussi le Rav du Maharshal Halevi. C’est le Maharshal. C’est pourquoi le Maharshal Halevi, souvent, on l’appelait ainsi, car c’est aussi son élève et aussi le Maharshal qui a vécu 92 ans. Alors, il a eu le temps d’avoir des élèves et des élèves d’élèves. Il était déjà âgé de son vivant. Une personne qui vit 92 ans peut voir les élèves de ses élèves. Alors, parfois, c’est confus, car parfois tu vois que le Sema est l’élève du Maharshal, ce n’est pas en contradiction, aussi du Maharshal et aussi du Maharshal Halevi. D’accord. Maintenant, le Maharshal Halevi, il y avait en fait une Brit Milah la veille de Chabbat, et il était Sandak (parrain). On a pris un Rav important pour être Sandak. Il a vu qu’il y avait, il y avait déjà dix personnes qui mangeaient, et les proches mangeaient, et alors il a dit : « Je ne mange pas. » Bon. L’Admour Hazaken dit : « De toute façon, on n’est pas d’accord avec lui, car il est Sandak. Sandak, il est certainement l’un des Ba’alei Habrit (ceux qui font la circoncision). » Mais qu’a-t-il dit ? Il a dit : « Pourquoi je ne viens pas, je ne reste pas au repas ? Je suis seulement Sandak, mais je ne reste pas au repas. Car pendant la semaine où tombe Tisha BeAv (9 Av, jour de jeûne), nous ne mangeons pas de viande, chez nous, à partir de Rosh Hodesh Av (début du mois d’Av). S’il y a une Brit Milah, Medin (selon la loi stricte), il est permis qu’il y ait de la viande, et tout le monde peut venir, à partir de Rosh Hodesh Av. Mais pendant la semaine où tombe Tisha BeAv, il y a des limitations. Et alors il a dit : « J’ai vu qu’il y avait déjà dix personnes, etc. Et c’est pourquoi, c’est pourquoi, et là-bas il est écrit vraiment qu’il y a une limitation sur qui peut venir, en dehors des proches et de dix personnes. » Alors il dit : « Je vois déjà qu’il y a trop de monde ici, alors je ne peux pas. » Alors, il a en fait voulu apprendre de la semaine où tombe Tisha BeAv pour ne pas venir la veille de Chabbat. Alors, le Shela lui a écrit, son élève, il dit : « Je ne te comprends pas, Rabbi. Car ici, là-bas, je peux comprendre qu’il y ait une Houmra (rigueur) de ne pas participer à un repas de viande, car le repas aurait pu être aussi lacté (Halavi) pour un repas de Brit Milah. Alors, c’est vrai, il y a une Mitzvah, et on a fait avec de la viande, il y a une permission. Mais cela aurait pu être aussi lacté. Donc, tu avais une alternative. S’il y avait eu du lacté, tu aurais pu venir. Alors, je peux comprendre pourquoi on s’abstient de venir, car il y a une autre possibilité. Pourquoi, pourquoi as-tu décidé de faire avec de la viande ? Fais lacté. Mais ici, la veille de Chabbat, un grand repas, qu’est-ce que ça m’importe qu’il soit lacté ou carné ? Les deux sont problématiques, ils nuisent à l’appétit de Chabbat. » C’est l’argument du Shela. D’ailleurs, l’Alter Rebbe dit : « Je ne comprends pas pourquoi le Magen Avraham rapporte justement l’argument du Shela, alors que le Maharshal Halevi lui a répondu sur sa question, il lui a dit : ‘Tu te trompes. Tu veux dire que là-bas, il y a une alternative, c’est pourquoi c’est plus grave.’ Mais, premièrement, là-bas, il n’y a pas d’alternative. Il est écrit qu’il doit y avoir ici de la joie, et il n’y a pas de joie sans viande. La Brit Milah doit être avec de la viande, il n’y a pas de concept comme celui-là où ce n’est pas le cas. Donc, cela revient au même. » D’accord. Alors, tu peux apprendre du Shela qu’il pensait qu’on pouvait faire lacté. Aussi d’un certain Sofér (scribe), un certain [?], lui aussi soutient qu’on peut faire lacté. Et du Maharshal Halevi. Et maintenant, l’Admour Hazaken, tu vois qu’il va bien avec le Maharshal Halevi. Il dit seulement qu’il n’a pas raison en ce qu’il est Sandak (parrain), c’est pourquoi il peut certainement venir. Mais son argument est un argument. Et même l’Alter Rebbe y fait référence, il dit : « Comment le Magen [Avraham] rapporte-t-il le Shela ? » Tu vois, le Shela n’a pas [raison]. Excellent. Donc, en passant par cette discussion, tu peux ainsi voir, néanmoins, combien il est important de faire un repas de viande lors d’une Brit Milah. Et tu dis : « Je n’ai pas d’Alter Rebbe là-dessus. » Nous l’avons ici de manière indirecte. Maintenant, il y en a qui ont voulu dire : « Non, ce n’est toujours pas une preuve. » On peut dire ainsi : on peut dire que, étant donné que c’est une Mitzvah de se réjouir, et qu’il n’y a pas de joie sans viande, alors c’est vrai qu’on peut faire aussi, selon le Maharshal Halevi, un repas lacté. Mais ne pense pas à cela comme des alternatives. C’est la meilleure chose à faire avec de la viande, et il y a une permission. Alors, pourquoi, de là, peut-on apprendre concernant la veille de Chabbat ? Mais ce n’est pas simple, cela ne semble pas, cela ne sonne pas ainsi. Cela sonne comme s’il soutenait : « Tu peux, tu n’as pas besoin de lacté. » Il dit : « Non, seulement avec de la viande. » Donc, voici, ici, une autre preuve que, parfois, on s’étonne de ce qui se passe en France ou dans d’autres endroits. Alors, à part le fait que tu vois parfois, disons ainsi, qu’on peut trouver des circonstances atténuantes quand tu fais vraiment un repas à 8h du matin pour une Brit Milah, à 9h30, va voir quelqu’un qui veut manger de la viande. Et même si tu dis que c’est une joie, non, ce n’est pas une joie ici, ce n’est pas une joie. Et ce n’est pas, comme nous l’avons dit dans le cours, pour la plupart des gens, c’est une joie. Pour la plupart des gens, ce n’est pas une joie de manger de la viande. Bon. Alors, qui t’a dit de le faire si tôt ? Bon, tôt, Zrizim Makdimim LeMitzvot (les zélés devancent [l’accomplissement des] Mitzvot). Mais quand même, les Brit Milot étaient souvent tôt, et il est écrit « carné, carné ». Alors, souvent, c’est comme ça, au milieu. Vous connaissez les Brit Milot en semaine. Une Brit Milah en semaine, on te dit 8h00 du matin, Shekhit [?]. Ce n’est pas, ce n’est pas 8h00 du matin. Les premiers arrivent à huit heures, jusqu’à ce qu’il y ait un Minyan (quorum de prière), c’est 8h40. Et s’il y a la lecture de la Torah, encore plus. Et jusqu’à ce qu’ils finissent, et jusqu’à ce que le Mohel (circonciseur) arrive, et jusqu’à ce que ceci, cela. Et alors, quand il y a un repas, même si c’est le matin, tu frôles déjà les 10h30, 11h00. Et ce n’est pas la fin du monde de manger de la viande. Donc, premièrement, quand tu peux faire avec de la viande, fais-le. Pour trouver des circonstances atténuantes, ou vraiment que c’est très, très tôt, je peux comprendre. On lui dit : « Non, nous, je, après ça, après ça, je vais au travail. Je, 7h00 du matin, Shekhit [?], 8h30, nous sommes au repas. » Difficile. Ce sera vraiment une souffrance. Si tu mets de la viande, ce sera une souffrance. Alors, dis : « Bon, il y a un certain Sofér [?], il y a l’Alter Rebbe. » D’accord. L’Alter Rebbe ne fait que débattre pour produire les discussions qu’il veut produire et arriver à la conclusion, de toute façon, que, ici, c’est un Sandak (parrain), ou il y a beaucoup plus de proches, et même, même en général, toute la démarche, il dit à la fin, il dit aussi : « Toute la démarche n’est pas si, si, si. » Car, en somme, ce n’est que « bien ». Car le Rama et le Levoush et l’Ilouzot disent qu’on peut venir sans limitation, n’est-ce pas ? Alors, alors, ne me construis pas. Donc, trouver des circonstances atténuantes, c’est possible. Mais dès que cela arrive à une heure, quand même, 11h00 et quelque, c’est vrai qu’on aime faire lacté, et on aime cela. A priori, c’est un repas de Mitzvah, et c’est carné. C’est un Kountres Aharon (appendice). [Siman] Reish Mem Tet (249), Beth. Kouriot [?] est plus grave. Maintenant, et je sais que je suis enregistré, mais au contraire, que cela fasse grand bruit. J’ai été à plusieurs Britot (pluriel de Brit Milah) en France, je n’ai pas vu cela en Israël. Aux États-Unis, je pense qu’ils font sur, à cause de. Mais on fait Netilat Yadayim (ablution des mains) au moins. Maintenant, tu vois, tu as des tables énormes de toutes sortes de gâteaux lactés français, avec des crêpes et des omelettes et cela. Les gens goûtent comme ça des pains au chocolat, comme des croissants et des choses, et c’est tout. Il n’y a pas, il n’y a pas de Birkat Hamazon (actions de grâce après le repas), il n’y a pas cela. Alors, parfois, il arrive que, quelques, peut-être au moins quelques membres de la famille, ils mettent leur [?] en couleur et font Netilat Yadayim. Mais souvent, j’ai vu dans de nombreux endroits, vraiment, tu ne le vois même pas. Les gens mangent comme ça, à volonté. Alors, premièrement, quand tu manges plein de Pata BaBekisnin (produits de boulangerie sur lesquels on ne dit pas Motsi) pour une quantité de quatre œufs et plus, et avec tout ce que tu goûtes, tu dois faire Netilat Yadayim, certainement. Et en plus de cela, pourquoi changer les coutumes d’Israël ? Cela a toujours été un repas. Et vous voyez ici que l’essentiel du repas, c’est le pain. Alors, d’accord, dis que c’est Chabbat, Chabbat, c’est lié à la manne et lié à cela. Simplement, toujours, l’Alter Rebbe l’écrit dans le [Siman] Kof Pé Het (188) que l’essentiel de la joie, c’est dans le pain. Nous l’avons mentionné dans le Sh[iur] du Rashbam. Alors, faire la Halakha (loi), ne pas faire ce que les gens font. Il y a ici une Halakha, il y a ici un Shoulkhan Aroukh. Leur dire : « Oui, essaie de faire carné. » Et il te dira : « Trop tôt le matin. » Alors, je comprends, ici, cela nuira vraiment. Tu mettras de la viande, même de la charcuterie, c’est déjà dégoûtant, ce n’est pas, ce n’est pas intéressant. Mais au moins qu’il y ait ici une ambiance, on s’assoit, et ceci, et cela, et c’est tout. Maintenant, quelqu’un, on ne s’assoit pas à des tables. Ici, ce ne sont même pas des tables, c’est un bar. Vous connaissez ça ? On va, on goûte ci, on goûte ça. C’est simplement le contraire des choses. Bon. Désolé pour la longueur du cours. Euh, ça, nous l’avons dit. Le repas de Pourim, nous l’avons dit. Oh. Concernant, euh, oui, ça, nous l’avons dit. Concernant les Sheva Berakhot (sept bénédictions nuptiales), il y a ici une discussion intéressante chez l’Alter Rebbe, chez les Aharonim (décisionnaires plus tardifs). C’est une discussion entre Rav Haim Naeh et le « Tehilat Davidod » [?], l’un des, était un Hassid. Alors, il est écrit ainsi : que le repas de fiançailles (Eroussin), on dit que l’Alter Rebbe, dans le [Siman] Kof Nun, est indulgent. Il y en a qui sont stricts, un repas de fiançailles, ne pas le faire la veille de Chabbat. Tu peux te fiancer un autre jour. Les arrangements matrimoniaux (Shidoukhim) en général, le Michna Beroura rapporte ici des [opinions] que ce n’est pas un repas de Mitzvah. L’Alter Rebbe soutient que c’est bien un repas de Mitzvah, dans le Tamad [?] des Shidoukhim, oui. C’est ainsi dans le Tamad. Oui, c’est un repas de Mitzvah, c’est ce qu’il écrit dans le Tamad. Mais en cela, on l’appelle un repas de Sblonot (cadeaux de fiançailles) ou un repas de Kinyan (acquisition) de Shidoukhim. Dans la Halakha, il y a un Kinyan, il y a aussi des Sblonot, des cadeaux. Ce n’est pas juste ça, c’est pour ça que c’est comme une étape plus engageante dans le mariage, c’est pourquoi c’est un repas de Mitzvah. Alors, bref, l’Alter Rebbe soutient qu’un repas de fiançailles est bien permis la veille de Chabbat. Mais même un repas de Shidoukhim, d’après cela, il en ressort que si c’est une Mitzvah, c’est bon. Mais si ce sont des fiançailles qui ont eu lieu un autre jour, et qu’on a repoussé le repas, et que maintenant on veut [faire] le repas des fiançailles qui ont été repoussées – les fiançailles ont eu lieu, mais le repas a été repoussé au vendredi – c’est déjà un problème. Tu ne l’as pas fait le même jour, ne le fais pas la veille de Chabbat, dit l’Alter Rebbe. Ce qui n’est pas le cas pour un repas de mariage (Nissouïn), où il y a un concept de semaine de Sheva Berakhot, d’une semaine. Par conséquent, c’est bien en ordre. Oh, quelle est l’explication simple (pshat) ? Il se peut qu’on ait fait un mariage un certain jour. Le mariage a eu lieu jeudi, et maintenant, vendredi, on veut faire le repas. Alors, ici, il dit : puisque c’est le repas, il doit être ici, ce repas, c’est, c’est simplement qu’il n’y a pas eu ici de repas de mariage. Alors, tu dois le compléter. Alors, le repas de mariage, il dit que jusqu’à une semaine, tu peux le compléter. Ou, ce qui n’est pas le cas si une personne se marie mardi, et mercredi, il y a eu un repas de mariage. Mais maintenant, une personne veut t’inviter aux Sheva Berakhot, et te dit : « Venez tel jour. » « Non, tel jour, nous ne pouvons pas, nous avons un problème ici, nous devons aller au [?] de quelqu’un. » Mais il faut faire chaque jour des Sheva Berakhot. Alors, le cœur, comme nous l’avons appris dans Even Haezer, autrefois, on ne faisait pas chaque jour des Sheva Berakhot. Le Rabbi lui-même a eu deux Sheva Berakhot pendant toute la semaine. C’est seulement une innovation des 40 dernières années. Tous les anciens d’Anash (membres de la communauté Habad) racontent qu’ils ont eu deux Sheva Berakhot. Jusqu’à ce qu’il y ait des conditions (tnaïm), on fait des Sheva Berakhot. Pas comme on fait aujourd’hui, chaque jour des Sheva Berakhot. Parfois, c’est bien, car parfois les gens se disputent pour que tu aies des Sheva Berakhot, alors tu n’as pas de problème. Et parfois, tu trouves une famille qui n’a pas tellement d’amis, ou que les gens ne proposeront pas, et tu n’as pas beaucoup de Sheva Berakhot. Alors, selon la Halakha, tu n’as pas d’obligation. Mais il est clair qu’il y a un repas de Mitzvah pendant les Sheva Berakhot avec les conditions des six, sept Berakhot (bénédictions). Alors, vient Rav Haim Naeh et dit : si tu veux faire des Sheva Berakhot maintenant, un jour, il vous invite à un petit-déjeuner Sheva Berakhot, ou il les invite à 13h00 pour des Sheva Berakhot, et ce n’est pas, ce n’est pas le repas de mariage qu’ils n’ont pas fait, ce sont des Sheva Berakhot. Alors, il dit : selon l’Admour Hazaken, il se peut que ce soit interdit. C’est ainsi qu’en fait, Rav Haim Naeh l’apprend. Moi, je ne l’apprends pas ainsi. Et Baroukh [Hachem] (D.ieu soit béni), je pense qu’à la fin, j’ai trouvé cela une fois chez le Tehilat David, il n’apprend pas ainsi. Puisqu’il y a un concept de Sheva Berakhot pendant une semaine, alors c’est pourquoi, même pour un mariage repoussé, mais même pour des Sheva Berakhot, tu peux le faire. Pourquoi ? Quelle est la preuve ? Pardon. La preuve, c’est que l’Alter Rebbe écrit : « Voir Siman Taf Het Mem. » Maintenant, la loi du [Siman] Taf Het Mem, l’Alter Rebbe l’a rapportée dans le [Siman] Taf Lamed Tet, mais c’est un S[iman] là-bas, mais c’est le Siman, c’est le Siman Taf Het Mem. Il est écrit que lorsque tu arrives aux Sheva Berakhot – puisque le Hatan (marié), autrefois, pas comme aujourd’hui, autrefois, il y avait une tente spéciale où on envoyait les Sheva Berakhot, nous en avons parlé – alors, oui, les invités qui viennent aux Sheva Berakhot peuvent-ils être exemptés de la Soucca (cabane de Souccot) ? Alors, il est écrit là-bas que toute la semaine des Sheva Berakhot, tu es exempté de la Soucca. Car puisqu’il y a une Mitzvah de réjouir le Hatan et la Kala (mariée) pendant sept jours, alors toute la semaine, il y a une Mitzvah de Sheva Berakhot, et c’est pourquoi cela t’exempte de la Soucca. Autrefois. Aujourd’hui, il n’y a plus cette tente, donc même le Hatan et la Kala viennent à la Soucca. D’accord. Mais si l’Alter Rebbe écrit « Voir Taf Het Mem », cette loi, simplement, il parle de l’obligation des Sheva Berakhot de toute la semaine. C’est pourquoi il dit : de toute façon, qu’il y ait des compléments de mariage ou non, qu’est-ce que cela t’importe ? Pendant la semaine du mariage, tu as une Mitzvah de Sheva Berakhot. Donc, c’est en fait chaque jour sa Mitzvah, et cela. C’est pourquoi il est permis de manger. Et c’est ainsi que le Tehilat David l’apprend. Alors, décidez vous-mêmes, réfléchissez après le cours aux deux approches, comment l’apprendre. Moi, c’est ainsi que j’apprends. Maintenant, c’est Lomdous (étude théorique). Mais en pratique, pas nécessairement que cela arrivera. Pourquoi ? Car c’est, c’est quel casse-tête, tous ces Sheva Berakhot ? Allez faire des Sheva Berakhot à 13h00, et quelqu’un t’invitera aux Sheva Berakhot chez lui alors qu’il y a la veille de Chabbat, cela n’a pas de sens. Alors, toutes les familles, que décideront-elles ? Elles diront : « Que faisons-nous avec les Sheva Berakhot du vendredi ? » Elles diront : « Nous les ferons jeudi soir. » Et personne ne sera assez fou pour organiser [des Sheva Berakhot] à midi le vendredi, ou même le matin. C’est un tel casse-tête, il y a ici Chabbat Kodesh (Saint Chabbat). C’est pourquoi, c’est plus une question théorique à débattre que quelque chose qui sera vraiment pratique. Mais il peut y avoir soudain un cas. Quelqu’un passe Chabbat, on n’a pas fait hier soir, et il veut vraiment être strict pour que chaque jour ils aient des Sheva Berakhot. Et ce Chabbat-là, nous sommes invités, toute la famille, à l’hôtel. C’est une famille où seulement tout le monde est invité aux Sheva Berakhot, ou chacun paie sa chambre. Il y a toutes sortes d’arrangements comme ça. Mais, on n’a pas fait hier les Sheva Berakhot. Aïe. Alors, bon, l’un dit : « Bon, nous sommes à l’hôtel pour Chabbat. Je ferai chez moi. Nous ne ferons pas quelque chose de grand. Nous ferons un peu de saumon, du poulet au four, et cela, et nous ferons les Sheva Berakhot. » Alors, c’est possible. Alors, même si c’est un repas riche, il y aura une permission en cela. Mais c’est rare. D’accord. Dernier sujet que je veux aborder, c’est en fait, le sujet de manger après le Kiddouch (sanctification du Chabbat sur le vin). Alors, il y a un concept, oui, c’est un cours très long, alors je vais juste vous donner les grandes lignes, où chercher et quelques conclusions, comme ça, en passant. Je ne veux pas m’étendre là-dessus. Il y a en fait, le Magen Avraham qui dit de ne pas manger les « Grimzeles ». C’est en fait une sorte de Mezonot (aliments à base de céréales), souvent salés, comme, disons aujourd’hui, des T’hiot (sorte de biscuits salés). Alors, ne pas manger cela. Tu fais Kiddouch et tu manges cela. Ou même si tu as accepté Chabbat Mib’od Yom (pendant qu’il fait encore jour), alors dès que tu as accepté Chabbat Mib’od Yom, alors tu peux même boire sans Kiddouch. Donc, on parle du cas où tu fais Kiddouch et tu fais des dégustations de Mezonot ici. Alors, il dit : « Non. » Il y a un problème avec cela. Tu nuis à ton appétit. Donc, ce n’est pas une interdiction grave, comme cela sera expliqué, comme il le dit avant cela, il n’y a pas de Nim’hout (protestation). Mais c’est un problème. Tu, le soir de Chabbat, par exemple – car là, on parle du soir de Chabbat, et cela peut être aussi le jour de Chabbat – et le soir de Chabbat, tu fais Kiddouch, et pour une raison quelconque, tu veux faire toutes sortes de dégustations maintenant. On parle, disons, de Mezonot. Il dit : « Attends, c’est un problème. » Ce que nous avons permis de manger – il y a un problème à manger des T’hiot deux minutes avant l’allumage des bougies, il n’y a pas de problème. Même dans le Mizva Lemina (commandement de s’abstenir), il n’y a pas de problème. Mizva Lemina, c’est un repas. Mais juste goûter un gâteau ou quelque chose, ce n’est pas une interdiction. Alors, quel est le problème ici ? Ici, c’est plus grave. Nous sommes déjà attachés au repas. Nous allons manger. Et toi, avant le repas de Chabbat – c’est le pain qui l’ouvre, c’est l’essentiel, c’est le pain – alors, qu’est-ce que tu manges avant l’essentiel du repas de Chabbat ? Alors, l’appétit, l’importance du Chabbat, cela commence par le pain. Tout ce que tu manges avant cela, tu nuis. C’est pourquoi l’Alter Rebbe rapporte ce Magen Avraham pour la pratique (lema’assé) dans le Shoulkhan Aroukh, sans annotations. Il dit : « Il n’existe pas une telle chose que tu manges. » Celui qui fait cela, il n’y a pas de Nim’hout (protestation) contre lui, car comme nous l’avons dit dans le Mizva Lemina, Medin (selon la loi stricte), c’est permis. Mais tu nuis, tu fais des dégustations avant le repas, tu détruis, tu, le repas. « Ah, non, c’est le même repas, car je mange maintenant. » Non, le repas, ce n’est pas le même repas. Le repas commencera quand tu mangeras du pain. Tout ce que tu manges avant le pain, ce n’est pas le repas. Alors, tu nuis. Il n’y a pas de Nim’hout, c’est plus grave que Mizva Lemina. Mais d’un autre côté, l’Alter Rebbe, oui, cela semble plus grave, même si l’Alter Rebbe dit que, a priori, « il a nui à l’appétit, comme cela a été expliqué ». Il faisait référence à ce Saïf (paragraphe) de Mizva Lehimanea (c’est un commandement de s’abstenir). Mais c’est quand même une expression plus grave. Pourquoi ? Car ici, tu es vraiment juste à côté. Oh. Alors, ici, c’est une question énorme. En général, la nuit, on ne fait pas cela. Maintenant, il y a quand même, chez certains Sefaradim, qui sont pieux, ils aimaient faire cela, faire des dégustations pour multiplier les bénédictions. Alors, c’est aussi une autre question : peux-tu manger seulement pour multiplier les bénédictions, ou causes-tu une Berakha SheEina Tsrikha (bénédiction inutile), et il y a de gros problèmes avec cela, Berashouto (dans son domaine) et cela, et aussi on éveille le [?] une seconde. Alors, l’Admour Hazaken dit que, a priori, c’est un problème quand tu manges cela seulement pour compléter les bénédictions. Et il y a là-dessus un Kountres Aharon (appendice) entier, Dalet, regardez, qui essaie de concilier ceux qui font cela. Mais ici, on ne parle pas maintenant de la priorité dans les bénédictions ou d’une Berakha SheEina Tsrikha. Je parle du problème de nuire à l’appétit. A priori, c’est un problème. Alors, comment peux-tu manger, en particulier que beaucoup le font ? Nous le faisons chaque Chabbat lors d’un Farbrengen (rassemblement hassidique). Tu, à Chabbat, tu fais Kiddouch. Ce n’est pas le repas de Chabbat. Le repas de Chabbat, c’est quand tu feras Netilat Yadayim (ablution des mains) à la maison. Je ne parle pas du cas où tu fais un repas de Chabbat ici, si tu es à la synagogue, tu fais un repas de Chabbat, et il y a du pain et du Tshoulent (plat traditionnel de Chabbat), d’accord, alors c’est le repas de Chabbat. Mais si ce ne sont que des grignotages et de la nourriture, tu nuis. Tu habites en face, tu viens après, tu fais Netilat Yadayim, et tu n’as pas beaucoup d’appétit. Tu dis : « Bon, on va sauter les salades, le poisson, ça, directement le Tshoulent. J’ai déjà mangé. » C’est exactement l’interdiction. Tu as transformé le repas de Chabbat principal en, et tu as nui à l’appétit avec quelque chose qui ne s’appelle pas un repas de Chabbat, ce qui était avant. Alors, d’ailleurs, il y a, il y a Avraham de Boutchatch, d’Ukraine, l’un des Hassidim, qui dit que peut-être, j’ai une [question ?]. Il dit : « Toute la loi dans le Shoulkhan Aroukh, rapportée dans le [Siman] Reish Tet, [Saïf] Dalet, on parle de l’exemple de la veille de Chabbat. Et pourquoi spécifiquement l’exemple de la veille de Chabbat ? Car peut-être que c’est spécifiquement. Car pendant toute la veille de Chabbat, il est permis de faire des dégustations. Alors, si en plus de cela, avant le Kiddouch, après le Kiddouch, tu goûtes quelque chose, cela nuit. Mais quelle est la situation d’une personne le jour de Chabbat matin, en particulier si elle n’est pas un Hassid Habad, elle n’a rien mangé ? » Même nous, car c’est toujours ce que je dis : celui qui pense, en tant que Habad, qu’il peut s’asseoir le Chabbat matin avant la prière et se gaver de gâteaux, de cheesecake, de ceci et de cela, où est-il écrit que c’est permis ? Nous goûtons quelque chose, c’est une dégustation. Tu prends un petit morceau, et un café, un thé, pour avoir la force de prier. Mais on ne parle pas d’une personne qui remplit son ventre avec cela. Même si tu n’entres pas dans la question de, de, je ne sais pas, tu manges des Soufganiyot (beignets de Hanouka), il n’y a pas de question de Birkat Hamazon (actions de grâce après le repas), combien peux-tu manger ? On parle d’une dégustation. C’est certainement cela le Pshat (sens simple). Alors, mais c’est, pas un morceau de gâteau et une boisson et un café, et c’est tout, et il va à la synagogue. Quelque chose, quelque chose qui te tienne un peu. Mais on ne parle pas d’une personne maintenant, c’est parfois, cela dérape chez des gens qui goûtent déjà et mangent presque le matin. C’est de la folie. C’est certain, tu as tous les problèmes qui sont écrits dans le Shoulkhan Aroukh, dans le [Siman] Pat Tet [?], que tu manges avec orgueil et avec cela. Ici, on parle des affamés et des assoiffés, il y a une permission, dit le Rambam. Et nous, justement, nous sommes faibles. Alors, une dégustation. Car en particulier, chez nous, on prie tard. Alors, tu, mais si tu as mangé un peu, quelque chose d’un peu pour couper l’appétit, la faim, il n’y a pas une telle chose. Qu’est-ce que c’est ? Prends un morceau de gâteau, un morceau, et bois quelque chose. Tu veux goûter deux gâteaux ? Prends deux petits morceaux. Et ainsi, tu as un morceau normal, comme une bonne tranche que tu as pour un dessert. On t’apporte à la fin, on a fait un bon morceau de gâteau. Alors, même ici. Mais tu n’es pas censé manger comme tu donnes à un enfant avant le déjeuner, oui. Bon. Alors, revenons au point. Alors, le Eshel Avraham veut dire ainsi : puisque l’on ne mange, on ne mange rien le jour, tu arrives affamé de la synagogue, à midi, une heure de l’après-midi, tu arrives. Alors, goûter un peu quelque chose lors d’un Farbrengen, ce n’est pas comme une personne qui, le vendredi, a quand même fait des dégustations et a mangé, et si tu manges encore un peu, cela s’ajoutera à un grand compte et cela nuira. C’est ainsi qu’il veut justifier la coutume du monde qui fait des dégustations le Chabbat Kodesh (Saint Chabbat), le jour. Une sorte de, oui. Ad… Attends, je ne parle pas de, ah, non. Tu fais Kiddouch à la synagogue. Kiddouch à la synagogue, oui. Mais c’est avant le repas, avant le repas. Le repas, cela n’entre pas dans le repas. Le repas, c’est le pain, comme nous l’avons dit ici. Oh. Alors, maintenant, il y a un Kountres Aharon (appendice) très intéressant, c’est le Guimel. Vous pouvez l’étudier à l’intérieur, il n’est pas difficile. Alors, il dit en fait ainsi : il dit, a priori, il y a une contradiction dans le [Siman] Reish Ayin Guimel, Saïf Zayin, chez l’Alter Rebbe, c’est dans le Saïf Zayin, qui dit que, car le Kiddouch doit être à l’endroit du repas. Que peut être à l’endroit du repas ? Que tu boives un Reviit (mesure de liquide) de vin en plus du Melougma (bouchée), disons, chez nous, que tu manges un Kazayit (mesure de volume, équivalent à une olive) de Mezonot (aliments à base de céréales) ou de Kougel (plat traditionnel), quelque chose, ou même des Mezonot, ou que tu manges un Kazayit de pain. Et alors tu t’acquittes du Kiddouch, pas du repas de Chabbat, mais du Kiddouch. Alors, cela s’appelle Minei Targima (sortes de desserts) dans la Guemara. Tu manges avec toutes sortes de Mezonot. Attends, comment peux-tu manger des Mezonot ? Car il est interdit de manger avant de faire Netilat Yadayim (ablution des mains). Alors, c’est ce que le Maguid Mishna [dit] avec cette loi qui est écrite dans le [Siman] Reish Nun Guimel, qu’il soutient lui-même. Alors, il dit : « Oui, ce n’est pas une question. Dans le [Siman] Reish Ayin Guimel, il t’a appris la loi du Kiddouch à l’endroit du repas. Mais il ne te dit pas quand tu fais le repas. Qui te dit qu’il ne fait pas le repas, peut-être une demi-heure plus tard ? » Ici, cette loi qui est écrite dans le [Siman] Reish Mem Tet (249), c’est que, avant de faire Netilat Yadayim, tu fais toutes sortes de dégustations, ou tu manges des Mezonot, tu manges des T’hiot (sorte de biscuits salés). Et alors tu fais Netilat Yadayim. C’est un problème, car maintenant, maintenant tu nuis un peu à ton appétit. Il dit : « Si tu attends un peu de temps » – il ne dit pas le temps, mais disons un quart d’heure, une demi-heure, il y a un temps entre les deux qui passe, et tu n’as pas mangé des tonnes – « alors, d’accord, tu recevras l’Avon (punition) plus tard, car tu n’as pas fait de repas ici. Tu as fait un peu de Grimzeles, tu as goûté un peu quelque chose, tu as grignoté des Mezonot salés. Alors, d’accord. » Donc, dans le [Siman] Reish Mem Tet (249), on parle du cas où tu entres immédiatement dans le repas du Motsi (bénédiction sur le pain) après, et c’est un problème. Alors, par exemple, une personne mangera au Kiddouch à la synagogue, et ensuite elle ne fait que traverser la route et fait Netilat Yadayim. Il ne se passe pas de temps. On n’appelle pas « passer du temps » trois minutes de marche, quatre minutes, cela ne s’appelle rien. Alors, ici, c’est un problème, dit l’Admour Hazaken. Et dans le [Siman] Reish Ayin Guimel, il enseigne la loi du Kiddouch à l’endroit du repas, et il ne t’a pas dit que tu mangeras immédiatement après du pain. Mais il [suppose] qu’un peu de temps passe. Mais, dit l’Admour Hazaken, mais l’affaire se complique un peu, car dans le [Siman] Taf Ayin Aleph, il ressort du Rashbam et tout, la Sougya (passage talmudique) de Arvei Pessahim (veille de Pessa’h), alors il en ressort que, justement, il y a des choses, quand tu manges en fait avant le repas, cela t’attire justement l’appétit. Ce que tu voulais dire parfois, que tu manges avant le pain, tu grignotes toutes sortes de choses, non seulement cela ne te nuit pas à l’appétit, mais cela t’entraîne en fait à manger davantage. Alors, et ici, nous avons dit le contraire. Alors, pourquoi est-il écrit, en fait, quand tu manges des choses, des fruits et des choses, euh, avant l’allumage des bougies la veille de Pessa’h, c’est un problème ? Alors, concernant le fait que tu manges juste à côté, il dit : « Car ici, du temps est passé. » Si un peu de temps est passé, alors l’estomac se ferme, et alors cela te nuit à l’appétit. Mais si tu manges et qu’immédiatement tu entres dans le repas, ton ventre est encore, l’estomac est encore ouvert, alors au contraire, cela t’attire l’appétit. Alors, il dit : « Oui, cela semble une Svara (raisonnement logique) contraire à ce que nous avons dit précédemment, que si du temps passe, alors justement, il n’y a pas de problème, et quand il y a un problème, c’est quand tu manges les Grimzeles et qu’immédiatement tu entres. » Et alors, l’Admour Hazaken dit deux types de justifications (téroutsim). Une justification, il dit : « Alors, en fait, il y a ‘immédiatement’, il y a ‘un peu de temps qui passe’, et il y a ‘plus de temps qui passe’. » Alors, tu peux dire ainsi : si tu entres vraiment immédiatement dans le repas, que ton ventre est encore ouvert, alors mange et entre dans le repas immédiatement. C’est-à-dire. Mais si quelques minutes d’arrêt passent, disons que tu fais 10 minutes d’arrêt – habillons juste cela de [chiffres], il ne donne pas de définitions précises – mais il dit, si des dégustations, comme les Sefaradim font, ils font un peu d’olives, un peu de ceci, ils goûtent, ils font des bénédictions, et alors ils font Netilat Yadayim (ablution des mains) et entrent pour manger, alors l’estomac était ouvert, c’est bon. Mais s’il y avait eu, en fait, un peu de temps qui passait, disons qu’il n’y a que [?] et cela, alors il se peut qu’ici, l’estomac se ferme, et ici, cela te nuira. Et si vraiment, il y a ici, c’est une demi-heure, il y a ici une heure, il y a un certain temps que tu as attendu entre ces dégustations et le repas, alors ici, puisque ce n’est pas immédiat, c’est bon, cela ne te nuit pas. » C’est une justification. Une autre justification, il dit : « Cela dépend de ce que tu manges. » Quand tu manges de la nourriture, disons, du pain, des Mezonot (aliments à base de céréales), ce sont des choses qui nuisent à ton appétit quand tu les manges immédiatement. Si tu manges cela avant l’heure, alors c’est bon. Mais quand tu manges cela juste à côté, comme la justification, comme ce qu’il y avait au début quand il a concilié avec le [Siman] Reish Ayin Guimel, alors quand tu manges cela juste à côté, alors je peux comprendre que cela, en fait, ne nuit pas quand ce n’est pas juste à côté. Mais si tu manges cela juste à côté, comme les Grimzeles, alors ici, cela nuit. Alors, qu’est-ce qui ne nuit pas quand c’est juste à côté ? Des choses qui ont une certaine acidité. Tu manges un peu de fruits, un peu de légumes, cela, cela t’ouvre [l’appétit]. Il est connu, ces experts qui t’apportent parfois, ils t’apportent quelque chose, ils te mettent un morceau de melon, ou ils te font quelque chose qui justement attire l’appétit. Alors, il dit : « Ou des sucreries. » Tu prends un bonbon, un chocolat, ou quelque chose qui est sucré, de petits morceaux, une noix avec du miel. Alors, ce sont des choses qui peuvent justement t’ouvrir l’appétit. Et de quoi le Magen Avraham a-t-il parlé ? Il t’a parlé des Grimzeles. S’il t’a parlé de, tu prends maintenant une Matsa (pain azyme), tu prends une La’hmaniya Mezonot (petit pain sur lequel on dit la bénédiction Mezonot), tu prends des T’hiot (sorte de biscuits salés), il est clair que même si tu entres immédiatement dans le repas, cela te cause déjà un préjudice à l’appétit. Maintenant, ça, c’est l’Alter Rebbe, dans tout le Kountres Aharon (appendice), ce sont des arguties (pilpoulim) qu’il fait sur ce sujet. Mais faites attention à une chose très simple, faites attention. Car beaucoup, c’est la question qu’une personne qui étudie la Halakha (loi juive), à la fin, en dehors de comprendre chaque passage, elle doit comprendre une chose à partir d’une autre. Tu comprends ? Si tu n’es pas un Lamdan (érudit), ce sera difficile pour toi d’être un [?]. Pour être un [?], tu dois aussi faire beaucoup de révisions, ou alors tu as une mémoire naturelle. Et deuxièmement, tu dois être un peu Lamdan. Car tu apprends le Kountres Aharon, « Oh, j’ai des justifications », et tu construis, comme beaucoup de gens prennent des Likoutei Sihot (recueils de discours du Rabbi) avec toutes sortes de « il y a à dire, il y a à dire, il y a à dire », ils construisent des montagnes d’Halakhot. Attends, le Rabbi, toute la Torah entière est déployée devant lui, il débat. Ce n’est pas maintenant une décision halakhique (Psak Din). Alors, cela va dans toutes les directions, cela tire dans toutes les directions. Alors, d’accord, il y a à dire ici, il y a à dire là, il y a à dire ici. D’accord. Alors, ici, que fait le Kountres Aharon ? Il te dit toutes sortes de choses. Mais quelle est la conclusion ? Car selon, si, si je prends une justification du Kountres Aharon, je peux dire ainsi : pourquoi l’Admour Hazaken, dans le Shoulkhan Aroukh plus haut, a-t-il écrit qu’on ne mange pas juste à côté du repas, et il ne t’a rien dit ? Il t’a dit « Grimzeles ». Le Magen Avraham t’a donné cet exemple. Il ne t’a pas donné d’exemples. Donc, toute chose est un problème à manger immédiatement, oui. Mais tu diras : « Non, si ce sont des sucreries, c’est bon. » Fais une distinction. Il ne fait pas de distinction. Pourquoi ? Car l’Alter Rebbe a débattu des Sougyot (passages talmudiques), et pas nécessairement que, puisqu’il y a plusieurs façons d’apprendre, puisque tu peux apprendre ainsi, et alors tu perds cette permission- ci, et si tu apprends ainsi, tu perds cette permission-là. Alors, il en ressort qu’il n’a pas voulu trancher sur cette chose, et il l’a laissée vague, pour être strict. Donc, même quand tu vois, si c’était une note qu’il écrivait 50 ans plus tard. Mais ici, ce n’est pas comme ça, ce n’est pas, ce n’est pas comme les Psakei Hasiddur (décisions du Siddour) ou des choses qu’il a écrites dans une Teshouva (réponse rabbinique) quelques années plus tard. Souvent, pendant qu’il écrit la Halakha pour nous, les gens simples, il met des Halakhot en haut, et celui qui veut des études approfondies (iyounim) et débattre, alors il met des notes en bas. Mais c’est en passant. Alors, pourquoi, pourquoi n’introduis-tu pas cela ici ? Ou tu me fais des distinctions si c’est un peu de temps, beaucoup de temps ? Pourquoi ne le dis-tu pas ? Car simplement, l’Admour Hazaken, dans son Shoulkhan Aroukh, soutient – et il n’a pas non plus fait de différence entre le jour de Chabbat et le soir de Chabbat, comme Avraham de Boutchatch – il ne veut pas que nous fassions des dégustations avant cela. Il ne veut pas. Ce qui n’est pas le cas de la première justification, la première chose qu’il a dite, que c’est juste à côté, c’est bien de cela qu’il parle. Il parle du cas où tu as fait Kiddouch le jour de Chabbat, et tu, et après cela, tu veux manger. Alors, vraiment, si tu fais un Farbrengen (rassemblement hassidique) – car c’est une coutume de faire un Farbrengen – tu fais un Farbrengen. Qui t’a dit de grignoter à volonté, premièrement, et de nuire vraiment au repas ? Car même cette loi, l’Alter Rebbe dit : « Ani Nim’hout » (Je proteste). Alors, si tu gagnes que les Hassidim, cela augmente la crainte du Ciel (Yirat Shamayim), c’est le seul moment, tout le monde a travaillé aux champs et aux charrues, jusqu’à ce qu’il y ait Chabbat Kodesh (Saint Chabbat) pour entendre un peu de Farbrengen, alors l’avantage l’emporte. Si Ani Nim’hout, tu peux dire : « Bon, un Farbrengen, il faut qu’il y ait ici. » D’accord. Mais pourquoi manger comme ça ? Et aujourd’hui, on fait des méga- Kiddouchim (pluriel de Kiddouch) dehors, on fait des Kiddouchim avec des milliers de shekels, des milliers d’euros. Tu entres dans un problème. Tu veux encore faire Netilat Yadayim (ablution des mains) avec du pain, et tu penses continuer à la maison, et c’est le même repas. Alors, il y a encore de quoi parler. Mais manger comme ça, plein, il est clair que tu arrives à la maison, et c’est le vrai repas, et c’est le repas du pain, tu y as nui, et c’est un problème, et tu n’as aucune coutume. Il y a une coutume Habad de le faire. La coutume Habad, tu veux que je te montre les tables des grands Hassidim pendant plusieurs générations, ce qu’il y avait là-bas ? Chez le Rabbi, quand Youd-Pé [Beit Kislev ?] durait quatre heures, nous regardions le verre et le gâteau éponge. Comme s’il n’y avait rien. Il n’y avait rien. Parfois, ils faisaient Kiddouch et goûtaient avant cela un peu de Tshoulent (plat traditionnel de Chabbat) ou quelque chose. Mais Farbrengen, comme du vin sur la table. C’était ainsi aussi chez [?] à Chabbat Kodesh (Saint Chabbat), qu’ils fassent des repas. Quels repas y avait-il là-bas ? Quelques ering qui se battait seul avec l’oignon ? Il n’y avait rien. Donc, c’est pourquoi, ne dites pas, en calculant : « Non, non, c’est une coutume Habad. » Non, la coutume Habad, ce n’est pas de grignoter à volonté et de manger. Ça, certainement pas. Et deuxièmement, ce que tu peux faire, puisque quand même tu as grignoté un peu, alors, d’accord. Si tu habites un peu loin, un quart d’heure, 20 minutes, excellent. Si ce n’est pas le cas, alors tu peux laisser au moins une [période] de 20 minutes passer, plus ou moins, et que ce ne soit pas juste à côté. Et alors tu as la justification, au moins, que l’Alter Rebbe soutient bien. Il dit que ce qui est écrit dans le [Siman] Shan Guimel, c’est quand ce n’est pas juste à côté. Si c’est juste à côté, alors. C’est ainsi qu’en fait, il convient de savoir et de faire attention. Bien. .

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Déroulement de la vidéo:

7 au début du Siman, on parle du fait qu&;une
personne ne devrait pas voyager trois Parsaot
(anciennes mesures de distance, pluriel de Parsa)
7 la veille de Chabbat, car elle arriverait alors
7 à destination – que ce soit sa maison ou chez
quelqu&;un d&;autre – et ces personnes ne seraient
pas au courant.
7 Autrefois, l&;abondance de nourriture n&;était pas
comme aujourd&;hui. Par conséquent,
7 un invité qui arrive soudainement, ou même le
maître de maison qui arrive chez lui sans
7 s&;être annoncé, pouvait créer un problème de
manque de nourriture.
7 Il y avait de la pauvreté, il n&;y avait pas
l&;abondance d&;aujourd&;hui. Même se procurer les
produits n&;était pas chose
7 aisée. C&;est pourquoi nos Sages (Chachamim) nous
ont dit de ne pas voyager trois Parsaot. Une
Parsa,
7 chaque Parsa équivaut à quatre Mil (ancienne
mesure, 1/4 de Parsa), ce qui fait donc douze
7 Mil. Quatre Parsaot. Et un Mil, c&;est en fait un
temps de marche de 960
7 mètres. Arrondissons donc cela à 12 kilomètres. Le
temps de parcourir 12
7 kilomètres. Donc, la règle (din) était qu&;on ne
pouvait pas voyager.
7 L&;Admour Hazaken (Rabbi Schneur Zalman de Liadi,
le "Vieux Rabbi") souligne que cela s&;entendait
depuis le début
7 de la journée. Par exemple, depuis le Netz Hachama
(lever du soleil). Si le voyage
7 de trois Parsaot, soit 12 Mil, se terminait avant,
alors c&;était
7 acceptable. Au-delà, cela devenait un problème.
C&;est-à-dire qu&;on ne pouvait pas voyager.
Pourquoi ? Parce qu&;une personne pourrait
7 ne pas s&;être préparée, il pourrait ne pas y avoir
assez, pas assez
7 pour préparer le Chabbat. Telle était donc
l&;institution (takana). Alors, Baroukh Hachem
(D.ieu soit béni), vous voyez dans le Magen
Avraham
7 c&;est mentionné, et les Poskim (décisionnaires)
l&;ont accepté, au nom de l&;Agoudah, qu étant donné
qu&;aujourd&;hui on peut premièrement prévenir, même
7 si vous êtes en avion, vous pouvez envoyer un SMS,
un message
7 WhatsApp, et même avant de monter dans l&;avion, et
aussi il y a une abondance, tout simplement une
abondance telle
7 qu&;un invité ne causera aucun préjudice. C&;est
pourquoi cette loi (din) a, en fait,
7 disparu. Maintenant, même si on pourrait en faire
un cours entier, même d&;une heure
7 et demie, un cours sur la mesure du Mil selon
toutes les opinions, car cela touche à de nombreux
sujets, par exemple,
7 concernant les lois de la Melikha (salaison) dans
le Siman 69, Saïf (paragraphe) Vav, que si l&;on
doit saler la veille de Chabbat et qu&;on n&;a pas
le temps de laisser
7 la viande une heure avec le sel, alors la durée
d&;un Mil suffit. Donc, pour de nombreuses choses,
il faut connaître la mesure du
7 Mil. Donc, trois quarts de Mil, la question du
Bein Hashmashot (crépuscule). Il y a, concernant
les Matzot (pains azymes), oui, de ne pas laisser
la
7 pâte un Mil, car elle pourrait lever (le&;hamitz).
7 Donc, dans énormément d&;endroits, les heures de,
souvent, qu&;est-ce que le Netz Hachama (lever du
soleil) ? Qu&;est-ce que Alot Hashachar (l&;aube) ?
etc., etc. Donc, souvent, il faut connaître la
notion du Mil. Nous n&;allons pas en faire un
7 cours, car c&;est très long, avec les preuves dans
toutes les directions. Je vais juste le mentionner
en passant,
7 puisque nous y touchons et que nous voyons
l&;opinion de l&;Admour Hazaken.
7 L&;opinion de l&;Admour Hazaken, vous voyez dans
quel contexte il en parle aussi, en dehors des
trois Parsaot. Pourquoi
7 donne-t-il cette mesure ? Car il dit : quelle
serait la loi (din) si une personne ne voyage pas
à pied, mais autrefois
7 en charrette tirée par des chevaux, aujourd&;hui en
voiture ? Alors, même dans ce cas, allons-nous le
limiter, si les gens
7 ne cuisinent pas en abondance, s&;il va dans un
endroit où il ne sait pas s&;il y aura des magasins
et des choses à acheter ? Alors, même là, le
limiter à 12 kilomètres, c&;est
7 une plaisanterie, c&;est un temps de 10 minutes en
voiture. Alors, il dit que c&;est le même temps.
7 Le même temps reste. C&;est-à-dire que le temps que
prenaient à pied 12 Mil, c&;est le même
7 temps en voiture. Donc, si le temps de 12 Mil,
selon le calcul
7 qu&;il donne, l&;Admour Hazaken, là, entre
parenthèses, cela donne quatre heures
7 et 48 [minutes], ce qui signifie que chaque Mil
équivaut à 24 minutes. On voit son opinion ici,
apparemment, que c&;est 24
7 minutes. Ce qui n&;est pas le cas des opinions qui
se basent sur 18 minutes. Si vous vous souvenez,
dans les lois de Melikha (salaison)
7 dans le Shoulkhan Aroukh, il est écrit en fait que
la mesure du Mil est de 18 minutes.
7 Donc, ici, tu vois l&;opinion de l&;Admour Hazaken
que le Shiur Mil (mesure du Mil) est de 24
minutes. Mais si c&;était 18
7 minutes, cela aurait donné trois heures et 36
[minutes]. Maintenant, je dis en passant, et c&;est
très important
7 pour la pratique (lema&;assé) : le Bach (Rabbi Yoel
Sirkis) dit que si tu prends un autre moyen que la
marche, comme la charrette
7 ou aujourd&;hui les voitures – disons qu&;il n&;y
avait pas de voitures à l&;époque du Bach, mais
nous traduisons cela dans le langage actuel –
7 alors, même s&;il y a des décisionnaires (Poskim)
qui ont même prétendu que même la limitation
7 de temps disparaît. Pourquoi ? Car à pied, il se
peut que tu te fatigues,
7 ce sont des heures de marche, une personne peut
avoir mal, peut-être s&;est-elle blessée, mal
tombée.
7 Souvent, tu penses pouvoir marcher de nombreuses
heures et tu vois qu&;à un certain stade, tu veux
7 t&;arrêter. Ce qui n&;est pas le cas en charrette,
et encore moins en voiture. Il se pourrait donc
que toute la limitation soit
7 d&;arriver avant Chabbat. Maintenant, on voit que
l&;Admour Hazaken soutient qu&;il y a aussi une
limitation d&;heures en voiture,
7 pas 12 kilomètres, mais 4 heures et 48 minutes.
Mais au fait, si vous remarquez, l&;Admour Hazaken
ne
7 l&;écrit pas ainsi. Il y a ici deux nouveautés
(hidoushim) : quand tu voyages à cheval
7 ou en charrette, premièrement, faut-il aussi ce
temps de quatre heures et 48 minutes ? L&;Admour
Hazaken dit que oui. Mais même alors,
7 y a-t-il une limitation que ce soit spécifiquement
depuis le début de la journée ? Car,
7 quelle est l&;explication simple (pshat) ? Si un
homme marche à pied, ce que l&;Admour Hazaken a
bien écrit que c&;est depuis le début de la
journée, qu&;est-ce que cela signifie ? Cela
signifie que si une personne
7 se lève tard, elle a moins de temps. Elle n&;a pas
le temps des trois
7 Parsaot. Mais ici, est-ce que ce sera la même
chose pour
7 la voiture ? L&;Admour Hazaken ne l&;écrit pas ici.
Il aurait pu le dire, car c&;est important de le
souligner. Il y a même des
7 Poskim qui ont prétendu que même la limitation de
quatre heures et 48 minutes, il y en a qui diront
qu&;il y a une limitation, mais
7 comme le Bach, tu n&;as pas de limitation
spécifique, l&;essentiel est que tu arrives avant
Chabbat comme il se doit, mais
7 pas nécessairement que tu doives arriver dans le
premier tiers de la journée. Alors, je vous ai
demandé ce que vous en pensez. Je
7 pense, a priori, qu&;en cela on peut être
indulgent. Il y a de nombreuses raisons logiques
(svarot).
7 C&;est-à-dire que si tu sais que tu arrives de
toute façon comme il faut, tu
7 arriveras trois heures avant Chabbat, alors quel
est le problème
7 que ton voyage, ton vol ou ta voiture doive
7 partir spécifiquement au Netz (lever du soleil) ?
Si tu voyages, je ne sais où, à Eilat, et tu
7 sais que cela prend, je ne sais pas, quatre heures
et 48 minutes de route, alors
7 tu ne dois pas nécessairement partir à 6h du
matin. Tu pourrais peut-être partir à 10h,
l&;essentiel étant que tu arrives.
7 Alors, premièrement, il y a quelques Aharonim
(décisionnaires plus tardifs) qui le disent de
toute façon, que même s&;il y a une limitation, car
ici, de toute façon, c&;est quelque chose
7 qui arrive, il y a beaucoup moins de problèmes.
Maintenant, j&;ouvre quand même une autre Halakha
(loi juive)
7 intéressante qu&;il faut noter pour que vous
sachiez pourquoi. Il y a beaucoup de gens qui
demandent : "Rabbi, est-il permis de voyager
7 la veille de Chabbat ? Peut-être est-ce interdit ?
Peut-être est-il interdit de prendre un vol ? Je
veux aller à Nice, je prends le TGV, je prends un
train
7 rapide, ai-je le droit ou non ?" Des questions. On
va à Genève, on va
7 par-ci, par-là. Donc, d&;après le Siman 248,
concernant la loi de Tyr
7 à Sidon, là-bas, comme nous l&;avons dit, cela fait
partie de la vie.
7 Et comme le Shibolei Haleket le dit, et le Maor
d&;ailleurs – vous avez demandé où est le Maor – eh
bien, le Shibolei Haleket étudie
7 dans notre Maor. J&;ai montré cela au Rav Levy
hier. Donc,
7 bref, là-bas, c&;est pour des besoins spécifiques.
Mais peut-on
7 faire un voyage ? Ici, dans le Siman 248, on voit
que oui. Dans le 249, on voit que oui, si l&;on
sait qu&;on va nous recevoir,
7 qu&;il y a assez de nourriture, ou qu&;il y a un
endroit pour acheter de la nourriture. Tu sais que
tu arrives dans un Kollel (centre d&;études), tu
sais que même si tu vas
7 chez quelqu&;un, il y a plein de nourriture, et
même si tu as loué un appartement, tu sais que
tout est ouvert jusqu&;à telle heure et que tu
7 peux acheter de la nourriture. Alors, il ne
devrait pas y avoir de problème, en principe,
7 à voyager la veille de Chabbat. Mais on peut quand
même voir cela chez le Bach, aussi dans le Prisha,
aussi
7 dans le Chayei Adam, ils disent – le Mishmeret le
mentionne aussi – faites attention quand même à ne
pas voyager dans une situation où vous pourriez
7 profaner le Chabbat. Donc, arrivez bien à l&;avance
(mib&;od mo&;ed). Il y a des
7 gens qui seront stricts avec eux-mêmes. De grands
Hassidim, parfois, ou des Tzadikim (justes),
toutes sortes d&;histoires, que le Hazon
7 Ish, lui, ne sortait pas de chez lui après Hatsot
(midi) pour aller où que ce soit. Il y a toutes
sortes de
7 rigueurs (houmrot) à ce sujet. Mais Halakhiquement
(selon la loi), c&;est permis, mais fais attention.
Donc, à ce sujet, les Aharonim (décisionnaires
plus tardifs) ont écrit, d&;après le Prisha,
7 le Bach et le Chayei [Adam], plusieurs conseils.
Il y en a
7 qui disent : arrive toujours une heure avant
Chabbat. Ne pars pas – je ne parle pas du cas où
tu arrives de loin et tu
7 arrives à la 99ème minute, quand la sirène
retentit déjà, d&;accord, tu es dans le coin – mais
tu dis : "Je vais à Bnei Brak, je
7 vais à Hadera", et fais attention d&;arriver une
heure avant Chabbat. C&;est
7 quelcosa que beaucoup de Poskim (décisionnaires)
ont dit que cela en vaut la peine. Autre chose,
une rigueur (houmra) supplémentaire, le Rav
Mordekhaiyahou l&;a écrit plusieurs
7 fois, il dit : en plus d&;arriver une heure avant
Chabbat, prévois toujours que ton voyage puisse
7 prendre le double de temps. Il y a parfois des
embouteillages à la 99ème minute, il suffit qu&;il
y ait un accident sur la route 6 ou quelque chose,
7 soudain tu es arrêté. Alors parfois, jusqu&;à ce
que l&;accident se dégage, cela prend
7 du temps. Donc, encore une fois, ce que je veux
souligner, ce n&;est toujours pas une Halakha Moshé
Misinai (loi de Moïse du Sinaï, immuable).
7 Il est clair que ce que dit le Prisha, oui, fais
attention, plus ou moins, veille à ne pas arriver
au point de profaner le Chabbat,
7 c&;est évident. N&;y va pas à la 99ème minute en
espérant que tout ira bien. Ne monte pas dans un
avion qui arrive à Ben Gourion une heure avant
7 Chabbat, tu sais qu&;il y a les formalités de
sortie et qu&;une heure, ce n&;est rien. Donc, il
est clair que c&;est une Halakha, il est clair que
ce qu&;ils
7 ont écrit est simple. Mais le fait que tu ailles
maintenant à Bnei Brak,
7 à Jérusalem, et que tu arrives une heure avant, tu
vois des gens qui arrivent à la 99ème minute, ça a
déjà sonné et tout,
7 tu penses déjà que les invités n&;arriveront pas,
oui. Mais alors, tu ne peux pas dire que c&;est une
Halakha Moshé Misinai. Mais
7 une personne craignant D.ieu (Yiré Shamayim) qui
cherche à garder le Chabbat et à n&;arriver
7 à rien [de fâcheux] – l&;Or Letsion en parle
longuement aussi – une personne craignant D.ieu
veille à arriver une heure
7 avant, et prévois que le voyage prenne plus de
temps. Donc si tu penses que Jérusalem c&;est 40
minutes, considère que c&;est
7 une heure et demie, fais comme si c&;était le
double. C&;est quelque chose de très, très utile.
Maintenant,
7 concernant l&;avion, alors oui, c&;est possible. Tu,
je ne sais pas,
7 tu es maintenant à Paris, tu veux arriver en
Israël, il y a un vol à neuf heures, tu arrives
pour Chabbat, qui entre
7 à sept heures, donc tu as une marge de manœuvre.
Maintenant, je peux comprendre qu&;il y ait des
gens
7 qui diront – appelons-les les gens de la pratique
(anshei ma&;assé) – "Je n&;ai pas envie de voyager
un vendredi, je ne
7 veux pas prendre de risques." Parfois, il y a des
problèmes, soudain il doit s&;arrêter en chemin car
il y a un problème de moteur, alors il
7 s&;arrête dans un pays au milieu. Et des histoires,
chacun entend cela au moins une fois par heure, tu
entends que soudain – vous vous souvenez, il y a
7 peut-être un an, ils se sont arrêtés en Grèce et
on ne les laissait pas sortir de l&;avion, et
toutes sortes de choses. Tout
7 le temps tu entends parler de ça. Mais c&;est rare.
Donc, les gens de la pratique qui ne voyagent pas
la veille de Chabbat, excellent. Mais tout le
monde
7 ne peut pas le faire. Si tu peux le faire,
pourquoi choisirais-tu cela ? Mais parfois, ce
n&;est pas que tu peux, c&;est simplement
7 difficile pour toi de faire autrement. Tu voyages
maintenant à Paris, tu as plusieurs missions
(shlihouyot), tu as un Farbrengen (rassemblement
hassidique)
7 mercredi, jeudi tu dois donner un cours quelque
part, ou tu dois marier quelqu&;un. Alors il n&;y a
pas de vol jeudi à minuit, et tu
7 ne veux pas quitter ta communauté ou ta famille
pour Chabbat. Alors tu dis : "Je prendrai
7 le vol de neuf heures du matin." Maintenant, sois
malin. Si tu vois plusieurs heures
7 de retard, n&;y va pas, annule, dis-lui : "Je ne
peux pas voyager, je ne peux pas prendre le
risque, je ne monte pas
7 dans l&;avion." Donc, il faut [faire attention].
Maintenant, tu vois qu&;il n&;y a qu&;une heure de
retard environ, d&;accord. Tu vois que les heures
7 passent et il n&;y a pas, il y a une réparation,
quelque chose au moteur, ils essaient de réparer.
Pendant ce temps, le vol est en retard (delay),
7 il n&;y a pas d&;information claire sur ce qui se
passe. Alors, en général, ici, arrête l&;histoire.
N&;envoie même pas tes
7 valises. Ils savent que si vous ne montez pas dans
l&;avion, ils sont obligés de vous rendre vos
valises
7 en retour. Il leur est interdit de les envoyer si
une personne ne monte pas dans l&;avion et qu&;ils
savent qu&;elle n&;est pas montée. Alors, ils
doivent sortir la valise. Bien, maintenant,
revenons
7 à la question du Mil. Donc, comme je l&;ai dit, je
n&;en ai pas fait un long cours, juste quelques
points.
7 Il est écrit qu&;une personne peut marcher – dans
la Sougya (passage talmudique) de Pessahim 94a –
qu&;une personne peut faire 10 Parsaot
7 en une journée. Alors, est-ce que l&;intention, en
fait, l&;intention simple, a priori, c&;est
7 d&;Alot Hashachar (l&;aube) jusqu&;à la sortie des
étoiles. Et alors, si tu divises cette histoire
7 en Parsaot et en temps, beaucoup arrivent ainsi au
calcul des 18 minutes par Mil. Car c&;est en fait
7 40 Mil, 10 Parsaot c&;est 40 Mil. Il y a une façon
de dire qu&;une personne marchera,
7 en fait, il y a ici une mesure parfois de moins de
Parsaot entre le Netz (lever du soleil), entre le
Netz et, il y a en fait quatre Mil d&;Alot
7 Hashachar jusqu&;au Netz, et quatre Mil depuis le
coucher du soleil,
7 en fait. Et là, tu peux marcher quatre Mil. Et
alors au milieu, si c&;est quatre Mil, c&;est comme
une Parsa et une Parsa.
7 Donc, cela signifie que du Netz jusqu&;au coucher
du soleil, tu marches huit
7 Parsaot. Alors, il y a une opinion selon laquelle
tout dépend des calculs. J&;ai dit qu&;on peut
7 en faire un cours entier. Il y a une opinion selon
laquelle tu dois faire, euh, en fait, c&;est cinq
Milim (pluriel de Mil) qu&;on peut marcher
7 d&;Alot Hashachar au Netz, et cinq Milim
7 du coucher du soleil jusqu&;à la nuit, jusqu&;à. Et
au milieu, combien marches-tu ? Donc, si c&;est
cinq et cinq, alors tu marches 30, oui.
7 Alors, bref, si. Et pourtant, il y en a qui disent
: à partir de quand calcules-tu ? Alors,
7 finalement, il y a une controverse célèbre
7 entre le Teroumat Hadeshen et le Rambam
(Maïmonide). Le Teroumat Hadeshen dira que la
mesure d&;un Mil est de 18
7 minutes. Et le Rambam, dans son commentaire sur la
Mishna du traité Pessahim,
7 dit que c&;est 24 minutes. Maintenant,
7 il se peut que si nous avons le temps, nous
fassions un jour un cours juste sur cela, pour
voir toutes les opinions, comment on l&;apprend
dans la Guemara, etc. Mais j&;ai plein,
7 j&;ai 10 sujets à aborder sur ce Siman, donc je ne
veux pas m&;attarder là-dessus. Juste en passant,
7 que l&;Admour Hazaken, quand il parle de la mesure
du Mil, alors
7 voici un exemple, nous avons un exemple ici dans
le Siman 249 où il dit que c&;est 24 minutes. C&;est
pourquoi il dit que c&;est
7 quatre heures et 48 [minutes pour] 12 Mil. Dans le
Siman 89, ce sont les lois de la prière, le temps
de la prière.
7 Là-bas, il ne mentionne pas ce qu&;est un Mil, mais
il dit que du Netz, d&;Alot Hashachar au Netz, il y
a quatre
7 Mil. C&;est ce qu&;il écrit. Souvenez-vous de cela,
car Rav Haim Naeh, le Yaakov, tous les endroits
chez l&;Admour Hazaken
7 et dans le Pahat [?] selon le Siddour (livre de
prières), pour concilier les choses, il arrive à
la conclusion qu&;il y a cinq
7 Milim, et chaque Mil est de 24 minutes selon son
opinion. Cela fait comme 120 minutes, oui.
C&;est-à-dire, avant le Netz, 120
7 minutes avant. Ce sont des questions concernant
les jeûnes qui commencent à Alot Hashachar, etc.
Et aussi la mesure du Netz,
7 la mesure d&;Alot Hashachar pour de nombreuses
lois. Alors, ici,
7 dans le Siman 89, il dit que c&;est quatre Mil.
Dans le 249, il dit qu&;un Mil c&;est 24
7 minutes. Dans le 184, ce sont les lois du temps
que tu as pour dire le Birkat Hamazon (actions de
grâce après le repas) ou une bénédiction
7 finale (Berakha Aharona). Alors, il entre là dans
toutes sortes d&;opinions. Bon, la conclusion
là-bas, par exemple, c&;est que si tu as
7 mangé beaucoup, cela peut même être plus d&;une
heure et 12 minutes. Mais là, en fait, il ressort
de l&;Admour
7 Hazaken que, quand il parle de la mesure du Mil,
parfois tu dis : "Bon, tu ne sais pas si tu es
rassasié ou non,
7 etc." Ou, pour les autres opinions, c&;est une
controverse, c&;est dans le Magen Avraham. Alors,
pendant qu&;il explique
7 la mesure du Mil, il dit que si tu fais quatre
7 Mil de 18 minutes, cela fait 72 minutes. Et c&;est
ainsi qu&;il considère là-bas qu&;après cela, tu
peux perdre une Berakha Aharona,
7 le Birkat Hamazon. Bon, n&;entrons pas, j&;ai dit
qu&;il y a des lois si tu as mangé à satiété,
beaucoup, alors
7 c&;est beaucoup plus. Mais finalement, il ressort
du Siman 180 qu&;il considère 18 minutes, le
contraire de ce qu&;il a écrit
7 dans le [Siman] 249. Maintenant, dans le Siman
459, ce sont les lois de Pessa&;h, combien de temps
7 tu fais attention à ce que la Matza ne reste pas
sans être travaillée. Donc, Shiur Mil (la mesure
d&;un Mil). Alors, l&;Admour Hazaken dit là-bas, il
apporte les
7 deux opinions. Il y a l&;opinion du Rambam dans son
commentaire sur la Mishna de Pessa&;him, et il y a
le Teroumat
7 Hadeshen. Alors, il dit que l&;essentiel, c&;est 24
minutes, c&;est l&;opinion principale. Mais à cause
de la rigueur (houmra) du Hametz (levain), alors
7 on est strict comme le Teroumat Hadeshen. Donc,
encore une fois, du Siman 459, on voit que
l&;essentiel, c&;est 24 minutes. Donc, cela
correspond
7 au Siman 249, mais ne correspond pas au Siman 184.
7 Et là où l&;affaire se complique davantage, c&;est
dans le Siddour (livre de prières), quand il parle
de l&;entrée du Chabbat
7 etc., et de toutes les lois. Alors, là-bas, il
rejette l&;opinion de Rabbenou Tam.
7 Il dit que l&;opinion de Rabbenou Tam est contre le
sens commun (neged ha&;housh). Oui, vous connaissez
tout ce développement. Alors, là-bas, avec toutes
les arguties (pilpoulim), on a voulu dire :
7 voici, l&;Admour Hazaken, quand il attaque Rabbenou
Tam, il en ressort que le Mil est de 18 minutes.
Et il y a une autre preuve
7 qu&;ils disent, car là-bas, en passant, il a voulu
dire qu&;en Russie,
7 à l&;époque de Mi&;Haïyar Lag BaOmer jusqu&;à quelque
chose
7 de tardif là-bas, en Tamouz, alors il en ressort
là-bas
7 qu&;Alot Hashachar devrait sortir presque à Hatsot
(minuit). C&;est-à-dire que si
7 tu jeûnes le 17 Tamouz – il donne un autre exemple
là-bas – si tu jeûnes le 17 Tamouz, alors il en
ressort que là-bas, c&;est
7 des heures, pas comme aujourd&;hui chez nous, Alot
Hashachar ne sortira jamais à 1h du matin ou à
minuit comme ça. Mais
7 il dit : dans nos pays, à cette époque, selon les
calculs, il en ressort : faites attention à ne pas
manger à partir de Hatsot
7 Hayom (midi). Maintenant, il y a aussi la lettre
du Rabbi, le Gaon (génie), connue, sur Iguerot
Kodesh (Lettres Saintes), Igueret Hateshouva
7 au chapitre 3, concernant le fait qu&;il y avait
des gens qui ne
7 mangeaient pas, en fait, trois heures, en fait,
trois heures avant le Netz (lever du soleil), oui,
7 comme s&;ils commençaient très, très tôt. Alors,
là-bas, il en ressort, le Rabbi a une lettre
7 et explique le Yeroushalmi (Talmud de Jérusalem),
le Bavli (Talmud de Babylone), toutes les
questions. Alors, là-bas, en fait,
7 il en ressort que la mesure est selon Keriat
Hagever (le chant du coq), ce qui est une autre
mesure. Et d&;ailleurs, ce n&;est pas pour la
pratique (lema&;assé), c&;est pour les jeûnes de
7 repentance (teshouva). Pour les jeûnes que nous
faisons, c&;est Alot Hashachar. Mais de là aussi,
il y a de quoi débattre. Je vous donne juste en
passant toutes sortes de sources sur lesquelles
7 on discute. Maintenant, beaucoup ont prétendu,
selon les calculs
7 que l&;Admour Hazaken a dit qu&;en Russie, à cette
époque, cette période-là, il en ressort que tu es
obligé aussi de dire
7 que le Mil est de 18 minutes, selon ces calculs
qu&;il a dits. Ils font un calcul profond, et c&;est
7 beaucoup qui ont écrit là-dessus, Rav Pagelshtut,
Rav Levine, beaucoup ont écrit sur ces choses.
7 Et alors, il en ressort qu&;il y a de nombreuses
opinions à ce sujet.
7 Chez Habad, il y a une opinion selon laquelle le
Shiur Mil (mesure du Mil) est de 18 minutes, comme
Rav
7 Levine. Il y a une opinion comme Rav Haim Naeh,
que c&;est 24 minutes. Et 24
7 minutes, l&;intention est en fait que d&;Alot
Hashachar jusqu&;au Netz, il y a cinq
7 Milim, ce qui fait 120 minutes. Et parfois, cela
peut être plus en été, etc. On parle ici d&;heures
7 plus ou moins proportionnelles (zmaniyot). Et il y
a une opinion chez Habad, Rav Alshvili et aussi
Rav Ashkenazi et quelques
7 autres, qui ont soutenu que l&;Alter Rebbe (Admour
Hazaken) le dit explicitement, cela ne peut pas
être. Tu arrives à la conclusion que c&;est cinq
Mil à cause de toutes
7 sortes d&;histoires. Rav Haim [Naeh] les concilie
bien et dit : l&;Alter Rebbe a dit
7 explicitement, à l&;une des occasions, comme je
vous l&;ai dit, c&;est le [Siman] 89 et quatre
autres endroits, que c&;est quatre
7 Mil. Et que ce sont quatre Mil de 24 minutes, ce
qui donne 96 minutes, oui. Alors,
7 bref, toutes les preuves qu&;on apporte sur les 18
7 minutes, ce que je soutiens – je ne peux pas vous
l&;expliquer car je ne veux pas perdre de temps –
7 mais là où il attaque Rabbenou Tam, selon Rabbenou
Tam, selon ses calculs, il est clair qu&;il
considère 18
7 minutes. Donc, puisqu&;il considère 18 minutes,
alors
7 par conséquent – d&;ailleurs, il y a aussi dans le
Sh[ulchan Aruch] une référence concernant Bein
Hashmashot (crépuscule) et cela, que là aussi
7 chez l&;Admour Hazaken, on peut parfois voir les 18
minutes. Mais, disons brièvement que lorsqu&;il
attaque
7 Rabbenou Tam, il suit la méthode de Rabbenou Tam,
donc il adopte les 18 minutes, c&;est
7 clair. Mais c&;est parce qu&;il suit son opinion et
il le réfute sur la base de son opinion, il dit :
"C&;est
7 contre le sens commun (neged ha&;housh) ce que tu
dis, même selon ton calcul." Mais il est clair que
l&;Admour Hazaken a toujours soutenu
7 qu&;un Mil c&;est 24 minutes, et qu&;il n&;y a que
quatre Mil entre Alot Hashachar et le Netz. Il a
toujours soutenu cela. Que fais-tu avec
7 le [Siman] 184 ? Quelle est la question dans le
184 ? Il y a une question de Safek Berakhot
Lehakel (en cas de doute sur une bénédiction, on
est indulgent).
7 Et là-bas, même sur autre chose, un doute sur la
mesure, il dit : puisqu&;il y a Safek Berakhot
Lehakel, alors il faut
7 être strict en cela, pour ne pas faire une
bénédiction en vain (levatala). Donc, concernant
la Berakha Aharona (bénédiction finale), il a été
strict en cela, comme
7 il a été strict concernant la Matza, pour les
raisons du Hametz (levain) à Pessa&;h. Mais son
opinion, c&;est 24 minutes, comme
7 il l&;écrit ici dans le Siman 249, et comme il l&;a
écrit dans le [Siman] 459. C&;est la Halakha. Ici,
il
7 en discute vraiment et dit explicitement que
l&;essentiel est comme le Rambam et non comme le
Teroumat Hadeshen, et seulement à cause de la
Houmra (rigueur) de Pessa&;h.
7 Il ne faut pas en faire [une généralité]. Et
d&;ailleurs, la preuve qu&;ils ont dite concernant
le calcul de
7 Iyar etc., que l&;Admour Hazaken a écrit, on dit
que ceux qui ont fait des calculs très, très bons
ont vu que ce n&;est pas du tout
7 vrai, et on peut le prouver même sur quelque chose
comme 90 minutes. Et d&;ailleurs, c&;est l&;opinion
du Rav
7 Teichtag. Il y a une opinion selon laquelle chaque
Mil est de 22 minutes et demie. Bon, cela dépend
de comment on le calcule. Je vous
7 enverrai, j&;ai un résumé très intéressant sur ce
sujet aussi. Mais ne perdons pas plus de temps.
Donc,
7 je voulais juste dire qu&;il y a ici un "Sturm und
Drang" (tempête et passion, ici: une complexité)
au sein de l&;Admour Hazaken sur toutes sortes de
Simanim (sections), oui, comment
7 concilier cela, comment concilier dans le Siddour.
Et je dis juste ma conclusion : c&;est 24 minutes,
comme c&;est écrit
7 dans le Siman 249. C&;est pourquoi toute
l&;histoire, c&;est 4 heures et 48 minutes. Mais
comme mentionné, souvent, cette Halakha
7 n&;est plus d&;actualité parce qu&;aujourd&;hui on
peut, on peut prévenir les gens qu&;on arrive, et
aussi les gens cuisinent en abondance, comme
7 le dit l&;Agoudah. Et donc, en cela, nous n&;avons
pas ici de
7 problème. Maintenant, il y a
7 le sujet d&;un repas (Seouda) la veille de Chabbat.
Alors,
7 nous avons dans Guitin, à la page 38, la Sougya
(passage talmudique) de Ketzara,
7 où deux familles se sont querellées. Et ce qui
nous intéresse, c&;est une famille ici qui faisait
des repas la veille
7 de Chabbat. Et bref, nous avons dans de nombreux
passages, dans Pessahim page 99,
7 la discussion où Rabbi Yossi [dit à] Rabbi Yehouda
: peut-on faire un repas la veille de Chabbat et
des jours fériés (Yamim Tovim) ?
7 La veille de Pessa&;h, c&;est beaucoup plus grave.
Maintenant, pour ceux qui ne savent pas pourquoi
la veille de Pessa&;h c&;est plus grave, c&;est parce
7 que c&;est une Mitzvah (commandement) de manger la
7 Matza (pain azyme). Et nous n&;avons pas d&;autre
exemple comme celui-là, en général, d&;une Mitzvah
de manger pour l&;acte même
7 de manger. Par exemple, à Chabbat, ce n&;est pas
que la nourriture est
7 la Mitzvah. La Mitzvah, c&;est le Oneg (plaisir).
La nourriture te procure le Oneg. Tu sais, tu as
fait un mauvais rêve, tu ne te sens pas bien
7 pour manger, tu penses que cela te fera du mal si
tu ne jeûnes pas. Alors, si tu prends plaisir à
jeûner, cela devient
7 permis. Ce qui n&;est pas le cas si une personne a
un Taanit Halom (jeûne suite à un mauvais rêve),
alors quoi, elle ne mangera pas la
7 Matza ? Il y a ici une Mitzvah de manger. Donc,
là-bas,
7 c&;est très, très important qu&;il y ait vraiment de
l&;appétit, car c&;est la Mitzvah de manger,
d&;origine biblique (DeOraïta), vraiment sur l&;acte
de manger lui-même.
7 Alors, là-bas, en fait, à partir de la dixième
heure,
7 tu ne fais même pas un repas normal. Mais
concernant les veilles de Chabbat et les veilles
de Yamim Tovim, il est écrit
7 selon Rabbi Yossi que jusqu&;à ce qu&;il fasse nuit,
jusqu&;à l&;entrée de Chabbat ou du Yom Tov, il n&;y
a pas de problème à manger
7 un repas. Maintenant, comment concilier le fait
7 que deux familles avaient des coutumes
[différentes] ? Il y a de nombreux Rishonim
(premiers décisionnaires) qui discutent dans un
sens et dans l&;autre. Et ce que nous
7 retenons, c&;est comme il ressort du Rambam
(Maïmonide), selon l&;explication du Maguid Mishna,
qu&;en fait,
7 un grand repas, c&;est-à-dire qu&;on n&;a pas
l&;habitude de faire en semaine
7 (yemei &;hol), les repas de Chabbat ne sont pas des
repas ordinaires. Il y a beaucoup de salades, il y
a du poisson,
7 de la viande, un dessert. C&;est un grand repas.
Aussi lors d&;une Brit Milah (circoncision), lors
de réjouissances (sma&;hot), en général, on fait
7 des salades que tu commandes aussi à quelqu&;un qui
travaille dans ce domaine. Alors, que te dit-il ?
7 "Tu veux 10 salades, 12 salades ? Choisis les
salades. Quoi mettre ? Quel poisson ? Quel [plat]
?" Donc, simplement, ce sont
7 des repas riches. On peut aussi imaginer un repas
riche dans un hôtel. Le matin, à l&;hôtel, tu as
des tonnes de
7 salades, des tonnes de yaourts, de fromages et de
choses. Et une personne a payé, alors elle veut
7 profiter de son argent tant qu&;elle est à l&;hôtel.
Et alors tu remplis, tu remplis, même si tu ne
finis pas
7 tout ce que tu veux, mais tu manges richement.
Alors, on dit que le repas riche, c&;est la Guemara
dans Guitin,
7 et c&;est interdit, même dès le matin. Et ce n&;est
pas un Hidour (embellissement) ici, c&;est une
Mitzvah de s&;abstenir, c&;est bien de s&;abstenir.
Interdit, pas seulement que deux
7 familles, une famille a été nommée ainsi. Donc,
c&;est d&;ailleurs l&;une des Halakhot (lois) où il y
a, on peut
7 dire, une très grande [observance] dans le public
Haredi (ultra-orthodoxe) à ce sujet. Souvent, tu
peux aller dans un
7 magasin chez "Big", et il y a là "Cafe Rimon", ils
font le matin une sorte de, le vendredi, ils font
une sorte de
7 dégustation ou quelque chose, et il y a plein de
nourriture, c&;est comme un hôtel. Tu paies une
formule, je ne sais pas,
7 120 shekels, je ne sais combien c&;est, et les gens
mangent à volonté. Ou une personne dit : "Je vais
au restaurant le matin."
7 Tu es maintenant en vacances à Jérusalem, ou tu es
à l&;hôtel, ou tu dis : "Je vais au restaurant."
7 Et si tu vas déjà au restaurant, ce n&;est pas pour
un café et un gâteau. Il y en a qui font ça
7 souvent, tous les deux jours ils vont prendre un
café et un gâteau ou quelque chose de petit. Et il
y a des gens qui vont au restaurant, c&;est
7 pour se lâcher. Alors, le vendredi, c&;est
interdit. Peu importe si tu as prié au Netz (lever
du soleil) ou non, c&;est interdit toute
7 la journée. C&;est d&;ailleurs un point
7 important. J&;ai vu plusieurs Bahourim (jeunes
hommes), Avrekhim (jeunes hommes mariés
étudiants), qui ont remarqué qu&;à un certain
stade, l&;Alter Rebbe parle d&;un problème d&;appétit
(teavon) pour Chabbat,
7 et que ce n&;est pas aussi grave que ce que nous,
nous verrons plus tard, l&;Admour Hazaken dit que
ce n&;est pas
7 si grave, c&;est pourquoi il n&;y a pas de
protestation (nim&;hout). Et il y a l&;expression
"tu pourras faire, manger comme il faut". N&;est-ce
pas, vous avez vu
7 cette expression à ce sujet. Et il faut faire
attention, car il y a des choses qui sont faites
seulement par Mitzvah
7 de s&;abstenir, ou pas vraiment Medinah (selon la
loi stricte), et il y a des choses que les Sages
ont complètement interdites, comme
7 ceci. Alors, quelle est la différence ? Et en
particulier, que tu peux dire
7 un repas normal, très tard
7 dans l&;après-midi, cela pourrait, a priori, nuire
davantage à mon appétit qu&;un repas que j&;ai pris
à l&;hôtel à 8h00
7 du matin. A première vue, même si tu as beaucoup
mangé, alors tu dis, tu sors du petit-déjeuner
7 à l&;hôtel, tu dis : "C&;est bon, je ne mange plus
pendant deux ou trois jours", oui, tellement tu as
senti que tu avais mangé. Mais
7 finalement, tu vois qu&;à 6h00 du soir, 7h00, tu as
très, très faim. Oui. Alors, que se passe-t-il ici
? Premièrement, tu peux dire : ils n&;ont pas
7 voulu faire de distinctions ici, jusqu&;où tu
débordes ou non dans le repas, peut-être que cela
dure quelques heures, c&;est un
7 grand repas. Peut-être que si on commence à
permettre à 8h00 du matin, on sera aussi indulgent
à 13h00. Alors, peut-être qu&;ils ont fait une
sorte de
7 "Lo Ploug" (pas de distinction) sur les repas
riches. C&;est une possibilité d&;expliquer ainsi.
J&;explique plutôt
7 différemment. Car là, c&;est interdit même dès le
matin, et a priori, il y a un problème que tu ne
mangeras pas comme il faut.
7 Alors, je dis ainsi : vous savez qu&;il y a des
gens, parfois, c&;est sûr que chacun a une histoire
personnelle à ce sujet,
7 parfois tu n&;as pas mangé, c&;est l&;heure du repas,
alors tu as faim comme à chaque repas, et tu n&;as
pas envie de
7 manger. Pourquoi ? Pas à cause du sport ou quelque
chose, tu veux faire un régime. Tu n&;as pas envie
de manger. Quelqu&;un t&;a dit
7 quelque chose qui t&;a énervé, c&;est bon, tu ne te
sens pas bien maintenant. Tu as reçu une mauvaise
nouvelle,
7 quelque chose. Alors, tu n&;es pas dans ton
assiette, ça te coupe l&;appétit, oui. Donc, dans
l&;appétit, il y a aussi
7 le moral, l&;envie de manger dépend aussi de
beaucoup de choses. Une personne qui est au milieu
de calculs très, très
7 importants, elle ne sent même pas qu&;elle a faim.
C&;est ce qui est écrit dans le Maamar Siah Sodot,
n&;est-ce pas ? Une personne qui aime les concepts
intellectuels (mouskalot) et cela, et soudain,
parfois, ils ne
7 mangent presque pas pendant un jour et demi. Une
personne, tant qu&;elle n&;est pas arrivée, elle est
en train d&;écrire un Hidoush (nouveauté,
interprétation originale), elle n&;a pas envie de
manger.
7 Elle est maintenant concentrée sur un Hidoush
qu&;elle veut dire et l&;habiller de mots, c&;est
difficile pour elle,
7 elle n&;a pas envie. Donc, une personne – et cela
fonctionne vraiment, et les Sages l&;ont sûrement
vu –
7 une personne qui a fait un repas énorme
7 ce jour-là, alors, c&;est comme – vous est-il déjà
arrivé d&;avoir plusieurs jours
7 de Yom Tov (fête) l&;un après l&;autre ? Alors, oui,
parfois, parfois trois jours, c&;est rare en
Israël, mais les Français
7 connaissent bien cela, nous les Sefaradim. Alors,
au début, "Wow, des salades, c&;est délicieux, et
ceci, et cela", et tu as mangé
7 de l&;agneau, je ne sais quoi. C&;est bon. Après, tu
dis : "Halas (assez), je n&;ai plus envie."
Qu&;est-ce que ça veut dire "je n&;ai plus envie" ?
Tu as mangé
7 hier à 18h, maintenant il est 14h, tu es allé
prier, c&;est sûr que tu as
7 faim. C&;est bon, c&;est cassé, je n&;ai pas envie.
Toutes ces viandes,
7 toutes ces choses, je n&;ai pas envie. Pourquoi ?
Parce qu&;au moment où tu as eu
7 satisfaction et enthousiasme lors d&;un très grand
repas, etc., etc.,
7 et que soudain, le même soir, il y a le repas de
Chabbat, cela le perd. Ce n&;est pas spécifique, il
n&;y a pas ici des étoiles
7 qui ne tournent plus quand tu regardes la table.
C&;est probablement l&;une des explications que,
ici, ce n&;est pas "comme il faut". En plus
7 du fait qu&;il y en a vraiment qui disent que quand
une personne mange vraiment beaucoup, cela nuit à
son envie, à son appétit, de manière non
7 seulement psychologique, mais physique. Une
personne qui a mangé énormément, c&;est difficile
pour elle, elle n&;a tout simplement pas d&;appétit
intégré
7 dans le corps. Mais je pense que même moralement,
les Sages craignaient cela, qu&;une personne, elle
va faire – il y avait
7 une famille qui célébrait la veille de Chabbat,
faisait la fête, faisait un festin et mangeait
ainsi. Alors, il est clair que le soir, la lumière
du Chabbat,
7 le plaisir de manger, l&;appétit, l&;envie de
manger, diminuent. D&;accord.
7 Mais peu importe comment on l&;explique, un grand
repas est interdit, ce qu&;on n&;a pas l&;habitude de
faire en semaine.
7 Un repas normal est permis selon la Halakha (loi
stricte), selon le Din (loi), a dit Rabbi Yossi,
7 et la Guemara dit : "La Halakha est comme Rabbi
Yossi." Il est permis toute la journée, jusqu&;à
l&;entrée de Chabbat. Seulement, quoi ? Le Rambam
7 (Maïmonide) a écrit que, néanmoins, il faut
s&;abstenir. L&;Admour Hazaken a utilisé
l&;expression "Mitzvah Lehimanea" (c&;est un
commandement de s&;abstenir), il y a un intérêt à
s&;abstenir
7 d&;un repas normal à partir de la dixième heure.
7 Maintenant, c&;est très facile parfois, si
quelqu&;un ne sait pas faire les calculs, il
cherche Minha
7 Ketana (office de l&;après-midi, le plus tôt). Et
bon, nous pensons que ce sont des heures
proportionnelles (zmaniyot), mais arrondis cela à
40 minutes, 45 minutes avant
7 Minha Ketana, et alors tu sais très facilement, à
tout moment, en été, en hiver, quand commence en
fait la
7 dixième heure. Car Minha Ketana, c&;est neuf heures
et demie de la journée. Et le début de la dixième
heure, qu&;est-ce que cela signifie ? Une
demi-heure
7 avant cela. Quand tu entres dans la dixième heure,
tu as fini neuf heures. Alors, c&;est une Mitzvah
7 de s&;abstenir. Maintenant, qu&;est-ce qu&;un repas
normal ? Ce qu&;on mange habituellement en semaine.
Alors, maintenant, ne
7 venez pas demander – on m&;a parfois demandé – "Je
mange beaucoup en semaine." D&;accord, cela n&;a
rien à voir. On parle de manière
7 normative, en général. Comme les portions que vous
apportez ici, oui. Donc, un peu de riz, un peu de
viande, un peu de ceci, une pomme,
7 c&;est tout, c&;est le repas. Pas, tu arrives au
Kollel (centre d&;études) pour le déjeuner, cinq,
7 six plats, oui. Du poisson, de la viande, un
dessert. Non. Donc,
7 même à la maison, il y a des gens qui, justement,
font le matin [un repas], le soir, cela peut être
des pâtes ou des
7 cornflakes, oui, il y en a, ou une omelette. Et
même si la femme s&;est investie et a fait
7 quelque chose à manger, alors d&;accord, il y a du
poulet, des pommes de terre, et peut-être une
pomme à la fin. C&;est tout. Tu n&;as pas, en fait,
cinq, six
7 salades et des choses. C&;est pourquoi ils ont
parlé de la manière de la
7 plupart du monde. Il y a des repas festifs qu&;on
fait en semaine, les mêmes repas qu&;on fait
7 en semaine, il est permis de les faire le
vendredi, toute la journée. Seulement,
7 c&;est une Mitzvah de s&;abstenir à partir de la
dixième heure. Qui a inventé cela ? Pas le Shas
(Talmud). C&;est rapporté par le Rambam,
7 oui, qu&;il est bon de s&;abstenir. Dans la Guemara,
il n&;est pas écrit qu&;il y a une Mitzvah de
s&;abstenir. Ce qui est écrit,
7 c&;est que la veille de Pessa&;h, alors tu ne fais
pas de repas normal, c&;est vraiment interdit, ce
n&;est pas Medin (selon la loi stricte), pas
seulement une Mitzvah de s&;abstenir
7 à partir de la dixième heure. Alors, comment le
Rambam l&;a-t-il appris ? Les commentateurs du
Rambam expliquent
7 par la logique (svara). Il n&;a pas de Yeroushalmi
(Talmud de Jérusalem), il n&;a pas de Tossefta, il
n&;a pas de Guemara. Tu parles d&;un repas normal la
veille de Chabbat
7 et de Yom Tov (jour de fête). Alors, d&;où le
sort-il ? Il a dit : "Voici, tu vois que la veille
de Pessa&;h,
7 cela nuit à l&;appétit, un repas normal, oui, cela
nuit." Là-bas, même pour les fruits,
7 ce n&;est pas bon, oui. Mais, il dit, cela nuit.
Donc, c&;est parce que cela nuit. Alors, pourquoi,
a priori (lekhat&;hila), nuirais-tu
7 à l&;appétit ? Il est clair qu&;il y a un avantage à
le manger vraiment avec appétit. Oui, oui. Je ne
parle pas du fait que tu fasses, qu&;avant le
Kiddouch tu
7 manges des choses, avant le Motsi (bénédiction sur
le pain). On en parlera plus tard, c&;est plus
[grave], mais c&;est plus ou moins la même
7 famille. Mais c&;est autre chose. Mais c&;est une
Mitzvah de s&;abstenir.
7 Pourquoi ? Logiquement, cela va te nuire un peu à
l&;appétit. Ce n&;est pas
7 que tu es affamé, mais alors, prends un fruit,
prends un morceau de poulet. J&;ai appris,
7 fais Netilat Yadayim (ablution des mains) et
mange. On parle d&;un repas normal de semaine,
c&;est-à-dire du pain, quelques petites choses.
Prends quelque chose
7 de petit. Donc, c&;est le point de la Mitzvah de
s&;abstenir. Donc, c&;est rapporté dans le Me&;haber
(auteur du Choulkhan Aroukh) et tout le monde est
d&;accord avec cela, ce Rambam
7 de la Mitzvah de s&;abstenir. On parlera plus tard
du repas de Mitzvah. Mais d&;abord, selon le repas
de… ce repas
7 normal. Je reçois la question chaque fois que je
rencontre un Bahour (étudiant) de Yeshiva (école
talmudique), on pose toujours la
7 question. Dans de nombreuses Yeshivot, les
Bahourim mangeaient le matin après la prière,
après ils étudiaient peut-être un peu,
7 il a fait un examen, ils courent aux Mivtsaïm
(campagnes de Mitzvot), ils arrivent avant
Chabbat,
7 affamés. Oui. Donc, pas ceux, il y a deux types de
Bahourim et de Bahourim, oui. Ish Hatsone VeEt
Hatsone (expression biblique, ici pour distinguer
deux types).
7 Celui qui saute chez la famille et a déjà mangé
tout le Maadan Hashabbat (délice du Chabbat)
7 avant même, et apporte même des choses à la
Yeshiva. Et il y a le Bahour qui a Baalei Mesirout
Nefesh (dévouement), il ne va qu&;aux
7 Mivtsaïm et cela, et retourne à la Yeshiva affamé.
Il n&;a pas perdu de temps à manger un falafel
là-bas ou
7 quelque chose, il a fait Mivtsaïm, Mivtsaïm. Donc,
beaucoup de Bahourim arrivent, et souvent, les
heures où ils
7 arrivent, alors, que leur donne-t-on dans de
nombreuses Yeshivot ? Un grand sandwich avec du
salami, et parfois il y a
7 des [petits pains] comme ça, et il y en a
plusieurs, oui. Je connais à Kiryat Gat. Alors,
combien tu viens et tu en prends, en fait, un,
deux.
7 Et souvent, cela arrive à l&;heure du début de la
dixième heure. Et un Bahour mange
7 ainsi. Alors, premièrement, tout le monde demande
: "Rabbi, c&;est bien, ce n&;est pas bien ?" Et ce
n&;est pas simple. Ouvrez la cuisine,
7 apportez-leur plein de pommes, de bananes,
d&;autres choses, et ne faites pas vraiment un
grand sandwich ou deux
7 sandwichs, jusqu&;à ce qu&;ils calment un peu
7 leur faim. Alors, premièrement, on parle d&;une
Mitzvah de s&;abstenir. D&;ailleurs, regardez si
vous voulez maintenant, dans le Kountres Aharon
(appendice)
7 du Siman 250, je pense que c&;est le Saïf Katan
(petit paragraphe) Beth ou Guimel, qui parle du
7 fait que, peut-être Aleph, que chaque Rav
préparait lui-même des choses, Mitzvah Bo Yoter
Mibeshlou&;ho (c&;est une plus grande Mitzvah de le
faire soi-même que par son délégué). Il y a,
7 oui. Alors, il y a dans le Kountres Aharon, si ce
n&;est pas Aleph, c&;est Beth là-bas. Et alors il
dit quelque chose de très intéressant dans les
quatre
7 premières lignes, très intéressant. Il dit : quand
il est écrit simplement
7 "Mitzvah", ce n&;est pas un Din (loi) comme
"Mitzvah Bo Yoter Mibeshlou&;ho". Ce n&;est pas
qu&;il y a un problème si quelqu&;un prélève la
Terouma (prélèvement sur la récolte) à ma place.
Mais il dit, quand il est écrit "Mitzvah",
l&;intention est que c&;est permis, qu&;il n&;y a
aucune interdiction Medin (selon la loi stricte),
c&;est permis. Et il dit, comme il est écrit dans
le Siman 249, vous avez vu que l&;exemple est le
Siman 249. Donc, c&;est un fondement. Ce qui est
écrit ici
7 "Mitzvah Lehimanea" (c&;est un commandement de
s&;abstenir), ce n&;est pas une interdiction. Il n&;y
a pas d&;interdiction ici. Je transgresse une
Mitzvah. Ce n&;est pas que,
7 wow, il y a une Mitzvah, c&;est-à-dire que je ne
mets pas les Tefilin (phylactères) aujourd&;hui,
j&;ai annulé une Mitzvah. Ce n&;est pas cela.
7 Ce qui est écrit ici "Mitzvah Lehimanea", c&;est
seulement pour dire que oui, c&;est quelque chose
de positif, c&;est quelque chose, et c&;est bien de
faire
7 cela, c&;est une Mitzvah de se soucier du Chabbat
de manière, de proposer l&;honneur du Chabbat de
manière plus sérieuse, et ne mange pas
7 maintenant un repas. Mais ce n&;est pas une
interdiction. Donc, premièrement, il n&;y a pas de
Nim&;hout (protestation). Ce sont des choses, les
Bahourim ont faim,
7 et c&;est, et c&;est pratique pour la Yeshiva de
préparer quelque chose. Ils ne veulent pas
maintenant sortir, que chacun prenne
7 cinq, six pommes pour se calmer. Cela leur revient
moins cher, en général. C&;est celui
7 du magasin de pain qui a apporté le pain
gratuitement pour les Bahourim, celui-ci a apporté
la charcuterie gratuitement. Vous connaissez, il y
a beaucoup de
7 combines dans les Yeshivot, chacun donne quelque
chose, cela leur revient bien. Donc, c&;est une
chose. Mais je dis une autre raison logique
(svara)
7 concernant les Yeshivot, pour justifier, pour dire
ainsi : si un Bahour de Yeshiva peut
7 manger quelque chose un peu avant cela, qu&;il
s&;arrête quand il est en Mivtsaïm (campagnes de
Mitzvot), qu&;il prenne, qu&;il s&;arrête sur le
côté, qu&;il prenne un
7 falafel avant l&;heure du début de la dixième
heure, ou s&;il a une banane ou des choses, alors
pourquoi
7 ne pas faire une Mitzvah de s&;abstenir ? Mais pour
trouver des circonstances atténuantes, alors
premièrement, c&;est
7 Nim&;hout (on ne proteste pas), car Medinah (selon
la loi stricte), c&;est permis, c&;est une Guemara
explicite, jusqu&;à ce qu&;il fasse nuit.
7 Et deuxièmement, c&;est le point, à mon avis, qui
est important : pourquoi y a-t-il le début de la
dixième heure ? Car selon
7 le calcul, quand un Juif ira-t-il manger en
général ? Autrefois, on priait Mib&;od Yom (pendant
qu&;il fait encore jour) et on mangeait assez tôt.
7 Donc, apparemment, ces heures-là sont des heures
qui nuisent. Mais que se passe-t-il dans les
Yeshivot ? Vous savez
7 pourquoi, l&;une des raisons pour lesquelles on
fait cela, ce n&;est pas seulement pour calmer la
faim parce qu&;ils n&;ont pas mangé depuis le matin,
ce n&;est pas seulement cela. C&;est parce que chez
les Bahourim, il y a un Seder (étude)
7 de Hassidout, et ils étudient beaucoup, parfois
même un Seder Nigounim (chants hassidiques), il y
a des choses. Et ils
7 ne viennent pas manger à table après avoir chanté
Shalom Aleikhem (chant d&;accueil du Chabbat)
joliment, toute la Yeshiva, pas comme un Ba&;al
Habayit (maître de maison)
7 qui peut le faire rapidement. Donc, jusqu&;à ce
qu&;un Bahour de Yeshiva mange,
7 il se passe beaucoup plus de temps. Vous
connaissez cela dans les Yeshivot, n&;est-ce pas ?
Ils ne mangent pas comme nous quand nous arrivons
7 à la maison. Eux, ils ne mangent pas encore. Ils
ont un certain Seder, une heure et demie, je sais,
ils étudient la Hassidout, et il y a
7 la prière, et lentement, lentement, et jusqu&;à ce
qu&;ils descendent, etc. Donc, cela prend du temps.
Il se peut donc
7 que, relativement, même s&;ils ont mangé à 14h00,
jusqu&;à
7 ce qu&;ils arrivent au repas à 20h30, 21h00, oui.
Alors, même
7 l&;appétit, ils l&;ont. Et ici, comme je l&;ai dit,
nous n&;avons pas de Halakha (loi)
7 qui a une source dans le Shas (Talmud). C&;est une
Svara (raisonnement logique) que cela nuit. Donc,
si
7 toute l&;histoire repose sur une Svara, alors je te
dis aussi une Svara. Mais que se passe-t-il quand
une personne ne mange pas rapidement ?
7 Alors, maintenant, comment entrons-nous dans les
Halakhot où il est écrit qu&;il est bon de faire
Kiddouch immédiatement, etc. ? C&;est une autre
histoire dans les Yeshivot. Il y a
7 la Torah, et il y a des choses, et il y a aussi
des permissions. Ainsi, même dans le Yeroushalmi
(Talmud de Jérusalem), Rabbi [Yehouda Hanassi]
donne des cours la nuit et tout.
7 Donc, quand c&;est la Torah, il y a une permission.
Vous comprenez la réponse maintenant.
7 Concernant un repas de Mitzvah. Concernant un
repas de
7 Mitzvah, alors, ici, c&;est beaucoup plus facile.
Pourquoi ? Parce que dans un repas de
7 Mitzvah, Chabbat aussi est un repas de Mitzvah, et
ceci aussi est un repas de Mitzvah. J&;ai une Brit
Milah (circoncision) maintenant, alors c&;est un
repas de
7 Mitzvah. Donc, repas de Mitzvah, repas de Mitzvah,
d&;accord. L&;un nuira à l&;autre. Alors, pourquoi
préférerais-je Chabbat ?
7 En particulier, je vis le moment présent
maintenant. Kol Yoma Veyoma Avid Avidta (Chaque
jour a sa propre tâche). Maintenant, je suis
7 dans un repas de [Mitzvah], il y a ici une
Mitzvah. D&;accord, c&;est au détriment d&;une autre
Mitzvah. Sur le principe de HaOsek BeMitzvah
Patour Min HaMitzvah (Celui qui est occupé par une
Mitzvah est exempté d&;une autre Mitzvah), comme
nous l&;avons vu dans le Siman 248 avec Oneg
7 Shabbat (plaisir du Chabbat). C&;est pourquoi, dans
la Guemara, dans les sources, il n&;y a aucun
problème, même chez les Rishonim (premiers
décisionnaires), chez le Rambam.
7 Un repas de Mitzvah, on peut le faire toute la
journée, jusqu&;à l&;entrée de Chabbat. Cela a nui ?
Alors, cela a nui. C&;est un repas de Mitzvah,
7 un grand repas. Et alors ? Cela a nui, cela a nui.
Il n&;y a pas de limitation ici, il n&;y a pas de
début de la dixième heure, il n&;y a rien.
7 Repas de Pourim, ah, repas de Pourim aussi.
Attends, a priori, le repas de Pourim devrait être
ainsi aussi. Mais voyons.
7 Mais un repas de Mitzvah, selon le Din (loi) et
dans le Shoulkhan Aroukh, il n&;y a rien, pas de
limitation, pas de début de la dixième heure. Qui
7 a écrit que même ici, il est bon de s&;abstenir à
partir du début de la dixième heure lors d&;un
repas de
7 Mitzvah ? L&;Admour Hazaken, le Bach, le Magen
Avraham. Ce sont eux qui l&;ont écrit. Alors, même
ici, comme nous avons demandé
7 sur le Rambam, d&;où ont-ils sorti cela ? Alors,
pourquoi, d&;où ont-ils sorti cela ? C&;est très
simple. Ce sont des choses
7 de Svara (raisonnement logique). Si tu peux faire
la paix dans les hauteurs (Shalom Bimromav), alors
pourquoi pas ? Tu peux aussi honorer Chabbat et
aussi
7 cela. Comme il est écrit : "HaOsek BeMitzvah
Patour Min HaMitzvah" (Celui qui est occupé par
une Mitzvah est exempté d&;une autre Mitzvah). Mais
si tu peux faire les deux – vous connaissez la
discussion dans Soucca, Kapa, et d&;autres endroits
– si tu as
7 le temps, alors. C&;est pourquoi, même ici, ils
7 ont écrit : pourquoi ferais-tu un repas de
Mitzvah, une Brit Milah, jusqu&;à l&;entrée de
Chabbat ? Fais-le jusqu&;à deux heures de
l&;après-midi,
7 jusqu&;à trois heures. C&;est-à-dire, au moins,
commence, commence avant le début de la dixième
heure. Mais [commencer] trop tard,
7 cela te nuira certainement. Pourquoi ? C&;est vrai
que ce n&;est pas si terrible, Medin (selon la loi
stricte), c&;est permis. Mais si tu peux aussi
7 faire cette Mitzvah-ci et aussi cette Mitzvah-là,
même si Chabbat sera un peu, comment dire,
atteint, mais ne
7 l&;atteins pas complètement si tu peux. Pourquoi
pas ? C&;est pourquoi, même ce qui a été rapporté
par le Magen Avraham, même les Poskim
(décisionnaires)
7 Sefaradim et tous, comme Rav Haim [Palaggi], tous
l&;ont accepté. Ils ont dit : "Ne nuis pas du
tout." Il y a une approche
7 chez les Poskim de dire – on le voit dans l&;Aroukh
Hashoulkhan, on le voit dans le Michna
7 Beroura, on le voit dans le Kaf Hachaim – que même
les choses qui sont permises, si tu sais que cela
te nuit, alors même
7 avant cela. Il y en a qui sont stricts à partir de
Hatsot (midi). Tu as un repas de travail, un repas
normal, à partir de Hatsot, ne
7 mange pas. Et il y en a qui disent : cela dépend
si c&;est Chabbat d&;hiver ou d&;été. Il vaut mieux
pour toi, tu manges vraiment très tôt,
7 alors il vaut mieux pour toi faire attention. En
été, les heures sont beaucoup plus longues, alors
on le repousse davantage. Mais
7 en hiver, alors le Mishmerot en parle. Le Bach dit
que les Anshei Ma&;assé (gens de la pratique) en
général faisaient – il y a beaucoup
7 de gens qui écrivent qu&;en général, même dès le
matin, ils ne mangeaient pas beaucoup, ils
faisaient des dégustations. On a vu même ceux qui
jeûnaient. Bon, ce sont des gens qui sont
7 Istinisim (délicats), ils [ne peuvent pas] manger
une boîte de conserve, déjà [après] deux jours, un
jour entier, ils ne peuvent pas manger. Mais en
principe, il y a
7 de tels concepts. Donc, dans ces Halakhot (lois),
l&;approche des Aharonim (décisionnaires plus
tardifs) est justement d&;être strict, et cela sur
la base de
7 cette même Svara (raisonnement logique). Au fond,
tu te connais toi-même. Chez toi, cela nuit. Il y
a des gens qui, lorsqu&;ils mangent un peu trop,
7 c&;est fini, ils n&;ont plus envie de manger pendant
longtemps, ils sont dégoûtés par beaucoup de
nourriture. Donc, chacun se connaît. Alors, dans
ces choses-là,
7 il vaut mieux, en vérité, parfois, justement être
strict et ne pas être indulgent dans ces choses.
Car l&;honneur que tu
7 donneras à l&;honneur de Chabbat, sa récompense est
très élevée. Mais,
7 bien sûr, nous avons parlé ici Medin (selon la loi
stricte). Maintenant, concernant un repas de
Mitzvah, comme nous l&;avons dit, c&;est permis
7 toute la journée, seulement c&;est une Mitzvah de
s&;abstenir, c&;est-à-dire, Mitzvah de le commencer
avant le début de la dixième heure, etc.
7 Et qui a apporté cela ? Le Magen Avraham. Ici,
chez nous, pas le Rama (Rabbi Moshe Isserles). Le
Rama laisse la loi dans sa simplicité, que toute
la journée
7 on peut le faire. Donc, ici, il y a la question
concernant le repas de Pourim,
7 que le Rama lui-même, pour le repas de Pourim,
dans le [Siman] Taf Reish Tsa, a écrit qu&;on fait
le repas de Pourim
7 le matin. Le matin. Pourquoi ? C&;est un repas de
Mitzvah. Tu
7 calcules quoi ? Et tu n&;as même pas apporté le,
même pour un repas de Mitzvah, la [restriction de
la] dixième [heure], tu n&;as pas apporté
7 de Houmra (rigueur). C&;est le Magen Avraham qui
l&;a apportée. Et encore plus, le Gaon de Vilna,
dans le Taf Reish Tsa, [critique] cette [position]
du Rama qui dit
7 de le faire à Shekhiz [?]. Il dit : "Qu&;est-ce que
le Saïf Beth (paragraphe 2) ?" Ni chez le Me&;haber
(auteur du Choulkhan Aroukh), ni chez le Rama, il
n&;y a
7 rien. Et si, si tu voulais même te référer au
Magen Avraham, le Magen Avraham parle du début de
la
7 dixième heure, pas du matin. Alors, il y a de
nombreuses explications.
7 Premièrement, ici, ce n&;est pas un repas d&;un
secteur, de
7 quelques familles qui ont une Brit Milah
(circoncision). On parle du peuple d&;Israël. Il se
peut donc
7 que, concernant le peuple d&;Israël, oui, on ne
veuille pas que tout le monde compte sur l&;honneur
du repas de Chabbat. C&;est
7 une bonne Svara (raisonnement logique). Cela
n&;expliquera pas le Gaon de Vilna qui cite cela
là-bas, car ici, c&;est quelque chose de
spécifique. Ici, ce n&;est
7 pas un repas de Brit Milah d&;une seule personne,
c&;est un repas de Brit Milah pour le monde entier.
Alors, que tu
7 saches qu&;ils compteront sur Chabbat, cette
famille-là, cela leur nuira un peu à l&;appétit.
Mais 99% du peuple d&;Israël ne
7 seront pas [affectés], d&;accord. Mais si tout le
monde y va, si tu permets le repas l&;après-midi,
7 etc., alors cela nuira certainement à Chabbat pour
tout le monde. Alors, on n&;a pas voulu [cela] pour
tout le monde. C&;est une explication.
7 Mais que peut-on concilier concernant le Gaon de
Vilna qui cite cela ? C&;est encore une fois une
question
7 de Svara (raisonnement logique), que ce que le
Rama a écrit, que toute la journée, ce n&;est pas
7 un signe qu&;il contredit le Magen Avraham qui dit
qu&;il vaut mieux faire
7 cela avant. Il n&;a simplement pas écrit, non, il a
écrit le Din (loi) Medinah (selon la loi stricte),
c&;est bon, c&;est l&;honneur, c&;est
7 une Mitzvah et c&;est une Mitzvah. Alors, qu&;est-ce
que Chabbat m&;importe ? Mais il se peut que ce
même Rama, si on lui avait demandé :
7 "Rabbi, quand faire un repas de Brit [Milah], de
Pidyon Haben (rachat du premier-né) ? Le matin ou
l&;après-midi ?" Que pensez-vous que le Rama,
justement,
7 aurait dit : "Fais-le même une minute, une heure
avant Chabbat" ? Pas nécessairement. Ah, il a
écrit "toute la journée". On dit : "Bon, j&;ai
écrit
7 toute la journée, que c&;est permis." Je ne suis
pas obligé maintenant. Le fait qu&;il ait écrit,
que le Me&;haber (auteur du Choulkhan Aroukh) ait
écrit
7 "Mitzvah Lehimanea" (c&;est un commandement de
s&;abstenir), et le Rama est probablement d&;accord,
c&;est simple, car c&;est un Rambam explicite. Donc,
le Rambam l&;a dit. Mais eux,
7 pas nécessairement, ils n&;ont pas voulu inventer
cette loi. Mais il est clair que comme bon
conseil, autant que je suis sûr que si on avait
7 demandé au Rama, il aurait aussi dit : "Faites-le
avant." Et maintenant, qu&;est-ce que le repas de
Pourim ?
7 Le repas de Pourim, ce n&;est pas seulement cela,
c&;est un festin et de la joie (Mishté Vesim&;ha).
Bon, il y a un Taz (Touré Zahav) qui veut dire que
c&;est ainsi qu&;il explique
7 la Guemara dans Guitin, que c&;est lié à l&;ivresse
(shikrout), Mishté, du mot Shikrout, que seulement
alors c&;est vraiment un problème. Mais laissons le
Taz
7 de côté, c&;est-à-dire, ne le prenons pas pour la
pratique (lema&;assé). Mais le repas de Pourim,
c&;est vraiment quelque chose qui dure longtemps,
et c&;est Ad
7 Lo Yada (jusqu&;à ne plus savoir distinguer).
Alors, même selon l&;opinion du Rama, qu&;on ne boit
pas jusqu&;à l&;ivresse, il dit qu&;il faut boire un
peu. Mais il sait
7 que Pourim, c&;est une expérience, et c&;est un
repas très long. Puisque c&;est un repas long, et
le repas normal d&;une Brit
7 Milah, quoi, même quand tu es à une Brit Milah la
veille de Chabbat, tu penses que les gens
resteront trois heures si tu fais un repas
l&;après-midi ? Les gens savent que c&;est la veille
7 de Chabbat. Mais le repas de Pourim, c&;est un
repas où les gens, sans, qu&;est-ce que c&;est ?
C&;est une joie qui déborde, tout le peuple
d&;Israël est dans la joie,
7 et cela. Alors, il savait qu&;il valait mieux le
faire le matin. Donc, ces Halakhot (lois) sont en
fait basées sur
7 une logique saine, qu&;une chose qui peut vraiment
prendre beaucoup, beaucoup de temps, et c&;est
tout,
7 tu sais, quelqu&;un va faire un repas de Brit
Milah, mais c&;est riche comme Korah, et il a
prévu, il
7 leur dit : "Je vous ai prévu, il y a des
chanteurs, il y a un [spectacle] d&;une heure et
demie, et il y a ceci." Alors,
7 il est clair, si on demandait au Rama pour un tel
événement, il leur dirait : "Fais-le le matin, ne
me fais pas ça
7 l&;après-midi", comme un repas de Pourim. D&;accord.
Donc, c&;est
7 tout selon la logique. Maintenant,
7 concernant une Brit Milah (circoncision) qui a été
repoussée, une Brit Milah qui a lieu ce jour-là,
alors c&;est certain,
7 c&;est un repas de Mitzvah ce jour-là, c&;est le
jour de la Brit. Si elle a été repoussée, car il y
a une interdiction d&;être Arel (incirconcis)
chaque
7 instant. Donc, ici, tu ne peux pas dire : "Bon, ce
n&;est plus la date, alors qu&;est-ce que ça te fait
de repousser ? Pourquoi
7 me ferais-tu un repas et nuirais-tu à Chabbat,
alors que la Brit, de toute façon, n&;est pas à sa
place ?" Alors, une Milah (circoncision) repoussée
est bien
7 à sa place, même si elle a été repoussée, même si
elle a été repoussée intentionnellement. Chaque
instant que tu retardes, il y a une interdiction
7 en cela. Donc, chaque instant, c&;est son temps.
Son premier temps, c&;était le huitième [jour], et
c&;est le temps idéal, et ce temps-là
7 repousse Chabbat, comme on l&;apprend dans Tazria.
Mais, mais, si ce n&;est pas cela, c&;est aussi
7 son temps. Plus que cela, l&;Admour Hazaken, dans
les lois de Shehita (abattage rituel), chapitre 2,
7 Siman [?], dans les lois de Shehita, Saïf Katan
(petit paragraphe) Youd-Zayin, regardez là-bas,
Ba&;al HaTanya (l&;Admour Hazaken), car il y a une
grande controverse. Il est écrit que pour
7 une Mitzvah Assé (commandement positif), il y a
Karet (retranchement) seulement pour Pessa&;h et la
Milah. Mais que signifie "il y a Karet" ? Il y en
a beaucoup qui disent
7 que même un jeune homme qui ne se fait pas
circoncire et qui est majeur, il y a Karet s&;il
meurt sans Milah. Mais pas
7 qu&;à chaque instant il y a Karet. Le Karet
commencera si une personne meurt sans Milah. Mais
chaque instant où il peut encore se faire
circoncire, alors
7 il n&;y a pas de Karet. Le Raavad (Rabbi Abraham
ben David de Posquières) – alors il y a des
opinions à ce sujet. Il y a des opinions
7 qu&;en tout cas, en transgressant la Mitzvah, il
peut y avoir sur lui, si ce n&;est pas cela, le
père doit faire attention à l&;interdiction de
7 Karet, c&;est ce qui est écrit. Alors, la nouveauté
(hidoush) que dit le Raavad, non, c&;est que chaque
instant, instant après instant,
7 tu es en état de Karet quand tu l&;annules. Donc,
il y a Karet. Bien sûr, l&;enfant n&;est pas
coupable, donc cela
7 retombe sur le père, la gravité du Karet qu&;il y a
ici. Alors,
7 par conséquent, il est certain que c&;est son
temps. D&;accord. Donc,
7 par conséquent, et ce n&;est pas en contradiction
avec toutes sortes d&;expressions qu&;il y a dans le
Sh[ulchan Aruch] qu&;une Brit Milah qui a été
repoussée, alors à Chabbat tu ne la fais pas
7 car tu peux retarder la Milah, et toutes sortes
d&;expressions qu&;il y a là. Mais il y a ici
[l'interdiction] d&;être Arel (incirconcis),
7 et il y a ici une question de Karet selon le
Raavad, et c&;est ainsi que l&;Alter Rebbe tranche
dans les lois de Shehita, comme je l&;ai mentionné.
Donc,
7 par conséquent, la Milah est à son heure la veille
de Chabbat. C&;est pourquoi on fait un repas de
Brit Milah la veille de Chabbat, qu&;elle ait été
repoussée ou non
7 repoussée. Après, alors, revenons à la question de
qui peut venir. Concernant le Pidyon Haben (rachat
du premier-né),
7 alors, un Pidyon Haben dont le temps est la veille
de Chabbat, il n&;y a pas de question, c&;est son
jour. Pas la veille de Chabbat, c&;est son temps.
Alors, on rachète et on fait
7 un repas. Mais si c&;est un Pidyon qui n&;est pas à
son temps – il y a des gens qui ne
7 savaient même pas, il y a des gens qui se sont
trompés dans le calcul – alors ce n&;est pas
7 son temps. L&;enfant était si malade qu&;on ne l&;a
pas fait. Alors, dès que tu as en fait un Pidyon
Haben
7 qui n&;est pas à son temps, quelle est la loi (din)
? Alors, chez l&;Admour Hazaken, quand vous
regardez son expression, au début, il
7 écrit que, puisque ce n&;est pas son temps, alors
7 la Mitzvah, en fait, est déjà repoussée. Il en
ressort de là
7 que tu ne peux pas faire la Mitzvah et ne pas
faire le repas. Il ressort
7 des expressions du début du Saïf (paragraphe) que
tu la repousses, tu la repousses avec
7 le repas. Mais à la fin, entre parenthèses, il
écrit :
7 "Plutôt, il le rachètera sans repas." Plutôt, tu
le rachètes sans repas. C&;est
7 le contraire de ce qui ressort des trois heures
[lignes] précédentes. Alors, chacun sursaute quand
il voit cela, il ne se sent pas à l&;aise
7 avec l&;expression. Alors, il y a en fait, cette
contradiction est inhérente, elle est claire
7 et nette. Il n&;y a pas ici, quand on regarde bien
l&;expression, simplement,
7 je ne l&;ai pas ici sous les yeux, mais, ou
prends-la, tu veux
7 Attends, attends, attends, il y a un cours
là-dessus, précisément. J&;explique juste :
"Puisque la Mitzvah a déjà été repoussée
7 de son temps, elle sera aussi repoussée la veille
de Chabbat à cause de l&;honneur de Chabbat." Il
parle de la Mitzvah du Pidyon Haben, alors elle
7 sera repoussée. Et alors il dit : "Plutôt, que
feras-tu ? Il le rachètera sans repas de
7 festin (mishté)." Alors, peut-être feras-tu le
Pidyon Haben avec quelque chose de petit, un peu
7 de Mezonot (aliments à base de céréales), sans, ne
fais pas ici un grand repas, fais le minimum, pas
un repas de festin et tout. Mais avant cela, il
ressort que, alors tu
7 repousses la Mitzvah. C&;est pourquoi il y en a qui
lisent :
7 "Et il ne le rachètera pas sans repas." Alors,
pourquoi souligner ? Il l&;a dit plus ou
7 moins avant cela, c&;est ce qui ressort. Plutôt, tu
peux dire que, ici, il y avait vraiment une Hava
Amina (première supposition) qu&;il est écrit que
la Brit
7 Milah, ils l&;ont reçue avec joie, et c&;est
pourquoi cela doit être lié. Mais le Pidyon Haben,
l&;essentiel, c&;est que tu fasses
7 le repas, d&;accord. Alors, tu retardes le repas de
Mitzvah d&;un jour, et cela. Alors, il le souligne.
7 Il est clair qu&;il ne le rachètera pas sans repas,
mais plutôt, repousse, repousse cela au
7 dimanche, car on ne rachète pas le Chabbat. Alors,
7 il en ressort que c&;est ainsi que Rav Haim Naeh
comprend vraiment. Il dit qu&;il faut adopter la
version "Et il ne
7 le rachètera pas". Il y en a qui disent : "Non, il
faut garder ce qui est écrit.
7 Rachète, mais avec un petit repas." Car alors, il
ressort avant cela que tu repousseras. Mais
d&;accord, il
7 voulait dire que, à cause d&;un grand repas, alors
tu aurais pu penser qu&;il faut tout repousser.
Mais d&;accord, on peut faire le Pidyon
7 et le repas, c&;est. Et au maximum, le grand repas,
tu le feras un autre jour. Alors, il en ressort
que chez Habad, il y a deux
7 approches. Au début, pour l&;instant, je vais te
donner une troisième approche, qui est la mienne
et celle de quelques autres Rabbanim. Donc, ou ne
pas racheter
7 et adopter la version de Rav Haim Naeh, de
repousser cela au dimanche, car c&;est un Pidyon
Haben qui n&;est pas
7 à son temps. Ou le faire, mais sans grand
7 repas. Ou faire le Pidyon avec un grand repas. Et
c&;est ce que je dis : faire, racheter avec un
grand repas,
7 le contraire de ce qui est écrit chez l&;Admour
Hazaken. Et pourquoi ? Très
7 simple. Même Rav Ashkenazi était d&;accord avec
moi, et beaucoup d&;autres ont été d&;accord, de
grands Rabbanim Habad, beaucoup sont d&;accord
7 avec cela. J&;ai aussi parlé avec le Rav qui a
écrit le "Pidyon Kekhito"
7 (nom d&;un livre sur le Pidyon Haben), le Rabbi de
Berlander. Alors, il y a en fait, j&;ai fait ce
cours justement
7 devant Rav Ashkenazi, alav hashalom (paix à son
âme), et devant, devant de nombreux Rabbanim, le
Rav était Rosh Yeshiva (directeur d&;école
talmudique) de Kfar Habad,
7 Rav Grozman, il y avait Rav Teperdowitch. C&;était
à Youd-Tes Kislev (19 Kislev, fête Habad)
7 en 5759 (1998-1999). C&;était au Pidyon Haben de
mon fils Binyamin. Alors, justement, il y a
7 la photo où je leur fais une Drasha (sermon) au
repas. Alors,
7 bref, il y a plusieurs opinions concernant un
Pidyon Haben qui a été repoussé. Alors, il y a
plusieurs opinions.
7 Je ne vais pas répéter les trois opinions. Il y a
une opinion, c&;est le Magen Avraham, même
7 ici, même dans le [Siman] Taf Kof Samekh Het, il
dit que, qu&;est-ce que "Miben
7 Hodesh" (à partir d&;un mois) il faut racheter ?
"Tivdé" (tu rachèteras), l&;intention est que tu
peux
7 racheter à partir du jour Lamed (30) jusqu&;à quand
? Jusqu&;à tant qu&;il est
7 vivant, c&;est le temps qui commence. Ici, tu as
une Mitzvah de faire la Brit Milah le huitième
jour.
7 Alors, concernant la Mitzvah du huitième jour,
cela doit-il être à 7h00 du matin ? Cela peut être
à 15h00, cela peut être à [?], cela peut être
aussi
7 à 17h00, cela peut être avant le coucher du
soleil, tout est en ordre. Seulement, quoi ?
Zrizim Makdimim LeMitzvot (les zélés devancent
[l'accomplissement des] Mitzvot). D&;accord. Mais
7 le temps, c&;est toute la journée. Donc, ici, c&;est
à partir du jour Lamed (30) et au-delà. Et donc,
si tu ne rachètes pas ce jour-là, tu as failli
7 à "Zrizim Makdimim LeMitzvot". C&;est ce que le
Magen [Avraham] soutient, beaucoup d&;autres Poskim
(décisionnaires) le soutiennent ainsi, le Tanya
Rabbati, il y en a beaucoup. Mais il y a des
Poskim
7 qui disent : "Non, à partir de là, il transgresse
un Assé (commandement positif)."
7 C&;est comme si tu transgressais un Assé. Alors,
non, ce n&;est pas nécessairement un Assé qui se
renouvelle à chaque instant. C&;est aussi existant
que chaque jour il y a un Assé, en fait.
7 Seulement, puisque tant que tu es dans le jour
Lamed (30), c&;est bon. Mais au-delà, c&;est comme
si tu transgressais un Assé à chaque instant
7 et instant. Et alors, cela devient très grave, car
tu transgresses un Assé.
7 Maintenant, le Magen Avraham dit que tu ne
transgresses pas un Assé.
7 Mais simplement, l&;Admour Hazaken, ici, tranche
les Halakhot (lois) selon de nombreuses choses qui
sont liées au Magen Avraham.
7 Et c&;est pourquoi il se base – car il y a des
Poskim qui tranchent différemment, qui soutiennent
qu&;on peut
7 faire un Pidyon même s&;il n&;est pas à son temps.
C&;est ce qu&;il me semble que le Michna Beroura
dit, n&;est-ce pas ? Le Michna Beroura dit que,
qu&;un Pidyon
7 qui n&;est pas à son temps, on ne le fait pas le
vendredi. Et alors ? Mais le Magen Avraham
soutient différemment. Quelle est la raison ? Car
il ne
7 soutient pas que "d&;ici et au-delà, il transgresse
un Assé". Mais regardez dans le Siddour (livre de
prières). Le Siddour, l&;Admour Hazaken
7 ne l&;a pas écrit dans le Kountres HaShoulkhan
Aroukh (appendice du Choulkhan Aroukh) quand il
avait 25 ans. Il l&;a écrit à l&;âge de 60 et
quelques, 68 ans, à la fin de sa vie, il a écrit
7 le Siddour et le Psak (décision halakhique) du
Siddour. Qu&;écrit-il là-bas ? Qu&;il faut le
racheter le jour Lamed (30), et d&;ici et au-delà,
7 il transgresse un Assé. Le contraire du Magen
Avraham. Oui, selon toutes les opinions,
c&;est-à-dire, tous ceux qui ont écrit un livre sur
le Pidyon Haben écrivent
7 que l&;Admour Hazaken [soutient qu']il transgresse
un Assé, il contredit le Magen Avraham. Oui, il
n&;y a pas de discussion là-dessus.
7 Et par conséquent, selon l&;opinion qu&;il
transgresse un Assé d&;ici et au-delà – c&;est
explicite dans le Siddour – alors toute l&;histoire
7 a sauté. De la même manière qu&;il est interdit
d&;être Arel (incirconcis), de la même manière que
quoi ? Pourquoi le Pidyon Haben serait-il ici un
problème ? Le Pidyon Haben
7 sera un problème seulement si, en fait, ce n&;est
pas son temps maintenant. Donc, si ce n&;est pas le
moment, pourquoi nuirais-tu
7 au repas de Chabbat ? Mais si je dois faire
maintenant le Pidyon Haben parce que je
transgresse un Assé,
7 alors il est clair que le repas est en ordre.
D&;accord. Alors, et plusieurs fois, Baroukh Hachem
(D.ieu soit béni),
7 nous avons eu l&;occasion de dire aux gens de faire
un Pidyon Haben, même repoussé. Cela n&;arrive pas
souvent que quelqu&;un repousse,
7 mais il y a des gens qui disent : "Toute la
semaine, nous n&;avons pas réussi. Maintenant,
c&;est jeudi." Parfois encore, tu attrapes
7 quelqu&;un, tu lui dis : "Attends, tu sais que tu
es obligé de faire un Pidyon Haben ?"
7 "Ah, je ne savais pas, je ne savais pas." Parce
que ma femme est juive et le père est
7 non-juif. Je ne savais pas. Alors, attends, mais
la mère est israélite, il n&;y a aucun lien
7 avec le père. Il y a beaucoup de cas. J&;ai eu un
cas, justement,
7 hier. Quelqu&;un m&;a demandé hier, il ne savait pas
que l&;enfant devait être racheté (Pidyon).
7 Il s&;agit d&;une femme qui était mariée à un Cohen
(prêtre), elle a divorcé de lui. Donc, divorcés.
7 Et ce qui s&;est passé quelques mois après cela,
quatre mois après
7 cela – et en fait, avant le divorce, ils étaient
déjà séparés depuis longtemps – ils se sont
rencontrés à un certain moment, ils ont fauté,
7 et de cette union est née une fille. Donc, elle
est Halala (profanée, fille d&;un Cohen et d&;une
femme interdite à un Cohen).
7 Car lui, il est divorcé. Même sans mariage, elle
est Halala. Donc, est née une fille Halala.
Maintenant, cette fille
7 a eu un fils. Et je reçois une question, oui, je
reçois une question hier, je devrais vous montrer
7 cela plus tard. Bon, bien sûr, sans noms et sans
rien. Mais je reçois
7 la question, et on me dit cette situation. Alors,
maintenant, elle s&;est mariée avec quelqu&;un qui
n&;est pas Cohen,
7 et elle est Halala. Car une femme qui est
Israélite, qui est Bat Cohen (fille de Cohen) ou
Bat Levi (fille de Levi), n&;est pas obligée, il
n&;y a pas de Pidyon. Mais ici, elle est
7 Bat Cohen Halala. C&;est pourquoi elle est obligée,
ils sont obligés de faire le Pidyon Haben. Donc,
le Pidyon Haben,
7 souvent, il ne sera pas à son temps. Halal
(licite) – bon, ici, ils l&;ont fait hier, mais –
Halal,
7 il est obligé de faire le Pidyon Haben. Un Halal
(profané) à qui naît un fils. Alors, un Halal à
qui naît un fils,
7 le problème, oui. Alors, aussi, bien sûr, bien sûr
qu&;il est obligé. Là où il y a une question dans
le Shoulkhan [Aroukh] et dans le Shina [?], c&;est
autre chose.
7 C&;est si, en fait, il n&;est pas
7 profané. Il est allé avec sa femme, avec la femme
divorcée, ils ont eu un enfant, et c&;est un fils.
Le fils est-il, car ce fils
7 est Halal, mais le père n&;est pas Halal. Le père
est un Cohen qui a causé
7 la profanation, mais un Cohen ne se profane pas
par cela. Et alors, le père, qui est Cohen, est-il
obligé de racheter
7 son fils, alors qu&;il est Cohen ? C&;est la
question.
7 Question. Alors, à ce sujet, il est écrit dans le
Shoulkhan Aroukh, toute la discussion est de
savoir quand ils feront le Pidyon, s&;il sera
majeur
7 et pas par l&;intermédiaire de son père. C&;est là
qu&;il y a une discussion à ce sujet. Bon,
maintenant, continuons
7 notre sujet. Pourquoi ne pas repousser le repas
lui-même ? Très simple, car il n&;existe pas une
telle chose, il n&;y a pas
7 une telle Halakha (loi). Quand il y a, quand il y
a une Mitzvah, qu&;il y a un Pidyon Haben, il y a
un repas. Demande à quelqu&;un : "Rabbi, j&;ai un
Pidyon Haben
7 aujourd&;hui, c&;est le jour Lamed (30), mais j&;ai
envie de faire le repas trois jours plus tard."
"Où ?" "Aujourd&;hui, je fais une Brit Milah
aujourd&;hui, mais j&;ai envie de faire la Brit
Milah,
7 le repas de Brit Milah, deux jours plus tard,
demain." "Mais qu&;est-ce que c&;est que ça ? Où
cela existe-t-il ?" Alors, ici, c&;est la même
chose, la même chose.
7 Une Brit Milah qui a été repoussée, pourquoi,
pourquoi ne repousse-t-on pas le repas ? Parce que
maintenant, c&;est la Mitzvah de faire la Brit
7 Milah. On ne peut pas la repousser. Donc, si on ne
peut pas la repousser, alors c&;est un paquet.
Alors, le repas vient avec. Donc, ici, parce qu&;il
7 transgresse un Assé (commandement positif), c&;est
très simple. D&;accord. Avançons. Donc, l&;un des
exemples, voici, vous m&;avez demandé, Rav
7 Touboul, vous m&;avez demandé parfois, il y a chez
l&;Alter Rebbe, si parfois, alors peut-être que la
conclusion sera différente. C&;est
7 un exemple. Donc, ce n&;est pas différent parce que
c&;est l&;Admour Hazaken lui-même dans le Siddour.
Mais il est clair que parfois, tu vois
7 le Shoulkhan Aroukh, et pourtant, cela ne veut pas
dire que c&;est la fin du verset (sof passouk).
Parfois, il y a le Tzemah Tzedek, parfois il y a
une révision de l&;Admour Hazaken. D&;accord,
d&;accord, d&;accord. Avançons.
7 Concernant un repas de Brit
7 Milah, cela n&;a rien à voir, ce sont les lois de
la Brit Milah. Mais en passant, l&;une des sources
de cette discussion
7 se trouve dans le [Siman] Reish Mem Tet (249) chez
nous, et aussi chez l&;Alter Rebbe. J&;ai eu une
fois un Rav
7 Habad qui a dit à quelqu&;un qui avait une Brit
repoussée – c&;est ici,
7 des faits quotidiens, pas comme le Pidyon Haben,
le Pidyon, c&;est généralement une erreur – mais
une Brit repoussée, c&;est plein. L&;enfant
7 était malade. Maintenant, c&;est bon, il peut être
circoncis jeudi ou vendredi. Mais ce n&;est pas une
Brit Milah
7 à son temps. Alors, dans la Guemara, qu&;est-il
écrit ? Qu&;une Milah (circoncision) qui a été
repoussée, il est facile [de la faire] à Sheves
(Chabbat)
7 [selon] Kisraïm [?]. Pourquoi ? Alors, que
fais-tu, une Brit Milah le huitième jour
7 si cela tombe un Chabbat ? Tu apprends maintenant,
si, si tu as une Brit
7 Milah qui a été repoussée, alors qu&;est-il écrit ?
Que le Chabbat, c&;est interdit. C&;est
7 seulement une Milah à son temps qui repousse le
Chabbat. Alors, qu&;est-ce qui ressort d&;ici ? Que
jeudi, vendredi, chaque jour, on peut la faire.
C&;est seulement
7 le Chabbat. Mais le Tashbetz (Rabbi Shimon ben
Tzemah Duran) a innové une chose énorme. Le
Tashbetz, c&;est Rav Shimon meDuran.
7 En fait, il est né dans, vous connaissez la région
d&;Aragon
7 en Espagne. Quand vous descendez de France, vous
avez l&;Espagne, et sur le côté droit, il y a des
îles aussi, je pense que cela s&;appelle Les Îles
7 Baléares, quelque chose comme ça, Baléares,
quelque chose comme ça. Ce sont des îles, des
îles, oui.
7 Alors, là-bas est né Rav Shimon meDuran, l&;un des
grands
7 Rishonim (premiers décisionnaires). C&;était il y a
700 ans. Alors,
7 bref, si vous êtes en Espagne, que vous êtes sur
ces îles, en face, sur le côté
7 droit, alors si vous descendez, c&;est l&;Algérie.
Alors, finalement, il est descendu en Algérie. Et
son fils, le Rashbash, c&;est Rav
7 Shlomo ben Shimon meDuran. Alors, maintenant, le
Tashbetz, en fait, il est très célèbre, l&;un des
grands, qui est beaucoup cité
7 dans la Halakha (loi juive). Alors, le Tashbetz
vient et dit : une Brit Milah qui a été repoussée,
il est interdit de la faire le jeudi. Il ne
7 parle pas spécifiquement du vendredi, il est
indulgent le vendredi. Il dit que parce qu&;après
trois jours, en général,
7 il fallait le laver à l&;eau chaude, et il y a
toutes sortes de choses qui profanent Chabbat pour
lui. Et alors il
7 dit : "Voici, nous avons appris dans le [Siman]
Reish Mem Het (248), même s&;il y a une Mitzvah ici
– ici, il est clair qu&;il y a une Mitzvah de le
circoncire, car il est interdit
7 de rester Arel (incirconcis) et tout – mais même
s&;il y a une Mitzvah, si cela peut entraîner des
profanations de Chabbat par la suite, et de
manière certaine, en particulier,
7 alors il dit : "Non, ne faites pas la Milah." Et
le vendredi, en général, il dit que le danger
7 arrive le troisième jour après la Milah. Alors, il
dit que le vendredi, ce n&;est pas un problème.
Mais le jeudi, puisque
7 Chabbat, c&;est [le surlendemain], le vendredi,
c&;est un problème. Beaucoup n&;ont pas compris
ainsi. Beaucoup ont même compris que même le,
comme, même
7 le vendredi, c&;est un problème, car il peut
toujours y avoir un risque, une hémorragie, des
choses, et il y a une probabilité très, très
élevée
7 qu&;il y ait ici des profanations. Alors, beaucoup
de grands d&;Espagne l&;ont accepté, Rav Haim
7 Palaggi, le Hida, le Knesset Hagedola, beaucoup
ont pris le Tashbetz. Il était quand même un Rav
très, très important,
7 l&;un des grands Rishonim. Et vraiment, ils ont eu
cette coutume. Une Brit Milah qui a été repoussée,
même, il y a un Taz dans les lois de la Milah,
dans le [Siman] Reish Samekh Beth, qui dit
7 que même le vendredi, c&;est un problème. Mais qui
conteste cela ? Le Magen Avraham. On le
7 rapporte dans le [Siman] Reish Mem Tet (249). Il y
a ici aussi, même pour [?], on voit que le Magen
Avraham conteste. Et le ShaKh (Siftei Cohen) dans
Yoreh Deah conteste.
7 Et vraiment, on peut dire que la plupart des
Poskim (décisionnaires) contestent. Et plus que
cela, beaucoup disent aujourd&;hui que même
7 le Tashbetz aurait dû se rétracter. Car
aujourd&;hui, ce n&;est plus la même chose.
Aujourd&;hui, ce n&;est pas qu&;il y a un risque
élevé de profanation.
7 Le risque élevé est qu&;il n&;y aura aucune
profanation. Quoi, en général, à part des cas
isolés
7 où parfois une Brit Milah se complique, oui. C&;est
pourquoi, chez Habad, on est très strict pour que
le Mohel (circonciseur)
7 soit compétent, avant même sa crainte du Ciel
(Yirat Shamayim). C&;est, si tu peux combiner les
deux, c&;est encore mieux.
7 Mais son professionnalisme, c&;est très important.
Ne prenez pas de risques pour faire plaisir à
telle ou telle personne
7 qui n&;est pas experte. Après qu&;il se soit exercé
pendant des années et qu&;il fasse beaucoup de Brit
Milot. Peut-être qu&;il y en a un qui en fait
7 une fois toutes les deux semaines, un mois, deux
mois, quelque chose comme ça. Un Mohel expérimenté
qui fait cela souvent, alors
7 en général, tout va bien. Donc, c&;est pourquoi,
même lui aurait dû se rétracter. Oui.
7 Et quoi, pour la souffrance de Chabbat ? C&;est une
Mitzvah de circoncire. Alors, c&;est pourquoi,
chaque fois qu&;on me demande, Sefaradim,
7 Ashkenazim, Litaïm (Lituaniens), je ne leur dis
jamais, si c&;est jeudi, vendredi, de faire la Brit
Milah, comme la plupart des
7 Poskim (décisionnaires). Et même l&;Alter Rebbe y
adhère aussi. C&;est ce que j&;ai commencé à dire,
qu&;une fois, un Rav Habad – cela m&;a simplement
énervé
7 beaucoup – j&;entends quelqu&;un dont la Milah
(circoncision) a été repoussée, et soudain sa
fièvre est tombée, nous avons même attendu une
semaine, et maintenant c&;est
7 devenu jeudi. Alors, un Mohel (circonciseur)
appelle et me dit : "Le Rav Untel a dit qu&;il n&;y
a pas de Brit Milah
7 jeudi, vendredi, il n&;y a pas de Brit Milah." J&;ai
dit : "Quoi ? La plupart des Poskim
(décisionnaires) contestent cela ! Et l&;Admour
7 Hazaken conteste cela !" Où ? Reish Mem Tet (Siman
249). Vous voyez ici, une Brit Milah le vendredi
7 qui a été repoussée, on dit : "Fais la Brit." Il
aurait fallu dire : "Mais de toute façon, on ne
fait pas de Milah le vendredi." Et en plus, il
7 s&;appuie sur le Magen Avraham, et le Magen
Avraham, c&;est clair. Donc, c&;est pourquoi, il est
certain qu&;il faut agir ainsi. Et même chez
7 les Sefaradim, Rav Ovadia dit une chose pareille.
Il dit : "Bon, seulement dans les endroits où
c&;était la coutume, alors il faut maintenir la
coutume."
7 Oui. Aujourd&;hui, je ne pense pas qu&;il s&;agisse
maintenant d&;un endroit où c&;était la coutume,
avec toutes les communautés qui sont mélangées.
Celui-ci est à moitié
7 Marocain, celui-là à moitié Tunisien, et chacun,
la moitié de la maison fait un peu comme ci, un
peu comme ça. Ne dis pas ici qu&;il y a une
coutume. Donc,
7 la directive est de circoncire, même si c&;est
repoussé. C&;est une parenthèse au début. Alors,
7 avançons. Il y a
7 un Kountres Aharon (appendice).
7 Pendant la journée, si vous avez le temps,
répondez-y vraiment. Le Aleph, Beth, en général,
Aleph,
7 Beth, Guimel, sont très, très pratiques. Le Beth,
7 d&;ailleurs, est très court. Mais vous vous
souvenez l&;avoir vu dans le Beit Yossef, et vous
avez sûrement remarqué que vous ne
7 l&;avez pas revu dans le Me&;haber (auteur du
Choulkhan Aroukh) ou le Rama, qu&;il y a ceux qui
distinguent
7 dans les repas, que si c&;est un repas normal,
c&;est permis la veille de Chabbat, nous avons dit,
seulement à partir du début de la [dixième] heure.
Mais si c&;est BeKehila (en communauté),
7 mais si une personne mange régulièrement ainsi –
il y en a même qui l&;écrivent même sur les
7 dégustations de [?], si c&;est de manière régulière
que tu manges, pas comme ça, cela t&;est arrivé,
mais de manière régulière,
7 organisée, il se peut qu&;il y ait un problème avec
cela. Alors, on ne tient pas compte de cette
opinion. C&;est ainsi que l&;Alter Rebbe
7 l&;explique dans ce Kountres Aharon. Maintenant,
dans le Kountres Aharon Aleph, Kountres Aharon
très
7 intéressant. C&;est en fait, en fait – et ici
aussi, c&;est quelque chose qu&;on ne sait pas,
comme beaucoup ne savent pas pour les grands repas
7 la veille de Chabbat, ils pensent que c&;est
interdit si ce n&;est pas un repas de Mitzvah – il
y a autre chose, même
7 si c&;est un repas de Mitzvah, tout le monde ne
peut pas y assister. Maintenant, qui dit que tout
le monde ne peut pas y assister ? C&;est
7 en fait, c&;est rapporté par le Magen Avraham, mais
aussi par l&;Alter Rebbe, mais il y a ceux qui
contestent cela.
7 Le Rama, lui, n&;a pas limité aux proches et à dix
personnes. Le Rama ne limite pas. Le Halahot
Yezotah ne limite pas. Le Levoush,
7 l&;élève du Rama, ne limite pas. Beaucoup disent
qu&;il n&;y a pas de problème ici. Mais l&;Admour
Hazaken a dit. Mais très
7 important, toujours être précis, être précis dans
le Shoulkhan Aroukh. Chaque
7 mot de l&;Admour Hazaken est en or. Il n&;est pas
écrit ici que c&;est une Mitzvah de s&;abstenir.
Bien.
7 Et même dans le Kountres Aharon, il explique
pourquoi c&;est bien. Il dit que parce que
l&;Eliyahou Rabba et tout, et l&;Eliyahou Zouta et
le Levoush contestent cela, mais c&;est
7 bien. D&;accord. Alors, qu&;est-ce que cela signifie
? Que selon l&;Admour Hazaken, il en ressort ainsi
: le Ba&;al Habrit (celui qui fait la circoncision,
le père), tout le monde vient,
7 c&;est sûr. Les proches. Qu&;est-ce que les proches
? Ce que nous avons appris dans Even Haezer, Siman
34, [Saïf] Guimel, qu&;ils sont disqualifiés pour
témoigner (psoulei edout). Donc, tous
7 les disqualifiés pour témoigner peuvent venir.
Disons, deuxième au troisième [degré de parenté],
ce ne sont pas des disqualifiés pour témoigner.
7 Oui, oui. Tu, à ta cousine ou à ton cousin, à
l&;enfant du cousin,
7 oui. Donc, bref, les proches, et encore dix
personnes en plus de cela.
7 Maintenant, il en ressort que, pour ne pas se
tromper, à une Brit Milah, il peut y avoir 1000
personnes à la Brit. Tu n&;es pas obligé
7 de rester pour le repas. À la Brit Milah, il n&;y a
pas de limitation. Mais rester
7 au repas, qui est généralement un repas riche,
oui, alors à ce repas, seulement ces personnes :
les Ba&;alei
7 Habrit (ceux qui font la circoncision), les
proches et dix personnes. Maintenant, si tu ne
fais pas partie d&;eux, tu vois déjà qu&;il y a plus
7 de dix personnes assises, alors tu ne devrais pas
t&;asseoir là. Maintenant, c&;est difficile pour
toi, tu as très envie.
7 Wow, c&;est un ami, quand même, c&;est un bon ami à
moi. Je n&;ai pas mangé. Wow, quand verrai-je déjà
une telle table ?
7 Souvent, je n&;ai pas vu de [?] et de [?], je ne
sais quoi. Alors, alors, quand même, il est écrit
: "Bien."
7 Si c&;est, si tu vois que c&;est très difficile pour
lui. Mais en somme, ce n&;est pas interdit. Tu as
le Levoush, tu as. C&;est pourquoi l&;Alter
7 Rebbe justifie. Que dit le Kountres Aharon ?
"C&;est pourquoi j&;ai écrit &;bien&;, car il y a
plein, plein d&;indulgents à ce sujet." D&;accord.
Donc, c&;est pourquoi, si
7 on demande, il est clair que c&;est un Hidour
(embellissement). L&;Admour Hazaken soutient qu&;il
y a un Hidour à ne pas participer
7 au repas. Mais c&;est un Hidour, ce n&;est pas
obligatoire. Une personne qui sent qu&;elle en a
besoin, alors elle en a besoin. D&;accord. C&;est
7 un point. Maintenant, maintenant, dans le Kountres
Aharon, en passant, il y a quelque chose
d&;intéressant. C&;est l&;essentiel
7 du Kountres Aharon. Mais ce qui est intéressant,
en passant, cela commence avec le Maharshal
Halevi. Le Rama Halevi, il est
7 le Rav du Shela (Rabbi Yeshaya Horowitz). Rav
Shlomo
7 Halevi. Il est le Rav du Shela. Il est aussi le
Rav du Bach, aussi le Rav du Sema (Sefer Meirat
Einayim), aussi le Rav du Maharshal
7 Halevi. C&;est le Maharshal. C&;est pourquoi le
Maharshal Halevi, souvent, on l&;appelait ainsi,
car c&;est aussi son élève et aussi le Maharshal
7 qui a vécu 92 ans. Alors, il a eu le temps d&;avoir
des élèves et des élèves d&;élèves. Il était déjà
7 âgé de son vivant. Une personne qui vit 92 ans
peut voir les élèves de ses élèves. Alors,
parfois,
7 c&;est confus, car parfois tu vois que le Sema est
l&;élève du Maharshal, ce n&;est pas en
contradiction, aussi du Maharshal
7 et aussi du Maharshal Halevi. D&;accord.
Maintenant, le Maharshal
7 Halevi, il y avait en fait une Brit Milah la
veille de Chabbat, et il
7 était Sandak (parrain). On a pris un Rav important
pour être Sandak. Il a vu qu&;il y avait, il y
avait déjà dix personnes
7 qui mangeaient, et les proches mangeaient, et
alors il a dit :
7 "Je ne mange pas." Bon. L&;Admour Hazaken dit : "De
toute façon, on n&;est pas
7 d&;accord avec lui, car il est Sandak. Sandak, il
est certainement l&;un des Ba&;alei Habrit (ceux qui
font la circoncision)." Mais qu&;a-t-il dit ? Il a
dit :
7 "Pourquoi je ne viens pas, je ne reste pas au
repas ? Je suis seulement Sandak, mais je ne reste
pas au repas. Car pendant la semaine où tombe
Tisha
7 BeAv (9 Av, jour de jeûne), nous ne mangeons pas
de viande, chez nous, à partir de Rosh
7 Hodesh Av (début du mois d&;Av). S&;il y a une Brit
Milah, Medin (selon la loi stricte), il est permis
qu&;il y ait de la viande, et tout le monde peut
venir, à partir de Rosh Hodesh Av. Mais
7 pendant la semaine où tombe Tisha BeAv, il y a des
limitations. Et alors il a dit : "J&;ai vu qu&;il y
avait déjà
7 dix personnes, etc. Et c&;est pourquoi, c&;est
pourquoi, et là-bas il est écrit vraiment qu&;il y
a une limitation sur qui
7 peut venir, en dehors des proches et de dix
personnes." Alors il dit : "Je
7 vois déjà qu&;il y a trop de monde ici, alors je ne
peux pas." Alors, il a en fait voulu
7 apprendre de la semaine où tombe Tisha BeAv pour
ne pas venir la veille
7 de Chabbat. Alors, le Shela lui a écrit, son
élève, il dit : "Je ne te comprends pas, Rabbi.
7 Car ici, là-bas, je peux comprendre qu&;il y ait
une Houmra (rigueur) de ne pas
7 participer à un repas de viande, car le repas
aurait pu être aussi lacté (Halavi) pour un repas
de Brit Milah. Alors, c&;est vrai, il y a
7 une Mitzvah, et on a fait avec de la viande, il y
a une permission. Mais cela aurait pu être aussi
lacté. Donc, tu avais
7 une alternative. S&;il y avait eu du lacté, tu
aurais pu venir. Alors, je peux comprendre
pourquoi on s&;abstient de venir,
7 car il y a une autre possibilité. Pourquoi,
pourquoi as-tu décidé de faire avec de la viande ?
Fais lacté. Mais ici, la veille de Chabbat, un
grand repas, qu&;est-ce que
7 ça m&;importe qu&;il soit lacté ou carné ? Les deux
sont problématiques, ils nuisent à l&;appétit de
Chabbat." C&;est l&;argument du Shela. D&;ailleurs,
l&;Alter Rebbe dit : "Je ne
7 comprends pas pourquoi le Magen Avraham rapporte
justement l&;argument du Shela, alors que le
Maharshal Halevi lui a répondu sur sa question,
7 il lui a dit : &;Tu te trompes. Tu veux dire que
là-bas, il y a une alternative, c&;est pourquoi
c&;est
7 plus grave.&; Mais, premièrement, là-bas, il n&;y a
pas
7 d&;alternative. Il est écrit qu&;il doit y avoir ici
de la joie, et il n&;y a pas de joie sans viande.
La Brit Milah doit être avec de la viande, il n&;y
a
7 pas de concept comme celui-là où ce n&;est pas le
cas. Donc, cela revient au même." D&;accord.
7 Alors, tu peux apprendre du Shela qu&;il pensait
qu&;on pouvait faire lacté. Aussi d&;un certain
Sofér (scribe), un certain [?], lui aussi
7 soutient qu&;on peut faire lacté. Et du Maharshal
Halevi.
7 Et maintenant, l&;Admour Hazaken, tu vois qu&;il va
bien avec le Maharshal Halevi. Il dit seulement
7 qu&;il n&;a pas raison en ce qu&;il est Sandak
(parrain), c&;est pourquoi
7 il peut certainement venir. Mais son argument est
un argument. Et même l&;Alter Rebbe y fait
référence, il dit : "Comment
7 le Magen [Avraham] rapporte-t-il le Shela ?" Tu
vois, le Shela n&;a pas [raison]. Excellent. Donc,
en passant par cette discussion, tu peux ainsi
7 voir, néanmoins, combien il est important de faire
un repas de viande lors d&;une Brit
7 Milah. Et tu dis : "Je n&;ai pas d&;Alter Rebbe
là-dessus." Nous l&;avons ici de manière indirecte.
Maintenant, il y en a qui ont voulu
7 dire : "Non, ce n&;est toujours pas une preuve." On
peut dire ainsi : on peut dire que, étant donné
que c&;est
7 une Mitzvah de se réjouir, et qu&;il n&;y a pas de
joie sans viande, alors c&;est vrai qu&;on peut
faire aussi, selon le Maharshal Halevi, un repas
7 lacté. Mais ne pense pas à cela comme des
alternatives. C&;est la meilleure
7 chose à faire avec de la viande, et il y a une
permission. Alors, pourquoi, de là, peut-on
apprendre concernant la veille
7 de Chabbat ? Mais ce n&;est pas simple, cela ne
semble pas, cela ne sonne pas ainsi. Cela sonne
comme s&;il soutenait : "Tu peux, tu n&;as pas
besoin
7 de lacté." Il dit : "Non, seulement avec de la
viande." Donc, voici, ici, une autre preuve que,
parfois, on s&;étonne
7 de ce qui se passe en France ou dans d&;autres
endroits. Alors, à part le fait que tu vois
7 parfois, disons ainsi, qu&;on peut trouver des
circonstances atténuantes quand tu fais vraiment
un repas à 8h du matin pour une Brit
7 Milah, à 9h30, va voir quelqu&;un qui veut manger
de la viande. Et même si tu dis que c&;est une
joie, non, ce n&;est pas une joie
7 ici, ce n&;est pas une joie. Et ce n&;est pas, comme
nous l&;avons dit dans le cours, pour la plupart
des gens, c&;est une joie. Pour la plupart des
gens, ce n&;est pas une joie
7 de manger de la viande. Bon. Alors, qui t&;a dit de
le faire si tôt ? Bon, tôt, Zrizim Makdimim
7 LeMitzvot (les zélés devancent [l'accomplissement
des] Mitzvot). Mais quand même, les Brit Milot
étaient souvent tôt, et il est écrit "carné,
carné". Alors,
7 souvent, c&;est comme ça, au milieu. Vous
connaissez les Brit Milot en semaine. Une Brit
Milah en semaine, on te dit
7 8h00 du matin, Shekhit [?]. Ce n&;est pas, ce n&;est
pas 8h00 du matin. Les premiers arrivent à huit
heures, jusqu&;à ce qu&;il y ait un Minyan (quorum
de prière), c&;est
7 8h40. Et s&;il y a la lecture de la Torah, encore
plus. Et jusqu&;à ce qu&;ils finissent, et jusqu&;à
ce que le Mohel (circonciseur) arrive, et jusqu&;à
ce que ceci, cela. Et alors,
7 quand il y a un repas, même si c&;est le matin, tu
frôles déjà les 10h30, 11h00. Et ce n&;est pas la
fin
7 du monde de manger de la viande. Donc,
premièrement, quand tu peux faire avec de la
viande, fais-le. Pour trouver des
7 circonstances atténuantes, ou vraiment que c&;est
très, très tôt, je peux comprendre. On lui dit :
"Non, nous, je, après ça,
7 après ça, je vais au travail. Je, 7h00 du matin,
Shekhit [?], 8h30, nous sommes au repas."
7 Difficile. Ce sera vraiment une souffrance. Si tu
mets de la viande, ce sera une souffrance. Alors,
dis : "Bon, il y a un certain Sofér [?], il y a
l&;Alter Rebbe."
7 D&;accord. L&;Alter Rebbe ne fait que débattre pour
produire les discussions qu&;il veut
7 produire et arriver à la conclusion, de toute
façon, que, ici, c&;est un Sandak (parrain), ou il
y a beaucoup plus de proches, et même, même
7 en général, toute la démarche, il dit à la fin, il
dit aussi : "Toute la démarche n&;est pas si, si,
si." Car, en somme, ce n&;est que "bien". Car le
Rama et le Levoush et l&;Ilouzot disent
7 qu&;on peut venir sans limitation, n&;est-ce pas ?
Alors, alors, ne me construis pas. Donc, trouver
des circonstances atténuantes,
7 c&;est possible. Mais dès que cela arrive à une
heure, quand même, 11h00 et quelque, c&;est vrai
qu&;on aime faire lacté, et on aime cela.
7 A priori, c&;est un repas de Mitzvah, et c&;est
carné. C&;est un Kountres Aharon (appendice).
7 [Siman] Reish Mem Tet (249), Beth. Kouriot [?] est
plus grave. Maintenant, et je sais que je suis
enregistré, mais au contraire, que
7 cela fasse grand bruit. J&;ai été à plusieurs
Britot (pluriel de Brit Milah) en France, je n&;ai
pas vu cela
7 en Israël. Aux États-Unis, je pense qu&;ils font
sur, à cause de. Mais on fait Netilat Yadayim
(ablution des mains)
7 au moins. Maintenant, tu vois, tu as des tables
énormes de toutes sortes de gâteaux lactés
français,
7 avec des crêpes et des omelettes et cela. Les gens
goûtent comme ça
7 des pains au chocolat, comme des croissants et des
choses, et c&;est tout. Il n&;y a pas, il n&;y a pas
de Birkat Hamazon (actions de grâce après le
repas), il n&;y a pas cela. Alors,
7 parfois, il arrive que, quelques, peut-être au
moins quelques membres de la famille, ils mettent
7 leur [?] en couleur et font Netilat Yadayim. Mais
souvent, j&;ai vu dans de nombreux endroits,
7 vraiment, tu ne le vois même pas. Les gens mangent
comme ça, à volonté. Alors, premièrement, quand tu
manges plein de Pata BaBekisnin (produits de
boulangerie sur lesquels on ne dit pas Motsi)
7 pour une quantité de quatre œufs et plus, et avec
tout ce que tu goûtes, tu dois faire Netilat
Yadayim, certainement.
7 Et en plus de cela, pourquoi changer les coutumes
d&;Israël ? Cela a toujours été un repas. Et vous
voyez ici que l&;essentiel du repas,
7 c&;est le pain. Alors, d&;accord, dis que c&;est
Chabbat, Chabbat, c&;est lié à la manne et lié à
cela. Simplement, toujours, l&;Alter Rebbe
7 l&;écrit dans le [Siman] Kof Pé Het (188) que
l&;essentiel de la joie, c&;est dans le pain. Nous
l&;avons mentionné dans le Sh[iur] du Rashbam.
Alors,
7 faire la Halakha (loi), ne pas faire ce que les
gens font. Il y a ici une Halakha, il y a ici un
Shoulkhan Aroukh. Leur dire : "Oui, essaie de
faire carné." Et il te dira :
7 "Trop tôt le matin." Alors, je comprends, ici,
cela nuira vraiment. Tu mettras de la viande, même
de la charcuterie, c&;est déjà
7 dégoûtant, ce n&;est pas, ce n&;est pas intéressant.
Mais au moins qu&;il y ait ici une ambiance, on
s&;assoit,
7 et ceci, et cela, et c&;est tout. Maintenant,
quelqu&;un, on ne s&;assoit pas à des tables. Ici,
ce ne sont même pas des tables, c&;est un bar.
7 Vous connaissez ça ? On va, on goûte ci, on goûte
ça. C&;est simplement le contraire des choses. Bon.
7 Désolé pour la longueur du cours. Euh, ça, nous
l&;avons dit. Le repas de Pourim, nous l&;avons dit.
Oh.
7 Concernant, euh, oui, ça, nous l&;avons dit.
7 Concernant les Sheva Berakhot (sept bénédictions
nuptiales), il y a ici une discussion intéressante
chez l&;Alter Rebbe, chez les Aharonim
(décisionnaires plus tardifs). C&;est une
discussion entre Rav Haim Naeh
7 et le "Tehilat Davidod" [?], l&;un des, était un
Hassid.
7 Alors, il est écrit ainsi : que le repas
7 de fiançailles (Eroussin), on dit que l&;Alter
Rebbe, dans le [Siman] Kof Nun, est indulgent. Il
y en a qui sont stricts, un repas de fiançailles,
ne pas le faire la veille de Chabbat. Tu peux te
fiancer un autre
7 jour. Les arrangements matrimoniaux (Shidoukhim)
en général, le Michna Beroura rapporte ici des
[opinions] que ce n&;est pas un repas de Mitzvah.
L&;Alter Rebbe soutient que c&;est bien
7 un repas de Mitzvah, dans le Tamad [?] des
Shidoukhim, oui. C&;est ainsi dans le Tamad.
7 Oui, c&;est un repas de Mitzvah, c&;est ce qu&;il
écrit dans le Tamad. Mais en cela, on l&;appelle un
repas de Sblonot (cadeaux de fiançailles) ou
7 un repas de Kinyan (acquisition) de Shidoukhim.
Dans la Halakha, il y a un Kinyan, il y a aussi
des Sblonot,
7 des cadeaux. Ce n&;est pas juste ça, c&;est pour ça
que c&;est comme une étape plus engageante dans le
mariage, c&;est pourquoi c&;est un repas de Mitzvah.
7 Alors, bref, l&;Alter Rebbe soutient qu&;un repas de
fiançailles est bien
7 permis la veille de Chabbat. Mais même un repas de
Shidoukhim, d&;après cela, il en ressort que si
7 c&;est une Mitzvah, c&;est bon. Mais si ce sont des
fiançailles qui ont eu lieu un autre jour,
7 et qu&;on a repoussé le repas, et que maintenant on
veut [faire] le repas des fiançailles qui ont été
repoussées – les fiançailles ont eu lieu, mais le
repas
7 a été repoussé au vendredi – c&;est déjà un
problème. Tu ne l&;as pas fait le même jour, ne le
fais pas
7 la veille de Chabbat, dit l&;Alter Rebbe. Ce qui
n&;est pas le cas pour un repas de
7 mariage (Nissouïn), où il y a un concept de
semaine de Sheva Berakhot, d&;une
7 semaine. Par conséquent, c&;est bien en ordre. Oh,
quelle est l&;explication simple (pshat) ?
7 Il se peut qu&;on ait fait un mariage un certain
jour. Le mariage a eu lieu jeudi, et maintenant,
7 vendredi, on veut faire le repas. Alors, ici, il
dit : puisque c&;est le repas, il doit
7 être ici, ce repas, c&;est, c&;est simplement qu&;il
n&;y a pas eu ici de repas de mariage. Alors, tu
dois le compléter.
7 Alors, le repas de mariage, il dit que jusqu&;à une
semaine, tu peux le compléter. Ou, ce qui n&;est
pas le cas si une personne se marie
7 mardi, et mercredi, il y a eu un repas de mariage.
Mais maintenant, une personne veut t&;inviter
7 aux Sheva Berakhot, et te dit :
7 "Venez tel jour." "Non, tel jour, nous ne pouvons
pas, nous avons un problème ici, nous devons aller
7 au [?] de quelqu&;un." Mais il faut faire chaque
jour des Sheva Berakhot. Alors, le cœur, comme
nous l&;avons appris dans Even Haezer, autrefois,
on ne
7 faisait pas chaque jour des Sheva Berakhot. Le
Rabbi lui-même a eu deux Sheva Berakhot pendant
toute la semaine. C&;est seulement
7 une innovation des 40 dernières années. Tous les
anciens d&;Anash (membres de la communauté Habad)
racontent qu&;ils ont eu deux Sheva Berakhot.
Jusqu&;à
7 ce qu&;il y ait des conditions (tnaïm), on fait des
Sheva Berakhot. Pas comme on fait aujourd&;hui,
chaque jour des Sheva Berakhot. Parfois, c&;est
bien, car parfois
7 les gens se disputent pour que tu aies des Sheva
Berakhot, alors tu n&;as pas de problème. Et
parfois, tu trouves une famille qui n&;a pas
tellement d&;amis, ou que les gens ne proposeront
pas, et tu n&;as pas
7 beaucoup de Sheva Berakhot. Alors, selon la
Halakha, tu n&;as pas d&;obligation. Mais il est
clair qu&;il y a un repas de Mitzvah pendant les
Sheva Berakhot
7 avec les conditions des six, sept Berakhot
(bénédictions). Alors, vient Rav Haim Naeh et dit
: si tu veux faire des Sheva Berakhot maintenant,
7 un jour, il vous invite à un petit-déjeuner Sheva
Berakhot, ou il les invite à 13h00 pour des Sheva
Berakhot, et ce
7 n&;est pas, ce n&;est pas le repas de mariage qu&;ils
n&;ont pas fait, ce sont des Sheva Berakhot. Alors,
il dit : selon l&;Admour Hazaken, il se peut
7 que ce soit interdit. C&;est ainsi qu&;en fait, Rav
Haim Naeh l&;apprend. Moi, je ne l&;apprends pas
ainsi. Et Baroukh [Hachem] (D.ieu soit béni), je
pense qu&;à la fin,
7 j&;ai trouvé cela une fois chez le Tehilat David,
il n&;apprend pas
7 ainsi. Puisqu&;il y a un concept de Sheva Berakhot
pendant une semaine, alors c&;est pourquoi, même
pour un mariage repoussé, mais même
7 pour des Sheva Berakhot, tu peux le faire.
Pourquoi ?
7 Quelle est la preuve ? Pardon. La preuve, c&;est
que l&;Alter Rebbe écrit : "Voir Siman
7 Taf Het Mem." Maintenant, la loi du [Siman] Taf
Het Mem, l&;Alter Rebbe l&;a rapportée dans le
[Siman] Taf Lamed Tet, mais c&;est un S[iman]
là-bas, mais c&;est le Siman, c&;est le Siman
7 Taf Het Mem. Il est écrit que lorsque tu arrives
aux Sheva Berakhot – puisque le Hatan (marié),
autrefois, pas comme aujourd&;hui, autrefois,
7 il y avait une tente spéciale où on envoyait les
Sheva Berakhot, nous en avons parlé – alors, oui,
les invités qui viennent
7 aux Sheva Berakhot peuvent-ils être exemptés de la
Soucca (cabane de Souccot) ? Alors, il est écrit
là-bas que toute la semaine des Sheva
7 Berakhot, tu es exempté de la Soucca. Car
puisqu&;il y a une Mitzvah de réjouir le Hatan et
la Kala (mariée) pendant sept jours, alors toute
7 la semaine, il y a une Mitzvah de Sheva Berakhot,
et c&;est pourquoi cela t&;exempte de la Soucca.
Autrefois. Aujourd&;hui, il n&;y a plus cette
7 tente, donc même le Hatan et la Kala viennent à la
Soucca. D&;accord. Mais si l&;Alter Rebbe écrit
"Voir Taf Het Mem", cette loi, simplement,
7 il parle de l&;obligation des Sheva Berakhot de
toute la semaine. C&;est pourquoi il dit : de toute
façon, qu&;il y ait
7 des compléments de mariage ou non, qu&;est-ce que
cela t&;importe ? Pendant la semaine du mariage, tu
as une Mitzvah de Sheva
7 Berakhot. Donc, c&;est en fait chaque jour sa
Mitzvah, et cela. C&;est pourquoi il est permis de
manger. Et c&;est ainsi que le Tehilat David
l&;apprend.
7 Alors, décidez vous-mêmes, réfléchissez après le
cours aux deux approches, comment l&;apprendre.
Moi, c&;est ainsi que j&;apprends. Maintenant, c&;est
7 Lomdous (étude théorique). Mais en pratique, pas
nécessairement que cela arrivera. Pourquoi ? Car
c&;est, c&;est quel casse-tête, tous ces Sheva
7 Berakhot ? Allez faire des Sheva Berakhot à 13h00,
et quelqu&;un t&;invitera aux Sheva Berakhot chez
lui alors qu&;il y a la veille
7 de Chabbat, cela n&;a pas de sens. Alors, toutes
les familles, que décideront-elles ? Elles diront
: "Que faisons-nous avec les Sheva Berakhot du
7 vendredi ?" Elles diront : "Nous les ferons jeudi
soir." Et personne ne sera assez fou pour
organiser [des Sheva Berakhot] à midi
7 le vendredi, ou même le matin. C&;est un tel
casse-tête, il y a ici Chabbat Kodesh (Saint
Chabbat). C&;est pourquoi, c&;est
7 plus une question théorique à débattre que quelque
chose qui sera vraiment pratique. Mais
7 il peut y avoir soudain un cas. Quelqu&;un passe
Chabbat, on n&;a pas fait hier soir, et il veut
vraiment être strict pour que chaque
7 jour ils aient des Sheva Berakhot. Et ce
Chabbat-là, nous sommes invités, toute la famille,
à l&;hôtel. C&;est une famille où seulement
7 tout le monde est invité aux Sheva Berakhot, ou
chacun paie sa chambre. Il y a toutes sortes
d&;arrangements comme ça.
7 Mais, on n&;a pas fait hier les Sheva Berakhot.
Aïe. Alors, bon, l&;un dit : "Bon, nous sommes à
l&;hôtel
7 pour Chabbat. Je ferai chez moi. Nous ne ferons
pas quelque chose de grand. Nous ferons un peu de
saumon, du poulet au four, et cela, et nous ferons
les Sheva
7 Berakhot." Alors, c&;est possible. Alors, même si
c&;est un repas riche, il y aura une permission en
cela. Mais c&;est rare. D&;accord.
7 Dernier sujet que je veux aborder, c&;est
7 en fait, le sujet de manger après le
7 Kiddouch (sanctification du Chabbat sur le vin).
Alors, il y a un concept, oui, c&;est un cours très
long, alors je vais juste vous donner les grandes
lignes, où chercher
7 et quelques conclusions, comme ça, en passant. Je
ne veux pas m&;étendre là-dessus. Il y a en fait,
le Magen Avraham qui dit de ne pas manger
7 les "Grimzeles". C&;est en fait une sorte de
Mezonot (aliments à base de céréales), souvent
salés, comme, disons aujourd&;hui,
7 des T&;hiot (sorte de biscuits salés). Alors, ne
pas manger cela. Tu fais Kiddouch et tu manges
cela. Ou
7 même si tu as accepté Chabbat Mib&;od Yom (pendant
qu&;il fait encore jour), alors dès que tu as
accepté Chabbat Mib&;od Yom, alors tu peux même
boire sans Kiddouch. Donc, on parle du cas où tu
fais Kiddouch
7 et tu fais des dégustations de Mezonot ici. Alors,
il dit : "Non."
7 Il y a un problème avec cela. Tu nuis à ton
appétit. Donc, ce n&;est pas une interdiction
grave, comme cela sera expliqué, comme il le dit
7 avant cela, il n&;y a pas de Nim&;hout
(protestation). Mais c&;est un problème. Tu, le
soir de Chabbat, par exemple – car là, on parle du
soir de Chabbat, et cela peut être
7 aussi le jour de Chabbat – et le soir de Chabbat,
tu fais Kiddouch, et pour une raison quelconque,
tu veux faire toutes sortes de dégustations
7 maintenant. On parle, disons, de Mezonot. Il dit :
"Attends, c&;est un problème." Ce
7 que nous avons permis de manger – il y a un
problème à manger des T&;hiot deux minutes avant
l&;allumage des bougies, il n&;y a pas de problème.
Même
7 dans le Mizva Lemina (commandement de s&;abstenir),
il n&;y a pas de problème. Mizva Lemina, c&;est un
repas. Mais juste goûter un gâteau ou quelque
chose, ce n&;est pas
7 une interdiction. Alors, quel est le problème ici
? Ici, c&;est plus grave. Nous sommes déjà attachés
7 au repas. Nous allons manger. Et toi, avant le
repas de Chabbat – c&;est le pain qui l&;ouvre,
c&;est l&;essentiel,
7 c&;est le pain – alors, qu&;est-ce que tu manges
avant l&;essentiel du repas de Chabbat ? Alors,
l&;appétit, l&;importance du Chabbat, cela
7 commence par le pain. Tout ce que tu manges avant
cela, tu nuis. C&;est pourquoi l&;Alter Rebbe
rapporte ce Magen Avraham
7 pour la pratique (lema&;assé) dans le Shoulkhan
Aroukh, sans annotations. Il dit : "Il n&;existe
pas une telle chose que tu manges." Celui qui fait
cela, il n&;y a pas de Nim&;hout (protestation)
contre lui, car
7 comme nous l&;avons dit dans le Mizva Lemina, Medin
(selon la loi stricte), c&;est permis. Mais tu
nuis, tu fais des dégustations avant
7 le repas, tu détruis, tu, le repas. "Ah, non,
c&;est le même repas, car je mange maintenant."
Non, le repas, ce n&;est pas
7 le même repas. Le repas commencera quand tu
mangeras du pain. Tout ce que tu manges avant le
pain, ce n&;est pas le repas. Alors, tu
7 nuis. Il n&;y a pas de Nim&;hout, c&;est plus grave
que Mizva Lemina. Mais d&;un autre côté, l&;Alter
7 Rebbe, oui, cela semble plus grave, même si
l&;Alter Rebbe dit que, a priori, "il a nui à
l&;appétit, comme cela a été expliqué". Il
7 faisait référence à ce Saïf (paragraphe) de Mizva
Lehimanea (c&;est un commandement de s&;abstenir).
Mais c&;est quand même une expression plus grave.
7 Pourquoi ? Car ici, tu es vraiment juste à côté.
Oh. Alors, ici, c&;est une question
7 énorme. En général, la nuit, on ne fait pas cela.
Maintenant, il y a quand même, chez certains
Sefaradim, qui
7 sont pieux, ils aimaient faire cela, faire des
dégustations pour multiplier les bénédictions.
Alors, c&;est aussi une autre question : peux-tu
7 manger seulement pour multiplier les bénédictions,
ou causes-tu une Berakha SheEina Tsrikha
(bénédiction inutile), et il y a de gros problèmes
avec cela, Berashouto (dans son domaine) et cela,
7 et aussi on éveille le [?] une seconde. Alors,
l&;Admour Hazaken dit que, a priori, c&;est un
problème quand tu manges cela seulement
7 pour compléter les bénédictions. Et il y a
là-dessus un Kountres Aharon (appendice) entier,
Dalet, regardez, qui essaie de concilier ceux
7 qui font cela. Mais ici, on ne parle pas
maintenant de la priorité dans les bénédictions ou
d&;une Berakha SheEina Tsrikha. Je
7 parle du problème de nuire à l&;appétit. A priori,
c&;est un problème.
7 Alors, comment peux-tu manger, en particulier que
beaucoup le font ? Nous le faisons chaque Chabbat
7 lors d&;un Farbrengen (rassemblement hassidique).
Tu, à Chabbat, tu fais Kiddouch. Ce n&;est pas le
repas de Chabbat. Le repas de Chabbat, c&;est quand
tu feras Netilat Yadayim (ablution des mains)
7 à la maison. Je ne parle pas du cas où tu fais un
repas de Chabbat ici, si tu es à la synagogue, tu
fais un repas de Chabbat, et il y a du pain et du
Tshoulent (plat traditionnel de Chabbat),
d&;accord, alors c&;est le repas de Chabbat. Mais si
ce ne sont que
7 des grignotages et de la nourriture, tu nuis. Tu
habites en face, tu viens après, tu fais Netilat
Yadayim, et tu n&;as pas beaucoup
7 d&;appétit. Tu dis : "Bon, on va sauter les
salades, le poisson, ça, directement le Tshoulent.
J&;ai déjà mangé." C&;est exactement l&;interdiction.
Tu as transformé le repas de Chabbat
7 principal en, et tu as nui à l&;appétit avec
quelque chose qui ne s&;appelle pas un repas de
Chabbat, ce qui était
7 avant. Alors, d&;ailleurs, il y a, il y a Avraham
de Boutchatch,
7 d&;Ukraine, l&;un des Hassidim, qui dit que
peut-être, j&;ai une [question ?]. Il dit : "Toute
7 la loi dans le Shoulkhan Aroukh, rapportée dans le
[Siman] Reish Tet, [Saïf] Dalet, on parle de
l&;exemple de la veille de Chabbat.
7 Et pourquoi spécifiquement l&;exemple de la veille
de Chabbat ? Car peut-être que c&;est
spécifiquement. Car pendant toute la veille de
Chabbat, il est permis de faire
7 des dégustations. Alors, si en plus de cela, avant
le Kiddouch, après le Kiddouch, tu goûtes quelque
chose, cela nuit. Mais quelle est la situation
7 d&;une personne le jour de Chabbat matin, en
particulier si elle n&;est pas un Hassid Habad,
elle n&;a rien mangé ?" Même nous, car c&;est
7 toujours ce que je dis : celui qui pense, en tant
que Habad, qu&;il peut s&;asseoir le Chabbat matin
avant la prière
7 et se gaver de gâteaux, de cheesecake, de ceci et
de cela, où est-il écrit que c&;est permis ? Nous
goûtons quelque chose,
7 c&;est une dégustation. Tu prends un petit morceau,
et un café, un thé, pour avoir la force de prier.
Mais on ne parle pas d&;une personne qui remplit
son ventre
7 avec cela. Même si tu n&;entres pas dans la
question de, de, je ne sais pas, tu manges des
Soufganiyot (beignets de Hanouka), il n&;y a pas de
question de Birkat Hamazon (actions de grâce après
le repas), combien peux-tu manger ? On parle
7 d&;une dégustation. C&;est certainement cela le
Pshat (sens simple). Alors, mais c&;est,
7 pas un morceau de gâteau et une boisson et un
café, et c&;est tout, et il va
7 à la synagogue. Quelque chose, quelque chose qui
te tienne un peu. Mais on ne parle pas d&;une
personne maintenant, c&;est
7 parfois, cela dérape chez des gens qui goûtent
déjà et mangent presque le matin. C&;est de la
folie. C&;est certain, tu as
7 tous les problèmes qui sont écrits dans le
Shoulkhan Aroukh, dans le [Siman] Pat Tet [?], que
tu manges avec orgueil et avec cela. Ici, on parle
des affamés
7 et des assoiffés, il y a une permission, dit le
Rambam. Et nous, justement, nous sommes faibles.
Alors, une dégustation. Car en particulier, chez
nous, on prie
7 tard. Alors, tu, mais si tu as mangé un peu,
quelque chose d&;un peu pour couper l&;appétit, la
faim,
7 il n&;y a pas une telle chose. Qu&;est-ce que c&;est
? Prends un morceau de gâteau, un morceau, et bois
quelque chose.
7 Tu veux goûter deux gâteaux ? Prends deux petits
morceaux. Et ainsi, tu as un morceau normal, comme
une bonne tranche
7 que tu as pour un dessert. On t&;apporte à la fin,
on a fait un bon morceau de gâteau. Alors, même
7 ici. Mais tu n&;es pas censé manger comme tu donnes
à un enfant avant le déjeuner,
7 oui. Bon. Alors, revenons
7 au point. Alors, le Eshel Avraham veut dire ainsi
: puisque l&;on ne mange, on ne mange rien
7 le jour, tu arrives affamé de la synagogue, à
midi, une heure de l&;après-midi, tu arrives.
Alors, goûter un peu quelque chose
7 lors d&;un Farbrengen, ce n&;est pas comme une
personne qui, le vendredi, a quand même fait des
dégustations et a mangé, et si tu manges encore un
peu,
7 cela s&;ajoutera à un grand compte et cela nuira.
C&;est ainsi qu&;il veut justifier la coutume du
monde qui fait des dégustations le Chabbat
7 Kodesh (Saint Chabbat), le jour. Une sorte de,
oui. Ad…
7 Attends, je ne parle pas de, ah, non. Tu fais
Kiddouch à la synagogue. Kiddouch à la synagogue,
oui. Mais c&;est avant
7 le repas, avant le repas. Le repas, cela n&;entre
pas dans le repas. Le repas, c&;est le pain, comme
nous l&;avons dit ici. Oh. Alors, maintenant, il y
a
7 un Kountres Aharon (appendice) très intéressant,
c&;est le Guimel. Vous pouvez l&;étudier à
l&;intérieur, il n&;est pas difficile. Alors, il dit
en fait
7 ainsi : il dit, a priori, il y a une contradiction
dans le [Siman] Reish Ayin Guimel, Saïf
7 Zayin, chez l&;Alter Rebbe, c&;est dans le Saïf
Zayin, qui dit que, car le Kiddouch
7 doit être à l&;endroit du repas. Que peut être à
l&;endroit du repas ? Que tu boives un Reviit
(mesure de liquide) de vin en plus du Melougma
(bouchée), disons, chez nous,
7 que tu manges un Kazayit (mesure de volume,
équivalent à une olive) de Mezonot (aliments à
base de céréales) ou de Kougel (plat
traditionnel), quelque chose, ou même des Mezonot,
ou que tu
7 manges un Kazayit de pain. Et alors tu t&;acquittes
du Kiddouch, pas du repas de Chabbat, mais du
7 Kiddouch. Alors, cela s&;appelle Minei Targima
(sortes de desserts) dans la Guemara. Tu manges
avec toutes sortes de Mezonot. Attends, comment
peux-tu manger des Mezonot ?
7 Car il est interdit de manger avant de faire
Netilat Yadayim (ablution des mains). Alors, c&;est
ce que le Maguid Mishna [dit] avec cette loi
7 qui est écrite dans le [Siman] Reish Nun Guimel,
qu&;il soutient lui-même. Alors, il dit : "Oui, ce
n&;est pas
7 une question. Dans le [Siman] Reish Ayin Guimel,
il t&;a appris la loi du Kiddouch à l&;endroit du
repas. Mais il ne te dit pas quand tu fais le
repas. Qui te dit qu&;il ne fait pas
7 le repas, peut-être une demi-heure plus tard ?"
Ici, cette loi qui est écrite dans le [Siman]
Reish Mem Tet (249), c&;est
7 que, avant de faire Netilat Yadayim, tu fais
toutes sortes de dégustations, ou tu manges des
Mezonot, tu manges des T&;hiot (sorte de biscuits
salés). Et alors tu
7 fais Netilat Yadayim. C&;est un problème, car
maintenant, maintenant tu nuis un peu à ton
appétit. Il dit : "Si tu attends
7 un peu de temps" – il ne dit pas le temps, mais
disons un quart d&;heure, une demi-heure, il y a un
temps entre les deux qui passe, et tu n&;as pas
7 mangé des tonnes – "alors, d&;accord, tu recevras
l&;Avon (punition) plus tard, car tu n&;as pas fait
de repas ici. Tu as fait un peu
7 de Grimzeles, tu as goûté un peu quelque chose, tu
as grignoté des Mezonot salés. Alors, d&;accord."
7 Donc, dans le [Siman] Reish Mem Tet (249), on
parle du cas où tu entres immédiatement dans le
repas du Motsi (bénédiction sur le pain) après, et
c&;est un problème. Alors, par exemple, une
personne
7 mangera au Kiddouch à la synagogue, et ensuite
elle ne fait que traverser la route et fait
7 Netilat Yadayim. Il ne se passe pas de temps. On
n&;appelle pas "passer du temps" trois minutes de
marche, quatre minutes, cela ne s&;appelle rien.
Alors, ici, c&;est un problème, dit l&;Admour
Hazaken.
7 Et dans le [Siman] Reish Ayin Guimel, il enseigne
la loi du Kiddouch à l&;endroit du repas, et il ne
t&;a pas dit que tu mangeras immédiatement après du
pain. Mais il [suppose] qu&;un peu de temps passe.
7 Mais, dit l&;Admour Hazaken, mais l&;affaire se
complique un peu, car dans le [Siman] Taf Ayin
Aleph, il ressort du Rashbam et tout, la Sougya
(passage talmudique) de
7 Arvei Pessahim (veille de Pessa&;h), alors il en
ressort que,
7 justement, il y a des choses, quand tu manges en
fait avant
7 le repas, cela t&;attire justement l&;appétit. Ce
que tu voulais dire parfois, que tu manges avant
le pain,
7 tu grignotes toutes sortes de choses, non
seulement cela ne te nuit pas à l&;appétit, mais
cela t&;entraîne en fait à manger
7 davantage. Alors, et ici, nous avons dit
7 le contraire. Alors, pourquoi est-il écrit, en
fait, quand tu manges des choses, des fruits et
des choses, euh, avant l&;allumage des bougies
7 la veille de Pessa&;h, c&;est un problème ? Alors,
concernant le fait que tu manges
7 juste à côté, il dit : "Car ici, du temps est
passé." Si un peu de temps est passé, alors
l&;estomac se ferme, et alors
7 cela te nuit à l&;appétit. Mais si tu manges et
qu&;immédiatement tu entres dans le repas, ton
ventre est encore,
7 l&;estomac est encore ouvert, alors au contraire,
cela t&;attire l&;appétit. Alors, il dit : "Oui,
cela semble une Svara (raisonnement logique)
contraire à ce que
7 nous avons dit précédemment, que si du temps
passe, alors justement, il n&;y a pas de problème,
et quand il y a un problème, c&;est quand
7 tu manges les Grimzeles et qu&;immédiatement tu
entres." Et alors, l&;Admour Hazaken dit deux types
7 de justifications (téroutsim). Une justification,
il dit : "Alors, en fait, il y a
7 &;immédiatement&;, il y a &;un peu de temps qui
passe&;, et il y a &;plus de temps qui passe&;."
Alors,
7 tu peux dire ainsi : si tu entres vraiment
immédiatement dans le repas, que ton ventre est
encore ouvert,
7 alors mange et entre dans le repas immédiatement.
C&;est-à-dire. Mais si quelques minutes d&;arrêt
passent, disons que tu
7 fais 10 minutes d&;arrêt – habillons juste cela de
[chiffres], il ne donne pas de définitions
précises – mais il dit, si
7 des dégustations, comme les Sefaradim font, ils
font un peu d&;olives, un peu de ceci, ils goûtent,
ils font
7 des bénédictions, et alors ils font Netilat
Yadayim (ablution des mains) et entrent pour
manger, alors l&;estomac était ouvert, c&;est bon.
Mais s&;il y avait
7 eu, en fait, un peu de temps qui passait,
7 disons qu&;il n&;y a que [?] et cela, alors il se
peut qu&;ici, l&;estomac se ferme, et ici, cela te
nuira. Et si
7 vraiment, il y a ici, c&;est une demi-heure, il y a
ici une heure, il y a un certain temps que tu as
attendu entre ces dégustations
7 et le repas, alors ici, puisque ce n&;est pas
immédiat, c&;est bon, cela ne te nuit pas." C&;est
une justification. Une autre justification,
7 il dit : "Cela dépend de ce que tu manges." Quand
tu manges de la nourriture, disons, du pain,
7 des Mezonot (aliments à base de céréales), ce sont
des choses qui nuisent à ton appétit quand tu les
manges immédiatement. Si tu manges cela avant
7 l&;heure, alors c&;est bon. Mais quand tu manges
cela juste à côté, comme
7 la justification, comme ce qu&;il y avait au début
quand il a concilié avec le [Siman] Reish Ayin
Guimel, alors quand tu manges cela juste à côté,
alors je peux
7 comprendre que cela, en fait, ne nuit pas quand ce
n&;est pas juste à côté. Mais
7 si tu manges cela juste à côté, comme les
Grimzeles, alors ici, cela nuit. Alors, qu&;est-ce
qui ne nuit pas quand c&;est juste à côté ? Des
choses qui ont
7 une certaine acidité. Tu manges un peu de fruits,
un peu de légumes, cela, cela t&;ouvre [l'appétit].
Il est connu, ces
7 experts qui t&;apportent parfois, ils t&;apportent
quelque chose, ils te mettent un morceau de melon,
ou ils te font quelque
7 chose qui justement attire l&;appétit. Alors, il
dit : "Ou des sucreries." Tu prends un bonbon, un
7 chocolat, ou quelque chose qui est sucré, de
petits morceaux, une noix avec du miel. Alors, ce
sont des choses
7 qui peuvent justement t&;ouvrir l&;appétit. Et de
quoi le Magen Avraham a-t-il parlé ? Il t&;a parlé
des Grimzeles.
7 S&;il t&;a parlé de, tu prends maintenant une Matsa
(pain azyme), tu prends une La&;hmaniya Mezonot
(petit pain sur lequel on dit la bénédiction
Mezonot), tu prends des T&;hiot (sorte de biscuits
salés),
7 il est clair que même si tu entres immédiatement
dans le repas, cela te cause déjà un préjudice
7 à l&;appétit. Maintenant, ça, c&;est l&;Alter Rebbe,
dans tout le Kountres Aharon (appendice), ce sont
des arguties (pilpoulim)
7 qu&;il fait sur ce sujet. Mais faites attention à
une chose très simple, faites attention. Car
beaucoup, c&;est la question
7 qu&;une personne qui étudie la Halakha (loi juive),
à la fin, en dehors de comprendre chaque passage,
elle doit comprendre une chose à partir d&;une
7 autre. Tu comprends ? Si tu n&;es pas un Lamdan
(érudit), ce sera difficile pour toi d&;être un
[?]. Pour être un [?], tu dois aussi faire
7 beaucoup de révisions, ou alors tu as une mémoire
naturelle. Et deuxièmement, tu dois être un peu
Lamdan. Car tu
7 apprends le Kountres Aharon, "Oh, j&;ai des
justifications", et tu construis, comme beaucoup
de gens prennent des Likoutei
7 Sihot (recueils de discours du Rabbi) avec toutes
sortes de "il y a à dire, il y a à dire, il y a à
dire", ils construisent des montagnes d&;Halakhot.
Attends, le Rabbi, toute
7 la Torah entière est déployée devant lui, il
débat. Ce n&;est pas maintenant une décision
halakhique (Psak Din). Alors, cela
7 va dans toutes les directions, cela tire dans
toutes les directions. Alors, d&;accord, il y a à
dire ici, il y a à dire là, il y a à dire
7 ici. D&;accord. Alors, ici, que fait le Kountres
Aharon ? Il te dit toutes sortes de choses. Mais
quelle est
7 la conclusion ? Car selon, si, si je prends une
justification du Kountres Aharon, je peux dire
ainsi : pourquoi l&;Admour
7 Hazaken, dans le Shoulkhan Aroukh plus haut,
a-t-il écrit qu&;on ne mange pas juste à côté
7 du repas, et il ne t&;a rien dit ? Il t&;a dit
"Grimzeles". Le Magen Avraham t&;a donné cet
exemple.
7 Il ne t&;a pas donné d&;exemples. Donc, toute chose
est un problème à manger immédiatement, oui. Mais
tu diras : "Non, si ce sont des sucreries, c&;est
7 bon." Fais une distinction. Il ne fait pas de
distinction. Pourquoi ? Car l&;Alter Rebbe a
débattu des Sougyot (passages talmudiques), et pas
7 nécessairement que, puisqu&;il y a plusieurs façons
d&;apprendre, puisque tu peux apprendre ainsi, et
alors tu perds cette permission-
7 ci, et si tu apprends ainsi, tu perds cette
permission-là. Alors, il en ressort qu&;il n&;a pas
voulu trancher sur cette chose,
7 et il l&;a laissée vague, pour être strict. Donc,
même quand tu vois, si c&;était une note
7 qu&;il écrivait 50 ans plus tard. Mais ici, ce
n&;est pas comme ça, ce n&;est pas, ce n&;est pas
comme les Psakei Hasiddur (décisions du Siddour)
ou des choses
7 qu&;il a écrites dans une Teshouva (réponse
rabbinique) quelques années plus tard. Souvent,
pendant qu&;il écrit la Halakha pour nous,
7 les gens simples, il met des Halakhot en haut, et
celui qui veut des études approfondies (iyounim)
et débattre, alors il met des notes
7 en bas. Mais c&;est en passant. Alors, pourquoi,
pourquoi n&;introduis-tu pas cela ici ? Ou tu me
fais des distinctions si
7 c&;est un peu de temps, beaucoup de temps ?
Pourquoi ne le dis-tu pas ? Car simplement,
l&;Admour Hazaken, dans son Shoulkhan Aroukh,
7 soutient – et il n&;a pas non plus fait de
différence entre le jour de Chabbat et le soir de
Chabbat, comme Avraham de Boutchatch – il ne veut
pas que nous fassions des dégustations avant cela.
Il ne veut pas. Ce qui n&;est pas
7 le cas de la première justification, la première
chose qu&;il a dite, que c&;est juste à côté, c&;est
bien de cela qu&;il parle. Il parle du cas où tu as
fait Kiddouch le jour de Chabbat, et tu, et après
cela,
7 tu veux manger. Alors, vraiment, si tu fais un
Farbrengen (rassemblement hassidique) – car c&;est
une coutume de faire un Farbrengen – tu
7 fais un Farbrengen. Qui t&;a dit de grignoter à
volonté, premièrement, et de nuire vraiment
7 au repas ? Car même cette loi, l&;Alter Rebbe dit :
"Ani Nim&;hout" (Je proteste). Alors, si tu gagnes
que les Hassidim, cela augmente
7 la crainte du Ciel (Yirat Shamayim), c&;est le seul
moment, tout le monde a travaillé aux champs et
aux charrues, jusqu&;à ce qu&;il y ait Chabbat
Kodesh (Saint Chabbat) pour entendre un peu
7 de Farbrengen, alors l&;avantage l&;emporte. Si Ani
Nim&;hout, tu peux dire : "Bon, un Farbrengen, il
faut qu&;il y ait ici."
7 D&;accord. Mais pourquoi manger comme ça ? Et
aujourd&;hui, on fait des méga-
7 Kiddouchim (pluriel de Kiddouch) dehors, on fait
des Kiddouchim avec des milliers de shekels, des
milliers
7 d&;euros. Tu entres dans un problème. Tu veux
encore faire Netilat Yadayim (ablution des mains)
avec du pain, et tu
7 penses continuer à la maison, et c&;est le même
repas. Alors, il y a encore de quoi parler. Mais
manger comme ça, plein, il est clair que tu
7 arrives à la maison, et c&;est le vrai repas, et
c&;est le repas du pain, tu y as nui, et c&;est un
problème, et tu n&;as aucune
7 coutume. Il y a une coutume Habad de le faire. La
coutume Habad, tu veux que je te montre les tables
des
7 grands Hassidim pendant plusieurs générations, ce
qu&;il y avait là-bas ? Chez le Rabbi, quand
Youd-Pé [Beit Kislev ?] durait quatre heures,
7 nous regardions le verre et le gâteau éponge.
Comme s&;il n&;y avait
7 rien. Il n&;y avait rien. Parfois, ils faisaient
Kiddouch et goûtaient avant cela un peu de
Tshoulent (plat traditionnel de Chabbat) ou
quelque chose. Mais Farbrengen, comme
7 du vin sur la table. C&;était ainsi aussi chez [?] à
Chabbat Kodesh (Saint Chabbat), qu&;ils fassent
7 des repas. Quels repas y avait-il là-bas ? Quelques ering qui se battait seul avec l&;oignon ?
Il n&;y avait rien.
7 Donc, c&;est pourquoi, ne dites pas, en calculant :
"Non, non, c&;est une coutume Habad." Non, la
coutume Habad, ce n&;est pas de grignoter
7 à volonté et de manger. Ça, certainement pas. Et
deuxièmement, ce que tu peux faire, puisque
7 quand même tu as grignoté un peu, alors, d&;accord.
Si tu habites un peu loin, un quart d&;heure,
7 20 minutes, excellent. Si ce n&;est pas le cas,
alors tu peux laisser au moins une [période] de 20
minutes passer, plus ou
7 moins, et que ce ne soit pas juste à côté. Et
alors tu as la justification, au moins, que
l&;Alter Rebbe soutient bien. Il dit que ce qui est
écrit dans le [Siman] Shan Guimel, c&;est quand
ce n&;est pas juste à côté. Si c&;est juste à côté,
7 alors. C&;est ainsi qu&;en fait, il convient de
savoir et de faire attention. Bien.
.

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